Way before I was a thought

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Nous sommes projections millénaires. Produits d’archétypes inconscients de générations en générations. Nous sommes issus de lignages qui peuvent paraître incohérents ou indéchiffrables mais qui obéissent à des forces inconscientes.  Avant d’être fils ou fille de x ou d’y, de la conscience nous sommes donc fils ou fille de l’inconscient. Or l’inconscient n’est ni raisonnable ni déraisonnable. C’est un élan vital qui nous meut bien avant que ne se matérialise en nos parents la simple idée de notre gestation.

Bien avant que nous ne soyons de chair et d’os nous existons comme pensée, comme désir, comme promesse de  future descendance, comme ébauche de terre promise, comme projections. Il nous faut bien plus que les 130 minutes que dure  Il Fiore delle mille e una notte, en français Les Mille et une nuits (1974) de Pier Paolo Pasolini pour pour passer de l’idée, du concept, du désir de la fleur à l’embryon. De même que

La verita non sta in un solo sogno, ma in molti sogni (« La vérité ne réside pas dans un seul rêve mais dans une multitude de  rêves ») 

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C’est pour cela que l’expression anglaise « way before I was a thought » qui voudrait vouloir dire « way before I was born » laisse à désirer. De la même manière que la mort résiste à l’absence physique par le souvenir, la naissance est précédée  de vie qui n’est pas seulement utérine mais inconsciente et intemporelle.

Nous sommes le produit en éternelle mutation des désirs de nos prédécesseurs.

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