Fermer

Strange Fruit by Billie Holiday

Parfois il y a d’étranges fruits qui pendent comme des gousses sanguinolentes rôties au soleil et baladées par le vent en haut des peupliers et autres zamanas. Ce sont des corps d’hommes lynchés. Et c’est en leur mémoire que cette chanson a été écrite par Abel Meeropol puis interprétée par Billie Holiday, Lady Day :

Southern trees bear a strange fruit

Blood on the leaves and blood at the root

Black bodies swinging in the southern breeze

Strange fruit hanging from the poplar trees

 

Pastoral scene of the gallant south

The bulging eyes and the twisted mouth

Scent of magnolias, sweet and fresh

Then the sudden smell of burning flesh

 

Here is fruit for the  crows to pluck

For the rain to gather, for the wind to  suck

For the sun to rot, for the trees to drop

Here is a strange and bitter crop

Et une version par Nina Simone :

Sexe, paradis et interjections

Au summum du plaisir croyants comme incroyants, athées comme agnostiques, pratiquants comme non pratiquants ont à leur disposition dans toutes les cultures pour leurs soupirs, gémissements, râles et autres chuchotements toute une gamme d’interjections lubriques pour se signifier à soi entre spasmes et couinements subtils comme à leur partenaire qu’ils atteignent le paroxysme du plaisir. Il n’y a pas que les hummmmmmm, les ouille ouille ouille, les aïe aïe aïe, les oh oui, les ah, les woye, les waye créoles. Il n’y a pas que les lekker hollandais, les que rico espagnols, les ik kom klaar hollandais encore, les kwa kwa kwa des Indiens Matis d’Amazoni ou les ino ino ino (jaguar jaguar jaguar) de leurs voisins les Indiens Marubo. La panoplie est bien plus large pour évoquer cet instant flottant entre souffrance et plaisir. On invoque souvent alors à l’heure de l’orgasme des divinités, des prophètes, des saints et des saintes. On peut même jouir en latin comme dans une prière par un Gloria, un Hosanna ou un Alléluia.

Que celui qui n’a jamais murmuré bondyéségné ou oh mon dieu au moment de l’extase me jette la première pierre. Oh Doux Jésus peut gémir celle en qui on vient de faire rugir le petit Jésus dans la crèche. Sainte Vierge ! Ces figures tutélaires assaillent l’âme de celui qui jouit et qui sait que jouir est une petite mort et qu’avant de mourir il faut invariablement payer son tribut aux esprits. Nul ne peut avoir accès à ces mini paradis sur terre sans ces mots émis en plein vertige des sens. Jésus Marie Joseph crie l’un succombant presque sous les coups de boutoir des stimuli. C’est la même extase que celle de sainte Thérèse de Jésus sur la statue de marbre de Bernin (Gian Lorenzo Bernini) (1654) et celle de Marie Madeleine en extase au pied de la Croix de Guido Reni! C’est la même communion charnelle qui est proposée à travers l’ostie -chair et sang.

Que dit sainte Thérèse quand elle raconte son moment d’extase, appelé transverbération, moment où elle se fait transpercer par la lance bouillonnant de feu d’un ange chérubin et où la douleur et la mort confinent au plaisir:

« J’ai vu dans sa main une longue lance d’or, à la pointe de laquelle on aurait cru qu’il y avait un petit feu. Il m’a semblé qu’on la faisait entrer de temps en temps dans mon cœur et qu’elle me perçait jusqu’au fond des entrailles; quand il l’a retirée, il m’a semblé qu’elle les retirait aussi et me laissait toute en feu avec un grand amour de Dieu. La douleur était si grande qu’elle me faisait gémir; et pourtant la douceur de cette douleur excessive était telle, qu’il m’était impossible de vouloir en être débarrassée. L’âme n’est satisfaite en un tel moment que par Dieu et lui seul. La douleur n’est pas physique, mais spirituelle, même si le corps y a sa part. C’est une si douce caresse d’amour qui se fait alors entre l’âme et Dieu, que je prie Dieu dans Sa bonté de la faire éprouver à celui qui peut croire que je mens. ».

Mais d’où nous viennent ces spasmes de Sainte mystique. Comment cette extase, cette illumination, cette rencontré spirituelle, cette expérience numineuse se fait-elle chair et vocabulaire à travers les interjections ?

Ah interjections sans vous le coït serait océan de tristesse. Comment pourrions-nous autrement par le verbe partager l’émotion de la chair ? Parfois on manipule bien évidemment . On dit chéri ou chérie ou mon amour mais ce ne sont que des succédanés de chérubin comme ohmygosh est un succédané de oh my God.

Les interjections dites égophoriques ou endopathiques – telles que les décrit l’anthropologue Philippe Erikson dans le récent numéro 67 de la revue anthropologique Terrain consacré à la jouissance et intitulé Jouir? – sont selon moi des manifestations orales ancrées dans notre inconscient collectif aux frontières duquel la mort et la souffrance se livrent un duel arbitré par le désir inné de recherche du plaisir et de survie.

les cimetières mahorais ou la mort en nue-propriété

S’il y a quelque chose qui m’a frappé à Mayotte c’est la façon dont les gens traitent leurs morts. J’ai à ce sujet déjà évoqué ici la mort d’un voisin, Chéréli. Quant à leurs cimetières. j’ai déjà évoqué ici le cas du cimetière de Manzarisoa. C’est pour moi un cimetière abandonné, ou quasi abandonné. Enfin c’est l’impression qu’il m’a donné quand je l’ai vu pour la première fois au mois d’août dernier. Maintenant en pleine saison des pluies c’est la jungle. Là où je croyais en août voir un cimetière d’esclaves étant donné l’extrême dénuement du lieu et l’anarchie apparente je me retrouve maintenant en pleine jungle équatoriale et pourtant on est bien loin de l’équateur. Disons plus prosaïquement qu’on se croirait en pleine brousse. Les herbes ont poussé de façon exponentielle et on ne distingue plus une tombe en pleine terre de l’autre. Il n’y a pas un signe ou alors il est extrêmement discret pour différencier une tombe de l’autre, pas de fleurs, pas de plantes vertes en pots, pas de poèmes, pas de photos, pas de plaques, pas de stèle, pas de mausolée, pas un croissant, pas de bougie, pas une lune, pas une prière du Coran. tout juste peut-on lire le nom et le prénom du défunt.

La mort est en nue propriété en terre musulmane ! Il n’est pas interdit d’aller vénérer un mort sur sa tombe mais cela ne se fait pas. Le mort a droit à ses moments forts au sein de la maison familiale encadrée par les dignitaires et les fidèles de la mosquée mais le cimetière n’est pas un lieu de promenade. On fait certes certaines exceptions pour le tombeau du Prophète (qui ne se trouve techniquement pas dans la mosquée mais sur une pièce attenant à la mosquée qui était l’appartement de sa femme Aicha et qui fait partie de la mosquée actuelle à Médine) ou le tombeau de Moïse qui serait en Cisjordanie sur le mont Nébo, haut lieu de pélérinage, mais nul ne s’aventurerait à prier sur la tombe de la mère du prophète, Sayda Amina Bint Wahb, qui était polythéiste alors que le prophète lui_même le faisait. en fait on peut prier pour un mort mais pas l’invoquer comme on invoque un esprit

J’ai pu toutefois constater que l’endroit qui est planté d’ arbres à pain est souvent envahi par des enfants qui dépouillent les arbres de leurs fruits et les grilles qui en août séparaient la rue adjacente du cimetière sont aux trois quarts défoncées.

Bref le cimetière n’est pas un lieu de promenade. On n’aime pas trop frayer avec la mort, symbole de l’effroi. Il n’y a pas ici de carré musulman comme en métropole avec des tombes bien alignées. Ici on considère que 100 pour cent des habitants sont musulmans donc les catholiques, les chrétiens, les juifs, les bouddhistes les autres religions sont incités à se faire enterrer ailleurs. De la même façon la plupart des mahorais qui décèdent en métropole choisissent de se faire rapatrier post mortem à Mayotte pour avoir des funérailles et un cimetière en adéquation avec leur culte.

