Qui ne connaît pas le kaka bouji n’est pas antillais

Ah le kaka bouji. Le lancer de kaka bouji sur la tête des gens. Voyé kaka bouji asi moun, konba kaka bouji, c’est un des délices de l’enfance. On prend les restes de bougie fondue sur les tombes et à la nuit tombée on les jette sur les flâneurs dans le cimetière le jour de la Toussaint ou le jour des morts. Jouissif. Une fois le kaka bouji lancé on fait comme si de rien n’était, sur la tête de l’oncle, de la tante, de la grand mere, du grand pere, du cousin, de la cousine, bref on est en communion avec les morts, d’ailleurs tapi dans l’ombre comme vous l’êtes, personne ne vous voit, personne ne songe à vous. Le kaka bouji c’est la preuve que, loin du blasphème, il y a de la vie, de la folie, du jeu dans la mort. On peut rire dans un cimetière, jouer au bal masqué si on le désire. CE N’EST PAS MANQUER DE RESPECT AUX DÉFUNTS. Et si on kakaboujait ce soir? CHICHE ! Anciens combattants de kaka bouji rendez-vous au cimetière qu’on en découse.

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