Mon Rotterdam, mes douze best : getaways, lieux secrets

 

Rotterdam ce n’est pas que le mien, c’est surtout aussi celui de ma fille qui y habite. J’ai déjà visité Rotterdam il ya bien longtemps mais en coup de vent. Je l’ai traversée pour aller à La Haye et Scheveningen. J’ai vécu à deux reprises à Amsterdam vers 1971 et vers 1977 et j’y suis retourné à de nombreuses reprises ainsi qu’à Bilthoven, Arnhem, Utrecht suivant ainsi ma fille à la trace. Depuis une bonne année si ce n’est un peu plus elle vit à Rotterdam dans l’arrondissement de Charlois.

Avant de partir je n’ai consulté aucune carte, aucun blog de travelogue, rien. Je m’en suis remis à mon private personal guide, Erica et à mes envies.

Voici donc les 10 best lieux de Rotterdam lors de ce getaway de 3 jours. Nous sommes arrivés en provenance de Bruxelles le samedi à 14 heures à Zuidplein et sommes repartis le mardi à 8h15 de Rotterdam Centraal Station.

1 Charlois

 

 

 

Charlois est un arrondissement de Rotterdam. Selon le Rotterdam Tourist Information l’arrondissement compte près de 67000 habitants. C’est un arrondissement limité par le Nieuwe Maas au nord, le Dorpsweg à l’est, le Kromme Zandweg au sud et le Waaahaven à l’ouest.  Historiquement Charlois était jusqu’en 1895 un village indépendant de Rotterdam,  un village  de fermiers  de l’autre côté du Mass. Avec le développement du port de Rotterdam il s’est transformé en un quartier  ouvrier. Des travailleurs migrants « importés » du monde entier vinrent s’ajouter aux familles ouvrières hollandaises. Dans les années 1970  avec l’indépendance des anciens territoires ou colonies  des familles surinamiennes et antillaises vinrent compléter le mix des habitants. La dernière vague  est celle des artistes qui viennent s’installer dans les lieux depuis  5 à 10 ans.  Charlois est donc un quartier où l’on retrouve des  hollandais de toutes origines avec tout de même une forte proportion de Surinamiens, Antillais (Aruba, Cuiracao, Bonaire, Saba et  Sint-Maarten), de Turcs, de Polonais. Il y a le oud-charlois, le vieux charlois traditionnel, au centre duquel on trouve l’église Kerksingel.

 

2. De Maas

bc7f4007-8263-4b56-abd2-82632b8618fe-1768381383.jpg

 

 

Le Maas c’est le fleuve qui baigne Rotterdam. On traduit Mass par la Meuse, un fleuve de 950 km qui prend sa source en France à Pouilly-en-Bassigny. En réalité LE mass en question c’est le Nieuwe Maas, la nouvelle Meuse, qui n’a rien a voir avec la Meuse puisqu’elle est un affluent du Rhin. A l’Ouest de Rotterdam, dans l’arrondissement de Hoogvliet  on a die Oude Mass (la vieille Meuse) qui elle aussi n’a rien à voir avec cette Meuse qui prend sa source en France. Les deux Meuses confluent vers Vlaardingen pour ensuite former le Scheur qui se jette dans la Mer du Nord par la Nieuwe Waterweg. On croirait une mer puisque d’enormes bateaux et paquebots viennent y jeter leurs ancres et larguent les amarres. Les mouettes sont toujours présentes. les docks, les quais, les bateaux. Il y a des bateaux-taxi jaunes qui cinglent le bleu du Maas, des waterbus, les fameux aqualiners et j’ai même vu à quai le Queen Elisabeth. . Les Spedo vous font un tour du port en 90 minutes. Splashtours vous offre en bus amphibie un tour de      Rotterdam en 90 minutes

3. Erasmusbrug

img-20180812-wa0020-71032279.jpgimg-20180812-wa0016-593683442.jpg57490_fullimage_32ec68fe4dd0a9691367a3023b3bd92bf3106fb567e91a7ea2b8ccf56e2c0ac7903066697.jpgbe486723-0937-4845-9ca4-0cc795a0faae-2065100784.jpgimg-20180812-wa00202126744911.jpg20180812_155403-1583230370.jpg20180811_182838-115501271.jpg20180811_183029-1773527725.jpg20180811_183723-1895159698.jpg

