La plus belle en bas la baille de Butterfly Island

Woulo ! Morne à l’eau. Une mornalienne a été déclarée la plus belle en bas la paille du papillon. La plus belle en bas la paille de l’île papillon. Ophély Mezino qui portait la casaque numéro 8.

Avant de féliciter l’heureuse élue, ses parents, ses ancêtres et l’arrière-banc des esprits méritants qui ont chacun à sa manière contribué à l’avènement de cette reine de beauté , avant de m’intéresser à ce qu’est la beauté papillonne en observant les candidates qui se sont affrontées pour cette édition 2018, je voudrais féliciter le styliste qui a concocté pour le quatrième tableau ces sublimes robes de soirée patchwork madras, j’ai nommé Kevin O’Brian et à travers lui tous ceux qui ont de près ou de loin été à l’ouvrage, au maquillage, à l’essayage, à la coiffure, à la couture pour la mise en valeur non pas seulement des candidates mais aussi des  maillots de bain, tenues de ville et tenues traditionnelles qui ont fait l’objet au total de quatre passages lors de la cérémonie.

Elles étaient dix miss sélectionnées par l’association Guadeloupe la Belle, icelle association adoubée comme de bien entendu par le comité Miss France  dirigé par Sylvie Tellier. A la tête de cette association régionale dirigée par Sandra Bisson, miss Guadeloupe 2001, première dauphine de miss France 2002 et déléguée du comité Miss France. Elles étaient dix aux peaux ébène, métissées ou claires, aux cheveux afro, bouclés ou lisses, dix, dix femmes, coachées au plus haut niveau en élocution et chorégraphie, dix femmes presque parfaites, toutes dynamiques, toutes sportives, toutes jeunes. Il y avait là une sage-femme en herbe, une ingénieure en chimie en devenir, une future kinésithérapeute , une future spécialiste du marketing de luxe, une maquilleuse de cinéma en devenir, une future prof de math, une future ostéopathe, 3 futures chef d’entreprise maniant économie gestion management. Bref que du beau monde. Toutes des championnes de haut niveau en natation, athlétisme, gymnastique. Que de l’élite. TOUTES.

Il fallait en choisir une parmi ces dix prétendantes à la couronne suprême en ce 4 août 2018 au Hall des Sports Teddy Rainer de Goyave en la présence de Monsieur le Maire Ferdy Louis et tous les sponsors comme Kiabi, Dody, Tendance Bikini, Make up Box, Unec officiel, Air Caraïbes, et consorts. Le jury sous la présidence d’Alicia Aylies, miss France 2017-2018 avait à départager après casting, shooting et voting pour représenter l’île papillon Miss 1 Samantha Bordey-Abon de Gourbeyre, Miss 2 Laura Cirille de Baie-Mahault, Miss 3 Marjorie Combé de Baie-Mahault, Miss 4 Orlane Dorocant de Gourbeyre, Miss 5 Jannaï Haguy de Pointe-Noire, Miss 6 Malaurie Lefèvre de Goyave, Miss 7 Tae-Lee Maure de Baie-Mahault, Miss 8 Ophély Mézino de Morne-à-l’eau, Miss 9 Elodie Narayanin-Richenapin du Moule et finalement Miss 10 Maeva Phesor de Petit-Bourg.

Qui allait succéder à Johana Matignon, l’élue de 2017 ? Qui allait représenter la Guadeloupe au miss France 2018-2019 de décembre prochain. ? Être finaliste c’est déjà avoir fait un bon bout de chemin, certes mais se hisser sur la marche suprême, devenir une sorte d’impératrice Joséphine de la Guadeloupe voilà tel était le rêve un peu fou de ces jeunes demoiselles âgées entre 17 et 22 ans. Le verdict est tombé après l’écrémage final qui a vu  émerger une liste de 5 finalissimes. Après un ultime tableau en robe de soirée, l’effervescence était au maximum. Au paroxysme de l’effort c’est le dos droit et les jambes croisées, le sourire  radieux débordant d’espérance, sereines, sans stress, zen presque, que les 5 finalistes se présentèrent vers le poteau d’arrivée.

Quatrième  Dauphine  Miss 5 Jannaï Haguy, Troisième Dauphine Miss  9 Elodie Narayanin-Richenapin, Deuxième Dauphine Miss 7 Tae-Lee Maure, Première Dauphine Miss 6 Malaurie Lefèvre. Impératrice de BUTTERFLY ISLAND Miss 8 Ophély Mézino, ce qui donne au final comme arrivée du Grand Steeple-Chase de la Guadeloupe qui servait de support à ce Quinté Plus exceptionnel de la Beauté Guadeloupéenne: 8-6-7-9-5. On a coutume de dire que dans cet exercice toutes sont belles mais que la plus belle encore c’est celle qui saura tirer son épingle du jeu.

C’est donc avec brio que Ophély Mézino a su se tirer d’affaire et sauter tous les obstacles qui se dressaient devant elle dans son parcours commencé il y a 18 ans . Que de fois lui a-t-il fallu  cravacher pour franchir ici une double barrière, là un bullfinch, ici encore une rivière des tribunes, là un gros open-ditch, ici un mur en pierre, là une butte en terre, ici un rail-ditch and fence, là une simple haie. A défaut de turfistes armès de longue-vue toute une brochette d’ex miss Guadeloupe en tenue de gala brillaient de leurs mille feux et atours tandis que Gordon Henderson faisait sa petite prestation vocale.

Bon vent et bon courage pour la suite Miss Butterfly 2018. Je retiendrai en tout cas que pour cette praticante émérite de la langue des signes les trois plus beaux sites de la Guadeloupe sont la Soufrière, Les Chutes du Carbet et la plage de Grande-Anse à Deshaies. Je valide ce choix. Mais je regrette tout de même qu’aucune résidente de Saint-Claude ou de Deshaies ne soit au rang des finalistes. et il m’arrive de penser, en vieux perroquet aux plumes dégarnies mais toujours aussi chatoyantes, que comme en toute autre chose que la plus belle est en bas la baille. La pli bel anba labay

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