Très bien qu’on laisse faire la nature, très bien qu’on ne différencie pas dans la mort le riche du pauvre, mais il y a dans certaines villes un cimetière pour enfants et un pour adultes, mais que faire des non-croyants. Il y a à Petite Terre un cimetière catholique hanté par les frangipaniers et l’ylang-ylang. Ici l’enterrement doit être réalisé dans les vingt-quatre heures alors que la loi française demande avant l’ensevelissement ou la crémation un minimum de vingt-quatre heures après que le décès ait été constaté. De plus l’incinération comme l’autopsie sont interdites. Il faut laisser le corps dans son intégralité. Les pratiques de lavage du corps sont codifiées. on doit entourer le corps de l’homme de 3 couches de linceul, celui de la femme de cinq. Le corps est ensuite transporté entre la mosquée et le cimetière dans un cercueil mais est ensuite jeté en pleine terre. Seules quelques pierres matérialisent la tombe et l’enterrement peut être réalisé de jour comme de nuit.

Pourtant à Tsigoni où se trouve la plus ancienne mosquée de Mayotte, une mosquée swahilie comme celles de Domoni a Anjouan ou Tongoni en Tanzanie en pierre de corail dont le mihrab daterait de 1538 on trouve des tombes shiraziennes (ex Perse, Iran d’aujourd’hui), deux mausolées tournées vers la qibla qui seraient les tombes  de la femme et de la fille du sultan Haissa, lui-même fils du sultan Mohammed à Anjouan. Ailleurs pas très loin de Tsingoni en direction de Combani  se trouve le Tombeau du Premier Arabe. Il y a donc en terre musulmane des tombeaux plus sacrés que d’autres. Comme celui encore de la pointe Mahabou où repose le sultan Andriantsiouli  devenu Andriamangavakarivo dans le monde des esprits, qui vendit Mayotte à la France. Au pied de ce tombeau on célèbre des maoulida shengé, des douas, des badris, des roumbos où les ziyaras sont invoqués

Les femmes mariées devenues veuves portent le deuil pendant la période de viduité (idda) qui est de 4 mois et 10 jours sauf si elles sont impubères ou ménopausées auquel cas le délai se trouve ramené à 3 mois. Dans cette période la femme doit continuer d’habiter dans le domicile conjugal, ne peut découcher, ne peut porter de parure, se teindre les cheveux, mettre du khol autour des yeux, porter du rouge ou du jaune, porter du parfum, du fard, etc Le noir n’est pas la couleur du deuil en terre musulmane, mais le blanc. En dehors de son mari la femme a 3 jours de deuil à sa disposition. autant que les hommes, trois jours, quelque soit la situation matrimoniale. Le deuil de la femme enceinte cesse le jour de l’accouchement.. J’ai vu de nombreuses femmes vêtues de strict noir et coiffées de voiles mais ce sont là selon moi des femmes qui pratiquent un des différents cultes un peu plus radicaux de l’islam local.

L’idée qui m’est chère de me faire ensevelir dans la mer n’ est acceptée par l’islam qu’en cas d’impossibilité absolue d’enlever dans la terre. Inhumation en eaux marines ou en rivières. Mais pas d’aquamation please.

un rimèd razyé qui aime se faire manger amer : le pawoka

Parfois au détour d’une rue ou d’une route je crois reconnaître une plante, un fruit oublié dans les limbes de ma mémoire.  Et petit à petit j’en dresse la cartographie et que vois-je ? tous des rimèd razyé ! Alors je consulte quelques sites pour décortiquer tout ça, voir ce qui relève de ma fantaisie, du rêve car j’ai tant voyagé, les mémoires se bousculent et entrent en concurrence. Je consulte alors les sites pawoka ou La sorcière et le médecin ou encore Agarta. Mais aujourd’hui je viens de retrouver quelque chose que je croyais perdu dans le triangle des Bermudes. Nous parlions avec une collègue réunionnaise de ce qu’elle appelle légumes lontan. Elle a mentionné  le patole, une sorte de long haricot, qu’on appelle dodoki ici à Mayotte, que je n’ai pas reconnu, puis a embrayé sur le margose. Je ne voyais pas de quoi elle voulait parler mais quand finalement après m’en avoir parlé pendant plus de 15 minutes les yeux révulsés de plaisir évoquant ces agapes d’enfant moi même j’ai commencé à voir une auréole pousser au-dessus de ma tête . Cette margose-la me rappelait quelque chose de mon enfance. Mis pas un aliment !

Il s’agit du paroka, pawoka si vous préférez, qu’on appelle margose à la Réunion et qui paraît-il est délicieux avec le rougail morue. La-bas on mange le fruit.  Il y a même une chanson à la Réunion qui dit comme ça « margose amer, les grains c’est doux » (Margozamer, chanson de Dominique Barret) oui car le margose est extrêmement amer à l’extérieur, quoi que les descendants d’indiens aux Antilles aiment bien le cuisiner frit en tranches  assaisonné au curcuma et au curry. (voir le site saveursmadras.unblog.fr d’une demoiselle Kichenin) Il paraît que ça accompagne divinement le riz coco ! A essayer donc ! Avis aux amateurs !

On peut aussi à la Réunion préparer un rougail avec le margose vert ! Il suffit de piler du piment vert avec du sel ajouter de l’oignon et mélanger tout cela avec le margose débité en tranches. Ou un cari avec le canard, le poulet ! Ou bien cru en salade avec vinaigre, oignon, ail, sel, poivre. Plus on laisse tremper dans le vinaigre plus l’amertume s’évanouit ! On peut aussi pour faire diminuer l’amertume tremper quelques heures le margose dans de l’eau salée en renouvelant l’eau autant de fois qu’on le désire en fonction de l’amertume désirée. Tiens j’essaierais bien dans mon colombo chatrou ou fricassée chatrou !

Le goût oscille entre celui du poivron, du concombre et de la chayotte, en super amer ! Le pawoka s’appelle aussi  et ce n’est pas par hasard  pomme coolie  ou pomme zindyen, en français gourde amère, en anglais bitter melon, bitter squash, balsam-pear et en latin Momordica charatia. Il fait partie des plantes médicinales indiennes importées aux Antilles dès la moitié du 19ème siècle.  En anglais on l’appelle encore bitter gourd ou bitter lemon. Bon contre la grippe, bon pour hypertension, bon pour le diabète. Ce légume lontan, ce riméd razyé est riche en potassium, en vitamine A, B1, B2, B3 ! Enjoy !

En Inde le bitter gourd masala est une recette intéressante à base du pawoka appelé la-bas en sanskrit  karela. D’ailleurs le légume est originaire de l’Inde et est consommé en Inde, au Pakistan, au Bangladesh au Népal et une bonne partie de l’Asie!

Préparation & ingrédients: 1.retirer la peau 2. évider et retirer les graines  3.nettoyer avec du lait fermenté ou caillé à défaut de babeurre (buttermilk) additionné de sel 4. mettre à bouillir un peu avec du curcuma dilué dans de l’eau 5.preparer une pâte avec des oignons, du piment vert, sel, de la poudre de piment rouge, du masala en poure (Coriandre+Cumin+cannelle) et de la pâte de gingembre: 6. Faire revenir cette pâte dans de l’huile puis en garnir chaque margose (pawoka) 7. Mettre tous les pawoka farcis à frire dans de l’huile

 

La même recette traditionnelle vue par une mamie de 104 ans Mastanamma ! Ici on ajoute des cacahuètes entières , les feuilles de cari ainsi que les graines d’assaisonnement (tempering seeds ( ail, piment séché rouge, graines de cumin)

Tout cela semble excellent et bon pour la santé comme pour l’âme ! Mais moi quand je vois la photo de cette plante je replonge en enfance ! Allez on plonge ensemble ! quand je vois cette épicarpe jaune et les grains rouges qui en jaillissent je me souviens que je jouais avec cette plante. Je revois même les fleurs. Je crois que je collectionnais les graines de cette plante. D’ailleurs j’ai toujours aimé collectionner les graines. Pas plus tard que la semaine dernière j’ai mis à sécher des graines de jaquier. C’est une constante. Je prolonge le plaisir de la dégustation par celui de la dessification de la graine pour une éventuelle plantation qui, on l’espère, fleurira un jour et me permettra de revenir à la case départ.

