Les salouvas parlent autant sinon plus que les madras

Tout le monde sait que la façon de porter un madras sur sa tête en fonction de petits détails imperceptibles pour qui ne sait pas les décoder en dit beaucoup sur la personne porteuse. Selon le nombre de pointes, de bouts, le coeur est pris, n’insistez pas ( tête à deux bouts), le coeur hésite, il est engagé mais tentez votre chance, qui ne tente rien n’a rien ( tête à trois bouts), mon coeur est libre, donc à prendre, venez à la roue libre les bras croisés ( tête à quatre bouts).

Les salouvas qui se portent dans toute l’Afrique de l’Est de la Tanzanie au Kenya, au nord du Mozambique en passant par les Comores, Mayotte et Madagascar participent de la même volonté de transmettre par le vêtement des messages. Les salouvas sont constituées de deux pièces de coton colore fabriquées traditionnellement en Tanzanie et plus particulièrement Dar es Salaam, en Inde, aux Comores ou à Madagascar.

Les messages véhicules sont de toutes sortes mais privilégient les adages, les dictons, une certaine morale mais aussi des avertissements comme  » Touchez pas à mon mari ».

La plupart des salouvas sont en swahili, mais on en trouve aussi en comorien, en Mahorais, en malgache et même en français.

Usipomjua  nani atakuhifadhi?
Twama de ilo mhononi
Mungu anapenda haki Dieu aime ce qui est juste

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s