Certains souffrent de la maladie du bouger-bouger


Certains, disent la chanson, souffrent de la maladie du bouger-bouger. C’est génétique ! L’envie irrépressible vous prend de bouger votre corps, le remuer à droite à gauche devant derrière, de secouer tout ce qui peut être secoue jusqu’à épuisement. J’ai déjà souffert de cette maladie et parfois j’ai encore mes attaques epileptiques. Je maîtrise. Par contre j’ai encore un peu de mal à maîtriser une autre maladie. Celle du manger-manger. Et aujourd’hui le virus a frappé. C’est un virus en eternelle latence. Je crois être guéri mais tout à coup il me tiraille des arrière fonds du diable vauvert. Aujourd’hui j’ai succombé devant un riz à l’eau de coco, un Mataba, un thon rouge frit et un rougail. Tout ca à la mode comorienne. Tout d’abord on me présente un bol qui ressemble à une Soufrière de riz. Je mange deux bonnes cuillerées pour bien sentir les saveurs de l’eau de coco. Impeccable. Mes narines frémissent. Je prends le Marabá et j’en entoure la Soufrière. Ce sont les bois de Morin et de Saint Phy autrefois. Dans le creux laisse par les deux cuillerées prélevées je verse le rougail qui s’écoule dans la blanche Soufrière comme de la lave incandescente. Il me reste les deux morceaux de thon bien assaisonné qui vont représenter l’église et le cimetière de Saint-Claude. Et voila comment fonctionne la maladie. On voulait faire initialement le portrait de la Soufrière on finit par ingurgiter au moins 2000 calories en 15 minutes. Heureusement qu’on ne mange pas le soir.

7 réflexions sur “Certains souffrent de la maladie du bouger-bouger

  1. […] Nous faisons des postures debout puis sur la chaise, les bras joints au-dessus de la tête, étirons les cous, les jambes, les pieds, les orteils, les doigts, les poignets, les bras, les épaules, en haut en bas, à droite à gauche. Les hanches, le bassin ! eh mais je fais tout ça moi en dansant. Je fais du yoga, aussi, chaque fois que je danse ! Je vous l’ai déjà dit, docteur, j’ai la maladie du bouger bouger […]

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  2. […] Cela veut dire que par le seul fait de danser je voyage, je dors, j’aime, j’apprends, je transmets, je respire, je rêve, je marche, je regarde, j’écoute, je sens, je touche, je goûte. C’est à un océan de tempos que j’ai affaire ! Des tempos donnés par ces quinze métronomes personnels. Il n’y a pas chez moi de battue de chef d’orchestre ni de tempo donné par un chef de choeur. Mes tempos ne sont pas non plus marqués dans ma tête. Les largo, lento, adagio, andante, moderato, allegretto, allegro, presto se chevauchent  portés par mon gulf stream intérieur, ce fleuve d’eau tiède qui fourmille de fourmis rouges et de crabes farceurs me saisit à bras le corps et me met au défi de bouger. […]

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