Une nuit zébrée pas ordinaire à l’abbaye

A deux pas de chez moi il y a une abbaye.  L’abbaye aux Dames.    Sûrement            il y avait autrefois des abbesses et des moniales. Ca me fait penser alors que ça n’a rien  à voir avec :

Lari zabim té ni on vyé madanm

vyé madanm la té ni on kaz an pay

dèyè kazla té ni on pyè piman,

chalé a piman la tchouyè vyé madanm la chè.

La la la la la la la la  la la la la la

bandeau_347651.jpg

eh bien non vous resterez sur votre faim? c’est de musique éclectique, électronique française que je vais vous parler en ce dimanche 10 juin de l’an de grâce 2018.

Je n’en écoute pratiquement jamais. Non ce n’est pas vraiment ma culture. J’aime bien Nougaro, jonasz, car ils sonnent jazz, j’ai bien aimé Johnny quand j’étais petit, mais voilà j’ia grandi. J’ai vieilli. Mais il faut toujours être ouvert. C’est ce que j’ai fait puisque je me suis présentée aux Nuits Zébrées qu’organisait Radio nova en face e l’Abbaye. éja je ois avouer que sans ma jeune soeur de 50 ans je n’y serai surement pas allé car je n’avais pas vu sur Saintes en juin que cet évènement était prévu. Quand elle m’a dit que c’était Radio Nova qui organisait j’ai dit oui tout de suite. Autrefois j’écoutais                  Radio Nova le soir  ou en voiture quand je roulais  en fin e soirée. je voyageais. elle avait des invitations. comment refuser. Etrange ! Le spectacle est gratuit mais il faut demander des invitations. Bref ! Passons.  Ma petite soeur, consciente de son statut de plus jeunz du groupe, me fait un bref briefing et me dit : Némir , tu vas voir ! tout le monde est là pour Némir. C’est the coqueluche. Moi qui suis à moitié sourd j’ai compris Emir.    Ca commençait mal. Tout le mone est là pour Danette, ça je comprends, mais pour Némir que je ne connaissais ni d’Adam ni d’Eve ? J’étais dubitatif mais n’en laissait rien paraître. Les neuf dixièmes de l’assistance était composée de jeunz. Et puis quelques grognards et grognardes étaient là aussi avec petit-fils ou petite fille ou petite amie pour les recomposés. Bon j’appelle grognard tout ce qui a une ombre et plus de 50 ans. J’en fais partie. J’arrive tôt, je repars tôt, c’est ainsi que l’on voit le vrai grognard. Surtout quand il n’y a pas de chaise ou de fauteuil. ans notre groupe il y avait trois de mes frères et soeurs grognards pas encore assumés comme moi, mais grognards quand même, une jeune princesse de 10 ans, et ma chère et tendre grognarde qui je le savais allait sonner l’heure e la retraite sur le coup de dix heures.

Clocher-Abbaye--710x478.jpg

Bon avant Némir, en vedette américaine c’était Angèle. Elle bougeait bien. ces textes me semblaient intéressants mais dans l’ambiance je n’avais pas envie de l’écouter une demi heure mais il fallut l’avaler pendant une heure. J’ai bien aimé sa chanson Je veux tes yeux

Je veux  tes yeux seulement en photos je veux les deux, je veux les deux  sans sentir  ta peau

Et réellement ce Némir c’est un phénomène ! C’est de la balle ! J’ai rajeuni d’un coup ! je suis sorti de l’endroit où étaient mes collègues de régiment du quatrième bataillon de grognards à  soixante-douze mètres trente-sept réglementaires de la scène , deux mètre 37 juste comme un Fosbury flop derrière la sono, j’ai pris mon courage à deux mains et, armé de mon portable comme d’un écu, je me suis enfoncé dans la jungle des jeunz pour pouvoir filmer l’éclectique tribu.

visuel-NZ-710x478.jpg

A un certain moment ils se sautaient dessus, s’entrechoquaient, s’affrontaient, clan contre clan, certes de façon ludique sans agressivité aucune, mais moi qui était à deux mètres je trouvais ça un peu chaud, quand même ! Imaginez que ça dégénère et que je me retrouve au commissariat complice  de sautillements grotesques qui seraient venant d’un senior qualifiées bien évidemment de sautillements lubriques… J’ai bien compris que c’était une danse un peu punk, j’en avais vu dans les années 80 lors ‘une fête à la fac Paris Vincennes à Saint Denis, et instinctivement j’ai fait un pas en arrière tout en continuant à filmer. eh faut pas pousser pèpère dans les sorties, là. Une fois ma tâche achevée je me mettais dans la queue immense qui s’était formée au milieu du show alors que le pote de Rémir entamait une chanson en solo style crooner pendant que Rémir qui n’avait pas arrêté de sauter comme un beau diable depuis le début de son spectacle devait se ressourcer ‘un petit verre ou d’un petit (joint) en ce 10 juin. L’appel du dit joint. Je suis mauvaise langue mais j’ai vraiment pensé ça ! Je faisais la queue pour acheter de l’eau Perrier pour moi et une petite bière pour madame.. la queue s’éternisait. Derrière moi j’entendais deux nanas se plaindre qu’il y avait trop de monde.     l’autre a répondu. ouais c’est à cause des petits vieux. quand ils seront partis on respirera mieux ! Pas gentil ça, les gonzesses, plutôt, les zèsgons, les meufs-la, pas gentil u tout du tout , Radio Nova, je connaissais avant que vous soyez nées, là, bande de serpents à lunettes qui louchent, un peu de respect pour les cheveux d’albâtre ! Tout à coup on a affiché plus de bière, du coup j’ai abandonné mon idée de boire du Perrier. Puis Némir est entré sur scène ! bien sûr je n’ai pas sautillé, sautillé comme il nous le demandait,  je ne me suis pas accroupi comme tous les jeunz (enfin tous je simplifie un peu)

Un super bon feeling. ca balançait pas mal à Saintes. sur un fond jazzy monsieur Némir et l’autre dont je ne sais pas le nom mais qui essayait de donner du répondant à nemir sans jamais pouvoir arriver au lacet de sa chaussure.

Je ne sais pa spourquoi à un moment j’ai pensé à Steely Dan

Puis je ne sais pas pourquoi je me suis souvenu que j’ai aimé en plus des quelques-uns que j’ai cités en préambule Bashung, Brel, Brassens, Dutronc, Trénet, Gainsbourg, Charlélie Couture, Louis Chédid, Rita Mitsuko,  Soeur Sourire et même les Compagnons de la Chanson, Antoine, claude François, Higelin, Michel Delpech, Véronique Samson, Marcel Amont, Pierre Perret, Guy Béart, bourvil, Mireille Mathieu,   les frères Jacques, Henri Salvador  ça fait quand m^me beaucoup pour quelqu’un qui disait qu’il n’aimait pas la chanson française. Disons que j’aime la chanson française éclectique de qualité !

Il parait qu’Angèle et Némir sont de la scène bruxelloise. Vive la Belgique ! ce n’est pas du funk, ce n’est pas e la salsa, ni de la samba, du rap, c’est de la musique éclectique comme j’aime.

Si c’était autrefois j’aurais donné libre cours comme il faut à ma fièvre du vendredi soir. Mais maintenant que je suis GI j’ai préféré enregistrer le spectacle pour pouvoir vous en faire partager quelques éclairs comme celui-ci :

 

A dix heures tapantes nous rentrions au bercail. Heureux. Par la fenêtre les sons nous parvenaient diffus  mais j’en fis vite abstraction pour n’avoir ensuite aucun regret.