If 6 was 9

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Bous l’avez entendu sur la B.O d’Easy Rider un film de Dennis Hopper sorti en  1969 starring Peter Fonda, Jack Nicholson et Dennis Hopper. Un road movie d’enfer entre California et Louisiana sur fond de rock, drugs, flowers, sex and coca cola. And police ! Un film choc qui fait trembler la star spangled banner. Je veux parler de If six was nine, pour moi l’épitomé du cri libertaire by Jimi Hendrix qui s’en fout de tout jusqu’à l’arithmétique de base. Si six était neuf soixante-six serait quatre-vingt-dix-neuf ! Même si je ne peux évoquer 69 sans penser à 69, année érotique de Gainsbourg/Birkin.

 

Gainsbourg et son Gainsborough

Ont pris le ferry-boat

De leur lit par le hublot

Ils regardent la côte

Ils s’aiment et la traversée

Durera toute une année

Ils vaincront les maléfices

Jusqu’en soixante-dix

Soixante-neuf année érotique

Soixante-neuf année érotique

Gainsbourg et son Gainsborough

Vont rejoindre Paris

Ils ont laissé derrière eux

La Tamise et Chelsea

Ils s’aiment et la traversée

Durera toute une année

Et que les dieux les bénissent

Jusqu’en soixante-dix

Soixante-neuf année érotique

Soixante-neuf année érotique

Ils s’aiment et la traversée

Durera toute une année

Il pardonnera ses caprices

Jusqu’en soixante-dix

Soixante-neuf année érotique

Soixante-neuf année érotique

 

Moi j’ai toujours pris cette chanson-là que Gainsbourg chante sur son piano à queue sous l’angle de 69 ans et 70 ans.

Ils s’aiment et la traversée durera toute une année et que les dieux les bénissent jusqu’à 70.

Oui la traversée dure encore et j’ai encore quelques maléfices à vaincre et quelques caprices à savoir pardonner actuellement sur la route 66. Get your kicks, prendre son pied sur la route 66

Mais en regard de tout cela  if six was nine de Jimi Hendrix est l’hymne fondateur de 1967. Le seul artiste dont je peux dire que j’ai été fan à 15 ans et dont je suis encore fan à 65. Imité mais jamais copié ! Un Picasso de la guitare et en même temps un Léonard de Vinci du riff. If six was nine est sorti sur l’album Axis : bold as love de 1967. Un album de 39 minutes de pure delight. 13 titres et le plus long, le plus incandescent c’est If six was nine qui dure la bagatelle de 5’34 ». C’est incontestablement mon hymne. Un hymne libertaire en diable ! Born to be wild de Steppenwolf c’est pas mal aussi mais pour moi Hendrix c’est une autre galaxie !

Je m’en fous ! I don’t care ! Je m’en fiche, je m’en balance je m’en tape, je m’en contrefous si le soleil refuse de briller, si la montagne tombe à la mer, ainsi soit-il ! c’est pas moi ok ! j’ai mon propre monde à moi à visualiser et je ne vais pas te copier !

Maintenant si 6 devenait 9, moi je m’en fous je m’en contrefous sauf que j’aurais alors 95 ans aujourd’hui oh my god et 99 dans 5 mois.

If the sun refuse to shine

I don’t mind, I don’t mind

If the mountains fell in the sea

let it be, it ain’t me

Alright, ‘cos I got my own world to look through

And I ain’t gonna copy you

Now if 6 turned out to be 9

I don’t mind, I don’t mind

Alright, if all the hippies cut off all their hair

I don’t care, I don’t care

Dig, ‘cos I got my own world to live through

And I ain’t gonna copy you

White collared conservative flashing down the street

Pointing their plastic finger at me

They’re hoping soon my kind will drop and die

But I’m gonna wave my freak flag high, high

Wave on, wave on

Fall mountains, just don’t fall on me

Go ahead on Mr. Business man, you can’t dress like me

Sing on Brother, play on drummer…’

Je suis encore et toujours sur la route . Appelez-la sixty-six, appelez-la seventy-seven, appelez-la ninety-nine. Tombez montagnes, mais ne tombez pas sur moi ! Tombez montagnes où vous voulez, quand vous voulez, comme vous voulez, mais surtout pas sur moi !  J’ai encore tout un monde à vivre on the road again

 

 

Well, I’m so tired of crying
But I’m out on the road again
I’m on the road again
Well, I’m so tired of crying
But I’m out on the road again
I’m on the road again

I ain’t got no woman
Just to call my special friend

You know the first time I traveled
Out in the rain and snow
In the rain and snow
You know the first time I traveled
Out in the rain and snow
In the rain and snow

I didn’t have no payroll
Not even no place to go

And my dear mother left me
When I was quite young
When I was quite young
And my dear mother left me
When I was quite young
When I was quite young

She said, « Lord, have mercy
On my wicked son. »

Take a hint from me, mama
Please don’t you cry no more
Don’t you cry no more
Take a hint from me, mama
Please don’t you cry no more
Don’t you cry no more

‘Cause it’s soon one morning
Down the road I’m going

But I ain’t going down
That long old lonesome road
All by myself
But I ain’t going down
That long old lonesome road
All by myself

I can’t carry you, baby
Gonna carry somebody else

Oui car je ne suis finalement qu’un marmot en langes, un Peter Pan puceau à peine éclos du nid de la nuit en route pour son sempiternel et unique voyage qu’on anglicisera en maiden voyage, le premier voyage, le voyage baptismal, le voyage inaugural de la nef qui s’en va vers la haute mer, vers le dépucelage abyssal !

 

See the sky,

let’s explore it’s hue.

Tide is high,

time for your debut.

Like a ship,

you must leave this bay.

On this trip you’ll learn love today.

The time has come to take a dare.

Maiden voyage first affair.

Set your sails to cast away.

Chart your course of love today.

Now we’re clear, homeward bound are we.

Listen dear, as you sound your sea.

Soon you’ll cry lovely thoughts you’ll say.

Sail on high, you’ll learn love today.