say it loud i’m black i’m proud

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Usher chante et danse James Brown devant  POTUS (Barack   Obama) et sa femme Michelle et toute la high society  de Washington DC! Il y eut en 1968 James Brown avec Say it loud et ça allait être, je le croyais dur comme du fer,  le grand diviseur d’eaux, la frontière, la révélation , la révolution, mon paysage mental allait être bouleversé. En plus le choeur qui répondait I’m black and I’m proud était composé d’enfants ! Le futur semblait épouser les contours et les beaux atours de l’arc en ciel de l’orgueil et de la dignité!

Avant say it loud, après say it loud. Fini désormais le complexe d’infériorité collective et individuelle. Avant say it loud il y avait les perruques, les crèmes relaxantes capillaires (type touliss), les crèmes blanchissantes, après say it loud il y eut et il y a encore  outre ces mêmes postiches les lentilles de contact, les extensions, les chirurgies plastiques, voire les coupes à zéro ! James Brown, lui même et je le dis malgré l’adoration que je lui ai toujours porté et que je lui porte encore, a toujours défrisé ou assoupli ses cheveux. Mais c’était aussi le cas de Little Richard, de Mickael Jackson (qui lui a fait pire puisque il a changé de nez et de couleur) et tant d’autres depuis le parrain de l’âme !  D’ailleurs moi même, j’en profite pour me jeter la première pierre puisque, jusqu’en 1974, donc jusqu’à l’âge de 22 ans, j’utilisais non pas la magique, naturelle et bienfaisante huile de carapate mais bien des produits relaxants comme Afrosheen ou  Ultra Sheen, les marques mythiques de Johnson Products! J’ai même porté perruque ! C’est dire si mon aliénation était forte ! Il m’aura fallu 6 ans donc pour une prise totale de conscience capillaire. A un certain moment sur le coup de mes 16 ans je me souviens que je me tressais des papillottes comme on m’en tressait tout petit aux Antilles avec du papier toilette et mes cheveux respiraient bien mais la mode était différente et pour séduire les nanas je faisais comme tous les copains, je passais le fer à défriser (mais alors malheur  s’il pleuvait et en plus il ne fallait pas suer en boîte car cela grainait les cheveux dégrainés) puis au Babyliss quand j’eus les moyens d’en acheter un, puis ce furent les défrisages à froid du type Toulyss ! La mode était au merveilleusement lisse en français, au straight hair aux States! Mais aujourd’hui encore il suffit de jeter un coup d’oeil en douce sur Ebony, Dark and Lovely ou  Curly  Nikki ou Mizani  SJR, Activilong   (dont la propriétaire est la guadeloupéenne             Yannick  Cheffre) pour comprendre qu’il reste encore en 2017 beaucoup à faire du côté de l’auto-estime du cheveu ethnique : bouclé, frisé ou crépu même si la mode est au naturel chez les black and brown, un naturel sans soude enrichi à la kératine!

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Malgré tout, apesar dos pesares comme on dit en portugais, cette chanson est l’un de mes hymnes, j’aime le mot anglais anthem, l’un de mes anthems donc :  il m’a permis à m’approprier  en toute fierté  mon autosuffisance , ma différence , mon intégrité d’être noir ! Tout ça sur un rhytme endiablé ! Oui il fallait oser le dire fort au grand jour je suis noir et j’en suis fier ! En 1968 ! Souvenez-vous, les mouvements pour les droits civiques, l’assassinat en 1968 de Martin Luther King et de Robert Kennedy, George wallace, le gouverneur de l’Alabama à faveur de la perpétuation de la ségrégation raciale qui obtient 10 millions de voix aux élections présientielles  ! Les jeux de Los Angeles ! Etre naturel, avoir son identité propre et non une identité d’emprunt forgée par des codes de beauté aliénants. Pas de honte, pas de soumission ! Quel programme ! Le Black Power ne s’y trompa pas qui reprit cet hymne comme son emblème !

Encore aujourd’hui Michelle Obama, la première dame des Etats-Unis, malgré tout ton amour pour James Brown, a usé et abusé des hair relaxer pour elle et ses enfants. c’est dommage à mon sens ! C’est vrai, d’un autre côté que la beauté n’est pas la propriété d’une couleur et que pour être belle on peut piocher ça et là mais je constate que pour les cheveux de ses enfants comme pour les siens elle a en 8 ans de first lady toujours pioché dans l’esthétisme blanc ! j’imagine qu’elle a dû retourner la question dans sa tête. J’imagine que  ses enfants ont eu leurs mots à dire.    mon expérience ans les école maternelles pendant eux ans sur la région parisienne m’a conforté dans l’idée quue l’aliénation culturelle prédomine encore au niveau capillaire. Je dirais même qu’elle est généralisée. La mode maintenant ce sont les tresses, les extensions. Faire des tresses à partir de ses propres cheveux je comprends, mais avec des extensions capillaires qui coûtent les yeux de la tête, argent qui pourrait être bien mieux investi dans l’éducation. Et pour les garçons la boule à zéro ! Quand le cheveu crépu sera-t-il valorisé à sa juste valeur ? Le cheveu grainé, le cabelo de pixaim, the kinky hair, le cabelo ruim, le cabelo duro, le mauvais chivé, le tampon Jex, le Bombril ! Mais je ne suis pas intégriste loin de là, je demande seulement à ce qu’on y réfléchisse. Je conçois que l’humanité a toujours voulu tricher avec la beauté à force de crêmes, ajouts, onguents, artifices, postiches, implants et autres opérations chirurgicales : ça commence par les faux cheveux, mais il y a aussi les faux ongles, les faux seins, les fesses (oui il existe de faux culs disponibles sur le marché), les fausses lèvres, les faux bras, les fausses jambes, les faux yeux (moi par exemple je porte des lunettes), les faux cils, les fausses mains, les faux coqs, les fausses coucounes, les faux nez, les fausses dents. Sans compter les greffes du coeur, des reins , de la peau, etc ! Nous sommes de plus en plus des faux, des postiches, des facsimilés, des copies conformes, des artifices, toutes humanités confondues !