Mais une fois de plus pour comprendre la cuisine antillaise d’autrefois, surtout celle qui revendique ses racines hindoues,  il faut se plonger dans la cuisine trinidadienne. Moi je fais ça systématiquement. Et voilà que je découvre qu’à Trinidad et Tobago le pawoka se fait appeler caraili et qu’on le mange comme à la Réunion avec de la morue par exemple. Voyez moi ça ! De l’authentique trinbagonian cuisine !

Mais le plat par excellence avec le pawoka, enfin le caraili/caraaili/carailli, est le kalounji (kaloungi).

Ce sont des pawoka frits dans l’huile après avoir été bouillis 5 minutes dans l’eau salée et être vidées de leurs graines. On les fait frire alors avec une farce qui peut être soit du  mango kuchela, (mangue verte râpée, oignons, ail, piment, amchar masala – mélange  d’épices comme les graines de coriandre, les graines de cumin (geera), les graines de fenouil, les graines de moutarde noire, les graines de fénugrec (methi), roussies dans une poëlle – revenus dans l’huile de coprah), de la viande, du poisson, des crevettes, ou des légumes, etc.

Si par exemple on veut avoir une alternative au poivre on peut utiliser soit de la poudre de clou de girofle, soit de l’amchar masala, soit du mango chutney ou du mango kuchela

Esclavage, vice-championne du carnaval de Rio 2018

Lei_Áurea_arquivo_nacional

Il y a de cela presque 130 ans le 13 mai 1888 la loi Aurea était promulguée au Brésil par la princesse régente Isabel. Elle avait été précédée en 1871 par la loi du ventre libre qui déclarait libres les enfants nés d’esclaves. Avec cette loi l’esclavage était aboli. Le G.R.E.S Paraiso do Tuiuti,  originaire de la favela du même nom dans le quartier de São Cristovão, vice-championne du carnaval 2018, a enchanté les tribunes au moment du défilé des écoles de samba sur l’avenue Marques de Sapucai avec cette question qui taraude encore de nombreux Brésiliens de toutes couleurs. Quelle que soit la teinte de l’arc-en-ciel qui nous caractérise la question posée est : »Mon dieu, Mon dieu, l’esclavage est-il aboli? »

L’esclavage était donc le thème du défilé  avec cette question Meu Deus, meu Deus Esta extinta a escravidão ? L’esclavage est-il éteint ? Le seul fait de se poser la question en 2018 interroge au Brésil comme elle interroge dans de nombreux pays à travers le monde des Etats-Unis aux Antilles. Si on se pose la question c’est qu’elle n’est pas résolue ! Par ailleurs une nouveauté : une femme Grazzi Brasil chantant le thème d’ouverture.

Les compositeurs Claudio Russo, Moacyr Luz, Dona Zezé, Jurandir et Aníbal, ont fait une nouvelle narration de l’histoire de l’esclavage au Brésil à travers leurs 29 ailes (asas) montrant l’exploitation de l’homme par l’homme sous toutes ses formes aussi bien dans le champ rural que dans le domaine urbain, dans les quilombos et senzalas d’aujourd’hui, les favelas, désormais appelées pieusement de communautés (comunidades) où règnent tous les trafics (rogues, sexe, armes) et l’insécurité à tel point que juste après le carnaval les troupes militaires fédérales sont intervenues et ont assumé le pouvoir de police à Rio de Janeiro. Un défilé à forte connotation politique donc puisque les réformes engagées par le président Temer sont caractérisées comme un recul, un retour en arrière vers  des pratiques anciennes  datant de la Colonie et de l’Empire où la préservation du système esclavagiste et la surexploitation du travail était la principale caractéristique des élites économiques. Récemment les lois rétrogrades gouvernant le travail ont été promulguées et les conditions pour dénoncer un travail esclave renforcées donnant naissance à ce qu’on peut appeler un esclavage social.

3cf64e03-c97a-475b-a430-ea353dd232be

Bien que beaucoup d’historiens expliquent que la corruption est un des piliers du brésil d’autres comme Luiz Felipe de Alencastro  (voir son ouvrage Trato dos viventes) affirment que l’esclavage est le pilier de la formation historique brésilienne car l’empire portugais d’outre mer n’a pu se former que par et grâce à la traite négrière et la construction de réseaux commerciaux dans l’Atlantique Sud.

Que disent les paroles :

Não sou escravo de nenhum senhor
Meu Paraíso é meu bastião
Meu Tuiuti o quilombo da favela
É sentinela da libertação

Irmão de olho claro ou da Guiné
Qual será o seu valor? Pobre artigo de mercado
Senhor eu não tenho a sua fé, e nem tenho a sua cor
Tenho sangue avermelhado
O mesmo que escorre da ferida
Mostra que a vida se lamenta por nós dois
Mas falta em seu peito um coração
Ao me dar a escravidão e um prato de feijão com arroz

Eu fui mandinga, cambinda, haussá
Fui um rei egbá preso na corrente
Sofri nos braços de um capataz
Morri nos canaviais onde se plantava gente

Ê calunga! Ê ê calunga!
Preto Velho me contou, Preto Velho me contou
Onde mora a senhora liberdade
Não tem ferro, nem feitor

Amparo do rosário ao negro Benedito
Um grito feito pele de tambor
Deu no noticiário, com lágrimas escrito
Um rito, uma luta, um homem de cor

E assim, quando a lei foi assinada
Uma lua atordoada assistiu fogos no céu
Áurea feito o ouro da bandeira
Fui rezar na cachoeira contra bondade cruel

Meu Deus! Meu Deus!
Se eu chorar não leve a mal
Pela luz do candeeiro
Liberte o cativeiro social

 

 

Moi j’aurais une lecture un peu différente et à l’esclavage social j’ajouterais l’esclavage religieux. D’ailleurs dans le titre on voit bien les références religieuses de toutes origines : Meu Deus, meu Deus , Fui rezar na cachoeira, Amparo o rosario ao negro Benedito, preto velho, não tenho a sua fé, irmão, meu paraiso é meu bastião. Nao sou escravo de nenhum senhor pourrait sembler équivoque. En voulant signifier qu’on n’est esclave d’aucun maître d’aucun seigneur on n’épouse pas les idées anarchistes « ni dieu ni maître » et on accepte justement les théories religieuses qui ont justifié pendant des siècles l’esclavage. En d’autres mots l’esclavage continue parce que entre autres choses le joug des dieux reste permanent sur l’âme des damnés ! Et ce joug-la, cette exploitation de l’homme par les dieux et leurs représentants auto-proclamés sur terre, qu’ils soient rois, princes ou présidents, on n’en verra pas e sitôt la fin ! La libération de cette captivité n’est pas une question de larmes mais une question d’action, de révoltes. Les carnavals sont télévisés mais comme disait Gil Scott Heron : the revolution will not be televised

 

 

