Vive le football (caribéen) !

VIVE LE FOOTBALL  (1964)

RAOUL GUILLAUME (1927 Port-au-Prince, Haïti-)
Le football c’est le sport idéal
Le football, c’est le sport national
Il est beau, surtout quand l’élégance rencontre une belle performance
Le football c’est un jeu d’association entre les membres d’une même formation
Car seulement une parfaite cohésion vous assure une heureuse conclusion.

Haïti se qualifiait en 1974 pour la coupe du monde de foot. Elle fut éliminée au premier tour comme le seraient plus tard la Jamaïque en 1998 et Trinidad et Tobago en 2006. Bien avant cela en 1938 Cuba se qualifiait en quarts de finale en France dans des circonstances incroyables puisque l’équipe de Cuba ne fut qualifiée qu’après le boycott des autres sélections caribéennes et sud-américaines. Seuls le Brésil et Cuba furent qualifiés d’office sur le tapis vert.

La Concacaf ( Confederation of North, Central American an Caribbean Association football) basée à Miami, au Guatemala et en Jamaïque est l’une des 6 confédérations continentales de la FIFA. Elle réunit 41 équipes  de football d’Amérique du Nord, Amérique Centrale et Caraïbes réparties en 3 ligues : Anguilla, Antigua and Barbuda, Aruba, Saint-Kitts and Nevis, Bahamas, Barbados, Belize, bermuda, Bonaire, British Virgin Islands, Canada, Cayman Islands, Costa Rica, Cuba, Curação, Dominica, Dominican Republic, El Salvador, French Guyana, