Education sexuelle des pré-adolescents

Le sexe à l’école. Le thème est tendance et polémique. Certains sont farouchement pour, certains sont farouchement contre. Tout dépend en fait de l’idée que se font les parents de leur propre sexualité. Selon moi c’est dans le cadre de la famille que cette éducation doit être initiée. Moi en tout cas j’ai passé toute ma scolarité sans que ce thème ne soit abordée une seule fois. Mais c’est à chacun de voir midi à la porte de sa famille.

J’ai pu comme enseignant en terre musulmane à Mayotte avec des jeunes ados âgés de 11 à 16 ans intervenir pour dire que ce n’est pas en dansant qu’on tombe amoureux. Les filles et les garçons, à part quelques cas isolés, refusaient de pratiquer ensemble des ateliers de danse. Ou alors quand ils dansaient il ne fallait surtout pas qu’ils se regardent dans les yeux car ils pourraient tomber amoureux. Par contre quand ils étaient laissés libres entre eux et qu’il mettaient de la musique alors c’était des mouvements du bassin des plus débridés qui faisaient les délices de tous, jeunes et moins jeunes, voilés ou pas. Certaines ne dansaient que si elles avaient un foulard sur les épaules pour tenter de cacher leurs formes.

Il faut dire que la foi musulmane sépare les sexes et que l’éducation nationale les mélange. Il a fallu que moi m^me je m’y mette que je danse pour que les élèves comprennent par a plus b que danser avec une fille ou danser avec un garçon ne rendait pas amoureux. Je prends cet exemple pour tenter d’expliquer que la sexualité joue dans le psychisme des gens et est ancrée ans leurs traditions les plus archaïques. L’école selon moi n’a pas à intervenir dans les couches les plus profondes de notre psyché mais elle peut les aborder sous forme ludique par des films, des dessins animés, suivis d’une discussion.

Je me souviens que l’un de mes fils s’est réveillé une nuit en pleurant. J’ai mal au pipi, me dit il. Il avait en effet un zizi tout dur et je lui ai proposé d’aller faire pipi en lui disant que ce n’était pas grave, qu’il devenait un homme. Le lendemain je lui ai expliqué que ça pouvait lui arriver souvent dans sa vie et qu’il suffisait d’aller faire pipi que ça se calmerait.

Je ne crois pas que cela aurait servi de lui dire qu’on a plusieurs érections par nuit en fonction de chaque sommeil paradoxal.

J’ai eu aussi une fille qui vers l’âge de onze douze ans a eu des premières règles. sa mère n’était pas présente. nous étions séparés depuis quelques années. elle était en vacances au bord de la mer et voilà que ses règles arrivent. La je dois dire que j’ai été un peu démuni. et que c’est mon épouse d’alors et sa mère qui se sont occupés d’elle.

Ce n’est pas facile d’évoquer le sexe avec ses enfants. J’ai voulu essayer avec mes deux derniers et je crois qu’ils me regardaient comme un extra terrestre. pourtant avec les garçons nous prenions jusqu’à l’âge de 3 ou ‘4 ans nos bains ensemble dans la baignoire jusqu’à ce que j’observe qu’ils avaient un regard un peu trop appuyé sur mon sexe. C’est alors que j’ai décidé qu’il était temps que chacun ait son intimité sexuelle.

A chacun sa pudeur. Evoquer une petite copine à l’école peut être un sujet de fierté pour certains mais aussi d’angoisse pour d’autres. on a vite fait de se faire targuer de cochon, de vieux libidineux alors qu’on ne veut en fait que montrer qu’on est ouvert pour en parler.

Mes parents n’ont jamais évoqué les questions sexuelles avec moi, ni mon père, ni ma mère. Vers l’age de douze ans à ma puberté ma mère a acheté une collection de Tout l’Univers et m’a dit à peu près cela:

Si tu veux savoir quelque chose, tu es libre. Je ne suis pas capable de t’expliquer et ce ne sera pas ton père qui le fera lui même. Cherche et tu trouveras.

Comme j’aimais beaucoup lire, j’étais un rat de bibliothèque, je me suis documenté, je me suis éduqué de la sorte. J’ai complété par le magazine américain Playboy et par l’observation en cachette de mes soeurs . J’ai dû en fait apprendre sur le tard. Par contre ma mère m’a toujours bassiné les oreilles sur le fait que si je faisais l’amour avec quelqu’un j’aurais un enfant et cela m’a traumatisé pendant longtemps.

Pa ay mété fon ti moun a dan on vant a on timoun, siy tomné ansent ouké regrété tout vi aw !

Je voulais étudier, donc je ne faisais pas l’amour. Les bisous, les câlins mais pas de pénétration. Un jour j’étais dans ma chambre avec une fille de mon âge et nous en étions déjà aux préliminaires, dans ma chambre, j’avais mis le verrou, c’est alors qu’elle a frappé à la porte et nous a ordonné d’ouvrir immédiatement. Elle n’acceptait pas ce genre de choses dans sa maison. J’ai donc résolu à partir de ce fameux jour de faire mes affaires, mes combats comme disent les Antillais, dans les parcs, sur les bancs, contre un arbre, un mur, sur l’herbe et chez les jeunes filles mais jamais chez moi.