Indivision successorale en outre-mer

L’héritage de mon grand-père maternel court toujours. A la mort de ce dernier en 1974 à ma connaissance aucune succession n’a été réalisée. Pourtant il possédait des biens en Martinique comme en Guadeloupe. Ayant eu en Guadeloupe comme en Martinique une ribambelle d’enfants de plusieurs lits seul celui du dernier lit a pu bénéficier avec sa mère de la succession qui n’a jamais été liquidée. Ma mère n’a jamais hérité un centime de son père. Quant à moi à qui on avait offert un terrain à ma naissance jusqu’à aujourd’hui il court encore. Mon père en riait et me disait chaque fois que j’allais en Guadeloupe de réclamer ma part à ma tante, qui se trouvait être en même temps l’épouse de mon grand-père. Apparemment ma mère ne se formalise pas de tout cela et considère que ce sont les choses normales de la vie en Guadeloupe, le conjoint survivant accaparant avec ses enfants du dernier lit les biens du défunt.  Je n’ai donc jamais moi même réclamé ma part de cet héritage car à la mort de mon grand-père j’habitais aux Etats-Unis. Ensuite peut-être par orgueil et par souci de ne pas créer de désagréments inutiles et de conflits familiaux j’ai résolu d’oublier mon héritage. Quand cette même tante est morte en 2002 la prescription acquisitive trentenaire n’avait pas encore joué   et ce sont donc mes cousins, ses petits-enfants, qui en théorie sont passés de co-indivisionnaires à copropriétaires. Je ne suis pas amer. C’est ainsi que vont les choses de par le monde. Il n’y a pas que Johnny Halliday et Laetitia et compagnie qui déshéritent de leur plein gré! Sur l’île de Guadeloupe plus qu’ ailleurs Usucapion est roi et Rapia est reine souveraine!

Ma mère me racontait que ce même grand-père à la mort de sa mère je ne sais quand ou de son père en 1956 est parti de la Guadeloupe pour la Martinique avec sa femme, ma tante, et qu’ils ont ramené des « tonnes » de bijoux en or qui depuis se sont évanoui dans la nature luxuriante aux environs de la Soufrière au grand dam des autres héritiers. La raison du plus débrouya est toujours la meilleure dans un pays où débrouya pa péché ! On en sourit. Mais c’est de la spoliation. Comme on dit aux Antilles ce sont des rapaces avides, des rapias, des agoulou granfal !

Ma grand-mère maternelle est décédée en 2006 et a laissé une maison à Basse-Terre mais avait aussi un terrain à Morin Saint-Claude. Ma mère a refusé sa part d’héritage pour des raisons qui me semblent encore obscures. Cela fait plus de onze  ans que la maison est vide et que la succession bien entendu est en déshérance. Un de mes frères a pu un jour occuper cette maison à titre gratuit mais il a été sommé de déguerpir car on voulait soi-disant vendre la maison. J’ai un jour, bien plus tard, souhaité acquérir cette maison, voire la louer pour effectuer un séjour en Guadeloupe. Il m’a été dit par une tante qui s’occupe désormais de l’affaire qu’il y avait un acheteur sérieux ! La maison n’a toujours pas à ce jour trouvé d’acquéreur !

Mon père quant à lui n’a rien hérité de son père décédé en 1950, pas même une fourchette, puisque ce dernier ne l’a pas officiellement reconnu. Il n’a tout naturellement rien hérité de sa mère puisque quand cette dernière est décédée en 1933 il avait dix ans. Il a été élevé par sa soeur aînée d’un autre lit , cette même tante dont je parlais au début. Je ne sais même pas si cette grand-mère maternelle qui officiait comme vendeuse de simples et gadedzafè a même laissé un héritage. Elle a dû au moins laisser une maison et des meubles car elle n’habitait pas dans la rue, que je sache ! Et nul ne sait ce qui est advenu de l’héritage de sa mère décédée en 1949 ou de son père décédé en 1900.

J’ai eu un tout petit peu plus de chance, si on peut appeler ça de la chance. J’ai hérité de mon père en 2001. A sa mort en 2000 ma mère n’a pas souhaité rester dans l’indivision et a vendu la maison en métropole avec l’accord de tous ses enfants  pour ne pas créer de dissensions dans la famille. Comme nous sommes 9 enfants survivants l’héritage n’était pas énorme. Elle a conservé bien sûr la moitié de la valeur de la maison et a eu la délicatesse de donner à chacune de ses belles-filles une petite somme aussi, pas aussi rondelette que la nôtre qui n’était déjà pas excessive mais douce au toucher malgré tout. Puis elle est rentrée aux Antilles et a préféré louer une maison pres de l’église du carmel. Elle est aujourd’hui locataire et trouve que c’est mieux d’être locataire que propriétaire en raison des taxes et des impôts divers et variés qui tombent sur les propriétaires de biens immobiliers. Je pense que c’est une excuse car son rêve était de posséder une maison aux Antilles.

Moi je ne possède rien, que des dettes ! Je ne pense pas qu’on se bousculera au portillon pour régler ma succession qui sera simple comme bonjour. Pas de frais de notaire, pas d’impôts sur la succession, pas de donation partage de mon vivant. Je lègue pour l’instant à mes 5 enfants l’amour du vent et du voyage. Je dis bien pour l’instant. Il ne faut pas désespérer ! Car mon père à mon âge venait tout juste d’acquérir sa première, seule et unique maison. Même si je suis encore un pigeon-voyageur dans l’âme cette idée de nid douillet quelque part commence à me hanter. Je suis peut-être contaminé par le fait que mon épouse  est propriétaire de 4 biens dont elle n’a pas elle non plus qui est brésilienne hérité mais qu’elle a acquis à la sueur de son front. Ce qui est sût c’est que je ne vais pas suer pour acquérir un bien ! Je ne sais pas thésauriser !

Tout ce long préambule pour vous signifier que l’indivision successorale est un fléau aux Antilles.  Et pourtant l’article 815 du code civil stipule  bien dans son alinéa 1 que

« Nul ne peut être contraint à rester dans l’indivision ».

Or il se trouve que quand un indivisaire veut revendre voire partager  que ce soit à l’amiable ou par voie judiciaire un terrain bâti ou non bâti que lui a laissé en héritage un parent défunt ce sont les douze travaux d’Hercule.

Soit par inertie, soit par opposition soit par désintérêt les biens de l’indivision sont immobilisés, se détériorent car personne ne veut investir sur un bien qui ne lui appartient pas. Certains considèrent aussi que  le passif peut être supérieur à l’actif et nul ne veut assumer le dettes d’autrui. Et les impôts et droits de succession font aussi que beaucoup font la sourde oreille. Les cas de mésentente et de blocage sont fréquents en raison des enfants de lits différents, les fameuses familles recomposées,  la loi protégeant le conjoint survivant qui a le droit de conserver l’usufruit du local d’habitation, l’enfant mineur, le majeur protégé, voire l’absence de l’un des indivisaires.

Autrefois, depuis plus de 200 ans,  depuis 1803 pour être exact, il fallait l’unanimité des indivisaires pour pouvoir vendre ou partager. Depuis 2007 il fallait une majorité de 75 pour cent pour pouvoir réaliser une affaire sur de tels biens indivis. La loi votée par l’Assemblée Nationale en janvier 2018 a abaissé cette majorité à 50 pour cent plus une voix avec toujours les mêmes freins . Elle est en examen pour l’instant au Sénat.

Il faut savoir qu’en Guadeloupe près de 40 pour cent du foncier est dans l’indivision, que ce soit le foncier rural ou urbain. Certains bourgs sont à plus des trois quarts dans l’indivision. Plus de 30 pour cent des affaires civiles traitées par le tribunal de Pointe-à-Pitre sont liées à l’indivision. Cette forte indivision a pour conséquence le gel du foncier qui signifie rareté de logement disponible, maisons délabrées, abandonnées, terres agricoles en friche (terres soit incultes soit insuffisamment exploitées, non entretenues pendant au moins trois ans, voire deux ans en zone de montagne) on considère que 16 pour cent des terres agricoles en Guadeloupe, soit 9273 ha (données de 2013) sont dans ce cas. Il faut savoir que beaucoup de Guadeloupéens sont partis vers les années 60 en métropole et que ne pouvant être sur le territoire ils n’ont pas pu exercer leur droit et en l’occurrence ce sont ceux qui sont restés au pays qui de guerre lasse se sont accaparés des biens  jouant de la prescription acquisitive trentenaire et faisant valoir de leur propriété privative par usucapion. On considère que si on a payé des impôts fonciers, si on est inscrit au cadastre, si on a réalisé une cloture, des travaux si on a occupé de façon continue, paisible, publique et non équivoque les biens de l’indivision on en devient au bout de 30 ans propriétaire.

