Et il bande encore le bougre!

Si vous êtes pudibond, passez votre chemin, detournez votre regard de cette page car le sujet du jour c’est la bandaison. J’en vois déjà certains ou certaines qui se levent les yeux exorbités et les bouches en forme de cul de poule. Shoking! La bandaison est pourtant un noble art qui existe depuis que l’homme est homme. La bandaison c’est l’instinct primitif, l’inconscient collectif de l’homme. L’homme qui ne bande pas est un homme diminué car l’homme qui se respecte a besoin de ces trois jambes. La jambe droite, la jambe gauche et la jambe du milieu qui s’est rétrécie avec les siècles mais qui était il y a de cela des millénaires parfaitement équivalente en taille et en grosseur avec ses deux soeurs. L’homme préhistorique marchait non pas sur deux jambes mais trois jambes. Vous ne le saviez pas? On nous cache tant de choses! Tenez, essayez d’imaginer  le parfait équilibre que permettait le fabuleux tryptique. Autrefois dans la nuit des temps nos jambes étaient molles à l’état naturel, toutes flagada, celles des hommes tout comme celles des femmes. Nous rampions sur nos trois jambes qui toutes possédaient pieds et orteils. La fécondation se faisait au niveau du gros orteil de l’homme sur n’importe laquelle de ses trois jambes tandis que les demoiselles étaient ensemencées entre les doigts de pied au niveau du petit orteil de la seule jambe du milieu. D’où l’expression qui résiste au temps: prendre son pied. Ni homme ni femme ne bandait. D’ailleurs ni homme ni femme ne savait qu’il ou elle était homme ou femme. Ils ne pensaient pas, n’analysaient pas, ne calculaient pas, ils se frottaient répondant à l’appel de l’espèce, au rut, à des cycles, à des odeurs qu’ils ne comprenaient pas. Ce n’étaient pas des légumes mais presque. Ils se croisaient, peuplaient et multipliaient par simple et lent frottis-frotta.

Vint la première glaciation qui changea tout. Les jambes de poulpe des penispithèques (c’est ainsi que s’appelaient les hommes entre eux en ce temps-la) et des clitorispithèques (les demoiselles) subirent une mutation radicale . Les deux jambes extérieures devinrent rigides et articulées tandis que celle du milieu se rabougrit. Il fallut apprendre à marcher sur deux pieds. Mais même rabougrie en de grandes proportions cette jambe du milieu qu’on finit par nommer penis pour les hommes et clitoris chez les demoiselles, possédait toujours pieds et orteils, désormais rendus inutiles pour la marche.

Chaque fois que vous bandez, souvenez-vous, c’est votre humanité primitive qui se rappelle à votre bon souvenir. Plus vous bandez fort plus vous êtes en contact avec votre self.

Le problème de la bandaison c’est son corollaire l’éjaculation. L’ homme en état de bandaison passe simultanément par les phases de fierté due à l’érection, de nirvana jouissif due à l’éjaculation et de paix intérieure retrouvée due à la débandaison. Un homme en état de bandaison perd tout libre arbitre, il est en proie aux mille soubresauts de ses sens primitifs, il recherche frénétiquement cet entre-orteil de jadis pour épancher sa soif, c’est un oiseau sans ailes qui pue le frai. Il faut qu’il se soulage de ce mal nécessaire sans laquelle son existence même lui serait niée.

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