Routine de Sosa 1

SOSA 1, c’est moi. Alias de Cujus. SOSA 1 qui vous parle en direct de La Retraite, Capitale Routine.

Selon le cntrl une routine au premier sens du terme est une « habitude mécanique, irréfléchie et qui résulte d’une succession d’actions répétées sans cesse ».

La vie n’est pas faite que de routines heureusement mais si l’on y prête attention nous ne sommes quasi que routine quelle que soit notre tranche d’ âge. Si le mot routine vous blesse mettez le mot rituel mais, voyez-vous, se lever et aller se coucher sont des routines, dormir, manger, faire ses besoins naturels, boire, ouvrir les yeux, respirer sont des routines. Marcher, la plus compliquée des routines. Souvenez-vous encore quand vous gigotiez et rampiez. Avaler est une autre routine, souvenez-vous encore de la première fois qu’il vous a fallu avaler un médicament, un cachet. Parler est une routine. Lire est une routine. Conduire, cuisiner, se laver, s’habiller routines.

Moi je me lève en moyenne vers 7h30, au plus tard huit heures. Un petit tour aux toilettes pour satisfaire un besoin naturel. On tire la chasse sans faire trop de bruit pour ne pas réveiller l’ autre qui elle commence sa routine une heure plus tard. Je ferme la porte qui sépare la chambre nupciale du salon et de la cuisine. Ce n’est pas que je sois bruyant mais c’est comme une façon de m’isoler un peu. Je sais que quand elle s’éveillera elle fera sa gymnastique pendant une petite demi heure. Moi par contre pas de gymnastique. J’ouvre le frigo, j’en retire ma bouteille d’eau fraîche et à même le goulot je bois à satiété non sans avoir pris mes deux petits médicaments quotidiens qui me sont administrés pour régler ma tension et pour dompter mes reins capricieux. Ah ça creuse tous ces efforts. Un petit yaourt aux fruits. Ça c’est ma routine du matin. Oh je précise, tout cela se pratique à poil. Oui je suis nu comme un ver. Et cela ne date pas d’hier. Je peux passer ma journée nu, je ne m’habille que si je dois sortir ou si j’ai de la visite. La routine c’est ce que l’on fait sans réfléchir. C’est automatique, machina, inconscient. Il fut un temps où ma routine c’était de prendre un café. Il m’arrive de prendre un café au lait ou un café expresso en première intention et alors il me faut du pain ou du fromage ou de la pâte cacahuète et du miel. Il m’arrive de prendre du muesli avec du fromage frais. Il m’arrive de faire des grits and eggs. J’adore ca. Mais ça prend du temps et à l’heure où je me réveille je ne suis pas patient. Il m’arrive de varier et de mettre du chocolat à la place du café ou de mélanger les deux avec du lait toujours en première instance mais en règle générale je prends mon café quand madame prend le sien qui est toujours constitué de yaourt à la grecque et de muesli. Autrefois c’était avoine et banane pilée, ou couscous de maïs beurre. Quand vient le moment de son café je pense à faire le mien. Il m’arrive même de ne rien manger du tout. Ou d’avaler deux tranches de pains d’épices barbouillé de camembert coulant moulé à la louche ou de chèvre. J’aime les petits déjeuners quand je voyage. An apple a day keeps the doctor away. Mes fruits sont dans le yaourt (j’adore les yaourts à la cerise et aux mûres) ou dans les compotes (pomme banane) . Mais ma véritable routine du matin c’est ou l’écriture ou la généalogie. Une fois déterminé l’axe de la recherche je me lève et c’est parti pour une journée folle d’aventures, de rebondissements, une course à l’échalote, me direz vous, non cher, non chère, c’est une course contre le temps pour sauvegarder ce qui peut l’être de ma mémoire qui parfois fout le camp, flanche là ou on s’y attendrait le moins. L’écriture c’est ma gymnastique quotidienne pour maintenir les muscles de ma mémoire en pleine tonicité adolescente. Ma mémoire fait du jogging, fait du surf, fait de l’escalade, du deltaplane, je deviens presque un gymnaste professionnel de la mémoire. Je m’entraîne tous les jours au moins jusqu’à midi une heure. Jusqu’à l’heure du déjeuner en gros. Parfois même je déborde jusqu’à quinze heures dans une concentration qui m’étonne moi même. Tout se joue au réveil. Je suis encore dans mon lit et je n’en sors qu quand j’ai décidé ce que serait la tâche du jour. Cela peut prendre une demi heure à rêvasser. J’ai toujours plusieurs casseroles et marmites en même temps sur le feu. Je laisse mijoter. Je congèle . Je décongèle. Au four et au moulin.

Ce matin je me suis réveillé avec les idées suivantes. Le plan d’action suivant:

-parler de la routine (action en cours)

-parler du plat que m’a concocté ma très chère Darjeeling hier et qu’elle appelle goroba (action à suivre)

-évoquer nos travers culturels en matière d’assaisonnement

– rechercher pour mes ancêtres MARTINIQUAIS, et plus spécifiquement pour les trisaïeux, quadrisaïeux et quinquisaïeux) (mes cinquième, sixième et septième génération) sur quelles habitations ils étaient en 1848 pour donner suite au travail que j’ai initié hier en ce sens sur la Guadeloupe et les localités de Bouillante et Saint Claude. Oui car j’ai décidé hier de dresser un portrait de tous mes ancêtres en 1848. Certes je n’ai pas retrouvé la totalité de mes 32 quadri ni mes 16 tri ni mes 64 quinqui. Mais leur fauteuil, le fauteuil des absents est là ouvert en représentation et avec une participation dans mon génome de 3,13% chacun. Cela peut vous paraître maigre. Vous pensez probablement

oh cuila il est pas trop net avec son rapport avec les morts. Avec la mort.

UN autre dira direct:

Tonton, là, occupe toi des vivants, et laisse les morts la où ils sont

Comme dit l’autre. Je laisse parler les gens. Je trace mon chemin. D’ici la fin septembre j’atteindrai les 20000 personnes sur mon site généalogique sur geneanet. (action continue).

Ma routine c’est ça c’est mon savoir faire. Désolé Paulo Coelho. Entre la dangereuse aventure et la mortelle routine je propose la routine aventureuse ou l’aventure routinière. .