Il y a de nombreuses solutions pour sortir du bourbier de l’indivision. La donation en ligne directe du vivant du défunt ou la donation partage permettent de résoudre bien des litiges.

On peut aussi depuis 2007 donner mandat à un des indivisaires ou à un tiers pour administrer la succession (actes d’administration comme la conclusion ou le renouvellement de baux d’habitation, travaux d’entretien, vente du mobilier pour payer les charges et les dettes de l’indivision),  Cela peut se faire du vivant du propriétaire.

Pour vendre (acte de disposition), l’unanimité est toujours de règle. Il faut faire appel à un géomètre, un architecte, un notaire et tout cela se paie en argent sonnant et trébuchant en amont. Ce qui en décourage beaucoup surtout quand les co-indivisionnaires sont nombreux et parfois sur 4 générations! C’est donc l’éternel imbroglio ! Une dernière solution qui est de plus en plus envisagée par les collectivités locales. L’expropriation du bien immeuble vétuste pour cause d’utilité publique quand ce dernier est manifestement abandonné. L’autorité municipale signifie au propriétaire identifié qu’il faut réparer le bien qui tombe en décrépitude et menace la sécurité d’autrui. Si rien n’est fait pour trouver une solution l’expropriation est de mise.

Il n’en reste pas moins que j’ai une tendresse particulière pour les vieilles habitations aux tôles rouillées et aux balcons brinquebalants. Si ce n’était l’indivision ces propriétés auraient déjà été reconstruites en lotissements anonymes. Ce que je souhaite c’est la conservation e cette mémoire quell qu’en soit le prix.

Brèdes mourongue et épinards au poulpe et au vivaneau

13605210991vuVIt

Ici partout on voit rarement des revendeuses de brèdes mouroungue, appelé aussi brèdes médailles à la Réunion, ou brèdes Mourom ou mouroum à Maurice, acacia branca au Brésil. C’est ainsi qu’on appelle les feuilles du moringa. Nous avons affaire à Sa Majesté Moringa oleifera, une plante généreuse, extraordinaire, lit-on partout, porteuse de multiples bienfaits nutritionnels et médicaux, 300, pas moins que ça et surtout qui a la particularité de résister à la sécheresse.

Les feuilles, les graines, les gousses, les racines, les fleurs : dans le moringa tout est bon comme dans le cochon, c’est une vraie malle au trésor débordante d’antioxydants, d’acides aminés, de vitamines A, B, C, de calcium, de phosphore, de protéines, de potassium, de zinc, de fer, de cuivre, de chrome, de manganèse. Sa Majesté peut à elle seule remplacer jus d’orange, lait, épinard, yaourt, banane, carotte, huile, oeufs ! Il réduit le mauvais cholestérol, combat l’anémie, l’asthme, contrôle le glucose dans le sang, la pression artérielle et fortifie le système immunologique. Et ce n’est pas tout. Au niveau esthétique il accélère la croissance des cheveux et régénère la peau. Il combat le vieillissement précoce, il prévient les tumeurs et améliore la mémoire. Imaginez-vous ça ! La perle rare ! Pas si rare que ça, le super médicament naturel, puisque disponible à tous les coins de rue à Mayotte. Il suffit de lever le bras et se servir même en pleine ville de quelques branches qui dépassent au dessus des tôles et parpaings épars qui démarquent les arrière-cours, sans oublier d’en demander l’autorisation au propriétaire s’il y en a un.

 

Bon on pourrait épiloguer pendant des heures sur cet arbre de vie , cet arbre miracle, ce supermarché à lui tout seul ! Moi à mon humble niveau je ne m’intéresse qu’à l’aspect gastronomique de la chose mais si cela m’induit à manger mieux why not !

Les feuilles sont toutes petites, et il faut trier, trier dans les branches, avant d’avoir de quoi se mettre sous la dent. J’admire la patience des femmes qui assises à même le sol les dépiautent patiemment feuille après feuille avec une infinie lenteur qui confine presque à la tendresse. Les feuilles sont caressées, dorlotées. Je pense que la plupart des gens n’en achètent pas car c’est une plante que l’on trouve à chaque coin de rue. C’est une plante qui pousse partout dans les arrière-cours. elle ne se cache pas et est toujours disponible, offerte à l’appétit des uns et des autres comme les manguiers et les arbres à pain. C’est une plante de survie par excellence. Une plante nourricière ! On ne va pas mourir de faim avec un ou eux pieds de moringa dans son jardin et le fruit à pain planté un peu partout dans les rues. Même les chèvres qui traînent dans les rues en raffolent. Quant aux humains il faut se souvenir que ce plat était autrefois le plat du pauvre, ou le plat des fins de mois difficiles. On en faisait un bouillon avec de l’oignon, de l’ail, et du piment servi avec un petit rougail tomate. Si on avait des sardines, on récupérait l’huile et on faisait prendre aux feuilles le goût des sardines en rajoutant aux feuilles une ou deux boîtes de sardine.

Pile_our_Moringa_leaves_1_2009

Maintenant le plat s’est un peu sophistiqué mais tout le monde apparemment aime le brède mourongue qui est appelé mouvoungué à Anjouan. En anglais on dit aussi drumstick tree ou horseradish tree. On peut servir le mourongue avec du poisson.

 

Avant hier j’en ai acheté pour 3€ déjà triés par une marchande malgache au coin de ma rue. La botte non effeuillée m’aurait coûté 2 € donc j’ai préféré payer un € en plus pour ne pas avoir à faire le dépiautage. C’était en fait la première fois que je voyais une revendeuse de brèdes mourongue. On voit généralement des revendeuses de brèdes mafanes

br

mais je n’avais pas jusqu’ici trouvé de revendeuses de brèdes mourongue pour la simple et bonne raison que n’importe quel mahorais ou comorien doit savoir où se trouve un arbre et prélever quelques branches pour son usage personnel.

Il me restait le choix cornélien : la recette classique traditionnelle brèdes mourongue sardines ou brèdes mourongue morue ou ma recette à moi brèdes mourongue poulpe, la recette que j’avais envie d’essayer. il y avait aussi les recettes à base de poisson séché, à base de poulpe fumé

J’ai opté finalement pour le brèdes mourongue et épinards au poulpe et au vivanneau. Je n’avais pas de poulpe fumé sous la main. J’aime bien le poulpe fumé car il évite qu’on ait à nettoyer le poulpe.

Les ingrédients pour le poulpe (le chatrou antillais) à la mode mahoraise (appelé ici piedza et ourite à la Réunion): mangue verte, ail, oignon, huile, tomate, massala, piment, herbes de provence, sel, poivre

Les ingrédients pour les brèdes mourongue et l’épinard: ail, oignon, gingembre, curcuma, sauce soja sucrée, vinaigre balsamique

si on le désire du lait de coco peut donner une autre texture au plat mais moi je prèféréela pâte d’arachide.

