Basse-Terre Extra-Muros

 

 

Basse-Terre Extra-Muros ! C’est ainsi que s’appelait mon lieu de naissance, Saint-Claude, en Guadeloupe jusqu’en 1858. Saint-Claude  vient non de Saint-Claude mais du  supérieur des Carmes Joseph de  Saint-Claude.

Ici nous sommes sur les terres de la Vieille Dame, la  Soufrière, qui nous toise en permanence du haut de ses 1607 mètres, plus haut volcan des Petites Antilles.  Cette vieille âme capricieuse a ses colères.   4 sur 300 ans. Ce sont de petites colères phréatiques qui pour la dernière a duré de juillet 1976 au 1 mars 1977. Tout petit j’ai connu la colère de 1956.

Saint Claude se trouve à 400 mètres au dessus du niveau de la mer ce qui la rend un peu aristocratique ! D’ailleurs comble de l’aristocratie c’est la seule commune de Guadeloupe qui n’ait aucun accès à la mer ! Corollaire à cela c’est aussi la seule qui n’ait pas de carnaval.

La fête de Saint-Claude fin août était autrefois la seule fête de la ville. Le Bal de Renaissance réunissait la population huppée de la ville, les « je suis » à la mairie de Saint-Claude.

Saint-Claude occupe une superficie de 34,3 km² pour une population de 10439 habitants en 2012. Elle est limitée au sud par Basse-Terre, au sud-ouest par Baillif, à l’est par  Goyave et au sud-ouest par Gourbeyre. Du sommet de la Soufrière on peut apercevoir les Saintes et Marie-Galante et par très beau temps la Dominique et Montserrat.

Mais pour moi Saint-Claude c’est avant tout son église et son cimetière, mais surtout son cimetière. C’est là que je suis né, en plein bourg, à l’hôpital du Camp-Jacob un jeudi après-midi d’octobre 1952. Salvador Dali a fixé la gare de Perpignan comme étant le centre de son monde. Quant à moi  je déclare le cimetière de Saint-Claude comme l’un des lieux essentiels de mon identité rhizomatique. J’ai plaisir à y retourner en pélerinage !

Mes parents habitaient alors à Caféière dans la maison de ma tante Germaine.  Puis nous avons habité sur la rue du Cimetière  dans la maison de tante Nini (Léonie Louiserre, tante de ma tante Fifine) où est né mon frère Jean-Claude en mars 1954.  Après un intermède à Deshaies où nous logions dans la maison de maître des Cottrell nous avons aussi habité  en 1956 rue de l’Externat dans la maison des Tolède, puis chez Madame Débar (sous le bar) (1957).

Rue de l’Externat  habitait ma tante du côté paternel (Colette dite Fifine) avec son mari (qui était aussi mon grand-père du côté maternel) et  sur la rue Leo Lacroix, qui donnait sur le cimetière  quatre tantes et tontons du coté de mon père (Eliane, Monique, Antoinette et Georges Bardus).

Enfin nous avons aussi habité à Saint-Phis près du terrain de Monsieur Dédé où sont nés deux de mes frères Dominique (Août 1958) et Patrick (janvier 1960) et où l’un est décédé Charles-Henri (juin 1958)

Finalement nous avons habité Basse-Terre (en 1961) sur le cours Nolivos dans un galetas appartenant à la maison de Manzè Foutou (une pâtissière) au-dessus du boucher, Edvard Chevry. C’est là que nous habitions quand est née ma soeur Chantal (en mai 1961)

Le cimetière autant que je m’en souvienne était mon terrain de jeux, j’y jouais aux billes avec les cousins et cousines de mon âge mais je devais être l’un des seuls garçons car je ne me souviens que de noms de fille Josiane, Franciane, sans trop savoir qui étaient leurs parents.

Le cimetière avait des pieds d’avocats chargés (les os des morts sont le meilleur des fumiers)

J’allais à l’école chez les Soeurs à Saint-Joseph-de-Cluny…

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