Le soleil se lève à l’Est et se couche à l’Ouest

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Qu’on appelle l’Est le Levant ou l’Orient et l’Ouest le Ponant ou l’Occident, le soleil ne se lève ni ne se couche ! C’est la terre qui tourne sur elle même sur un axe est-ouest en moins de 24 heures! Tout n’est donc qu’illusion ! Aux équinoxes de mars et de septembre  seulement on pourrait prendre cette formule lapidaire pour de l’argent comptant. Le reste du temps selon le solstice le soleil semble orienté sur d’autres axes qui vont du Nord au Sud.

Cette position apparente du soleil a mystifié les hommes qui autrefois situaient Hadès, le pays des morts à l’Ouest tandis que le paradis était lui positionnée à l’Est ! Et continue de les mystifier puisque par exemple la plupart des absides des églises romanes sont orientées vers l’Est, le berceau du Soleil, un Est mythique qui symbolise le Christ, la lumière !

abside

Que dit Wikipedia ?

Bien que le mot abside ne doive rigoureusement s’appliquer qu’à la tribune ou cul-de-four qui clôt la basilique antique, on l’emploie aujourd’hui pour désigner le chevet, l’extrémité du chœur, et même les chapelles circulaires ou polygonales des transepts ou du rond-point.

Que dit le CNRTL ?

Abside, subs. fém.

I.− ASTRON., vieilli. Voir apside, et inf. hist. I.

II.− ARCHIT.

a) Construction, qui termine le chœur d’une église, soit par un hémicycle, soit par des pans coupés, soit par un mur plat. Bien que le mot abside ne doive rigoureusement s’appliquer qu’à la tribune ou cul-de-four qui clôt la basilique antique, on l’emploie aujourd’hui pour désigner le chevet, l’extrémité du chœur, et même les chapelles circulaires ou polygonales des transepts ou du rond-point.«  (Viollet 1875).

b) L’abside est la tête de l’église, l’extrémité du côté de l’autel, lorsque cette extrémité est de plan arrondi ou polygonal.«  (J.-A. BrutailsPrécis d’archéologie du Moyen Âge, Glossaire archéologique, 1924) :

1. … l’évêque, tenant l’évangile à la main, monta sur son trône qui s’élevoit au fond du sanctuaire, en face du peuple. Les prêtres, assis à sa droite et à sa gauche, remplirent le demi-cercle de l’abside. Les diacres se rangèrent debout derrière eux; la foule occupoit le reste de l’église; … F.-R. de ChateaubriandLes Martyrs ou le Triomphe de la religion chrétienne,t. 2, 1810, p. 199.
2. Quelle que soit l’enveloppe sculptée et brodée d’une cathédrale, on retrouve toujours dessous, (…) la basilique romaine. (…) Ce sont imperturbablement deux nefs qui s’entrecoupent en croix, et dont l’extrémité supérieure arrondie en abside forme le chœur; … V. HugoNotre-Dame de Paris,1832, p. 134.
3. Si l’on arrive à la chapelle par le chevet, l’effet est tout autre. La haute abside du quatorzième siècle vous apparaît dans toute son audace et dans toute sa beauté avec l’angle savant de son toit, le riche travail de ses balustrades, la variété de ses gargouilles, la sombre couleur de sa pierre et la transparence vitreuse de ses immenses lancettes, … V. HugoLe Rhin,Lettres à un ami, 1842, p. 70.
4. Le plan des premiers oratoires ne présentait, en général, qu’une seule nef, terminée à l’orient par une apside ou niche semi-circulaire. A. LenoirArchitecture monastique,1852, t. 1, p. 90.
5. Elles avaient gravi les trois marches qui menaient au chœur, elles tournèrent par le pourtour de l’abside, la partie la plus anciennement bâtie, d’un enfouissement de sépulcre. Un instant, contre la vieille grille, très ouvragée, qui fermait le chœur de partout, elles s’arrêtèrent pour regarder scintiller le maître-autel, dont les petites flammes se reflétaient dans le vieux chêne poli des stalles, (…) fleuries de sculptures. É. ZolaLe Rêve,1888, p. 123.
6. La scène forme un vaste hémicycle pareil à l’abside d’une cathédrale dont les voussures partant d’une clef de voûte où elles se pincent et rattachées par en bas à de gros piliers romans déterminent une série de chapelles ou de loges éclairées par derrière. P. ClaudelLa Parabole du festin,1926, p. 1099.
7. La nef se creusait comme une grotte miraculeuse, obscure et pourtant illuminée par d’innombrables herses de cierges qui transformaient l’abside en un buisson ardent. R. Martin du GardLes Thibault, L’Été 1914, 1936, p. 623.
Rem. J.-A. Brutails, loc. cit., ajoute : ,,Suivant M. Monceaux (Bulletin monumental, 1907, pp. 541-42), chez les Latins, l’idée de courbe semble toujours impliquée dans le mot absis ou apsis… − Ne pas parler d’abside carrée.« 
III.− LITURG. ,,Châsse où l’on mettait les reliques des saints.«  (Littré). Sens douteux, cf. hist. III.

