Drôle de rêve à zéro heure pile poil

1024px-VeveLegba.svgMoi qui ne me souviens quasi jamais de mes rêves j’ai rêvé que ma mère était morte. Rien que ça ! C’était clair et limpide comme de l’eau de roche. C’est ma femme qui me l’aurait annoncé. Et pourtant nous sommes séparés par des milliers de kilomètres, de mers et de nuages. Je n’y ai pas cru sur le moment. Je suis allé dans mon rêve sur le site Belradio vérifier. Et son nom était là bien répertorié. Alors je me suis dit  : elle est morte le 25 octobre comme sa mère. Quelle coincidence ! Bena pleurait mais moi j’étais serein !

Je me suis réveillé tranquillement et j’ai couru au téléphone pour voir l’heure. Il était exactement zéro heure, pas une minute en plus, pas une seconde en moins, zéro heure pile. Zéro heure pile poil comme disent les Mahorais ! A la frontière parfaite entre le mercredi 27 décembre et le jeudi 28 décembre 2017.

Je suis allé pour de vrai sur Belradio et là pas de trace de décès de quelqu’un de la famille

Je suis allé sur geneanet pour vérifier les dates de décès de ma grand-mère, elle est décédée le 24 octobre à Gourbeyre et enterrée le 27 octobre 2006 à Saint-Claude.

J’avais un message qui clignotait d’une demoiselle Isabelle Saint-Val, fille d’une Cécile Castard et d’un Monsieur Saint-Val et qui me demandait si je connaissais un cousin de sa mère décédée en 2012 nommé YANKO. Mystère et boules de gommes ! Et moi je ne connais ce YANKO ni d’Eve ni d’Adam

Puis j’ai appelé ma femme ! Avec le décalage horaire il était un peu plus de 22 heures en France et je lui ai annoncé la nouvelle. E,lle était en train de regarder un film. J’ai donc été bref ! Ouf elle était en vie !

Puis je me suis souvenu que son père était mort lui aussi un 25 octobre, elle n’en était pas sûre, elle m’a dit 24 octobre, je suis donc retourné sur mon site geneanet et j’ai consulté la fiche de mon beau-père. Décédé le 24 octobre 2010 à Jacobina, Bahia, Brésil.

Tiens ma grand-mère et mon beau-père décédés le même jour ! Je n’avais jamais fait le rapprochement entre les défunts de Guadeloupe et ceux du Brésil.

Bon ma mère est née un 25 juin, mon père est décédé un 20 juin 2000 à Troyes, mon frère Charles Henri décédé un 22 juin 1958 à Saint-Claude

Puis je me suis souvenu que hier on m’avait appelé de métropole via un numéro de portable 0680XXXX, que j’avais appelé et que j’étais tombé sur la boite vocale et que je n’avais comme à mon habitude laissé aucun message

Puis je me suis souvenu d’un poème écrit il y a bien longtemps PSAUME XI qui fait partie du recueil  Micareta : 27 fragments infimes d’un carnaval intime et qui débute par Zéro heure :

PSAUME XI

Zéro heure, la chauve cascade

Où le délire se découd

Dans les courbes de l’ennui…

Zéro heure, l’édentée

Déchirant les échos

Des obsèques de minuit…

Zéro heure, poupée

Aptère, assoupie

A l’ombre des rêves…

Cartomancienne hérétique

Châtrant les éruptions chagrines,

Châtrant, multipliant les yeux

Vers les plages pourpres…

Zéro heure, nymphe sourde

Défunte à la canne bossue,

Hissant le grand pavois

De la couleur polyphonique,

L’accord,

La peau du poète,

Éclipse magique

De tous les déluges…

Demain à la première heure j’appellerai ma mère pour lui communiquer en bonne et due forme son décès. On en rira tous les deux ! enfin je l’espère. Ou elle m’annoncera la mort de quelqu’un. Qui donc !? Je l’ai eue au téléphone le 24 décembre dans l’après-midi, elle était en pleine forme ! sur le calendrier le 25 octobre c’est la saint Crépin. Mourir à la saint Crépin, quel drôle de rêve ! Moi je signe tout de suite pour la saint Glinglin, à zéro heure pile poil entre saint Jean l’Evangéliste et les saints Innocents !

