Wax Bazin speaks

a mercerie

eh les gars là, savez quoi, cette année je serai à l’avant garde car l’été sera africain. Ce sera la énième ruée vers le wax et le bazin. Après le « Africa, j’ai envie de danser comme toi, de m’offrir à ta loi, de bouger à me faire mal de toi et d’obéir à ta voix », l’Africa de Rose Laurens,  des années 80 , après Saga Africa et Yannick Noah : « attention ambiance de la brousse ! attention les secousses ! » voilà venir la cuvée 2017. Quelle sera l’Afrique 2017 !? L’espace d’un été on va chanter l’Afrique ! Déjà les tissus chatoyants s’étalent aux devantures, en toutes qualités d’orange, de rose et de vert, les robes toutes prêtes qui vous feront mesdames des émules acceptables de la reine de Saba et vous messieurs de vaillants guerriers vaudous au coeur en transe ! Des robes, des turbans, des sacs, des bustiers, des maillots de bain, des hauts, des soutiens-gorges, des petites culottes, des slips, des shorts, des pantalons, des bermudas, des bas, des coiffes, des coussins, des bérets, des chapeaux, j’imagine bientôt des couches culottes, voire des lunettes de soleil, bref le wax et le bazin se déclinent aux couleurs flashy de l’été. Ma mercerie de qurtier est d’ores et déjà pavoisée de wax et annonce la couleur. Sur l’étiquette bien en vue on lit : real wax guaranteed, et le prix est 6,90 € le mètre pour une largeur de 1,12 m. il ya un autre wax en evanture à 7,90 € lr mètre.je me demande combien ça fait 1,12 mètres en inch ? comme ça au pif, je dirais 48 pouces. Raté c’est  44,09 inches

Même dans ma petite ville de Saintes partout les magasins affichent la couleur Afrique. Galeries Lafayette et consorts, tous se mettent au wax et au bazin.  Mais étrangement je ne vois aucun pagne ! Pourtant le pagne c’est le symbole incontournable du wax et du bazin !  Aucune tenue trois pièces en vente dans les devantures ! Certes on peut acheter la toile en coupon au mètre sur le marché et ensuite entrer en contact avec un tailleur ou une couturière ou alors se confectionner soi-même son bas, son haut et sa coiffe. Tout va dépendre alors de la qualité du wax ou du bazin !

Quand j’habitais à Paris je me régalais dans les boutiques qui vendaient ces tissus à Château Rouge à la Goutte d’Or ou au Marché Saint Pierre, voire  à la Courneuve !

Wax is back, mézanmi, bazin is back.  Il fut un temps, une éternité,  où je portais les chemises afro. Ma mode à moi a commencé quand je suis allé habiter aux States en 1973. il y a 44 ans. J’avais ces tenues multicolores. j’ai continué sporadiquement en France surtout en été. Ensuite à Nîmes  il y a environ 15 ans un ami sénégalais m’en a vendu 3 dont un qui était la tenu. Une chemise a survécu jusqu’à aujourd’hui. Puis au Brésil j’en ai racheté deux au Pelourinho à Salvador d’un béninois.  il y a a peu près 7 ans ! Oui j’aime bien les tuniques, je n’ai jamais porté le pagne, trop long pour moi, Il ne me reste en fait qu’une chemise sénégalaise toutes en tons de bleu et blanc, décousue sous le bras, que je n’avais pas recousue, mais puisque le wax is back je ne vais pas tarder à faire un peu de couture !  Ce n’est certes pas  du wax, c’est du synthétique, sûrement de la viscose de coton  même si c’est mon ami sénégalais qui me l’a vendu !  donc pour résumer je n’ai chez moi ni wax ni bazin ! quelle honte !

Mais au fait qui est ce misyé Wax Bazin dont on parle tant ! Avant d’aller lui demander des explications j’ai fait quelques recherches préliminaires : Afrique Renouveau, AmiandcoJeune Afriqueslate, Mazuri Designs, Beyond Victoriana,  Yinka Shonibare MBE Je suis allé lui poser la question !