IV.− P. ext. Angle de toile destiné à prolonger et à agrandir une tente :

8. Articles de camping : « tentes canadiennes à abside triangulaire ». Album de Manufrance,1961.
Rem. Cette ext. de sens, peut-être éphémère, méconnaît le caractère essentiel du sens du mot, qui traditionnellement impliquait une idée de forme arrondie. (Cf. hist.).

Stylistique − Ce terme très techn. se prête peu aux emplois fig., cf. cependant l’essai suiv. : 9. Ils étaient, la montagne et lui, un pur dialogue. Quand l’heure appartenait déjà aux ténèbres elle s’élevait au-dessus de tout, à la manière du triangle doré des gloires dans une église de campagne qu’eût été la nature entière. (…) Le dernier reflet du soleil avait-il disparu au détour de l’abside sombre de la nuit? M. Godeau se retournait pour le voir revenir le lendemain entre les chênes. M. JouhandeauMonsieur Godeau intime, 1926, p. 186. (Compar. de la nature avec une église de campagne et de l’horizon assombri de la voûte céleste avec l’abside qu’aurait une telle église).

Prononc. ET ORTH. − 1. Forme phon. : [ab̭sid]. 2. Dér. et composés : absidal, absidiole. 3. Hist. − La forme apside apparaît au xviiies. ds Voltaire (cf. hist.); elle est attestée ds l’Encyclopédie de Diderot dès 1751 comme vedette princ., et est encore signalée ds Ac. 1878. On en trouve un ex. dans la docum. IGLF (A. LenoirArchitecture monastique,1856, p. 1926).
Étymol. − Corresp. rom. : n. prov. absido, assido; ital. àbside; esp. ábside; port. abside; cat. àbsida. 1. 1562 abside « point de l’orbite d’une planète où elle se trouve ou à la plus grande ou à la plus petite distance du soleil » terme d’astron. (Du Pinet ds DG), attest. isolée; 1690 « id. » id. (Fur. : Absides s. m. terme d’astronomie. Ce sont deux points de l’orbite d’une planète, dont le plus haut est nommé apogée et le plus bas périgée…); 2. 1690 « construction en forme d’hémicycle qui termine le chœur d’une église » terme d’archéol. relig. (Fur. : Absides s. m. […] Dans les vieux titres on a appellé absides, la partie intérieure de l’Eglise où est le maître autel, qui avoit ordinnairement une voute particuliere et séparée). Empr. au lat. absida (empr. pop. à l’acc. gr. apsida − sans l’aspirée − de même sens que le lat.; est fréq. aussi la transcription sav. lat. apsis) attesté : 1 comme terme d’astron., dep. Pline (Hist. nat. 2, 63 ds TLL s.v., 322, 59 : apsidas « orbite d’une étoile »), en lat. médiév. « point le plus bas de l’orbite d’une planète » : ann. 969, Epistola Gunzonis ad Augienses Fratres ds Marten. Com. 1 Ampliss. Collect. col. 310 D ds Du Cange : Vile putat in liberalibus studiis immorari; planetarum Absidas, positionem discursus per Zodiacum, circulorum inter se replicationem inquisitum ire nihili pendit; cf. Albert le Grand (Metaphysica, 11, 2, 23 ds Mittellat. W. s.v., 49, 44 : dicuntur auges summae elevationes et abscides infimae depressiones uniuscuiusque planetae); 2 comme terme d’archéol., au sens de « rotonde » dep. Pline hapsida (Epist. 2, 17, 8 ds TLL s.v., 322, 59 : cubiculum in h. curvatum), fréq. sous la forme absida en lat. chrét. (Paulin de NoleEpist., 32, 10, ibid. 322, 84 : absidam) et en lat. médiév. : ixes. RatpertusDe orig. monast. S. Gall., 26 ds Mittellat. W. s.v., 49, 51 : absidam… post altarium … pictura deaurata … composuit; cf. ann. 1311, au même sens, port. (de formation pop.) ausidua (< lat. *absidula) inséré dans un texte lat. (Testam. episcop. Gardiensis [Guarda prov. Beira, Portugal] ds S. Rosa de Viterbo [Elucidario], I, 150 ds Du Cange s.v. assidua : mandamus corpus nostrum imo verius cadaver, sepeliri in ecclesia cathedrali Aegitanensi [évêché d’Idanha, Portugal, transféré à Guarda] intus in ausidua coram altari majori.) Le fr. abside, terme d’archéol., est certainement bien ant. à 1690. D’autre part Du Cange [Add. Benedictins ann. 1736] s.v. absida signale comme synon. du terme archéol. : rond-point, première attest. du mot dans cette accept. (encore ds DG s.v.). HIST. − Abside implique par ses lointaines origines l’idée d’une forme circulaire : gr. α ́ π τ ε ι ν « nouer », d’où α ̔ ψ ι ́ ς « nœud », d’où par anal. avec la courbure d’un nœud « objet de forme circulaire ». Du gr. au fr. en passant par le lat. le mot s’est spécialisé dans les terminol. de l’astron. (les mouvements célestes sont circulaires) et de l’archit. (pourvu que la constr. ainsi désignée comporte un élément tant soit peu arrondi). Pas de sens disparu avant 1789, mais cf. inf. I C la dichotomie abside/aspide(s) et II C 2 l’accept. « oratoire secret ». I.