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porte-du-retour

Polyglot Trotter se veut comme un espace du Tout-Monde dont le centre est partout et la circonférence nulle part, un espace d’investigations mémorielles semi-fermé et ambivalent d’un grand-reporter tiraillé entre Narcisse et Echo. C’est-à-dire une revue mosaïcale de notes prises dans l’oeil du cyclone (dans des domaines de prédilection qui peuvent toucher à la psychologie junguienne, la musique, la gastronomie, le cinéma, la généalogie et l’histoire, la linguistique, le sport, la politique, le sport, le fait divers, la musique dans des langues qui peuvent être le shimaoré, le français, l’anglais, le kikongo, le kreyol, l’espagnol, le portugais, le shibushi, le néerlandais).

Ces investigations répondent à l’appel de deux postures : celles de Narcisse et d’Echo prenant un bain de mémoire dans l’oeil du cyclone Wolfok ! Il ne s’agit pas ici de se faire renvoyer par son autre, son lecteur que l’on souhaite un alius – un autre parmi les autres – plus qu’un alter – l’autre de deux – un reflet chatoyant et tiède de sa voix mais bien de tenter de concilier, de syncrétiser les isthmes, les passages, les portes de retour comme de non-retour et les détroits de notre Tout-Monde, de nous retrouver à la jonction de nos plaques tectoniques toujours actives pour parvenir sans tabous, sans totem, sans à priori, sans chapelles, sans esprit de clocher à une ré-interprétation de l’oeil du cyclone qui nous structure !

Quand on évoque Wolfok, cyclone du Tout-Monde, on parle d’un espace de ré-interprétation du monde à partir du point de vue de la diaspora Wolfokienne. Vous êtes cordialement invité(e), à la bonne franquette, quel que soit le lien, la matrice, le cousinage, la géographie qui fait de vous un(e) tout-mondiste, à venir ici proposer votre grille d’analyse de sujets qui vous tiennent à coeur. Quelques-uns ont été cités mais libre à vous d’étoffer la carte ! La porte est grande ouverte, à vous d’y faire entrer votre alizé pour que notre papillon multipolaire vole encore et encore, voyageur impavide autour du monde, comme les Voyageurs de Bruno Catalano.

Quand j’ai commencé ce blog je le voyais comme un espace que nous serions plusieurs à gérer. Je l’envisageais comme une revue culturelle mais devant les atermoiements de certains de participer à l’aventure je me suis lancé seul avec mon frêle esquif, le coeur léger vers l’aventure. 20 mois ont passé, j’ai atteint mon régime de croisière. Peut-être était-ce mieux ainsi. Peut-être. Mais je regrette la non-confrontation des idées. J’avais envisagé un débat d’idées entre Narcisse et Echo mais c’est Narcisse qui domine. J’avais envisagé  un tournoi online  de ping-pong où Narcisse comme Echo alterneraient les ping et les pong. Laissons faire le temps, nous verrons bien. Je souhaite vos contributions plus que tout au monde. Le masque de grand-reporter de cet entre-mille que j’essaie d’appréhender refuse de s’engouffrer dans les injonctions univoques. je souhaiterais que ce blog soit joyeux avant tout ! Sérieux, documenté mais débordant d’allégresse et de foi en l’autre multiple, alius comme alter.