Je vais m’inspirer de cette recette mauricienne et substituer le poisson perroquet par du poulpe et à l’occasion je ferai la recette avec du vivaneau aussi

Mauritius Bouillon Poisson (Fish Stew) with bredes mouroum (moringa leaves)

Ma recette devient la suivante :

Je mélange au mixer d’abord toutes mes épices: cannelle en poudre, ail, pâte de gingembre, pâte d’arachide, oignons, tomates, purée de tomate, feuilles de curry ou feuilles de bois d’inde et feuilles de coriandre que je fais revenir dans une cocotte avec un peu d’huile pendant 7 à 8 minutes (couvercle sur la cocotte). Puis j’ajoute de l’eau, mélange le tout et remet à mijoter pendant 5 minutes. J’ajoute alors :

-soit le poulpe que j’ai réservé et qui a été cuit au préalable comme ici à l’antillaise ou encore comme ici à la mauricienne

-soit le vivaneau qui a été frit au préalable. Le poisson a trempé dans une saumure à base de vinaigre, jus de citron et cannelle en poudre. J’ai ensuite rajouté du sel et du poivre. J’ai fariné le poisson et l’ai fait frire pendant 8 à 10 minutes.

-soit les deux c’est à dire le vivaneau et le poulpe

Je laisse mijoter à couvert le poisson ou le poulpe, ou le poisson et le poulpe pendant encore 5 minutes.

Puis j’ajoute l’épinard et le brède mourongue pour 1 à 2 minutes.

Je retire du feu. Je garnis avec des feuilles de persil. Je sers avec du riz pilao et un coconut chutney (chatini coco à Maurice) ou un rougail tomate. Yummy !

ob_42ccc5_img-5446

DSC_0067.jpg

Pure petroleum jelly

La pure petroleum jelly ce n’est rien de moins que de pure gelée de pétrole, en d’autres termes de la vaseline, produit inventé en 1872 aux Etats-Unis par Robert Augustus Chesebrough (1837-1933). Il y en a des plus pures que d’autres, des purifiées trois fois comme du riz cassé, des hypoallergéniques. Bref de purs  distillats de pétrole  sans impuretés.

Ici à Mayotte il y a un produit importé de Tanzanie de la compagnie TTPL ( Tanga Pharmaceutical and Plastics Ltd) qui travaille entre autres dans le secteur des cosmétiques, soins de la peau, soins du cheveu et soins du nouveau-né et dans celui des répulsifs anti-moustiques, tiques et autres insectes à mordant.

Ici comme ailleurs en Afrique les femmes aiment à prendre soin de leurs cheveux qui la plupart du temps sont tressés. Qui ne veut pas l’instant d’un tissage être une reine pour mettre les beaux gosses  à genoux ! Il faut donc une pommade qu’on appelle matra.  Il y a deux lignes  :

Family care hair oil parfumées à l’aloé vera, à la carotte, à la noix de coco ou au beurre de cacao

Vestline hair food (crème nourrissante à cheveux) parfumées à l’aloé vera, avocat carotte ou noix de coco.

Ces produits sont enrichis aux vitamines A, e ou F. Ils nourrissent et hydratent  le cuir chevelu (le scalp) et le cheveu qu’ils  rendent instantanément souple et doux et grâce à la texture légère et non-grasse du produit on peut se rincer la tête facilement sans avoir cette sensation désagréable de produit qui colle. Jour après jour le cheveu devient plus doux, sain et  apprivoisé (soft, healthy and manageable)

Avis d’obsèques Vaval Gwan Bwabwa

Les avis d’obsèques enterrant Vaval le mercredi des Cendres sont quelque chose d’incroyablement comique que seul un Antillais dominant le créole peut comprendre !

RIP Vaval

Vous venez d’entendre celui qui m’a été envoyé du réseau TCSP.

voici celui de RCI

En 2017 voici le faire part de France-Antilles

En cette période d’élection présidentielle, Vaval était devenu un distributeur non pas de billets de banque mais plutôt de lespwa mal-papay. À fos bagoulé et kouyonnen moun, ce qui devait arriver arriva. Dans un toufé yen-yen san manman et san papa, Vaval a été dékalboré pour ne pas dire eskenté.

Le roi Vaval était souvent au volant de sa bwadjak de la marque « Tuma ». Lui qui conduisait toujours d’une manière ala pektolè n’a pas vu venir le coup et le droit de retrait de ses nombreux collègues, parents et alliés n’a pas empêché au médecin légiste de le déclarer mort de sa vraie mort. « Vaval est dérédi », a-t-il écrit.
Si Vaval n’était pas an lekzanp pour la jénès car mis en legzamen à de nombreuses reprises, on dit qu’il profitait allègrement du système et aussi des vitres sur-teintées de sa voiture pour faire lestonmak sur les forces de l’ordre. Ses adversaires laissent entendre qu’il était un homme à femme. On sait pourtant de source sûre, car lu dans le canard, qu’il disait partout : « J’aime ma femme et ma femme m’aime ! » Une femme décrite comme un véritable petit bijou obidjoul mais an fouté fè ekzajéréman. Une femme qui prêchait lévanjil mais qui surtout aimait prendre tous les amis de son mari dans an léto et flandjé leur porte-monnaie.
Sa majesté Vaval était le père d’une nombreuse descendance : les endiskré, les fafouya, les fouyapot, les griji, les engra, les malonèt, les zensek, les tibet, les dékalfoutjé, les dékatjé, les lèkètè, les zèkèlek, les instwi, les grangrek, les boug-sou, les tafiatè, les enfim, les enpiok et les tonbé dekdek. Il était apparenté avec les tétanos, les anmèdé, les tiédi, les awalés, les fouben, les gadé-tinèt, les poul-bwa, les abòfiò, les tébè, les golbo, les kouyon, les zannimo et bien sûr les dézodez et les tjenbwazè.
Vaval le dézodiè, celui qui connaissait celui qui avait des dossiers sur tout le monde, sera, selon ses dernières volontés, incinéré dans un gwo-difé.
Cet avis est diffusé de la part des tjòlòlò, les grenn-chien, les kolokent et les ti-zandwa tout comme les djol san dan, les pot-chanm, les pot-kaka, les mass lan mô, les neg gwo siwo, les pété cho, les kaka kok, les gaté tol et surtout des pa rèté pwel. Il ne faut pas oublier les ich-kòn, les Lapokal, lafouka, rat’ bal, tet’ zoto, diri san trié, raché pwel, zié la si, rad kabann’, ti tôti, gwo zoteil, bonda maté, zié loli, boloko et autres maché pwan’i et les kavaliè-makouklou.
France-Antilles présente à toute cette grande famille ses sincères condoléances.
Selon la volonté du défunt, il n’y aura ni fleurs ni couronnes. En revanche, les feuilles de corossol sont les bienvenues pour calmer la douleur de tou sa ki lé que katakolbok pran yo, des masoupwel et des fout ou douss en transe.
La cérémonie principale d’incinération de Vaval aura lieu, après les différents vidés et les derniers wélélé.

