Travailler, voyager même racine, même bête, même poil

Les linguistes s’étirent et font tripaille et ripaille avec le mot travail. On lui aurait trouvé un ancêtre latin le tripalium, un instrument de Torture à trois pieux. Le travail serait donc selon l’étymologie latine une souffrance, une fatigue, une peine, un tourment jusqu’au X Ieme siècle. Travaillez, prenez de la peine. Il faut dire que les travailleurs de l’époque travaillaient pour survivre et avaient peu le loisir d’étudier l’étymologie. Ils étaient pour la plupart serfs, serviteurs d’un seigneur. Le travail dans la Bible même contient cette idée de douleur. La femme doit passer par tout un travail pour accoucher. Oh dolor. Oh labor. Voir Genese 3,17-19.

Les moines travaillaient aussi mais leur travail n’était pas séculier comme celui des serfs, ils travaillaient au service d’un idéal, au service de Dieu. Un autre Seigneur tout aussi exigeant reclamant comme les suzerains d’un fief sa dîme, sa gabelle, son droit de cuissage, etc.

Vint alors Luther, ancien moine Augustin à qui est révélé la Réforme protestante. De lui vient l’idée que le travail ‘on seulement des moines mais celui du tout venant est un instrument no se torture mais au contraire de libération. Le travail est une prière, une sueur sainte qui embaume notre âme et la rapproche de Dieu. Fort logiquement il condamné la paresse.

Pendant que tenants du travail chrétien, païen et orthodoxe se déchirent, moi je pense à la proximité linguistique entre le travail français et le travel anglais. Quand cousin travail et cousin travel se rencontrent que se racontent-ils avec leur trav commun. Certainement pas des histoires de souffrance.

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