13h pile poil après minuit j’entre finalement en contact avec la Reine Mère, après une trentaine d’appels restés sans réponse sur son portable comme sur sa ligne fixe ! Man Balti is alive and kicking ! Je respire ! Mais elle me confirme que tout est prêt pour son départ ! Que je ne m’inquiète pas ! Mais non je ne m’inquiète pas ! Je sais que tout est réglé comme sur du papier à musique ! On chantera probablement :

1. Je crois en Toi, mon Dieu, je crois en Toi,
Vivant, mystérieux, si près de moi.
Dans tous les désarrois, Tu garderas ma foi.
Je crois en toi, mon Dieu, je crois en Toi.
2. J’espère en Toi, mon Dieu, j’espère en Toi,
Ta main, du haut des cieux, prend soin de moi.
Quand sous l’effort je ploie, quand sombre toute joie,
J’espère en Toi, mon Dieu, j’espère en Toi.
3. N’aimer que Toi, mon Dieu, n’aimer que Toi :
Tes saints, d’un cœur joyeux, ont fait ce choix.
Ils ont tracé pour moi la route vers la croix.
N’aimer que toi, mon Dieu, n’aimer que Toi.
4. Plus près de Toi, mon Dieu, plus près de Toi !
Pour que je serve mieux, reste avec moi.
Fais-moi de jour en jour grandir en ton amour.
Plus près de Toi, mon Dieu, plus près de Toi.

Ce matin elle est partie tranquillement à la messe à Toulouse puis était en pleine préparation de la cérémonie de décès d’un certain Jean-Marie décédé le 25 décembre à Gagnac-sur-Garonne.

Pour fêter la bonne nouvelle je dis :

boudin, pain de mie complet et vin blanc moelleux pour tout le monde !

Ma chère et tendre analyste junguienne n’a pas pas hésité à me faire parvenir ce lien 

Selon ce Tristan Moir spécialiste de l’interprétation du langage des rêves, rêver de la mort d’un proche n’a rien de morbide. Au contraire.

Comme je me méfie de ces splendides spécialistes de la psyché je prends tout avec des pincettes. Je deviendrais, avec un énorme conditionnel, enfin adulte. Je ne serais plus puer aeternus ? il faut symboliquement s’affranchir de ses parents  (il dit tuer symboliquement, mais moi je préfère m’affranchir) pour s’inscrire dans la vie adulte. Je serais en train de franchir une étape que je croyais pourtant franchie depuis belle lurette ? Non seulement je deviendrais adulte mais encore philosophe ! Tout ça à l’orée de 2018 où je partirai enfin à la retraite. Fin de cycle, début d’un autre ! Formidable ! J’étais formidable, tu étais formidable, nous étions formidables, en 2017, comme dirait Stromaé !  Lisons Tristan dans le texte  tout en écoutant Stromae, donc :

Si nous rêvons de la mort d’un parent proche, il n’y a pas là prémonition ou souhait de le voir disparaître. Ces rêves correspondent au processus de mort symbolique nécessaire à notre évolution. C’est un des grands thèmes de la psychanalyse : chacun de nous doit un jour tuer son parent symbolique pour devenir un individu à part entière, c’est à dire adulte, indépendant et capable de devenir parent à son tour. Tant que la mère et le père n’ont pas été tués symboliquement, l’individu reproduit les schémas que lui ont transmis ses parents. Si nous avons reçu une éducation qui nous semble assez mauvaise, tant que nous serons attachés à nos parents, nous aurons tendance inconsciemment à nous comporter comme eux.

Qu’il s’agisse de notre mort ou de celle d’un proche, les rêves qui la représentent ne sont jamais négatifs ni prémonitoires d’un décès prochain réel. La mort est ici symbolique. Elle correspond toujours à une transformation, au passage d’un état à un autre.

(Dans les cas de rêves relatifs à la disparition imminente d’un proche, celui-ci apparaît en songe de façon bien vivante. Le plus souvent, il est habillé normalement, il regarde le rêveur en souriant, dit peut-être quelques mots avant de disparaître. Ces rêves sont très paisibles, jamais dramatiques. La mort physique n’est jamais représentée.)

Négatif : Peur du changement, poids du passé, angoisse.

Positif : Fin de cycle, transformation, passage à un nouvel état, maturité, recul philosophique.

 

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