dragon d’eau, coq de feu et esprit de cochon

Nous venions à peine d’accoster sur le pitt de l’année du coq de feu, laissant derrière nous les méandres du singe de feu quand j’appris de ma chère et tendre une révélation ! Elle venait de comprendre le sens profond d’une expression brésilienne « ter espirito de porco« (avoir l’esprit du porc, avoir un esprit de cochon) équivbalent selon elle à « ter espirito de cabaça » ou « ter espirito de cuia » (avoir une âme de calebasse)! Combien de fois avait-elle entendu cette expression sans pouvoir en saisir la moëlle et voilà que tout à coup, c’était le dimanche 29 janvier 2017, l’air vivifiant de l’année du coq dans la gentille bourgade de Saintes en Charente Maritime l’avait possédée et comme en transe elle me dit, tout en lavant la vaisselle : je viens de comprendre enfin , après tant et tant d’années, ce que signifie l’expression « ter espirito de porco » ! Le ton avec lequel elle prononça ces quelques paroles sybillines ne manquèrent pas de m’atteindre. Elle parlait de moi, l’esprit de cochon c’était moi,  sale, satanique, diabolique, démoniaque, cynique, bordélique, inconvenant, acide, maléfique,  acariâtre, je répondais au pied et à la lettre aux 7 sens de « espirito de porco » (bagunceiro, ranzinho, sujo, inconveniente, acido, questionador, cara do pau, satanico)

Je n’ai rien contre le porc, qu’il soit d’élevage comme le cochon, le pourceau, le porcelet, la  cochonne, la truie et le goret, qu’il soit sauvage comme le sanglier, le hure, la laie et le marcassin ! D’ailleurs dans certaines langues c’est le même mot qui désigne les deux espèces. C’est une famille de mammifère comme moi et même si je suis bipède et non quadrupède je peux faire mon cochon sans problème. et entre le cochon et l’homme tout évolutionniste pourrait voir bien des analogies ! Mais de là à avoir l’esprit du cochon ! L’esprit du pig ! diantre ! fichtre ! peuchère ! C’est vrai qu’un maçon  m’avait déja appelé « seu javali » à Feira de Santana au Brésil (mr sanglier) mais c’était une déformation de jean-marie, pensais-je. Je trouvais même le mot élégant, je le revendiquais même ce « seu javali » puisque jusqu’à aujourd’hui je l’utilise comme l’un de mes email javaligwada, le sanglier de gwada

Je convoquai rapidement en mémoire tous les filets mignons et autres jambons crus de Parme, de Bayonne ou ibericos, les boudins antillais et les laké cochons, les feijoadas, les cassoulets, bref toute la porcinité du monde ! Aurais-je été contaminé pour ne pas avoir respecté les préceptes de Lévitique et Deutéronome ! Aurais-je commis un sacrilège ? Aurais-je enfreint un tabou  en accordant plus de foi aux rêves de mangeaille de Saint-Pierre dans les Actes des Apôtres 10:9-16 qu’à la parole sanctifiée de la Bible ! J’aurais dû, moi plus que tout autre, savoir ce qui était interdit et impur, ayant été enfant de choeur il y a de cela une éternité. Il me revint comme en boucle Lévitique 11:41-47 : » vous aurez en abomination  tout reptile qui rampe sur la terre: on n’en mangera point. vous ne mangerez point parmi tous les reptiles qui rampent sur la terre, de tous ceux qui se traînent sur le ventre, ni de tous ceux qui marchent sur quatre pieds ou sur un grand nombre de pieds; car vous les aurez en abomination » et Lévitique 11:7-8 « Et le porc , bien qu’il ait la  corne divisée et le pied fourchu, cependant il ne rumine pas; il vous est souillé; vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leur carcasse: ils vous sont souillés « 

Le vendredi 13 janvier j’avais mangé du porc, reste de feijoada que j’avais préparée pour des convives, j’étais contaminé !

