cuisine afro fusion by Dieuveil Malonga

Cuisine afro fusion ! C’est la nouvelle mode en France, le concept par excellence. FUSION ! Il suffit de lister les expériences gastronomiques actuelles comme Loïc Dablé , Afrikn’ Fusion, Osé, Best Africa , Le Tricycle (restaurant ital) voire les foodtrucks tendance comme New Soul Food, Black Spoon ! On a eu Alexandre Bella Ola du Rio dos Camaroes, pape autoproclamé de la cuisine africaine traditionnelle sur Paris et voila maintenant Dieuveil Malonga, ce jeune chef afropolitain, qui qualifie sa cuisine  de afrofusion ! On pense un peu dans la démarche à la cuisine afro-japonaise de Alexandre Mazzia (AM) à Marseille ou encore à celle de Raphaël Rego (MALOKA) à Paris et son réinterprétaion d’une cuisine franco-brésilienne, voire à Alex Atala (DOM) à São Paulo (Brésil) ou Beto Pimentel (Paraiso Tropical) à Salvador (Brésil) qui revisitent leur terroir brésilien. Je n’y ai pas goûté mais elle me paraît appétissante et créative !

Ce qui m’a amené à Dieuveil Malonga c’est sa recette de raviolis de banane plantain – morue façon guyanaise. J’ai vu la recette sur LCI ce matin et j’ai beau chercher partout, je ne la trouve nulle part sur le net. Il y a certes une recette de Babette de Nozières qui parle de raviolis mais c’est de la mousse de banane plantain  avec du fromage. Recette certes intéressante, elle aussi, que j’essaierai probablement un jour, mais je dois avouer que j’ai été particulièrement séduit par la recette de Dieuveil ! Joli prénom en l’occurrence qui me fait penser au prénom d’un ancien camarade d’université à Paris VIII originaire du Nigéria : Godwin (qui veut dire Dieugagne).

Mais revenons à nos raviolis ! Il y a cette recette nigérianne vegan de raviolis aux haricots et banane plantain bien sympa et cette autre équatorienne de ravioli de plantains au chorizo et à la sauce chipotle qui est un peu équivalente à la recette de Dieuveil pour laquelle il faut non pas 5 bananes plantains mais seulement deux bananes plantains  bien mûres qu’on fait cuire au four alors que la recette équatorienne les fait cuire à l’eau. Ensuite on les réduit en purée. On y ajoute de la ricotta, des épices (clou de girofle en poudre, noix de muscade, cannelle, allspice, un oeuf), on en fait une boule comme pour le mofongo portoricain (sauf que le mofongo se prépare avec de la banane plantain avant qu’elle ne soit mûre donc les saveurs sont différentes) et on met ça au frigo un quart d’heure pour durcir.

Par ailleurs on prépare une pâte de raviolis qu’on va ensuite découper à l’emporte-pièce pour obtenir des formes de raviolis qu’on va farcir de la pâte de plantain). On fait cuire à l’eau et on sert comme accompagnement avec du saka-saka (fait à base de feuilles de manioc pilé) et de la morue façon guyanaise (un cabillaud fumé et snacké).

Ce serait peut être plus simple au lieu de faire des raviolis d’utiliser de la pâte won-ton  toute fraîche. Ou encore mieux si on veut se simplifier la vie acheter de la pâte de pasta prête à dérouler de chez Herta.

Par contre je préfère l’accompagnement de Dieuveil du poisson au lieu de chorizo mais je retiens la sauce chipotle.

Bref  je fais moi aussi ma propre fusion des fusions ! Quoi qu’il en soit Dieuveil Malonga n’est pas seul. Pour s’en assurer je vous invite à visiter Chefs in Africa dont il est l’un des idéalisateurs où ce concept est décliné à l’envie par des chefs, jeunes et dynamiques, représentant une panoplie fabuleuse de cette nouvelle cuisine afro-fusion

 

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