 

 

Un pont spectaculaire inauguré en 1996 par la reine Beatrix, la carte postale de Rotterdam. Il mesure 800 mètres de long. On peut s’y promener à pied en vélo en métro ou en voiture. c’est un pont à suspension avec un pylône en acier de 139 metres de haut qui est tenu par quarante cables..  Ce pont à un surnom le cygne (De Zwann) et fait la liaison entre le sud et le nord de Rotterdam. autour u pont on peut explorer le Rotterdam futuriste de Kop van Zuid ou celui historique de Delfshaven

4. Maastunnel

rtemagicc_maastunnel_ventilatiegebouw451130725.jpg

 

C’est un tunnel qui a été creusé entre 1937 et 1942. Avant sa création il a suscité de nombreux débats. On a hésité entre un bac ou un ferry pour traverser le Nieuwe Mass. finalement on s’est décidé pour le tunnel. qui comporte plusieurs boyaux, un pour les piétons qui compte 1070 mètres, un pour les vélos et scooters et un autre pour les véhicules a moteur qui lui mesure au total 1373 mètres. Le tunnel atteint au maximum  20 mètres en dessous du niveau de la mer (under NAP). il est sous surveillance vidéo 24 heures sur 24. On y accède via escalator ou ascenseur. Le couloir en soi est assez glauque mais permet de passer rapidement de Charlois à l’autre côté du fleuve    Nieuwe         Maas. Le Zuidpark s’offre ensuite avec la tour Euromast

5. Rotterdam Centraal station

faed3ace-25c3-4fa5-8726-4c9a341ff2501552080230.jpg

 

Une gare ferroviaire hypermoderne qui vaut la peine d’être visitée. C’est à côté qu’arrivent les bus internationaux d’Eurolines et Flixbus. si vous êtes fan de foot et surtout fan de Feyenoord il ya un magasin Feyenoord Fanshop dans la gare.

6. Aloha   Bar

img-20180812-wa00181999029433.jpg

C’était autrefois la piscine Tropicana le paradis des enfants. Maintenant Aloha Bar est un bar branché qui sert aussi à manger. Agréable en début de soirée pour sa belle vue sur le Maas

7. Euromast

57466_fullimage_euromast_2_m xx_322x2011668919520..jpg

Euromast est une tour de 185 mètres de haut créée en 1960 pour la Floriade (à l’origine elle mesurait 100 mètres) vous donne un merveilleux panorama de la ville. Elle se trouve dans le quartier de Scheepvaart dans l’arrondissement de Rotterdam-Centre. Les jours de beau temps on peut voir Anvers en Belgique à 80 km. A l’altitude de 100 metres se trouve un restaurant. A 185 mètres c’est l’Euroscoop. On peut même louer une suite luxueuse pour passer la nuit sur l »Euromast. Je n’ai pas essayé la descente en tyrolienne ni en rappel. Je laisse cela pour les plus braves. On accède à Parkhaven 20, l’adresse d’Euromast  par le bus (arrêts Coolhaven ou Dijkzigt) ou par le tram 8 (Spangen) , arrêt Euromast

8. Markthal déja évoqué ici

 

9. Historische Tuin Schoonoord

Ce jardin historique est situé entre Parklaan et Westzeedijk (au nord une digue) à Kivietslaan 8, Historische Tuin Schoonoord. L’entrée est gratuite et jle jardin est ouvert toute l’année de 8H30 à 16/30.

20180813_134115-1-1961155084.jpg20180813_134123-11144065900.jpg20180813_134513451130725.jpg20180813_1347351182115562.jpg20180813_1341011668919520.jpg20180813_134115903066697.jpg20180813_134034-2073887954.jpg20180813_133855-2065100784.jpg

 

20180813_134123-1768381383.jpg

C’est un tout petit parc  d’un 1,2 hectares, un petit hâvre de verdure bien caché dans le quartier de Scheepvaart. On se croirait autre part. Moi j’aime la mousse et les nénuphars qui hantent cet oasis romantique. Il y a même une petite volière où les oiseaux volètent sans bruit. Les vedettes des lieux pour certains ce sont le cèdre libanais planté dans les lieux en 1860, les cyprès chauves (Taxodium distichum), les gunnera et un hêtre agé d’environ 200 ans. Mais moi c’est la mousse, le lichen et le nénuphar que je préfère..

