voyage et préliminaires

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En voyage comme en amour les préliminaires sont de prime importance ! Et chaque fois que je m’apprête à fouetter ma mule pour entreprendre une nouvelle expédition, je me souviens que la réussite de mon voyage dépend en grande partie de sa préparation. Et cela je le sais depuis le 16 octobre 1966, date où fut projeté à la télé le premier des 39 épisodes de 30 minutes de Les Globe-Trotters. Cette série avec Yves Rénier dans le rôle de Pierre et Edward Meeks dans celui de Bob m’ont fait les premiers voyager à travers le monde. Voyage immobile certes , mais voyage quand même car le voyage est avant tout une élaboration. Un mise en scène du monde et de soi-même permanente à travers le regard qu’on peut porter sur l’autre. Une confrontation avec cet autre intérieur qui nous défie et nous apeure, qui nous attire et nous rejette !

Pour moi un bon voyage c’est une expérience humaine qui me permet de grandir, de m’améliorer, de me dépasser, de relativiser mes modes de pensée, mes modes d’être. C’est une interaction qui permet de s’affranchir de l’entre-soi si commode et si accommodant. sortir de sa routine, sortir du machinalement correct, se mettre en danger !

 Ma façon e voyager qui consiste à rester le plus longtemps possible dans un pays aide à s’acclimater aux religions aux politiques, aux us et coutumes de façon fine et personnelle. ans quatorze jours tout juste je reprendrai mon bâton de pélerin tel Saint Jacques à ce détail près que je poserai « ma valise de calibre » (c’est une expression que j’ai vue sur un site roumain, c’est le nom d’un site auquel je vais m’abonner rien que pour ce titre formidablement créatif et je l’utilise telle quelle pour me la remémorer en temps utile, je n’en connais pas le sens, j’essaie, quand je le saisirai j’écrirai un article sur cette valise de calibre) non pas à Compostelle mais à Mamoudzou aux Comores !

A moi l’Océan Indien ! Bientôt ! Chez  les Globe Trotters des années 60 c’est surtout leur façon de trouver une destination qui me rendait fou ! Ils prenaient une fléchette, du type de celle du jeu de darts qu’on trouve dans tout pub anglais qui se respecte et ils la lançaient en direction d’une énorme planisphère et là où la flèche se fichait là ils allaient. J’ai toujours trouvé étonnant que la flèche ne s’est jamais fichée en plein Océan Indien ou en plein pacifique loin de toute terre habitée, ou sur les pentes d’un volcan en éruption.. Jamais dans un désert non plus. Jamais non plus dans un pays hostile ou politiquement instable. Moi quand j’essayais dans ma chambre de prendre une destination la flèche ne se plantait jamais là où j’aurais aimé qu’elle se plante. je pouvais m’y prendre à plusieurs fois jamais je ne suis tombé sur une destination de rêve ! Mais on voyageait, ça oui, on voyageait. C’était l’aventure. D’ailleurs le générique appelé Les Amoureux de l’Aventure de Georges Blaness, une sorte de rock des années 60, était joué avec cette planisphère comme toile de fond ! Pierre était journaliste et français, Bob, photographe et américain. il leur arrivait bien sûr toutes sortes d’aventures plus pittoresques les unes que les autres. Mais moi ce qui m’intéressait c’était le background, l’arrière-plan de leurs aventures, le pays, les habitants, les coutumes pour peu qu’elles transparaissent à l’écran.

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Ces globe-trotters étonnamment ne parlaient que français, moi je me jurai d’être non pas globe-trotter mais polyglotte-trotter. Ces globe -trotters m’ont servi de laboratoire d’essai, de planche d’envol de 1966 à 1969 pendant leurs 39 épisodes. Mon premier voyage fut en 1970. je n’avais pas d’économies comme le journaliste et le photographe et j’étais bien plus jeune. Je n’avais pas de petite amie, non plus. J’étais libre. Si je me souviens bien Bob et Pierre avaient des copines : Nancy (Gillian Hills) et France (Sophie Fiorelli) ! Comment finançaient-ils ces longs et coûteux voyages, mystère et boules de gommes. Ils affrontaient l’eau, la mer, le vent, le sable et même le carnaval de Rio avec la légèreté et l’insouciance des libellules!

Un voyage se prépare ! Avec l’âge je voyage de moins en moins léger ! Dans ce prochain voyage vers l’océan indien  qui durera le temps qu’il faudra et qui débutera dans tout juste 14 jours je n’aurai droit qu’à 23 kilos de bagage en soute plus mon petit sac à dos bleu et orange qui aura droit à 5 kilos maxi. Lors de mes premiers voyages j’avais tout juste mon petit sac à dos. Et je ne m’en trouvais pas plus mal. Je n’avais ni téléphone portable, ni ordinateur portable, ni appareil photo et chaque fois que je partais c’était en principe pour ne plus revenir ! j’étais un routard ! Je n’avais même pas de billet (ni de train, ni de car, ni d’avion). Mon moyen de transport c’était l’auto-stop. C’est au bord du périphérique porte d’Orléans ou porte de la Chapelle que commençait mon aventure. Pour traverser la mer il fallait des bateaux, des ferry boat, là j’étais obligé de payer mon billet, puisque je ne savais pas nager.

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