Le porc a la réputation d’être un animal sale, qui se complaît dans une hygiène douteuse, vicieux, faisant preuve d’une sexualité débridée, mangeant de la nourriture sale qui peut inciter l’homme à faire de même.   Manger du lion équivaut à devenir un lion, car en mangeant on incorpore en soi les caractéristiques de la chose mangée. C’est pour cela que les cannibales mangeaient leurs ennemis pour s’appropier l’âme des vaincus.

Chez les Egyptiens la déese Nout était symbolysée par une truie, gage de fertilité et de fécondité. Le porc était l’animal sacré de Seth et donc pour cette raison interdit au commun des mortels.

L’année du coq fait suite à l’année du singe et est la dixième année d’un cycle de 12 ans qui commence par l’année du rat et se termine par l’année – je vous le donne en mille – l’année du cochon ! Elle a été célébrée avant 2017 en 2005, 1993, 1981, 1969, 1957, 1945. Moi je suis né en 1952, année du dragon d’eau dit aussi dragon noir, d’un père né en 1923 année du cochon et d’une mère née en 1931 année de la chèvre. J’ai eu  un enfant d’un cheval  qui est chèvre, deux  enfants d’un serpent qui sont chat et serpent, deux enfants d’un  boeuf qui sont  boeuf et chat. Quant à ma chère et tendre elle est née en  1953, année du serpent. Le dragon d’eau réapparaît tous les 60 ans : avant ma naissance il était apparu en 1892, il est ensuite réapparu en 2012 et sa prochaine apparition étant programmée pour 2072, je ne reverrai plus jamais ce dragon d’eau de ma vie ! Mais j’ai bon espoir de retrouver le dragon  de bois en 2024 et le dragon de feu en 2036. Quant au dragon de terre en 2048 j’ai vraiment du mal à le voir déployer ses ailes de Psysignathus cocincinus.

Pour en revenir au cochon, dernier des douze signes astrologiques de l’horoscope chinois (rat, bufle, tigre, lièvre, dragon, serpent, cheval, chevre, singe, coq, chien, cochon) j’en suis descendant de par mon père. Mais qu’il soit dit tout de suite qu’il y a cochon et cochon  il y a cochon de feu, cochon de bois, cochon de terre, cochon de métal et cochon d’eau car la cosmologie chinoise  a pour chacun de ses signes 5 dynamismes  ( bois = vert, feu = rouge,  terre = jaune, métal = blanc, eau = noir), qui se succèdent en un cycle sans fin, ce qui explique qu’on ne retrouve son signe, comme le mien  dragon d’eau que tous les 60 ans (5 fois 12). Mon père est né sous l’obédience du porc d’eau, ma mère sous celle de la chèvre de métal, je naquis sous le dragon d’eau et j’eus avec un cheval de bois une chèvre de terre, puis par un serpent d’eau j’eus un lièvre de feu suivi d’un serpent de terre, puis par un buffle de métal j’eus un buffle de feu, suivi d’un lièvre de terre, et me voilà maintenant là à m’entendre dire par mon serpent d’eau préféré que j’ai l’esprit de cochon !

Ma chère et tendre croit dur comme fer aux thèses de CG Jung qui mettent en relation personna, ombre, self, animus et anima et a depuis belle lurette classé ma personnalité avec une dominante intuition et un adjuvant pensée. J’ai déjà assimilé tout cela et je sais aussi que je suis puer aeternus comme Peter Pan ! Avoir l’esprit de cochon est donc la dernière nouveauté ! Et je ne la prends pas à la légère ! Plus on en sait sur soi et mieux c’est  ! Le  cochon dans l’astrologie chinoise est un épicurien, sa seule religion : l’hédonisme ! Il aime boire, manger, aimer, sortir ! Le dragon est chaotique, sauvage ! Je me retrouve complètement dans ces deux définitions ! Allez savoir ! Par la grâce du fuseau horaire, moi qui suis né à 14h30 à la longitude 61,7 degrés ouest, je dois pouvoir prétendre être moi aussi cochon, dragon d’eau ascendant cochon !

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