10. Het Park

 

Situé toujours dans le quartier de Scheepvaart Her Park est  parc urbain, un parc municipal qui date du 19eme siècle. On peut y faire des barbecues. On peut aussi y louer des bicyclettes oranges  via Mobike. Des saules pleureurs, des chênes ou des hêtres jettent leurs glands et leurs écorces au sol. Dans ce parc le buste de E Bordewijk avertit dans Karakter (1938) :

« Ik heb altijd gedacht , zei hij, dat ik u nog wel eens zou tegenkomen maar hier… Ik wou nu de rivier graag even samen met u zien. Mag ik ?

Les bombardements qui ont plus sur Rotterdam en mai 1940 et qui ont détruit une bonne partie des infrastructures n’ont que très peu touché Scheepvaart, quartier bourgeois qui dispose de nombreux monuments historiques, de sculptures. on trouve dans ce quartier le musée ethnographique Wereldmuseum ouvert en 1885. Il est situé juste devant les quais e la nouvelle Meuse à côté du port de Scheepvaart. Le World Museum est en ce moment en travaux mais on peut accéder gratuitement à une salle où on sont exposés e nombreux masques d’origines diverses. A l’entrée du musée il y a une statue monumentale en bois polychrome de Papouasie Nouvelle guinée montrant un guerrier semble-t-il arborant e nombreux phallus énormes tendus vers le ciel.

 

 

 

11 Witte de Withstraat

 

C’est une rue huppée et extrêmement vivante de Rotterdam. Elle est parsemée sur toute sa longueur de restaurants chics richement décorés de toutes sortes, de galeries d’art, de musées, de boutiques.  ce n’est certes pas l’avenue Matignon ni les Champs Elysées mais la vie  y est bouillonnante. Nous avons longuement hésité avant de choisir l’endroit où nous prendrions notre déjeuner. Il était environ 15 heures. Nous avons hésité entre un restaurant apparemment sud-américain  du nom de  Supermercado pour nous décider pour Hotel Bazar qui sert de la cuisine turque ou tout du moins méditerranéenne. De nombreux plats ne sont servis qu’à partir de 16 heures mais nous nous sommes régalés tout de même avec les options qui sont disponibles. Ce restaurant ne désemplit pas. Gens du cru, étrangers de toutes origines, célébrités, artistes, jeunes, personnes âgées,  viennent en terrasse ou comme nous en intérieur (il y a plusieurs niveaux) pour se régaler. Et pourtant les prix sont abordables ! Note 10 sur 10.  La seule ombre au tableau c’est que le couscous au poisson qui était  mon premier choix n’était disponible qu’à partir de 16 heures.

A signaler plus particulièrement le café De Witte Aap (le singe blanc), Supermercado (cuisine sud-américaine) (au sous-sol il ya une boîte de nuit)

12. Musée maritime

 

 

Maritiem museum est situé Leuvehaven 1. C’est le premier musée maritime des Pays-Bas. Six siècles d’histoire vous contemplent. A noter : dans la boutique du musée  (museumwinkel) on vous propose notamment une carte du monde imprimée en Belgique sur tissu  polyester de 200 cm X 140 cm pour environ 100€. Il y a aussi en plein air juste devant un musée portuaire libre d’accès où l’on peut embarquer sur des embarcations historiques et voir les conditions de navigation d’autrefois (jusqu’à 16 heures). Le dimanche le long des quais on peut flâner sur le marché aux puces local.

20180812_132806-1491898324.jpg

Markthal, le marché iconique au grand bonheur des selfies

On trouve à Rotterdam des espaces iconiques. Markthal en fait partie. Ce Marché des Halles d’une autre galaxie jouxte une église médiévale, la seule qui ait résisté aux bombardements massifs de la seconde guerre mondiale, Laurenskerk. C’est ce paradoxe, cette cohabitation du sacré et du profane qui fait peut-être la réussite de l’endroit au grand bonheur des selfies. Des marchés couverts on en trouve partout. Des marchés couverts où l’on peut déjeuner j’en ai connu en Espagne, en France, en Suède, au Danemark: la formule est attirante, dans une ambiance de marché on propose aux visiteurs les meilleurs plats de la région, les meilleurs vins, etc. Mais ici on a poussé la logique à son paroxysme. Markthal c’est une construction inaugurée le 1er octobre 2014 qui globalement donne l’idée d’un hangar futuriste en forme de fer à cheval.

