Et Athena dit: « Que le soleil soit ! « 

Et le soleil fut. Sacrée Athena ! Je te revaudrai ça, ma déesse. J’erigerai un jour à Astypalea un pied de corossol en marbre en ta mémoire. Et nous avons pu ainsi faire une petite virée aux Halles Centrales d’Athènes justement sur la rue Athenas. Ce marché est en fait divisé trois parties.

L’une où l’on vend le bœuf, l’agneau, le lapin, le poulet, un autre où l’on vend le porc, le poisson et les fruits de mer,

et une troisième où on vend les légumes, herbes aromatiques, épices, charcuterie, fromage.

J’ai vu les gombos à moins de 3 € le kilo, l’agneau à 3€ le kilo, les noix de cajou à 16€ le kilo, les fleurs de courgettes à 3€ le kilo, les olives de toutes qualités, les gambas à 11€ le kilo.

Ici le poulpe est roi, et sa princesse est la seiche. Les étalages sont des chefs d’œuvre sur glace. On ne vend que des citrons jaunes. Si l’on veut du citron vert il suffit de se servir dans arbres qui en sont chargés en cette fin de septembre. D’ailleurs une jeune fille pauvre un peu décatie me propose de lui en acheter alors que je prends mon expresso double au café To Koulouri to Psirri. Attention aux effets collatéraux de ce café turc.

toujours le café est servi sans qu’on le demande avec un grand verre d’eau. Il est extrêmement concentré. Moi qui d’habitude aime le café fort ici je me calme car il est fort comme Hercule. Et je ne suis guère un Titan. Le double expresso c’est 2,00€ sur place. Ou 1,50€ à emporter. On peut aussi acheter des Koulouri à 0,50€ pièce, au fromage ou nature.

Puis à proximité de Monastiraki il nous faut choisir entre la prière après nous être signé d’eau bénite ou la luxure à Halloween. Nous prenons la fuite, attirés ni par l’un ni par l’autre de ces paradis artificiels.

Une carte de transport à 4, 50€ pour la journée nous entraîne bien heureusement loin de ces lieux de perdition. La ligne de métro 1 nous emmène au Piree.

Le port. La mer. Poseidon nous harangue: ne restez pas ici.

Allez à Makrolimano, petit port de pêche environné de petits restaus sympathiques où les poissons et fruits de mer vous seront servis à foison. Nous délaissons les Géants des mers, les ferry et autres vedettes rapides, et tentons via le bus 915 de joindre Makrolimano. Peine perdue. Les vents alizés contraires nous font atterrir à Bozoy en haut d’une colline à mille lieues de la mer. C’est la pause déjeuner du chauffeur. Il est 14h15. Finalement on repart dans l’autre sens et après avoir dévalé quelques pentes sous le soleil de Satan on se retrouve enfin sur le bord de mer. Tous ces efforts valent bien une récompense.

Ce sera chez Zorba’ s. Pour un lundi 15h je trouve le restaurant plein. Une table de vide et immédiatement elle est occupée par un groupe de touristes. Moi aujourd’hui je fais maigre pitance. De la morue frite aux poivrons. Une petite heure après on repart en longeant le bord de mer, le stade Olympiakos et prend le tram, histoire d’admirer le littoral. Les plages sont presque vides. Mais les sportifs sont à leur aise. Retour vers 19h30 à Syntagma en tram. Un petit tour à Monastiraki pour acheter quelques souvenirs et voilà 21h retour à la case départ. Demain départ pour Delphes.