Les théismes sont machistes par essence

Judaïsme, Christianisme, Islam, voila 3 religions monothéistes avec leurs innombrables chapelles qui se retrouvent en un point. Machistes. Sexistes. Patriarcales. Avatars qu’on le veuille ou non de religions hénothéistes puis polythéistes.

L’hindouisme ou brahmanisme ancien serait la plus ancienne des religions dérivant elle même du védisme. Le brahmanisme aurait donné naissance au bouddhisme, au janaïsme et au jinisme. Puis aurait eu lieu le mazdéisme en Iran qui aurait donné naissance au zoroastrisme (Zarathoustra) qui  à son tour aurait engendré le judaïsme, mère du catholicisme et de l’Islam. Le bouddhisme serait apparu après le judaïsme.  Certes ceci n’est pas le privilège des religions monothéistes les polythéistes de tous bords ne s’en tirent guère mieux dans les faits. Peut-on croire que le fait que le panthéon grec ou romain contienne de nombreuses divinités ait diminué le sexisme et le machisme de la population. Non, Héra/Junon, Aphrodite/Vénus, Athéna/Minerve, Artemis/Diane, Demeter/Cérès et Hestia-Vesta, qui représentaient pourtant la moitié des divinités de l’Olympe n’ont pas rendus Grecs et Romains moins sexistes. Et dans le polythéisme hindou le fait d’avoir dans leur panthéon des divinités féminines comme Karli, Malyenmen, Pandialé, Lakshmi, Sarasvati, Petyaie n’absout pas les hindous de sexisme et machisme. Que les déesses soient africaines, aztèques (Chicometoatl ou Tonantzin), bouddhistes (Prajnaparamuta, Yogini, Cunda, Tara), égyptiennes (Isis, Neith, Mut, Meshkent, Ma’at), gauloises, inca (Mama Quilla), mayas (Ixchel), scandinaves (walkyries, Nornes), afro-américaines (orixas comme Iemanja, Iansa, Oxum, etc) elles sont toujours de plusieurs types : soit des divinités guerrières, soit des déesses appartenant à un couple, soit des déesses-reines, soit des déesses-mères, soit des déesses tutélaires associées aux cours d’eau , sources, aux montagnes et aux villes.

On est tenté de dire que les religions polythéistes seraient moins sexistes grâce à l’intervention de ces déesses et Olivier Herrenschmidt tente d’en faire la démonstration quand il publie en 1989 Les Meilleurs Dieux sont Hindous (Editions L’Age d’Homme)

Il suffit de lire cet article sur le voile porté indifféremment par les Israélites, puis les Chrétiennes puis les Musulmanes comme signe de soumission à Dieu, quel qu’il soit et surtout aux hommes, créés à l’image de Dieu.

Prenons le christianisme : La femme c’est un démon, une sorcière, une tentatrice, fabriqué à partir d’une des côtes de l’homme. en quelque sorte, c’est Eve qui a croqué la pomme, c’est elle qui en paie en saignant un tribut lunaire tous les 28 jours. La seule femme qui ait égard à leurs yeux c’est Marie dans le rôle de la coadjuvante vierge. Le premier rôle c’est Dieu, le Père tout puissant, ce n’est donc pas une femme. Les anges quoi qu’il n’ont pas de sexe sont toujours des hommes puisqu’ils portent des noms d’hommes tout comme les archanges, les prophètes, les apôtres, les disciples, les évêques, les prètres, les cardinaux, les papes (quoi qu’il est fait état ‘une papesse à Avignon, exception qui confirme la règle). La sainte-Trinité est affaire d’hommes : le Père (Yahwé, Élohim, Adonaï, Kyrios, Theos), le Fils et le saint Esprit. ah vous avez des doutes sur le saint esprit. LOe Saint-Esprit pourrait selon vous être

Il n’y a que les nonnes qui ont capacité à se rapprocher de Dieu (si elles sont vierges) car rappelons-le pour se rapprocher de Dieu il faut être vierge et ne pas avoir commis le péché de chair.

J’ai déjà évoqué le cas des femmes en terre islamique qui sont des champs que l’homme se doit de labourer. Il est aussi permis à chaque homme un harem de quatre femmes. Quant à ceux qui pratiquent le judaïsme ils remercient tous les jours Dieu dans leurs prières de ne pas les avoir fait naître femmes. Les imams, les muezzins, les cadis, le Coran, les rabbins, la Torah, les curés, la Bible, tous des hommes, tous unis dans le même combat, dans le même élan pour préserver leurs valeurs patriarcales.

Certes ces religions sont fort anciennes et en ces temps reculés le machisme, le patriarcat était la règle.

Et même l’athéisme n’est pas exempt de ces représentations sexistes qu’on pourrait croire enracinées dans le passé très lointain mais qui pourtant continuent ancrées au plus profond des hommes, au plus profond de la psyché masculine. Or travailler sur l’inconscient collectif, celui es hommes comme celui es femmes, car à mon humble avis, les femmes dans leur rôle traditionnel d’éducatrices sont les mieux en capacité de faire évoluer les représentations sexistes et machistes de leurs rejetons. En ne  cantonnant pas les garçons à des rôles essentiellement masculins, en les intégrant à la sphère féminine, à leur anima et vice-versa à faire surgir et laisser vivre chez les filles leur animus.

Seule cette coalition, cette cohabitation bienheureuse, choisie, voulue et bien comprise d’animus et d’anima peut mener à mon sens à plus ou moins brève échéance à une prise de  recul généralisée sur les idéaux machistes et sexistes que les théismes distillent depuis l’inconscient collectif de la nuit des temps.