On pourrait en voir surgir un avion tant l’endroit est large et haut. Sur les côtés de cette construction en fer à cheval réalisée par le cabinet d’ architecture MDRV il y a 200 appartements dont les fenêtres internes donnent sur le marché, et surtout la décoration des murs est, disons, sidérale. On se croirait dans une Chapelle Sixtine hollandaise. La fresque appelée Horn of Plenty (La corne d’abondance) a été composée par deux Léonard de Vinci néerlandais. Un mâle et une femelle: Arno Coenen et Iris Roskam. Voyez plutôt cette abondance.

Je ne sais pas trop si j’aimerais vivre dans l’un de ces espaces ou dans les maisons cubiques qui en sont voisines

Mais j’ai apprécié ce marché pour les fromages hollandais qu’il propose, ses fruits exotiques (en particulier les figues de barbarie) , ses épices (mais il n’y avait pas de roucou) , ses confitures de coco et sa dizaine de restaurants.

Malheureusement nous avons fait, une fois n’est pas coutume, un très mauvais choix en jetant notre dévolu sur Andalous Fish qui proposait beaucoup de plats à base de poissons et fruits de mer, des paellas, des lasagnes de poissons, des tortillas. Malheureusement nous nous sommes trompés sur la MARCHANDISE, LE RESTAURANT N’A D’ANDALOU QUE LE NOM et je lui donnerai par conséquent la note zéro.

SURIMI ZERO

LASAGNE AU POISSON, ZÉRO

PAELLA ANDALOUSE ZÉRO

TORTILLA ZERO

C’est le degré zéro de la cuisine : c’est bien présenté, pourtant, appétissant, on croit manger des crevettes géantes c’est du surimi. Bref déçu, déçu, déçu de chez déçu puissance 3 et les dieux de la gastronomie seuls savent comme je suis tolérant . Mais là, niet, je ne recommande pas. Je ne recommande pas. De plus l’endroit ne sert pas de boissons alcoolisées. Que diable suis-je allé faire dans cette galère ? Moi qui ai osé snobber Jamie’s Italian de  Jaimie Oliver qui m’accueillait les bras grands ouverts.

D’ailleurs dans Markthal beaucoup de restaurants proposent à leur devanture un exemplaire de leur plat pour que les gens se fassent une idée. Ce n’est pas très ragoûtant mais au moins cela possède le mérite d’être clair. Cela m’a fait penser aux  sampuru, les faux plats en résine japonais qui eux représentent de façon saisissante une réalité culinaire fabuleuse. Mais ici j’ai trouvé que les plats ne mettaient pas en valeur. Ils étaient ternes.

Mais je démarquerai ce qui suit et qui m’ a plu:

Il y a ici le plus grand parking de la ville sur quatre niveaux ainsi qu’un hypermarché. Pour aller aux toilettes il faut se rendre au niveau -1. Les toilettes coûtent un € au lieu des 0,50€ généralement constatés partout ailleurs sur Rotterdam. Vous avez un ticket qui vous est remis d’une valeur de 0,50€ à déduire de vos achats chez certains commerçants de l’endroit, encore faut-il savoir lesquels.

Moi je me souviendrai d’un merveilleux sikakoko proposé en dégustation. Il a effacé l’impression affreuse laissée par Andalous Fish. Je me suis lavé la bouche à deux reprises avec cette merveille de confiture de coco.