  • Messire Wax-Bazin déclinez votre identité, je vous prie !
  • bonsoir tout le monde, eh bien je m’appelle Wax-Bazin. Mon premier nom, Wax, me vient de l’anglais, on utilise le wax (la cire) quand on fait la teinture du tissu . Mais mon papa était hollandais. il s’appelait  Pieter Fentener Van Vlisssingen, pour abbrévier on disait PF  Van Vlissingen & Co qui est devenu VLISCO. Mon papa avait pour surnom Papa Wax  et quand il m’a mis au monde  en 1846 à Helmond, pas très loin d’Eindhoven, il m’a baptisé Wax. Et depuis je me porte bien puisque je suis encore là pour parler avec vous gentiment. Je porte Bazin qui est le nom de famille de ma mère, une demoiselle Bazin, qui étant roturière n’a pas eu le droit d’épouser mon père
  • vous habitez donc en Hollande messire Wax-Bazin ?
  • mais non, mon cher, j’ai plusieurs résidences plénières. Nous les Wax-Bazin on est international, global, on pense global, on respire global . Il y a la Suisse pour les montres, Cuba pour les cigares, le Brésil et la Colombie pour le café eh bien la haute couture du wax, le wax de luxe, le summum du wax, le nec plus ultra du wax, c’est VLISCO ! Mais comme il faut défendre les parts du gâteau  car 90 pour cent de nos ventes est réalisée en Afrique on a des boutiques labellisées VLISCO installées en Côte d’Ivoire au Congo, au Bénin, au Togo et au Nigéria. Mais la fabrique textile qui fonctionne 24 h sur 24 et  7 jours sur 7 produit le tissu adulé par plus de120 millions d’Africains de l’Ouest   à raison de plus de 70 millions de mètres par an. Mais attention nous ne fricotons pas avec n’importe qui. Nous ne fabriquons en Hollande que la formule 1: les super wax et le wax hollandais. Je suis de haute lignée, prince de sang, je suis de luxe ! Regardez notre site et vous verrez.
  • Je vois que vous vous portez bien , monsieur Wax-Bazin ! D’ailleurs vous devez utiliser la taille XXXL d’après ce que je peux voir !
  • Oui effectivement c’est ma taille, vous l’avez bien deviné. Pour m’habiller je prends un coupon de 6 yards de tissu. vous savez chez nous tout est en yards. Nous vendons les coupons de 48 inches en 2, 4, 6 et 12 yards. mais en règle génèrale les gens achètent des coupons de 6 yards !
  • Belle déclinaison, My Lord ! Pouvez-vous me convertir ça en unité métrique ?
  • Bien sûr !  5 yards font exactement 5,50 mètres et 48 inches font 1,20 mètre.
  • et les prix sont chatoyants je suppose, comme les couleurs ?
  • Notre politique de prix est  très simple quelle que soit la couleur le motif. ce qui importe pour nous c’est la taille du coupon et la qualité du wax. Nous n’avons que deux qualités isidan en Hollande. Super wax et wax . Le superwax c’est  27 étapes de fabrication, imaginez ! Donc je vous donne les prix : le coupon de 2 yards se négocie à 27,60 € en wax contre 38,40 € en super wax; en 4 yards on arrive à  54 €, en wax et 75,60 € en super wax; en 6 yards 74,40€ en wax et 103,20 € en superwax. tous nos produits  sont brevetés . nous possédons un titre de propriété industrielle. tout produit qui copierait de façon éhontée les nôtres, soit en utilisant nos motifs, soit en utilisant les noms ou les logos de nos produits s’expose à des poursuites immédiates auprès des autorités judiciaires compétentes pour contrefaçon et concurrence déloyale que ce soit en France en Afrique ou partout dans le monde.A cet effet nous sommes intraitables.
  • Et il faut encore payer un tailleur ou une couturière n’est-ce pas ?
  • Oui car l’Afrique c’est 54 pays, chacun a sa façon de porter le pagne ! chacun a son type de motifs, son type de couleur préférée, ses tabous, ses interdits. Nous avons quand même du wax de second choix fabriqué par des filiales regroupée sous le nom de holding VLISCO GROUP, lui même aux mains du  groupe britannique Actis  :  Woodin (12 boutiques au Ghana à Accra et dans d’autres villes du pays, 3 à Kinshasa en République démocratique Centrafricaine, 1 à Lomé au Togo,, 1 à Cotonou au Bénin,1 à Lagos, 1 à Abuja au Nigéria, 3 à Abidjan en Côte d’Ivoire ; Uniwax en Côte d’ivoire et GTP ( qui se compose de TSG (donc la propriété de Actis, gouvernement du Ghana et Truebrook) et PAT – Premium African Textiles Company Limited – plus spécialisée dans le design, la commercialisation et les ventes, la distribution et le marketing des produits de GTP avec fabriques et mains d’oeuvre africaines. Nous sommes très satisfaits de cette coopération qui satisfait toutes les parties !
