Lembranças de São João 2008-2009

Rio de Contas, Livramento de Nossa Senhora, Jacobina, Umburanas ! En juin 2008 et 2009 j’ai vraiment fêté la Saint-Jean dans la Chapada Diamantina et le Piemonte da Chapada Diamantina. Depuis le premier São João à Feira de Santana (Bahia) en 1988 jusqu’au dernier à Aracaju (Sergipe) en 2013 on peut dire que j’ai beaucoup plus pratiqué la Saint-Jean que le carnaval. J’aime les deux mais le carnaval c’est la débauche, la frénésie, le dérèglement des sens tandis que la Saint-Jean c’est le retour à la terre, à la famille, au pois d’angole, au couscous, au bode assado na brasa (viande de bouc grillée au feu de bois), au feijão tropeiro, bref c’est le moment « da fartura », de l’abondance, des fruits, des cacahuètes bouillies, des oranges, c’est la fête de la terre, de la province qu’on appelle là-bas o interior, l’arrière pays. Au carnaval on saute-mate, à la São João on guinche. Le carnaval aime la foule immense où l’on se noie alors que la São João invite à la sérénité, au quadrille et à la bonne humeur. On appelle les carnavalesques foliões, ceux qui tombent dans la folie. Les fêtards de juin, mois des fêtes junines, aiment guincher au son de l’accordéon, du triangle et d’un tambour. La São João les ballons multicolores porteurs de bougies allumées flottent au-dessus des nuages. carnaval ne vit que de serpentins et confettis. Deux fêtes, deux univers, un seul Brésil.