Gent, visite surprise, sur les traces de Jaldo et Jaciara

Gent n’était pas au programme quand nous avons décidé de venir passer quelques journées en Belgique. Mais une ancienne collègue de travail, Nathalie, prof de français qui réside à Rio de Janeiro, de nationalités belge et argentine, qui était sur les lieux il y a deux semaines me l’a recommandé. Merci mille fois. Gent dit aussi Gand est une ville surprenante. Elle ne se livre pas comme d’autres dès l’arrivée à la gare comme Bruxelles ou Bruges, non, il faut marcher, marcher. Certes nous aurions pu prendre le tram numéro un mais nous avons décidé de pimenter l’aventure en marchant. Cela faisait des siècles que je n’avais pas autant marché. Mais aujourd’hui nous étions trois. Une amie brésilienne Esther qui habite Charleroi et qui ne connaissait pas Gent, Darjeeling et moi. ESTHER et moi sommes nés le même jour à un an de différence. Nous nous sommes connus au Brésil où nous avons partagé à maints instants un amour commun pour la bonne victuailles et la bière estupidamente gelada. Nous ne nous étions pas revus depuis plus de 4 ans. Deux autres partenaires de notre promenade étaient Jaldo et Jaciara. Jaldo est parti pour d’autres dimensions au pays de Rosa Luxembourg ou du côté de Fidel Castro il y a de cela quatre ans. Jaciara, sa partenaire absolue, lui à survécu. était indissociable de nos soirées, après midi, caldinhos, feijoadas, molhinhos lambão, churrascos, aventures dans la chapada Diamantina, gaiamum et lambreta et last but not least l’amour, pour ne pas dire la passion « desvairada » de la bière pour l’un et du petit dé de cachaça orgânica pour l’autre.

Nous avons donc fait la visite de Gent ensemble. Tous les cinq. Comme je le disais Gent ne se livre pas au premier venu. Il a fallu cravacher. On nous disait ce n’est pas loin, un petit quart d’heure, tout au plus. Nous avons bien mis trois quarts d’heure. Il est vrai que le train était un train de sénateur. Puis tout à coup au détour d’une rue la ville s’est faite chair. Mes quatre collègues de cordée avaient été un peu narquois au départ. Mais heureusement j’avais persisté et signé . J’avais confiance en le goût de mon informatrice.

Après une petite Stella Artois pour étancher notre soif, on s’en fut récupérer nos forces vives chez Neptune. Moules du chef frites. Un plat pour trois, arrosé bien évidemment de bière.

Les moules étaient surprenantes car outre les condiments et assaisonnements traditionnels il y avait du céleri.

Et bien sûr on trinque chacun à la brésilienne avec un caldo de mexilhões (une jus de moules) delicioso.

Il y avait une fête au burg mais là je n’avais plus de forces. Je me traînais comme un grabataire. Je suggérai de prendre le tram numéro un mais cela fut balayé d’un revers de main par le quatuor. N’écoutant que mon orgueil de mâle je fis semblant d’acquiescer. Depuis mercredi matin nous marchons au pas, au pas, au pas, au pas cadencé , je veux ma maman, petit pied bobo.

En rentrant sur Bruxelles la saidera, la der des der, était de mise. Nous sommes descendus à Brussels Centraal et de là en 5 minutes on s’est retrouvés sur la Grand Place où nous attendaient dans une rue attenante  six verres de bière dégustation: Leffe, Jupiler, Kwak, bière blanche Hoegaarden, Delirium, bière à la fraise Strawberry, avec des petites cacahuètes.

img-20180815-wa0004-1768381383.jpg

Je suis comme on dit en portugais un caco. Je ne suis plus le tout, je suis la partie. Un éclat de poterie. Une particule de moi-même. Je suis si ébréché, comme éparpillé en mille morceaux que je ne sais plus quand je touche mes reins si ce ne font pas les tempes. Je palpe la colonne vertébrale et j’ai l’impression qu’elle me tire la langue et me réclame un verre d’eau. Je ne suis plus que l’ombre infinitésimale de moi-même. Je me traîne dans les couloirs du métro de Centraal Station. Il faut aller à la station Park et de là prendre le tram 93 pour regagner mes chères pénates belges.

Ô rage ô désespoir o vieillesse ennemie

N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie

Bruges racontée par Papageno

PAPAGENO est un Oiseleur un peu fou qui hante la Flûte Enchantée de Mozart que j’ai évoqué ici.

Il n’a pas de Papageno sans Papagena. Nous errons dans les rues de Bruges fixant à tout jamais sur l’as surface argentique les windowsill les rebords de fenêtres si richement décorés.