− Abside, terme d’astron. (cf. étymol. 1.) − A.− En lat. class. (Pline) le plur. apsidae désigne très logiquement les 2 points extrêmes de l’orbite d’une planète (en ces points la planète « tourne »), d’où désignation de l’orbite elle-même définie par ces 2 points. − Rem. En lat. médiév. Albert le Grand (xviiies.) réserve exceptionnellement ce plur. à la désignation d’un des points extrêmes de l’orbite et choisit (arbitrairement?) le point le plus bas (cf. étymol.). B.− Entré en fr. au xvies. (cf. étymol.), le mot désigne à nouveau les 2 points extrêmes de l’orbite : Absides (…) Ce sont deux points de l’orbite d’une planète dont le plus haut est nommé apogée, et le plus bas perigée, ou le plus près de la terre. Le diamètre qui les joint s’appelle ligne des absides qui passe par le centre de l’orbite de la planète, et par le centre du monde. Fur. 1690. Cf. aussi Fur. 1701 et Trév. 1704 à 1771. − Rem. L’ex. de Fur. repris par les Trév. semble se référer à la théorie géocentrique de Ptolémée et ignorer la théorie héliocentrique de Copernic (1543). C.− Vers 1789 la var. phonét. et orth. apside (conforme à l’étymon fr.) est utilisée pour le sens de abside en astron.; le fr. se trouve auj. dans une situation claire avec pour 2 sens, 2 mots indépendants, abside en archit., apside(s) en astron :  À l’époque des Trév. Voltaire (ou son imprimeur) écrit déjà : Cette gravitation est la cause de la révolution des apsides de la lune en neuf ans. Volt.Newton [1738], III, 10 ds Littré− Ac. 1835 et Ac. Compl. 1842 créent 2 mots-vedettes mais les maintiennent en rapport en faisant le double renvoi de l’un à l’autre (cf. aussi Littré s.v. apside).  Rob. 1953 ne fait plus que le renvoi de apside à abside : Apside(…) 1) Archit. Vieilli « abside ». 2) Astron. (…) − Rem. Les déf. d’Ac. 1835 à Rob. ne comportent plus d’erreur ni même d’équivoque quant au syst. du monde et apside(s) est devenu un terme générique commode pour classer des termes spécifiques tels apogée/périgée, aphélie/périhélie, aposélénie/périsélénie, apojove/périjove, etc. (révolutions respectives autour de la Terre, du Soleil, de la Lune, de Jupiter). II.− Abside, terme d’archit. (cf. sém. II). − A.− En lat. class. (Pline) (h)apsida désigne une constr. voûtée qui peut être une chambre à coucher (cf. étymol.), la loge de l’empereur au cirque (Pan. 51, 4), etc. L’emploi du mot n’est donc pas limité à un type de bâtiment. B.− Le lat. chrét. (cf. ds étymol. Paulin de Nole iiieives.) spécialise le mot en archit. relig. C.− Le mot entre en fr. au xvies. (cf. étymol.) avec ce sens spécialisé : 1. xviies. (avec une déf. suggérant que abside signifie « voûte ») cf. Fur. ds étymol. 2. xviiies. Ce sens s’obscurcit; cf. Trév. 1740 à 1771 qui, outre les sens du mot, mélange le lat. et le fr., les orth. apside et abside,le sing. et le plur., créant ainsi de graves et durables confusions (cf. aussi inf. III, rem. 1) : Abside (…) Tèrme d’Architecture et de Liturgie. C’est une voûte (…). On appelle aussi abside, le Sanctuaire, ou la partie de l’Église qui est séparée du reste, et dans laquelle est l’Autel parce qu’elle est en voûte. Du Cange. (…) Il s’est dit aussi quelquefois pour des Oratoires sécrèts qu’on a autrement appelez Doxologia, Doxalia, noms grecs qui viennent de δ ο ́ ξ α louange parce qu’on y chante les louanges de Dieu. Ces mots sont encore en usage dans les Pays-Bas et signifient ce que nous appellons en François Chœur : un lieu au delà de l’Autel où les Religieux chantent l’Office séparez du Peuple et sans être vûs (…). Il y avoit quelquefois plusieurs absides dans une même Eglise; ainsi l’Auteur de la vie Saint Hermenland qui écrivoit au huitième siècle dit que ce Saint fut entèrré dans l’abside méridionale de la Basilique de Saint Paul à Nantes. Absides alors ne peut, ce semble, signifier que deux choses; ou ce que nous appellons Chapelles, qui étant voûtées étoient chacune une petite abside séparée; ou dans les Églises bâties en forme de croix on appelloit abside méridionale le côté droit de la croix qui regardoit le Midi, l’Autel étant toujours à l’Orient. Ce second sens paroit d’autant plus probable qu’au même endroit le même Auteur distingue abside d’Oratoire qui n’est autre que Chapelle (…). 