  • Je comprends fort bien, votre excellence, mais ce que je comprends moins bien c’est comment ce tissu fabriqué donc selon vos propres dires since 1847 en Hollande est devenu authentiquement africain. Expliquez moi je vous prie, Monseigneur !
  • eh bien jeune homme, laissez moi vous dire. Mon papa, ce saint homme, le vénéré Pieter Fentener Van Vlessingen, qu’on appelait papa wax, était grand voyageur. Il a découvert lors de ses voyages à Java, en Indonésie, qui était alors colonie hollandaise, ce tissu là qu’ils appelaient batik, il l’a trouvé tellement chatoyant, qu’il l’a importé, l’a industrialisé en Hollande et à commencé à inonder le propre marché indonésien à des prix défiant toutes concurrences. Les Africains qui aimaient le batik déja et qui l’avaient découvert en Indonésie par l’intermédiaire des soldats ghanéens qui se retrouvaient à faire la guerre pour le compte de l’Angleterre contre les Indonésiens ou les Hollandais  (1810-1862) (le Ghana était  une colonie anglaise en ce temps la) se sont appropriés ce nouveau batik moins cher et ont commencé à l’acheter ans les ports où les bateaux hollandais faisaient escale. la suite c’est ce que vous voyez la ! On appelle en Afrique le batik d’origine indonésienne s’appelle en Afrique Ankara.
  • eh donc le batik a périclité je suppose, après que votre papa ait baissé les prix !
  •  Non il reste encore le batik artisanal qui se vend dans le monde entier. il y a aussi de grandes entreprises indonésiennes et même en Afrique de l’Ouest où le pagne est un élément traditionnel il y a de nombreux acteurs . Tout d’abord les Chinois qui ont fait comme les hollandais à Java et qui sont entrés en force sur le marché du wax en proposant des prix défiant toute concurrence ! mais aussi dans chaque pays des acteurs locaux comme SODATEX devenu BENITEX au Bénin ex Dahomey. Ces derniers proposent un wax supérieur appelé chigan, un moyen appelé bédomé et un tout juste potable appelé chivi.  Au Sénégal SOTIBA et SIMPAFRIC, au Ghana ABC WAX, , au Niger SONITEXTILE devenu ENITEX.
  • Mais pourtant il y a des tissus authentiquement africains comme le bogolan ou le konté de kita ! Pourquoi alors le wax s’impose-t-il comme le tissu traditionnel ouest africain alors qu’avant lui il avait des concurrents ?
  • Pour répondre à votre question, jeune impertinent, vous devez regarder la chose de manière globale ! Tout est globalisation, tout est désappropriation culturelle. Ce qui importe est re-signifier ! Aucune tradition n’est éternelle. Prenez d’autres tissus nationalement identifiés comme le tartan (à la base des kilts écossais), le madras (à base de la mode caribéenne et créole). pour comprendre tout cela il faut comprendre que l’industrialisation est d’origine européenne :  Angleterre, Hollande, Allemagne, France. c’est par là que les industriels et le machinisme ont conquis le monde dès le début du 19ème siècle. Le colonialisme a ouvert des marchés immenses, des rêves et des habitudes !  il n’y avait de marchés protégés locaux. les marchés étaient pillés, les matières premières achetées en gros , conditionnées dans les pays du Nord puis revendues dans les pays du Sud. cela a été le même phénomène pour la pâte cacahuète, pour les compléments alimentaires . l’Afrique est devenu un champ ouvert où les géants mondiaux s’affrontent. en l’occurrence le marché mondial comme l’Europe l’a été avec les cigarettes américaines, le coca cola et le cinéma . Comme la planète entière est droguée au cinéma américain , aux séries américaines ! ils ont été les premiers , une fois que les habitues ont été prises, un marketing intensif avec la participation des élites et des politiques a fait suivre le mouvement ! ans la mesure où les politiques ont une part du gâteau dans le marché du wax, il reste comme il est. quand les politiques ferment le marché, le wax, n’entre pas ou est alors ferment taxé pour faire rentrer des devises. d’où la nécessité de faire des joint ventures avec des investisseurs locaux, même si ceux-ci peuvent être des couvertures pour d’autres intérêts.