Le Tikiki Wouay Manikou klub, Le Gwo koko et Ti koko Folio Klan, Le Rassi Fouteux Club de Besançon, Le comité Miss fanm a chivé liss é sa ki ni chivé grenen mété tisaj, el platico systemo bando, le Toujou soupapé vidé des TSV, les Maryann lapo fig, les Maryan la po bannan et les Maryan la po goyav, les Karolyn zyé koki é loli, la fédération des planteurs de letchis Mi de Martinique, les mokozombi, la CON-fédéRATion des medsen lanmo é medesen lopital rasist di lan Ména, le Comité Hou Hou voici le loup, Les Nèg gwo siwo é san siwo, Le LPP Lyannaj Pou Pwofitatyon, les Rara la simen sainte, l’association des moun ki té alé lékol sèlmen le dimanche é jou férié, l’association Matinik sé ta yo Matinik plis ki ta yo, La fédération Si sé taw pranw si sé pa taw kitéw, les zouks lovers ki pa sa palé kréyol, lé Gadé zafè de ATV épi KMT é Zouk TV, les séancié kokè et associés, lé gad cocottes, l’Association des Diables rouges de Los San-Joseph, Les fanms épi nom a ganm, les Foncés de souche, les Avan Vis et Dèyè Vis du 5e jour, les Apré vis du 7e jour, Le gran et le piti sanblan klub, les yoleurs de Saint-Joseph et du Gros-Morne, l’Union des chabin et chaben ticktées, l’Union dé Nonm mwen sé sik sosé dan myel, L’association des Chabens ki sanblé kont nèg é zindyen, le lyanaj fenm dous kon siwo, Les témoins de Vaval de la salle du Royaume, La condération des hommes battus qui portent leurs cornes fièrement, le Komité des chyens-abiyé-an-moun et des moun-abiyé-an-chyen mé chat osi asepté, l’Association Fanm sé chaten mé nom osi, La fédération des komparézon ki pa ka kouté kompa, Le komité Pani koutela enko sé fizi ka palé, L’association Non au string mété tchilot gwan manmanw, Le Lyannaj des souceurs sans frontières, les Décalez moi ça, la Fédération Fwansé Bannan « tout le monde fait une carreau même la Pape », La fédération « Bésé mwen ka véyéw », Le « Ou Awogan ou Awogan » Klan du Morne-Rouge, Les mokozombi, les matelots boulé, Les Fanm Sousounes kléré,
Le Comité de tout-fason-si-ou-pa-an-kabrit-ou-sé-an-mouton, les bwabwas sans frontières, les « Bleu-Marine supa kouyon krew », l’Association C.A.L Sé Tay, l’Association le-fluo-sinon-rien de Martinique, le kolectif du 31 février, l’association des porteuses de Leggings Galaxie, l’association « Bésé an lè pri tisaj la », le rhum-whiski-Manawa-club, l’Association « Sa ki pa daco… Levez le doigt! », Le « moto-club Mété la bèt an I! », les « Viti-Cul-teurs charoyeurs très coupeurs plus que coupeurs », »L’association Schoelchéroise dit Mè a pa rété la! », l’Association des « Femmes cocufiées du président de la république française », L’Association « Sé string kini ou toutouni », les 12 salopards, le ganm band, Le « Comité Fanm a chivé léta », La « Fédération Nappy si chivév pa grennen ou pa adan ayen », les Veuves très-très joyeuses de Vaval, les « Vavals pa fanmiy mwen! », Les porteurs du Zikal, L’Association Lékol sé le dimanche car « J’ai acquéri », le KK Kabrit klub, la « Sauce Siacion tu madre es una Walpa y tu padre un Jumpy, le « kou kou noeuds klub », La Fédération de chasseuses de Zikal, L’Association des « Porteurs de string le Mâle est conne », L’Association des Kals-vicieux porteurs de cornes sans frontières, le Comité Yé Krik Yé Krak est-ce que la cour dort?, la Fédération des conducteurs de Bwajack de la Martinique, le Lyenaj Moustiquos killers, les sapeurs pompeurs de Kinshasa, les fanm épi nonm à ganm, Le Komité Christina a dit sé pa kon sa pou abiyé…

Ont le regret de vous informer du décès de Vaval Gwan Bwabwa surnommé « Woua Awogans », étouffé hier soir dans son arrogance, en avalant par accident un moustique ticté porteur du Zikal, alors qu’il collait légèrement une petite !
Cet avis est diffusé de la part de ses nombreuses femmes, maîtresses amants, concubines, concubins, parents, alliés et associés, ses bobos, ses manawas, ses cochonies, ses ich la CAF, ses ichs déwo, ses ich an didan, sé ich officiels

La Page CDM non officielle s’associe à la douleur des familles parents et alliés (wouay mwen pé pa tienbé Vaval Mò)
Il y aura beaucoup de fleurs, beaucoup de couronnes, beaucoup de danses, de chants malélivés ou pas de cris et de  » sauté sauté pantalon mwen déchiré »

Toutes mes Con-doléances !

Source Carnaval de Martinique

2015

L’association des Bôbos Unidos, La fédération des grévistes sans frontières, Le Comité KPN, L’association Bésé Pri a an lè rhum lan, le comité Martiniquais des Tèbès, Les Vavals pa fanmiw mwen, les Walpas, les Kochoni, les Chattas, l’association des Makos-Makrelles de Martinique, les bomboklats, les Yèyèz et yéyés douvan an sé pwèl é dèyé osi sé pwèl, les péteuses de bombes de Mada, les fanm et Nonm kolokettes, les fanm épi nonm toutouni sé ayen ki ni, les Chabin é chaben pwèl si, les chabin chaben, nèg et négresses kalazaza, les négresses é neg pwèl si, les koulis ki pa mangé chyen, les fanm épi nom dous pasé siwo, les négresses et nègres gwo siwo, les Maryan la pofig, Marvyn ki pou rantré avan minuit, L’association des rhumiers premyé Kou pa Kou, L’association des komparézonn ki di yo pa enmen sa mé yo la kan mèm, Le comité Tchin Tchin champagne à la tienne, L’Association des diables rouges de la Martinique, les Vakabonnes et Vakabons universels , les santi pipi, les mas lanmô, les medesen lopital, les mokozombi, l’association des pêcheurs de poissons lions, Le Ti KIKI KLAN KLUB, les Gwos Kèkettes fans club mé lé piti osi, les diablesses, l’association « Tous… dure dure d’être Békés », les Ravèt légliz, les siwoteurs du dimanche, Les Je suis Marvin, les Je suis Manmanw, les Je suis Papaw, les Ich man Gaz, les Ich man Pans, les komparézon san ayen, les Komparézon kini, les volpones, les sousounes kléré, la fédération des veuves joyeuses de Vaval, le collectif des anciens Vavals disparus, les Isalop Unis, Les porteurs de string tout bonda déwo, les famn é nonm dékalciné, les coupeurs de cannes et autres, L’Union des mâles fêteurs, L’association des cultivateurs d’algues sargasses, l’homme paille, les piti é gwan bwabwa, les Happy culteurs de Macouba, les makoumès, Les nonm épi fanm TA NOU TOUT, les charayeurs, déposeurs non coupeurs, L’union des hommes et femmes qui portent leurs cornes fièrement, les Angéla yo ké fenn tiouw bay, les karolyn zyé koki é loli, Les Nabillas du groupe A avec ou san couteau, les touloulous, les tololos, les tous lolos, les skétèls, les kokofiolos, Tout Pitin é Mako, La fédération des mangeurs de chips qui té asiz la pèpère, les hommes et femmes d’argile, les ich la CAF, Les ich des déwo, les ich konn, les papas ou t’es ? Les manman ou t’es ? Le Kolectif des vidéyeurs ki pani fanmiy pendan kannaval la, Le collectif Cristina Cordula contre le Fashion faux pas, les Ich ka moun Gaz, les Manawas, le Collectif des Jumpy, les Alcooliques bien connus, Le club Mwen sé Nonm manmanw lè papaw pa la, L’AAJAKA (Asosyasyon Arété Jouré An Kannaval An…)

Ont le regret de vous annoncer, le décès de sa majesté Vaval Gwan Bwabwa surnommé Sargas Poisson Lion Ich Man Gaz, mort accidentellement à minuit. Etouffé dans ses algues sargasses après que son épouse l’ait surpris astiquant son pot de chambre avec une de ses fanm déwo. I Salop la !

Cet avis est diffusé de la part de sa veuve joyeuse, ses milliers de concubines, ses enfants officiels ses enfants déwo, et de son amant Marvyn. Le cortège se réunira tout koté Matinik ! En tout lari !

Un char sera à votre disposition sur le front de mer de toutes les communes de l’île même au Morne Rouge. Dress code Noir et blanc voire violet. Evitons les fashions faux pas !

La page carnaval de Martinique s’associe à la douleur de la famille. Melle CDM nie toute implication dans la mort de Vaval. Ce sont que des rumeurs venant de makrelles mauvaises langues de vipères voulant nuire à ma réputation.

