Entre morte-eau et vive-eau

Au tissu blanc damassé  de mes exuvies

Le diable niché au fond des falaises  a gravé

Les mues sans feu ni lieu de ses arrière-vies.

 

Je vous salue cratères où je me suis gavé

Des mannes et méduses de vos saint-sacrements

Aux racines-échasses qui ont mille laves bravé.

 

Bénies soient  les mangroves qui rient  aux caïmans,

Béni soit l’océan aux courbes d’amazone

Qui du papier brouillard fait naître le piment.

 

A la morte-eau les nasses et sennes entonnent

Entre flux et reflux d’ étamines et de pistils

Un avé maria en l’honneur de ces mornes

 

Marqués aux tempes des marques de leur île.

Pour seul camarade je n’ai que ce diable éteint

Qui jappe comme un chien-huant dans la nuit d »argile.

 

 

 

 

 

 

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