  • On pourrait dire alors que cette globalisation a les mêmes effets que la colonisation, Docteur ?
  • On le pourrait en effet, et je dis cela, au risque de vous paraître ironique ! Sauf que ans la globalisation il y a heureusement beaucoup d’Africains qui tirent leur épingle du jeu ! Et que globalement les Africains, ceux qui peuvent acheter, voyager, sont satisfaits d’intégrer cette petite  moyenne grosse bourgeoisie mondiale. Le wax comme d’autres denrées permet à leurs enfants d’étudier dans les meilleures écoles à travers le monde, de se spécialiser encore plus dans le commerce, l’ingénierie, la mode, la finance pour pouvoir perpétuer leur domination économique dans le pays.
  • Pour conclure votre côté wax, il n’a rien à voir avec la fierté africaine traditionnelle, il a plutôt à voir avec vos intérêts bien compris de créer cette fierté à partir d’un tissu qui n’a rien à voir avec l’Afrique ! Tout cela au nom de la nécessaire globalisation des échanges  et de l’élévation relative du niveau de vie médian.
  • Mais non jeune homme ! Un peu de respect, je vous prie, nous n’avons pas gardé bouse de vache ensemble que je sache ni crottes de bique ! allons, un peu de décence pour mes gris chivé !  n’oubliez pas que vous avez affaire devant vous à un véritable , je dirais même un authentique, genuine, wax hollandais, dutch wax, même Ankara wax, you know what I mean ! Le wax c’est une étoffe de coton imprimée sur les deux côtés comme un miroir. eh bien moi aussi je vous dis de méditer sur ce vers de Musset, le prénom Alfred dans La Coupe et les Lèvres . il posait la question : « Aimer est le grand point, qu’importe la maîtresse ?/  Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse? »
  • Votre côté Bazin est indonésien-hollandais aussi Monsieur Wax-Bazin  ??
  • Mon côté bazin est dit Bazin Riche ! Nous avons du sang italien ! Bambagina, veut dire ouate de coton, bambagia veut dire coton, coton en italien, cela a donné bon basin puis basin en français, et bonbazine, bombazeen, bombasine pour enfin donner basin en anglais. Le bonbasin c’était à l’origine de la soie ensuite cela a été appliqué au coton. Sous le règne d’Elizabeth 1 on faisait déjà du bombazine; en Angleterre au début du 19ème siècle le site de production c’était Norwich. Pendant toute la période victorienne on portait ce mombazine ! Mais on utilisait surtout le mombazine qu’on teignait en noir, qu’on portait pour les deuils. Cette pratique a disparu au début du 20ème siècle. Ce sont les Anglais qui ont industrialisé les premiers ce tissu,  grâce à des machines comme le mule-jenny et des métiers de tisserand d’avant-garde qui bouleversaient les concepts de productivité de l’époque ! Le basin  est une étoffe croisée dans laquelle un fil est mat (le coton qui sert de trame) l’autre brillant (la soie qui sert de chaîne). Les dessins sont tissés et non brodés. On peut l’empeser avec de l’amidon ! Le basin anglais était une étoffe solides qu’on utilisait aussi bien pour le linge de maison (draps, nappes, rideaux, serviettes) que les peignoirs. Le basin anglais faisait fureur en Europe vers la fin du 18ème siècle. Les Anglais avaient la technologie et la cachaient jalousement. les Français ont réussi à se procurer les secrets de fabrication anglaise et ont construit à leur tour toute une industrie avec leurs filatures, leurs fabriques d’impressions autour de  Jean Daniel Guillaume Joseph Lenoir Dufresne et François Richard plus connus sous le nom de Richard-Lenoir.
  • La situation du marché maintenant ?
