mwaka by Kalash

Kalash (Kevin Valleray) né à Strasbourg le 12 juin 1988, membre de General Crew (Admiral T, Kalash et Saïk) m’a d’abord intéressé par ce titre Laisse Brûler, un reggae dance-hall torride de 2014. Je reviens maintenant sur les paroles de mwaka car j’entends dire sur le web que mwaka est une façon qu’on les Antillais à se caractériser. Or je ne me reconnais pas dans cette appellation que je n’ai jamais entendue d’ailleurs. Question de génération, sans doute ! Donc à priori ce serait un nouveau mot, venu du fin fond  des banlieues de métropole, je suppose ! Je sais que le créole est une langue vivante dynamique donc il faut bien que je m’ajuste, que je m’assume, mais de là à me revendiquer mwaka, à me stigmatiser  mwaka, sans savoir les tenants et les aboutissants  de l’appellation contrôlée, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas encore…

Si je m’en tiens au strict point de vue linguistique mwenka, mwaka ce serait du lingala pour dire antillais, ok ! ce serait donc pour le moins dérogatif comme on dit et revendiquer ce mot dans sa chanson comme un hymne participerait selon moi à un complexe d’infériorité collective et individuelle. A moins que ce ne soit de l’auto-dérision !

Synonymes de mwaka alors on aurait dans l’ordre et le désordre : gwada, gwadada, karuk, madinina, karukera, 971, 972, arawak, kalinas, négropolitain, west indian, caribbean, coconut, guadeloupé2, timal, domien, négro, fake negro, faux négro, vyénèg, tiboug, tifiy, bounty, boloss, renois, cefran,  bamboula, tchip, chaben, blanche-neige, ultramarin, zan, banania, blanchette, macoumè, bootlip, ichmwen, nigga, cabresse, ichmada, ichbondié, gwadaman, rastaman, pac pac, babtou, nesquick, black, bambuck, blako, kebla, negbitako, groné, grenè, nèg, négbitako, bossal, kreyol, yolkré, doudou, zembla, mamadou, boudin, accras, rhumiens, tisek, macak, régliss, carambar, métiss, tismé, milat, latmi, tous autant de descendants de slaves ou mieux de vesla ! dig it man, doing it you know, like a sex machine, one two three four !!! Faites vos jeux ! Anwééééééééééééééééééééééééééééé !

Les noms vont et viennent selon les âges et les époques, mwaka cest le petit dernier ! Au secours dictionnaire, faut que j’mette à jour  mes zafè car puisque désormais je suis estampillé mwaka il va falloir que je me fasse faire illico un passeport mwakais si je veux partir en vacances bientôt en Mwakie !

[Intro]
Fallait le voir
(Euh..
attends)
Hein, tu le connais!
(Un peu que je le connais !)
Bah, depuis qu’il y a du Rhum et des femmes
Bah sa ka maché, sa ka ma..
(Sa ka maché…)
Sa ka maché tou sèl ouais

[Refrain]
J’ai comme l’impression qu’ils ont peur de nous
Peur de la race des « Timals »
Au quatre coins du monde ça parle de nous
Du père Fouras à Fatima
Tout petit corps et grosse paire de couilles
Classe animale
J’ai l’impression qu’jvais pas tenir le coup

J’pars en chasse donne moi mon AK
Hummm (x4)
Chanson du Mwaka

[Couplet 1]
Je vois tous ces gens s’auto-feller
Ca pue le gloss dans ma télé
Mon sort est il scellé ?
Vais-je devoir tirer dans la mêlée du haut de ma montagne Pelée ?
J’entends crier  » tuez-les tuez_les tuez_les  »
Est-ce moi qui deviens fêlé ?
Ne me pince pas je reviens rebeller, amener les miens dans de vastes vallées
Nigga
Ca part d’un bon sentiment
Pour t’enculer gentiment
Ils m’ont dit comme les portugais et l’bâtiment, les antillais c’est les gros culs et le piment
Ca part d’un bon sentiment
Pour t’enculer gentiment
Ils m’ont dit comme tous les Mohammed sont talibans, les antillais sont chômeurs et fainéants

[Refrain]

[Couplet 2]
Mwaka tout l’temps
Mwaka boulé, koké
Mwaka content

Monter dans les arbres dans les cocotiers
Allumer des joints, traîner au quartier
Passe pas devant tu vas t’faire piller, peloter, insulter sur ton palier
Et ben dis donc celui ci chante et il est mignon
On fera de lui le nouveau « Francky Vincent »
S’il est gentil il passera sur Sky, on lui donnera une avance, il dira « yes high »

An ka’y di zot sa an kreyol pito
An simen pran si mwen avan an peté on gwo plon asi yon di yo
An ni la fwa sa sèten an pa ka’y anmewdé mwen èvè pon mako
É pli sa ka’y an ka senti’m anvayi pa on ti koté parano

[Refrain]