Ma salade niçoise à la mode bragwada

SALADE NIÇOISE À LA MODE Bragwada. Je préviens tout de suite ce n’est pas une authentique salada nissarda.

BON APRÈS AVOIR VU UN PEU PARTOUT ENTRE NICE ET MENTON DES VERSIONS ÉDULCORÉES DE SALADE NIÇOISE JE PROPOSE MA RELECTURE TOUT À FAIT PERSONNELLE ET POUR NE FROISSER AUCUN ESPRIT CHAGRIN (comme le cercle de La Capelina d’Or ) JE LA NOMMERAI SALADE NIÇOISE À LA MODE BRAGWADA.

Voyez-vous, après avoir essayé plusieurs versions dans la plupart des restaus mainstream dont j’ai pu déchiffrer les menus la salade niçoise servie à Nice contient thon, oeuf, mesclun de salade verte et rouge, roquette et cerfeuil etc, tomate, poivron, concombre et anchois, olives. Le sel, l’huile d’olive, le vinaigre et le poivre sont servis en option .

Certains restaurants proposent soit des radis soit du coeur de céleri. Voilà ce que j’ai vu. Mais je ne suis ici que 4 jours.

Je me souviens pourtant avoir lu cet article sur le blog Le Manger qui se veut un blog d’ethno-gastronomie. Ou encore celui-la . Je suis non-Nicois. Je sais que la salade niçoise qui était autrefois la salade du pauvre s’est institutionnalisée, embourgeoisee, a pris du ventre. Alors qu’au départ il n’y avait que trois ingrédients : tomates, anchois et huile d’olive on ne sait plus maintenant où donner de la tête pour être original. Chaque rue, chaque mamma a sa salade comme chaque doudou a son colombo ou son calalou. On y met ce que l’on aime. Il y aurait un consensus pour dire que dans la salade niçoise rien ne doit être ni cuit ni rôti. Seulement des légumes du jardin et des conserves. La vraie de vraie n’aurait pas de salade, pas de vinaigre, pas de pommes de terre, pas de maïs, pas de courgettes, pas de riz, pas de poivron rouge, pas de concombre, pas de cornichons. Et en fonction des saisons cela donne une palette assez large de produits locaux. Tomates, févettes ou artichauts, cébettes ou radis, poivron salade (le vert et long), basilic, anchois, olives de Nice, huile d’olive, ail, sel, poivre. Ce serait ça, la vraie de vraie, la véritable salade niçoise. L’AUTHENTIQUISSIME.

Voilà en tout cas permettez que je vous soumette l’humble version à deux têtes, fausse de chez fausse, pleine de barbarismes de deux non-Nicois, deux hérétiques que vous pouvez griller à l’étouffee sur l’échafaud de la belle et traditionnelle gastronomie.

Nos ingrédients pour cette salade sacrilège sont pour la plupart sur la photo. Au dernier moment nous avons retiré le fromage de chèvre, l’avocat et la mangue. Il nous manquait de l’ail et du radis ( j’ai grignoté tous les radis avec du camembert moulé à la louche en apéritif).

Les ingrédients sont donc :

Mesclun de salade verte et rouge, roquette, cerfeuil, tomate cerise, poivron rouge, concombre, harengs fumés (ni moi ni chérie chérie n’aimons les anchois, un peu trop salés à notre goût), sardines à l’huile, huile d’olive, champignons de Paris, vinaigre balsamique, oignon, oeuf. Oui je sais on a oublié les olives. Mais j’aurais aimé ajouter un rougail de mangue verte, de papaye verte ou de concombre, de la carotte râpée, de l’avocat, du piment végétarien. Et au lieu des olives vertes ou noires non dénoyautées de la tapenade ou un petit pesto maison (basilic, parmesan, pignons de pin, ail, huile d’olive). Pourquoi pas ? Si j’avais du marlin fumé il remplacerait avantageusement le hareng fumé. En attendant je trouve plus sain du poisson fumé quel qu’il soit que du poisson à l’huile. J’aurais ajouté aussi de la ciboulette et du coriandre vert et bien sûr du piment végétarien . Je ne connais pas encore le goût de la cébette ni celui de la févette. A voir.

En attendant le Côtes de Gascogne Haut Marin a été apprécié à sa juste valeur.

Je vais retravailler cette recette. Un peu de miel aussi….