3. xixes. cf. ds sém. déf. stricto sensu de Viollet-Le-Duc qui en outre atteste pour son époque les ext. de sens : « chevet », « extrémité du chœur », « chapelles circulaires ou polygonales »; cf. aussi du même : Certaines églises ont leurs croisillons terminés par des absides semi-circulaires : tels sont les transepts des cathédrales de Noyon (…) 4. Fin du xixes. et xxes. La création de absidiole (1866, cf. absidiole, hist.) semble avoir eu pour effet de clarifier les emplois de abside en réservant le mot à la seule désignation de l’abside principale : Absides (…) Hémicycle formant le fond des basiliques païennes, qui devint le sanctuaire des basiliques chrétiennes. P. anal. 1. Partie correspondante des églises postérieures, où elle n’est qu’une simple chapelle. 2. Chapelle en hémicycle à l’extrémité de la nef ou du transept. (DG). Il faut interpréter cet art. du DG en rapport avec l’art. absidiole du même dict. Malgré les apparences c’est toujours la même partie de l’église qui est désignée, mais dans ses situations hist. successives (basiliques païennes; basiliques païennes utilisées par les chrétiens; églises construites postérieurement, avec ou sans transept). III.− Abside, « châsse » (cf. sém. III). − 1reattest. en l’état actuel de la docum. : Abside est aussi le nom que l’on donnoit autrefois à la bière où l’on mettoit les reliques des Saints : on l’appelle aujourd’hui châsse. On appelloit absides ces sortes de bières, parce qu’elles étoient élevées et disposées en voûte. (Du Cange ds Trév. 1740). − Rem. 1. Cette déf. de Trév. 1740 est recopiée par Trév. 1752 et 1771, puis reprise ds Ac. Compl. 1842 et Littré (ce dernier copiant littéralement le précédent mais l’un et l’autre sans ex.). En revanche toutes les éd. de l’Ac.ignorent ce sens. Trév. 1740 semble à l’orig. d’un sens fantôme du fait d’une mauvaise lecture du texte de Du Cange. En effet Trév., mentionnant un sens déjà disparu à son époque (concurrence de châsse), paraît faire allus. à l’existence d’attest. françaises plus anc. (cf. abside est le nom que l’on donnoit autrefois…). Mais une vérification chez Du Cange, montre qu’il s’agit seulement d’un sens lat., d’ailleurs peu sûr, du mot lat. absida. De plus les vastes dépouillements d’a. et de m. fr. faits depuis 1740 n’ayant pas attesté abside « châsse », on peut penser que Trév. a créé un sens fantôme a) de l’a. et du m. fr., b) du fr. mod. vu le passage de ce sens ds Ac. Compl. et ds Littré dont la déf. est actualisante (« châsse où l’on mettait les reliques des saints »). 2. Si tant est que ce sens ait existé ou existe malgré la vive concurrence de châsse, noter que Lar. 20edonne ce sens non plus à abside mais à absidiole (« châsse contenant les ossements d’un saint »), ce qui fait un second concurrent et corrobore l’affirmation ci-dessus (II C 4) selon laquelle le néol. absidiole a épuré le sémantisme de abside; mais ce sens est-il mieux établi pour absidiole que pour absideIV.− Abside, « article de camping » (cf. sém. IV). − Cette ext. du sens II est récente (1reattest. Lar. encyclop.), création qui correspond au développement du « camping ».
STAT. − Fréq. abs. litt. : 158.
BBG. − Alex. 1768. − Barb.-Card. 1963. − Bouillet 1859. − Chabat t. 1 1875. − Chesn. 1857. − Glossaire des termes romans. − La Pierre qui Vire, 1965. − Jossier 1881. − Lavedan 1964. Marcel 1938. − Mortet (V.) Lexicographie archéologique. Le sens du mot abside. Paris, 1909, 9 p. − Perraud 1963. − Privat-Foc. 1870. − Viollet 1875.