Source : Carnaval de Martinique

2014

Avis d’obsèques de Vaval.

L’association des tueurs d’insectes de Martinique, la Fédération Vulcano-Baygon-Raid-Tue-rèd-tous-les-insectes, le Racing Club des moustiques suceurs de sang, L’association Rose-Fluo-Whisky-RSA-Noulé-Lagen de Martinique, l’association KPN et des KPA (pou ayen), Les Mâles Fêteurs, les Touloulous, les Tololos, les Nèg Gwo Siwo, les Nèg San Siwo pas sé la Kriz, les fenm ki ka chèché an nonm dous pasé siwo, le comité des siroteurs sans frontières, les Maryan lapofig Unies, les Maryan LapoBannnan désunies, les bwabwas universels, les bandes santi mové, les malpropres, les bwabwas ki té ka alé lékol sèlmen la Simèn sainte, les kochoni, les Ravèts légliz, les avan vice, les dèyè vice, les Walpas, les Chatas, les Pitin San Maco, les Makoumès, les Isalop sans papa et san manman, Les « Ta nou tout », Les « Ta pèson » , les Vaval pa fanmiw Mwen, les Medsen Lopital, les Mas lanmo, Les Ti Macaques de Twopikal Gwouv, les Fenm a Gwo Boudin, les Fenm a Boudin Plat Kon Plato, les Fenm a Boudin Gwo Dodan, « les Décalés moi ça », les bondas décalcinés, les diables rouges avec ou sans miroir, les papa diab, les ti diab, les diablesses, les nègres d’argiles, les hommes d’argiles, les hommes sans argile, les péripatéticiennes , les vakabonnes, les gwo bondas décalcinés, les Ti Bonda Koupé-décalé, tout Yèyèses douvan a sé pwel, tout fenm dèyè a sé pwel, les rhumiers alcooliques, l’association Champagne-toute-l’année, l’association des gérants-stations-services-grévistes-ki-pa-ka-fè-lafèt, les fenm et nonm kolokèt, les fenm et nonm manawa, les volpones, les enfants de garce, Le comité de ceux et celles qui portent les cornes fièrement, L’Union des Antillais sans les Guyanais du campus de Schoelcher, les bakannales, les bo kannal, les Bomboklates, les mères makrelles, les travelos, los Makos Unidos, les Gigolos, l’association on veut pas de la violence on veut…, les Bôbôs, les Santi-pipi, les Santi-kaka, les Péteuses de bombes, les vidéyeurs ki pani fanmiw pandan kannaval la, less karolin zyé Koki et kokli, les komparézon san ayen, les komparézon kini,les kompa ki pani rézon, les manman mouton, les papa kabrit, les fesboukès et fesboukèzes, l’Association des ex-femmes de François à Mobylette, l’association des ti-bidon-ti-pilon, des Makrelles Jou Lantèman, les pleureuses officielles de Vaval, ont le regret de vous annoncer le décès de Vaval Gwan Bwabwa Chouchoune Chikun Gounya mort de manière accidentelle dans la nuit de mardi à mercredi.

Cet avis est diffusé de la part des veuves joyeuses de Vaval, de ses enfants légitimes, de ses Ich déwo, de toutes ses maîtresses, de ses amants, sa famille, de ses parents et alliés.

Le cortège se réunira tout partout à Fort-de-France. Dress code Noir et Blanc, si tu n’as pas, met du violet ou ne vient pas !

Beaucoup de fleurs, beaucoup de couronnes, beaucoup de condoléances !

L’incinération se fera sur le Malecon, si le mâle est con ! Difé an Pwel Vaval, ce soir !

Les hypocrites qui « malparlaient » Vaval de son vivant, restez chez vous

2013

Vaval

2010

Mesdames méssié, carnavaliers, moun comparaison, épi sida, san sida, gwo bonda, bonda plate, bonda bombé, bomda décalciné, bonda san cal , épi cal, neg gwo siwo, neg ti coco, neg san siwo, coolies mangé chiens, coolis mangés chat, maryan la po fig, caroline zyé loli, zyé koki, neg de gran genre, neg bitaco, tête boloko, tête mabolo, manawa, cochoni, fanm déwo, nom déwo, nom san cal, femm épi cal, femm décala sa, nonm ta nou tout, nonm ta pèson, bonda dé calssiw ou lé, makak san pwel, tou sa ki ka kwè sa pou krié yo kwata, sa ki couchale, moun ki su, sa ki bon, sa ki pa bon, tout malprop, tout foufoune santi, tout ti coco santi, rara la simaine sainte, chabin pwèl si, ravèt léglise, fenm é nonm an chalè, fenm épi nonm san chalè, skétel, nom épi fenm a gwo pwèl, fenm et nonm déwo, tout santi pipi, santi kaka, KK mouton club, mal mouton, femelle mouton, tout tèbè, gwo djèl, ti djèl, gwo zyé, ti zyé, tout vakabon, chabine kal à zaza, tout ich conn sans papa ni manman, tout bwabwas, tout cochon ki ké ni jou férié yo, tout cals vicieux, diab rouge, diab pa rouge, diablesses, veuves joyeuses, veufs heureux, femm ki ni pwel yo ka pri difé, mas lanmo, médecin lopital, touloulous, tololos, femm tiqueté, nonm sans tic, gad cocotte, nonm sponsorisé par la CAF, fenm sponsorisé par la CAF etc…………..Nous avons le regret de vous faire part des obsèques de Vaval Gwan bwabwa plus connu sous le nom de Pwofitè BC pou Ba

Les obsèques de Vaval Gwan bwabwa seront célébrées ce mercredi des cendres premier jour de carême à Fort-de-France

Ces obsèques sont diffusés de la part de 3500 veuves joyeuses décalcinés de Vaval, de ses enfants, arrières derrières petits enfants, de ses concubines , ses maîtresses, ses femmes d’un jour, de son frère Sergio Letchi, son cousin Chaben Jeanne, sa tante Marie-Luce S’épenche, sa soeur Lise, Sa cousine Foufounette, sa grand mère Kate Konkoune, ses amis parents et alliés, de l’amical C.A.L c’est CAL, des sapeurs pompiers spéciale manmanw ka pri difé, de l’association des Mâles fêteurs et des vicieuses sans frontières.

Un car sera mis à votre disposition près de la mairie de votre commune. Il y aura fleurs couronnes , condoléances et surtout un bûcher. Texte de Carnaval Martinique

Revenir en haut
Bouzou's Weblog

« Dans l'obscurité j'avance au clair de ma plume. » (Grand Corps Malade)

Red Red Wineee

Avoues que t'as la chanson en tête ! - Blog Belge

Mounisinéma

sinéma a moun isi ou le cinéma des gens d'ici

maboxafrocreolefr.wordpress.com/

Escale gustative entre le continent africain et les territoires d'outre-mer

IT GIRL ONLY

BLOG MODE, BEAUTE ET LIFESTYLE

Tan Listwa

Chercher, découvrir, transmettre /Search, discover, share

Nathaanelo

The greatest glory in living lies not in never falling, but in rising every time we fall

Le blog de Sejusa

"L'art de la reussite consiste a savoir s'entourer des meilleurs"

DIVINE NUANCE

Photos Noir & Blanc (récent)

Mon Expérience Voyage

Voyage - Tourisme - Expatriation

KATHetc

Lifestyle.Life.style

LA BOUTIQUE DE TOTO

... HEAVENLY SHOPPING FOR A GOOD CAUSE ..

PhenixWebTV

"L'art comme étendard"

African Fashion Design

Les tissus africains dans la mode, le design et la décoration d'intérieur

Tendancedeco&beaute

Blog sur les tendances, de deco, beauté !

Parisiennes

Magazine : Lifestyle, Mode, Beauté

Aica Caraïbe du Sud

Association Internationale des Critiques d'Art