Sac la mort ou les tribulations d’un cafre à la Réunion

Les cafres sont les descendants d’esclaves noirs réunionnais. Le film d’Emmanuel Parraud, qui n’est ni cafre ni réunionnais mais comme il le dit lui même un gaulois à qui l’émotion était interdite avant qu’il ne pose son sac à la Réunion et qu’il rencontre Patrick Planesse et Charles Henri Lamonge, deux cafres en déshérance et en déroute alcoolique, nous plonge dans les vapeurs d’alcool des tribulations d’un cafre sur qui le ciel tombe sur la tête. Le film montre les rapports avec le merveilleux, le magique, la religion, le rhum, Charrette à 48 degrés , s’il vous plait, cent soixante dix ans après l’abolition. La vengeance semble être le film conducteur du film. On vient de tuer son frère ! Faut-il faire confiance en la justice, faut il  céder à la tradition et répondre au sang versé par le sang de la vendetta ? Le héros de ce film est en quête de quelque chose et c’est vers la sorcellerie qu’il se tourne et le sac la mort qui va lui rendre son humanité ou le faire basculer dans la démence. Un sac la mort c’est un vulgaire sac plein de maléfices et de sortilèges qui va vous servir d’antidote et remplacer la déveine qu’on vous a jeté en sort. Ce film a été sélectionné au Festival de Cannes 2016 et au Femi Guadeloupe  2017 et est tourné en créole réunionnais.

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