les différences invisibles

Mademoiselle Caroline  a produit en collaboration avec Julie Bachez une bédé parue chez Delcourt intitulé : La différence invisible 

Julie Bachez tout comme une autre Aspergirl  Alexandra Raynaud, auteure de Asperger et  Fière de l’Etre (2017,  Eyrolles) a découvert sur le tard qu’elle était atteinte du SA, syndrome d’Asperger et est donc aspie. Si j’ai bien compris ce syndrome d’Asperger est une des manifestations de l’autisme, un TSA, trouble du spectre autistique. C’est donc un trouble et non une maladie mais une différence due à une structure cérébrale différente qui n’est pas une déficience intellectuelle. Et comme tout trouble il a ses avantages et ses faiblesses en fonction des sphères d’actuation.

Le SA fait partie des TEF (Troubles Envahissants du Développement) et de l’autisme selon la classification DSM-IV (classification internationale F845 au CIM10 qui compte 14400 codes).Les autistes Asperger ont ceci de spécial apparemment qu’ils ont l’air tout à fait intégrés dans le monde dit normal : ils travaillent, ils étudient. Par contre ils ont des routines, des activités, des intérêts restreints répétitifs et stéréotypés qui tendent aux troubles obsessionnels compulsifs et sont très sensibles au bruit grâce à leur acuité auditive hyper développée. Ils auraient des difficultés à s’investir dans les codes régissant une relation socio-affective.

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Le syndrome d’Asperger serait donc un trouble de la personnalité. Mais qu’est-ce qu’une personnalité ? La personnalité c’est une identité relativement stable  appartenant à trois niveaux de l’expérience  humaine (cognitif, corporel, affectif) et régissant les modes de fonctionnement  et de contact avec l’environnement proche du sujet.

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Selon le CIM10 (classification internationale de maladies , symptômes et causes régie par l’OMS) il y aurait dix troubles de la personnalité  qui sont des anomalies dans la manière d’être au monde (paranoïaque, schizoïde, schizotypique, dyssociale ou antisociale, émotionnellement labile ou borderline, histrionique, anankastique (obsessionnelle et compulsive), anxieuxe (évitante), dépendante, narcissique. .

Où se situe le syndrome Asperger ? Et d’abord qui est Asperger ? Hans Asperger est un psychiatre autrichien qui le premier en 1943 a diagnostiqué le trouble comme un défaut de communication non  verbale, caractérisé par une diminution de l’empathie et de la maladresse physique. Pourrais-je être moi même un adulte atteint du syndrome d’Asperger ? Le test ICI

Au delà d’Asperger je m’intéresse aux différences invisibles qui peuvent dans une relation affective entrer en collision et empêcher l’empathie.des incompréhensions ont souvent lieu qui peuvent tenir à des différences culturelles certes mais aussi à ces anomalies d’interaction au monde. On ne les prend pas souvent en compte pensant que l’amour va permettre de dépasser les barrières et que grâce à l’empathie qui existe en principe dans un couple on saura réduire les antagonismes. Aimer c’est accepter l’autre dans sa foi, ses délires, ses obsessions, ses toc, ses manies, ses routines quoi qu’elles soient, et cela n’est pas toujours facile surtout si l’autre croit que sa façon d’être est la seule qui soit valable. Par exemple des conflits peuvent naître dans la cuisine, dans les toilettes, dans la salle de bains, dans le salon, bref dans toutes sortes d’environnements pour des questions d’ordre, de propreté. Vider la poubelle, ranger sa brosse à dents, faire son lit, ranger, dormir dans le même lit  peuvent devenir  dans un couple des activités problématiques pour les personnalités anakarstiques avides de détails et de contrôle. Apprendre une langue étrangère qui demande une approche globalisante et non systématique peut se révéler particulièrement coriace et source de pour de tels profils qui bien qu’ils aiment les défis et qu’ils soient particulièrement persistants à la tâche fonctionnent à partir de procédures lentes et n’arrivant pas à se détacher du livresque sont pris dans un engrenage ou le savoir ne s’acquiert qu’au prix d’heures et d’heures d’investissement dans des détails. Avoir seulement une attitude empathique à mon sens n’est pas venir en aide à de tels profils ! Leur indiquer d’autres procédures moins exigeantes en terme de surcharge cognitive me paraît une attitude bien plus rentables.

 

 

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