Quand une faim aiguë de petit déjeuner nous prit au ventre. Nous jeta mes notre dévolu sur une bakkerij une boulangerie au nom évocateur de Le pain quotidien. Petit déjeuner bio, vegan. Je pris du jambon fromage, un croissant, un expresso et une bouteille d’eau. Ma dulcinée un café au lait, un granola aux fraises avec feuilles de menthe. Un croissant. 29€.Fichtre. Mais l’endroit était vraiment delicieux. Même les toilettes étaient grée. Pee Green be green. J’eus beau faire aucun jet vert chaud ne sortit de mes entrailles et pourtant j’avais pris des feuilles de menthe et croque les cornichons. Après être arrivé sur la place principale nous voulions retrouver par nos propres moyens les canaux pour une excursion de 30 minutes. Nous nous sommes perdus. Mais ce fut un mal pour un bien car sur une place trônait la statue de Papageno transportant une cage dans laquelle se trouvait deux volatiles de bronze. Je pris la liberté alors de demander à l’oiseleur le chemin des canaux. Il nous l’indiqua en effet en jouant un petit air de son pipeaunous nous sommes retrouvé devant un baleine bleue faite de plastique récupéré dans les canaux. Dans ces objets récupérés je crus voir des sièges de WC, des cuvettes.

Heureusement un facteur belge qui passait par la nous remit sur le droit chemin. Il fallait retourner sur la place et prendre l’une des ruelles adjacentes au Belfort. Comme d’habitude nous avons compris ce que nous voulions entendre et nous avons pris une ruelle adjacente au restaurant Belfort qui elle nous a menés direct sur un snack brésilien. Après 10 minutes de rigolade tupiniquim nous revoilà sur le bon chemin. Une vespa nous invite à prendre une bière juste à côté du mur de bières. Je décline gentiment l’invitation. Tout comme je décline l’invitation à pénétré le usée de la torture ou à ma cer de bonnes frites belges. Par contre je consens après ma croisière sur les canaux de Bruges à faire le Peeping Tom, le voyeur. Tout touriste est un voyeur. Il y des voyous voyeurs et des voyants voyeurs épisodiquement mais le voyageur est par essence un voyeur. Tout voyage est voyeurisme. Le trou de la serrure post moderne c’est le portable, et le selfie signe l’apogée du trans-voyeurisme. Voyeurs et heureux de l’être.

Banquet romain à la Taberna Romana

Ce soir à Saintes redevenue Santonum à l’occasion des fêtes des 2000 ans de la construction de son arc de triomphe Germanicus et de son pont de pierre érigé au-dessus de la Charente on a joué en plein jardin public aux Romains. Banquet oblige en ce 28 juillet MMXVIII ! Repas théâtralisé (200 places) ! Entre déclamation de textes littéraires d’Ovide sur l’amour, spectacle sur le triclinium, combats de gladiateurs, pentabond et animation musicale on s’est régalé !

Au menu
Les Apéritifs :

Dactilis (Dattes au muscat et au poivre)
Samsa (Pulpe d’olives noires à l’anis)
Oliva (Olives au defrutum)

Les Boissons pour apéritif

Myrtites (Vin rouge aromatisé aux baies de myrtes)
Absintites (Vin blanc aromatisé aux feuilles d’absinthe)
Valetudo Potio (Jus de fruits à la cannelle)

Les entrées

Persica Pêches acidulée, à la sarriette
Fegatum (Foie gras aux figues)
Esicia (Saucisse de crevette, sauce au fenouil et miel)
Le plat principal

Bubula (Joue de bœuf à la cervoise)
Far (Epeautre au romarin et raisins)
Apium (Rave au caramel de vinaigre au miel)
Paniculi (Pains individuels au laurier)

Le dessert

Bellaria Assortiment de douceurs :
Dulcium (Gâteau au miel)
Patina (Flan aux pommes et poivre)
Arida mala (Pommes soleil)

Felix convivium mais 35€ quand même ! Et seule ombre au tableau, seulement un verre de vin pour accompagner les mets. La bouteille supplémentaire de ce divin breuvage coûtait la bagatelle de 12€. Donc pas de bis repetita placent. Et à la fin du repas, cerise sur le gâteau, nous furent servis par des esclaves souriants des gâteaux secs salés et des olives noires conformément à la tradition romaine qui faisait ce geste afin que les convives puissent continuer à boire dans les meilleures dispositions.

Certains auraient voulu sans doute que cela se termine en orgie. Ce ne fut pas le cas.

