ma ballade de narayama

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Je n’ai ni lu  les nouvelles de Shichiro Fukazawa ni vu la version 1958  de Ke »isuke Kinoshita de La ballade de Narayama (Shohei  Imamura, 1983).  Mais l’histoire m’a troublé ! ca se passe dans le Japon ce la moitié du 19eme siècle mais le sujet est très actuel et planétaire. Dans un petit village reculé dans les montagnes il ya une loi, une tradition implacable qui exige qu’à l’âge de 70 ans, on doive se rendre dans la montagne porté sur le dos de son propre fils aîné pour pouvoir y mourir parmi ses ancêtres. Quand elle a 69 ans  Orin, une mater familias encore robuste et propriétaire de toutes ses dents, commence à liquider ses affaires, et sans jamais s’apitoyer sur son sort, se brise elle même toutes les dents contre un mur pour ne pas être un poids pour sa famille. La vie est dure, c’est un village pauvre et de sa mort dépend selon elle la survie de son clan. Il s’agit donc d’un suicide programmé collectivement. Les images sont brutales, violentes et le sang sur la neige insoutenable ! Comment les sociétés trouvent-elles des solutions finales pour leurs vieux, comment les vieux trouvent-ils ou s’accommodent-ils de solutions finales pensées pour eux ?

Tous nous devrons et c’est la loi de la vie prendre le chemin de notre ballade de Narayama, comme un pélérinage vers la terra incognita de nos ancêtres. Avec ou sans canne, à pied ou à la nage, mort ou vivant ! Mais je n’imagine pas que cette ballade ne soit pas festive, ivre et carnavalesque  comme dans A morte e  a morte de Quincas Berro d’Agua  (1962) de Jorge Amado, adaptée pour le cinéma par  Sergio   Machado (Quincas Berro d’Agua, 2010), accompagnée de joyeux lurrons ! Soit,  le     Japon n’est pas le Brésil et Salvador de Bahia n’est pas Narayama et si chacun a l’au-dela, le mont Elgon ou Narayama qu’il mérite, à chacun aussi sa ballade des gens heureux. Moi, inconnu pour inconnu, je traque l’inconnu le plus invisible, comme un grand espace blanc sur la mappemonde inexploré, voilà un territoire à explorer pour ma ballade de Narayama.   Départ de l’expédition : Port Moresby, Papouasie Nouvelle-Guinée

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