  • Le bazin a pris un Z à la place du S. De basin il est devenu bazin. Il est désormais fabriqué en Allemagne, République Tchèque, Pays-Bas dans le cas du bazin riche plus sophistiqué et en Chine (depuis 1980) dans le cas du bazin léger qu’on appelle aussi damas chinois, ou ganila, plus abordable (car réalisé à partir de coton et de fibres synthétiques) et dans le cas du bazin  moyennement riche appelé tchoupe. Les industriels du textile européens ou chinois fabriquent le bazin  partir de coton produit la plupart du temps par la Chine, les Etats-Unis, l’Inde, le Pakistan, le Brésil, la Turquie, la Grèce, l’Australie, la Syrie ou le Mali (qui sont les dix premiers producteurs mondiaux). En Afrique outre le Mali les principaux producteurs sont le Burkina Faso,  la Cote d’Ivoire et le Bénin. Une fois que le coton damassé dit bazin a été fabriqué dans les pays du Nord il est envoyé pour être teint à la main au Mali. Le bazin y est tellement important qu’on le chante dans la chanson Le Dimanche à Bamako d’Amadou  et Mariam, qui pourtant sont aveugles et ne voient donc pas les couleurs du bazin . Ils chantent ainsi : « Le dimanche à Bamako, c’est le jour du mariage/Les hommes et les femmes ont mis leurs plus beaux boubous/Les bazins sont au rendez-vous/C’est le jour du mariage ». Notons toutefois que le bazin est généralement en coton mais il peut être en soie ou en laine. Mais on ne peut pas compter porter un bazin riche sans devoir débourser pour une tenue  entre 150 et 200 € si on vit au Mali. Cela a permis l’émergence du damas chinois qui permet de porter boubou damassé à petit prix.
  • et pourquoi ne teint-on pas directement dans les pays du Nord ?
  • parce que cela demande beaucoup de  travail artisanal donc nous préférons encore ce travail artisanal en terre africaine où l’on va découper aux dimensions précises, faire des noeuds, tordre, teindre, tremper, amidonner, faire sécher. teindre un bazin ce n’est pas une sinécure
  • Cela exige aussi de travailler toute la journée avec du souffre et des pigments chimiques, pas très recommandables non ?
  • Oui, autrefois les techniques tinctorielles s’appuyaient sur l’indigo mais désormais à cause de leur prix élévé on utilise des pigments synthétiques comme l’acide caustique et l’hydrosulfite. Dans les colorants il y a des composants azoïques interdits en Europe car cancérigènes mais que ces mêmes pays plus le Nigéria et la Chine continuent de vendre en Afrique aux teinturières maliennes
  • Malgré tout cela on trouve des stylistes, de créateurs  qui proposent wax et bazin aux consommateurs ?
  • en effet ils sont pléthore car de plus en plus d’artistes de tous pays, Beyoncé, alicia Keys, DJ Rashida, Michelle Obama, Dawn richard, d’hommes politiques utilisent wax et bazin dans leur façon de s’habiller. Il n’y a pas de retour en arrière possible. regarez es créateurs comme Eki Orleans, Deola Sagoe, Mara Hoffman, Max Osterweis et la marque Suno, Eva Gabarra, Helena Aidoo Morrison,  le ghanéen Abenaa Pokvaa et sa marque Ohema Ohene, Juanjo Oliva, Gwen Stefani et sa marque L.a.m.b, Maya Amina Lake et sa marque Boxing Kitten et même Jean-Paul Gaultier proposent es collections où les tissus traditionnels africains sont valorisés.
  • Soit, mais ne pourrait-on pas au Mali , placé en queue de peloton au classement du pnud produire, surtout en ce qui concerne le bazin, un bazin bio, écologique et respectueux des équilibres de la nature et de la santé des teinturières ?
  • Vous avez raison, ce serait magnifique. Autrefois on utilisait l’indigo, la potasse à base de cendre et d’argile, la soude naturelle à partir des tiges de mil mais les colorants synthétiques ont bouleversé le paysage en amenant de nouveaux pigments. Les teinturières savent les dangers qu’elles encourent et se protègent comme elle peuvent ! jusqu’à présent le gouvernement malien n’a pas eu d’attitude coercitive face à ce fléau. on ne peut pas faire comme si on ne savait pas !
  • Je vous entends bien, mais pourquoi vous et votre groupe misyé Wax-Bazin n’organisez pas cette filière pour qu’elle soit plus écologique justement , vu que vous êtes l’un des acteurs les plus importants de ce marché ! ?

 

 

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