Hors du champ de la conscience, le rêve

Tous les matins je me réveille entre deux fleuves avec la nette sensation que je suis en train de rêver ou de réfléchir à quelque chose de sérieux ! Ce ne sont pas à proprement parler des rêves, mais des visages, des titres, des mots, des souvenirs oubliés. J’ai l’impression que je dépense une énergie phénoménale la nuit et que vers 5 heures du matin quelque chose me dicte qu’il faut que je me réveille et fasse le point. Vite un stylo et je note ce dont j’arrive à me souvenir ! C’est comme une dictée de l’inconscient ! Des idées surgissent, venues on ne sait d’où, tout navigue sur une mer claire parfois ou tout semble clapoter dans l’ obscur d’autres fois ! C’est une danse entre l’univers et moi et j’essaie d’en suivre le pas chaloupé et de garder la cadence !

Selon  Freud l’inconscient c’est comme une poubelle où nous jetons tout ce que notre conscience ne veut pas entendre.   Dans une perspective junguienne de psychologie des profondeurs il y a le subsconscient. Le subconscient  c’est l’inconscient collectif, toutes les traces de la psyché en-dessous de l’égo. L’inconscient c’est ce qui n’est pas conditionné, ce qui est hors du champ de la conscience. L’inconscient va au fond dans les profondeurs de la mémoire. Notre psyché a des ramifications , comme un arbre a des racines.  Ce sont des moments partagés, des moments que nous partageons avec des êtres humains, des plantes, des animaux. Cette alchimie des profondeurs, de l’ombre, de la lumière noire, pas de la lumière.  C’est ainsi que le rêve qui se produit dans notre sommeil paradoxal à raison de 56000 heures par existence car « la lumière sort de l’obscurité, le bien est dans le mal, le mal est dans le bien » ! On parle d’anima (part féminine dans l’homme) et d’animus (part masculine dans la femme). Il faut réaliser des noces alchimiques entre anima et animus. il faut danser avec cette ombre, cette partie de nous qu’on ne veut pas voir ! Quand on accepte de la rencontrer elle nous met en contact avec notre partenaire intérieur. Il faut éviter de se polariser d’un côté soit masculin soit féminin ! C’est anima et animus qui détiennent les clés de notre créativité au-delà de notre identification à la surface, notre moi,  homme, femme, vieux, jeune, de telle culture et quelle époque.

« On voit à la démarche de chacun s’il a trouvé sa route. L’homme qui se rapproche du but, ne marche pas, il danse ! » (Nietsche)

C’est une danse intérieure et tous les chemins mènent quelque part car « le chemin vers le ciel c’est le ciel lui même » comme dirait sainte Thérèse

Les chercheurs après Jung ont encore affiné la notion de subsconscient et proposent deux polarités: il y a le subconscient en-dessous, ce qui n’est pas conditionné, la mémoire, les mémoires accumulées  depuis la genèse des temps, l’instinct, l’inné. Mais il y a aussi le supraconscient, au-dessus,  qui lui se trouve au niveau du divin, du sacré, du créatif

 

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