contenu, contenant, continent, container à la dérive vers Pangée ultime

Il y a un énorme arbitraire dans la définition du mot continent qui dans sa plus simple expression est une terre continue émergée (dixit wikipedia). Or les continents aussi par définition dérivent. Un jour ( dans 250 millions d’années, une broutille à l’ère géologique) se reconstituera Pangée Ultime, ou pas  (dixit Margot et Caetano Veloso) ! Il y a d’autres scénarios comme la Nouvelle Pangée et l’Amasie ! On appelle continentaux ceux qui habitent les continents. Il y aurait selon les chercheurs entre 6 ou 7 continents. Selon le Comité International Olympique ils ne sont que 5. Afrique, Amérique, Asie, Europe et Océanie. Pour d’autres il faudrait ajouter l’Antarctique, alors que d’autres encore scindent l’Amérique en deux oubliant que le canal de Panama qui les sépare a été créé arbitrairement par l’homme. d’autres encore se rappelant que le canal de Suez a été lui aussi creusé par l »homme parlent d’une Eurasie. Il y a de quoi en devenir incontinent !

En attendant Pangée ultime, future ou nouvelle et Amasie, moi je me plais encore à chevaucher le continuum des plaques tectoniques jusqu’au jour où mon gommier touchera les rives de Wolfok ma destination ultime. C’est en quelle sorte ma Pangée ultime, mon Amasie .

Tout continent est aussi par définition un contenant, un container, un vase, voire un corral, un enclos,  qui se caractérise par son contenu ou sa fonction. Nous sommes tous autant que nous sommes des continents séparés par des détroits, des isthmes, des passerelles, des canaux, des bras de mer, des abysses ! Nous faisons en quelle sorte dès la naissance voeux de continence au continent qui nous contient et nous maintenons contre vents et marées ce subtil pucelage. Luther disait, selon ce que rapporte Bossuet à propos du  voeu de continence, qu’il était aussi peu possible de l’ accomplir que de se dépouiller de son sexe. Tous les hommes sont égaux, nés libres de choisir le continent auquel ils appartiennent. Moi c’est Wolfok qui me contient, c’est ce continent qui est ma plaque tectonique; c’est lui qui m’irradie, c’est lui qui me féconde, qui me dépucelle et me redépucelle nuit et jour. Parfois j’en perds la trace et je deviens incontinent.

Certes on pourrait m’opposer que je ne suis qu’un caribéen gothique, une sorte de Lucky Luke de pacotille sillonnant l’Ouest sauvage avec son fier et intrépide destrier Jolly Jumper et son chien Rantanplan et tirant de son colt des balles à blanc sur l’horizon du désert! Que c’est au fond vers une Caraïbe inaccessible et mystique que m’a toujours mené ma quête. Je serais un puceau, un doncel, un dancel, un damoiseau, un Peter Pan aveugle imaginaire pour qui le réel n’existe pas. On pourrait encore m’opposer que je ne suis jamais parti de là-bas, de Saint-Claude, de la Guadeloupe ! Mon Wolfok, ma Caraïbe fantasmée ? Pourquoi tenter de vaines justifications de cette foi en ma muse ? Les aveugles n’ont pas besoin de voir ! Permettez donc que je dérive, que je continue ma drive sur cette Terre en empruntant les chemins buissonniers à travers les mangueraies et les mangroves de l’Océan Indien.

Quando eu me encontrava preso, na cela de uma cadeia (quand je me suis retrouvé  prisonnier, dans la cellule d’une geôle)
Foi que eu vi pela primeira vez, as tais fotografias (c’est là que j’ai vu pour la première fois ces dites photos)
Em que apareces inteira, porém lá não estava nua (où tu apparaîs entière, mais là tu n’étais pas nue)E sim coberta de nuvens (mais au contraire couverte de nuages)
Terra, terra, (Terre, Terre)
Por mais distante o errante navegante (quelque soit la distance et l’errance du navigateur)

Quem jamais te esqueceria (qui pourrait jamais t’oublier)

Ninguém supõe a morena, dentro da estrela azulada (nul ne suppose la brune dans l’étoile bleutée)
Na vertigem do cinema, mando um abraço pra ti (dans le vertige du cinéma, je t’envoie mes respects)
Pequenina como se eu fosse o saudoso poeta (petiote, comme si j’étais le regretté poète)

E fosses a Paraíba (Et si tu étais la Paraiba)

Terra, terra,(Terre, Terre)

Por mais distânte o errante navegante (quelque soit la distance et l’errance du navigateur)

Quem jamais te esqueceria (qui pourrait jamais t’oublier)

Eu estou apaixonado, por uma menina terra (je suis amoureux d’une fille Terre)
Signo de elemento terra, do mar se diz terra à vista (signe d’élément terre, e la mer on it terre en vue)
Terra para o pé firmeza, terra para a mão carícia (Terre pour le pied fermeté, terre pour la main caresse

Outros astros lhe são guia (les autres astres sont ton guide)

Terra, terra, (Terre, terre)

Por mais distânte o errante navegante (quelque soit la distance et l’errance du navigateur)

Quem jamais te esqueceria (qui pourrait jamais t’oublier)

Eu sou um leão de fogo, sem ti me consumiria (je suis un lion de feu, sans toi je me consumerais)
A mim mesmo eternamente, e de nada valeria  (en moi même éternellement et ça ne servirait à rien)
Acontecer de eu ser gente e gente é outra alegria (le fait que je sois humain et l’humain c’est une autre joie)Diferente das estrelas (différente des étoiles

Terra, terra, (Terre, terre)

Por mais distânte o errante navegante (quelque soit la distance et l’errance du navigateur)

Quem jamais te esqueceria (qui pourrait jamais t’oublier)

De onde nem tempo e nem espaço, que a força mande coragem (d’où ni le temps ni l’espace, que la force donne du courage)
Pra gente te dar carinho, durante toda a viagem (pour qu’on te donne de la tendresse, pendant tout le voyage)
Que realizas do nada,através do qual carregas (que tu réalises à partir de rien, à travers ce que tu transportes)

O nome da tua carne (le nom de ta chair)

Terra, terra, (Terre, terre)

Por mais distânte o errante navegante (quelque soit la distance et l’errance du navigateur)

Quem jamais te esqueceria (qui jamais pourrait t’oublier)

Nas sacadas do sobrado, da eterna são salvador (sur les balcons des bâtisses, de l’éternel saint Salvador
Há lembranças de donzelas, do tempo do Imperador (il y a des souvenirs de donzelles, du temps de l’Empereur)
Tudo, tudo na Bahia faz a gente querer bem (Tout, tout à Bahia fait qu’on veuille le bien)A Bahia tem um jeito (Bahia a un style bien à elle)

Terra, terra, (Terre, terre)

Por mais distante o errante navegante (quelque soit la distance et l’errance du navigateur)

Quem jamais te esqueceria (qui pourrait jamais t’oublier)