Pour mettre l’ambiance la viiieme légion a défilé dans les rues du vieux Saintes

Un chai nommé château

Tem uma palavra aqui em Bordeaux que sempre aparece com a palavra « château »: é a palavra « chai ». O « chai » é o lugar onde se conserva o vinho ou onde se elabora o vinho num processo de fabricação chamado vinificação constituido pela fermentação , maceração , criação em barril ou cuva e assemblagem (ou seja mistura de cepas para compor o vinho). O « chai » quando tem uma parte ou a totalidade do baixo do nível do chão é chamado « cave à vin » (adega), quando for no nivel da rua é chamado de « cellier ». O « chai » serve também para armazenamento dos barris, dos vinhos ou dos aguardentes. Acho uma obrigação visitar um chai na região de Bordeaux. O chai é a vitrine do vinho e o « maître de chai » aí é rei junto com o « œnologue ». Aí vai poder « mirer » com o olho, « humer » com o nariz e « lamper » com a língua o vinho. Pode ter uma taxa para provar e visitar o « chai » mas nunca tem a obrigação de comprar.

Dentro da cidade de Bordeaux tem apenas um château , o château Descas. Este château em realidade já foi um hospital desde o século 17, o hospital de la Manufacture. Tinhas duas asas. Essas asas existem até hoje atrás do château e foram transformadas em módulos habitationais. Quando foi comprada a area de 10000 metros quadrados em 1881 (para ser construído entre 1890 e1893) por um fabricante de barris Jean Descas visionário que investiu pesado no quai da Paludate, no atual bairro Sainte-Croix, à beira do rio Garonne, numa parte da cidade perto da gare Saint-Jean e do pont de pierre que então não era uma área dedicada ao negócio do vinho (os chais à vins). A área dos « chais à vins » era mais nos Chartrons. Foi um sucesso porque o Jean Descas teve a intuição de construir este château neo-baroco com instalações industrias onde pela primeira vez na cidade tinha elevadores, trilhos e vagões para carregar o vinho. Desde o início o espaço foi dividido entre apartamentos residenciais, escritórios e o chai à vins. É isso até hoje. Este château funcionou atés 1970 como chai à vins. Depois ficou parado no tempo até os anos 2000 quando um cabaret, o Caesar’s ocupou o lugar. Foi um fracasso. Depois foi a vez de uma discoteca o Rikiki Palace. Novamente fracasso. Finalmente deu lugar a uma casa de espetaculos Le Mystic. E novamente fracasso. A parte central esta fechada faz 9 anos em razão de um litígio entre a Prefeitura e os donos do lugar. Mas as asas do castelo tanto a esquerda como a direita estão alugadas a associações ou comércios como um bar a vinho-restaurante Le Point Rouge, que já foi antes sala de jogos de poker, um chais à vins o Chais Delcas e também uma operação imobiliária, tem possibilitado a renovação das asas e o arrendamento para a população de modulos residenciais bem grandes no coração da cidade a preços salgados mas razoaveis. Deu lugar em 1990 a uma residência Descas incluindo 177 apartamentos (dos quais 36 ocupam as asas e o restante o pátio do château ) e uma residência para idosos. Que pena que não se possa mais visitar o castelo mas comendo ou bebericando no Chais Delcas ou no Point Rouge dá pra sentir a grandiosidade do lugar.

Le Corbusier et la cité Frugès

JUILLET 2016.

https://player.ina.fr/player/embed/CAF97028666/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/560/315/1′

Dimanche après-midi à Pessac avec Le Corbusier et les 90 ans de sa cité Frugès, construite entre 1923 et 1926, patrimoine culturel de l’humanité. La maison de 75 m2 coûtait à l’époque un salaire annuel d’ouvrier. Le projet ne fut jamais achevé, seulement 51 maisons furent construites sur plus de 150 projetées. La crise économique de la fin des années 20 plus la résistance des propres ouvriers à la modernité sonnèrent le glas de ce rêve inachevé. Ce projet fut le premier grand projet de Le Corbusier mais avant ce dernier il avait construit entre 1923 et 1924 à l’initiative de l’industriel sucrier et mécène Henri Frugès en Gironde à Lège-Cap-Ferret une autre lotissement comprenant 6 pavillons et destiné aux ouvriers de la scierie locale, préfigurant la Cité Radieuse de Marseille.