Le porche du temple de Salomon était orienté vers l’est ! Ainsi que ‘autres églises à Rome, capitale de la chrétienté. En effet jusqu’au 16ème siècle les fidèles priaient tournés vers le couchant, symbole de Christ ressuscité. Cette tradition persiste jusqu’à de nos jours ! Puis sur injonction du pape Pie V  il fut admis  que le choeur de l’église soit occidenté (orienté vers l’ouest)  si cela pouvait l’intégrer au mieux dans la ville où l’église venait être édifiée.

L’abside en cul-de-four des églises anciennes joue le même rôle que le mihrab des mosquées musulmanes qui indique la qibla, la Mecque (depuis 629, car auparavant les mosquées étaient orientées vers Jérusalem) où se trouve la mosquée du Prophète. C’est dans l’axe de la qibla comme dans celui de l’abside que les fidèles se tournent pour prier. Outre l’importance de l’abside et de la mihrab pour indiquer l’orientation de la prière il y a une autre raison d’ordre acoustique qui justifie ces deux constructions architecturales : abside comme mihrab  renvoient et amplifient la voix de l’imam comme du prêtre qui est placé devant.

L’abside voûtée en cul-de-four (en forme de quart de sphère ou demi coupole comme les fours à pain romains) caractérise l’église romane et se retrouve encore aujourd’hui dans de nombreuses églises en France dans le Poitou, en Normandie, dans le Lyonnais, en Auvergne et en Bourgogne. Elle a été remplacée par des voûtes de nefs et transepts dans le style gothique qui le suivit.

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