Le méprisant Zeuspiter

J’adore la critique politique. Les commentateurs politiques savent mieux que quiconque à partir d’un mot anodin qui passerait presque inaperçu déclencher un tollé médiatique. C’est de bonne guerre. Ils maîtrisent l’art de la formule et avec les politiques il vaut mieux. Moi j’aime quand un journaliste fait sortir un homme politique de ses gonds, de sa posture policée. Certes il y en a de moins en moins de ces journalistes frondeurs. Beaucoup pratiquent l’art de manger leur soupe à tous les condiments possibles et imaginables. Le Méprisant ça c’est une bonne trouvaille. J’aimerais bien qu’un journaliste lui demande l’air de bafouiller Mr le Méprisant au lieu de Mr le Président pour voir de quoi aurait l’air le Méprisant. Comment réagirait il? Bon de là à le déguiser en nazi il y a un pas de trop que je ne saurai franchir mais tout est de bonne guerre. Tout n’est que de la com. Méprisez, méprisons gaiement, il en restera toujours quelque chose. Soyons condescendant, soyons Jupitérien et du haut de l’Olympe condescendons, condescendons, que diable ! Jupiter en latin, Zeus en grec et Zupiter le Méprisant en français ! Que dirait Micromégas, le géant aux mille langues et aux 32 kilomètres de haut, exilé de sa planète Sirius s’il prenait pied sur la planète Jupiter. Que lui ferait dire Voltaire ? Nous ne sommes plus en 1752 mais les contes philosophiques sont toujours d’actualité ! Du haut de son âge multi-vénérable il serait sans doute surpris par l’outrecuidance du Méprisant auto-proclamé mâle blanc. Devant tant de suffisance le citoyen lambda demeure coi. Zeuspiter dans sa toute puissance fait paraître anachronique toute résistance à ses velléités de changer de fond en combles les us et coutumes de ce bas-monde de la France d’En Bas.

Je me fais l’avocat sinon du diable du moins de Micromégas. Ce dernier aurait sans doute bien ri à la sortie de Hollande parlant en évoquant son successeur au trône suprême d’un président partenaire passif tandis que Trump est qualifié pra contraste de partenaire actif. Il fut un temps ou il y avait un prédisant  du passé et un président du passif. Les temps changent et Micromégas secoue tristement la tête et murmure Déja vu !

Le nez dans le ruisseau c’est la faute à Emmanuel Rousseau, le cul tombé par terre c’est la faute à Jean-Marie Macron dit Voltaire,