Nem sabia. mas fiquei feliz com a notícia. A obra arquitetural de Le Corbusier acabou de entrar dia 17 de julho na lista do patrimônio cultural da humanidade. Entre os 17 conjuntos arquiteturais dele premiados pela Unesco tem um que fica em Pessac, cidade onde eu moro desde o início deste mês. Se trata dos « quartiers modernes Frugès », um loteamento inicialmente previsto para operários pelo industrial Henri Frugès e o arquiteto suiço Charles-Edouard Jeanneret-Gris, vulgo Le Corbusier, entre 1924 e 1926. O projeto inicial era de fazer um loteamento moderno de 130 módulos com cubos de betom coloridos e sem telhados. Tinha várias formas como aranha-ceus, dominos, arcadas, etc. Somente 51 módulos chegaram a ser construídos devido a muita resistência política local, a pouca atratividade do projeto para as pessoas para as quais ele era destinado (o gosto da época era mais para « échoppes », ou casas tradicionais com jardim) tudo isso apesar do apoio do industrial e mecena da área açucareira e do governo central francês. Em 1930 apenas 33 casas foram compradas. O povo aí via essas casas como casas das colônias da Africa do Norte, tanto que chamavam de « cité du Maroc » (conjunto do Maroccos) ou « quartier du sultan » (bairro do sultão ). Esse projeto foi o primeiro grande projeto urbanístico assinado por Le Corbusier embora as casas iniciais tenham sido reorganizadas pelos moradores ao longo do tempo para se adaptar a suas necessidades. Nos arredores de 1930 os operários não tinham carro, então as casas não tinham garagem cada uma. Era uma garagem para 3 casas. Também a calefaçao foi adaptada e espaços para guardar coisas, janelas, escadas, foram revistos pelos moradores proprietários . Se calcula que em 1930 uma família tinha mais ou menos 300 objetos enquanto que agora uma casa possui uns 3000 objetos. Das 51 casas construídas apenas 50 sobreviveram (uma sendo destruída durante a segunda grande guerra). Apesar de ser o sonho inacabado do grande arquiteto e urbanista suiço, apesar da vetustade e do abandono interno e externo de algumas das suas casas a Cité Frugès integrou um conjunto de 17 obras arquitetônicas espalhadas pelo mundo em 7 países e sobre 3 continentos que o tombamento pelo Unesco contempla. Querendo saber mais sobre o assunto : http://www.sites-le-corbusier.org

http://fruges.lecorbusier.free.fr/3586982E-5991-4F84-9FE8-B77332F87BC7.html

Este site é muito interessante e analiza as evoluções e o processo severo de envelhecimento das casas construídas por Le Corbusier e as adaptações que tiveram que ser feitas pelos moradores depois de 80 anos de construção minimalista. A Franca evoluiu muito e casas sem adega sem sótão sem garagem (uma garagem pra 3 casas) e de dificil manutençao por causa dos materiais utilizados por Le Corbusier não são mais o sonho da população apesar de uma crise permanente da moradia.

As « échoppes » eram casas tradicionais populares bem simples que eram ocupadas antigamente no século 15 pelos artesãos e comerciantes de Bordeaux para viver e trabalhar. A palavra francesa « échoppe » deu nascimento ao inglês « shop ». Eram casas de pedra geralmente com 3 cômodos e um jardim-horta no fundo no caso da échoppe simples. Com um corredor e mais quartos no caso da échoppe double (dupla). Em regra geral essas casas tem adega mas não tem segundo pavimento. No século 18 viraram casas de moradia. Agora hoje em dia essas casas (ainda tem mais de 10000 apenas em Bordeaux mas existem umas 5000 também em cidades proximas como Bègles, Le Bouscat, Talence) que ficam bem no centro antigo de Bordeaux são muito procuradas pelas pessoas daqui e de parisienses que querem adquirir moradia em Bordeaux (muita gente está se mudando de Paris para Bordeaux, já que o TGV programado para 2018 vai aproximar a cidade de Paris que ficará então a mais ou menos 2 horas de distância. Isso faz com que o preço da moradia de Bordeaux que é bem barata em relação a Paris esteja explodindo e que as pessoas que estavam morando nestas echoppes estão sendo expulsadas, e vão morar nas periferias de Bordeaux mais baratas, contribuindo assim a gentrificaçao da cidade, em graus bem inferiores a Paris mas assim mesmo de maneira crescente. Uma vez que fiquem renovadas com gosto pelos arquitetos o valor de aluguel cresce e muito. Veja o link : http://architectes-bordeaux.info/2015/11/30/les-10-plus-belles-renovations-dechoppes-bordelaises/

http://bordeaux-echoppes.com