J’ouvert

Tapi dans la mangrove,

Bondissant, sautant-matant…

Le ciel aux trois quarts nu

De giraumon, de pissat, et de sang.

Assis sur le trottoir, le ciel

Tousse Kein hein Kein hein

Ivre de parfums rouges errants

De brocarts, et de confettis à ses trousses…

Assis à marée basse,

Électrique. ..

Insensible aux chevaux des dieux qui tournoient

Au-dessus des tambours qui chavirent

Insensibles aux orgues charnelles

Des moites guérisseuses …

Le ciel caracole

Glisse contorsionniste

Mascarade immobile

Démêlant le cours des amours burlesques…

Entre les atolls obscurs de pistaches et de bonbons

D’anges et de démons…

Cabriole, tiède et poisseux,

Cisaille à contre-jour

L’orpailleur en transe

Aboyant dans le sérail

De mes âmes sevrées, esseulées…

L’aube culbute

Dans les lambeaux du gouffre

Dans les calypsos du soleil

D’où sourdent, dégénérées

Les jambes et les larmes

Qui fraient encore, exotiques,

Sur les pilotis du carnaval nocturne

D’où va saillir le jour.

From Micareta, 27 fragments infimes d’un carnaval intime

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