Par le maquillage, par les lotions, par les onguents on a toujours tenté dans toutes les cultures de magnifier la beauté. Cela ne me gêne pas outre mesure qu’une adulte, qu’un adulte fasse ce qu’il veut de son corps. Par contre en matière de beauté comme en matière de religion je pense qu’on gagnerait beaucoup à préserver l’enfant d’influences qui peuvent par la suite se révéler néfastes. je ne vois pas par exemple ce qui justifie de se mettre du rouge à lèvres (attibut chargé de fantasmes, de sexualité et de séduction) sur une petite fille de deux ans à moins de vouloir de par le monde multiplier les modèles de  mini  poupées Barbie ! On pourrait attendre au minimum que l’enfant ait atteint ce que l’on appelait autrefois l’âge de raison !  Je vois souvent sur les réseaux sociaux des mères au pays e l’enfant roi se référer à leurs enfants comme des mini moi ! Cela m’intrigue ! Mais je suis probablement vieux jeu, dépassé par la globalisation des attitudes et des comportements ! Alors permettez que je me replonge ans le bain de mes illusions et que j’écoute en boucle JB, the godfather of soul ! Le parrain de l’âme !

Uh, with your bad self
Say it louder (I got a mouth)
Say it louder (I got a mouth)Look a’here, some people say we got a lot of malice
Some say it’s a lotta nerve
I say we won’t quit moving
Til we get what we deserve
We’ve been buked and we’ve been scourned
We’ve been treated bad, talked about
As just as sure as you’re born
But just as sure as it take
Two eyes to make a pair, huh
Brother, we can’t quit until we get our shareSay it loud,
I’m black and I’m proud
Say it loud,
I’m black and I’m proud, one more time
Say it loud,
I’m black and I’m proud, huhI’ve worked on jobs with my feet and my hands
But all the work I did was for the other man
And now we demands a chance
To do things for ourselves
we tired of beating our heads against the wall
And working for someone else

Say it loud,
I’m black and I’m proud
Say it loud,
I’m black and I’m proud
Say it loud,
I’m black and I’m proud
Say it loud,
I’m black and I’m proud, oowee

Ooowee, ou’re killing me
Alright uh, you’re out of sight
Alright, so tough, you’re tough enough
Ooowee uh, you’re killing me, oow

Say it loud,
I’m black and I’m proud
Say it louder,
I’m black and I’m proud

Now we demand a chance to do things for ourselves
We tired of beating our heads against the wall
And working for someone else
A look a’here,
One thing more I got to say right here
Now, we’re people like the birds and the bees
We rather die on our feet,
Than keep living on our knees

Say it loud,
I’m black and I’m proud, hu
Say it loud,
I’m black and I’m proud, hu
Say it loud,
I’m black and I’m proud, Lord’a Lord’a Lord’a
Say it loud,
I’m black and I’m proud, ooooh

Uh, alright now, good Lord
You know we can do the boog-a-loo
Now we can say we do the Funky Broadway!
Now we can do, hu
Sometimes we dance, we sing and we talk
You know I do like to do the camel walk
Alright now, hu alright,
Alright now, ha

Say it loud,
I’m black and I’m proud
Say it louder,
I’m black and I’m proud, let me hear ya
Say it louder,
I’m black and I’m proud
Say it louder,
I’m black and I’m proud

Now we’s demands a chance to do things for ourselves
We’re tired of beating our heads against the wall
And working for someone else, hu
Now we’re our people, too
We’re like the birds and the bees,
But we’d rather die on our feet,
Than keep a’living on our knees

Say it louder,
I’m black and I’m proud
Say it louder,
I’m black and I’m proud, let me hear ha’, huh
Say it loud,
I’m black and I’m proud, hu
Say it louder,
I’m black and I’m proud
Say it louder,
I’m black and I’m proud

Oooow, oowee, you’re killing me, alright
Uh, outa sight, alright you’re outa sight
Ooowee, oh Lord,
Ooowee, you’re killing me
Ooowee, ooowee, ooowee, ooowee, ow

Say it loud,
I’m black and I’m proud, hu
Say it louder,
I’m black and I’m proud , Lord I feel it
Say it loud,
I’m black and I’m proud
Say it louder,
I’m black and I’m proud

 

Une réflexion sur “say it loud i’m black i’m proud

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