Quand ma deuxième fille a eu 13 ans je l’ai appelée et je lui ai dit :

Voila tu as tes règles et tu as l’âge de faire l’amour. Tu n’es peut-être pas prête encore mais, au cas où, sache que tu peux aller voir un médecin, une gynéco et prendre la pilule. Tu as mon accord. De toutes façons tu n’as pas besoin de mon accord, ton corps est le tien.

Bien sûr elle a protesté que non, qu’elle n’était pas prête mais j’ai insisté pour qu’elle fasse la visite pour être prête le jour dit.

De la même façon j’ai toujours offert à mes enfants vers l’âge de douze ans deux ou trois préservatifs au cas où. Be ready, c’est ma démarche. Il ne faut pas être pris au dépourvu.

Je pense qu’il faut arrêter d’être niais ou de faire le niais. Il y avait autrefois un mot très joli pour dire dépuceler, qui était déniaiser. Le rôle des parents selon moi c’est de déniaiser, tirer du royaume obscur de l’ignorance, sans tabous. Répondre à leurs interrogations quand elles se posent. Mais c’est à eux qu’il conviendra de choisir le jour, l’heure, l’endroit et la personne adéquate pour leur dépucelage.

J’ai vu au Brésil des familles dont les jeunes filles même âgées de plus de trente ans se cachent les yeux et détournent la tête quand un acte sexuel est pratiqué dans un film. J’en ai toujours ri. Mais que voulez-vous, les tabous et les faux-semblants ont la vie dure.

En ce moment les pouvoirs publics envisagent de donner à l’école primaire des cours d’éducation sexuelle pour les pré-adolescents. Cela fait polémique. Cet article cité en première ligne du Journal du Dimanche synthétise bien où nous en sommes en France en septembre 2018.

Chacun voit midi à sa porte. Moi je préfère les solutions familiales. Ces solutions ont besoin d’outils adaptés. Parmi ces outils il y a le site Nouveaux Plaisirs qui prône une éducation sexuelle épanouie pour tous et par la même occasion pour les pré-adolescents de 8 à 12 ans.

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J’ai particulièrement apprécié la mise en relation avec la plateforme de service de streaming Blackpills où est publiée la série animée orientée cul Peepooodo and the Super Fuck Friends (Littéralement Faispipicaca et les Super Amis de la Baise). C’est une production française de Bobbypills avec Yves Balak, Brice Chevillard et Nicolas Athané. Attention : interdit aux moins de 18 ans.

Mais c’est à vous parents de voir et laisser voir à vos ados ou pré-ados. A gouttes homéopathiques si vous préférez. Comme le dit en préambule la série ce n’est pas parce que c’est salissant que ça salit. En anglais :

It’s not beacuse you gte down and dirty that’s it’s dirty

J’ai trouvé la série très drôle, extrêmement bien documentée, crue certes jamais vulgaire et surtout divertissante, informative et rythmée. On y évoque sur dix-huit épisodes de 4 minutes à travers quelques héros bien déjantés : un hamster rose, Peepoodo, un ours blanc Kevin, une chatte infirmière Docteur Monique Lachatte, deux lapins Mr (Jean-Luc) et madame (Kimberley) Lapine, un taureau appelé Grocosto, une éléphante appelée Lilifan, presque tous les aspects d’une sexualité féconde, positive et décomplexée (hormis la pédophilie et la nécrophilie) et même la sexualité senior. On y apprend par exemple comment stimuler sa prostate par voie anale. On y apprend que le viagra ne s’accommode pas bien du jus de pamplemousse par exemple et que si l’on prend de ce jus cela annule les effets du viagra. Je ne prends pas encore de viagra pour l’instant mais c’est bon à savoir. Et je remarque que mon médecin m’a interdit de prendre du jus de pamplemousse en raison de mon traitement d’insuffisance rénale. J’ai appris aussi par d’autres personnes et en consultant le net qu’il fallait éviter aussi de prendre de la carambole.

Dans le même ordre d’idées vous pouvez prolonger vos états d’âme en matière de sexualité sur vos états d’âme en matière de psychanalyse en regardant suer la même plateforme Blackpills la série Crisis Jung qui en dix épisodes de 5 minutes sous la haute autorité de Jérémie Perin, Gobi, Laurent Sarfati et Baptiste Gaubert nous entraîne sur la piste des amours de Jung et de Maria avec la participation exceptionnelle de Petit Jésus.

J’ai tout autant apprécié malgré mon ignorance complète du norvégien (grâce notamment aux sous-titres) la mise en relation avec le programme norvégien d’éducation sexuelle Newton. Le NRK, depuis 2015, évoque en norvégien en huit épisodes tous les menus détails de la sexualité à la puberté : l’apparition des poils, la croissance, le pénis, le vagin, la sueur, les seins, la voix, les règles, les éjaculations involontaires, l’acné, etc

newton

Le tout sur le ton du divertissement et de l’humour.

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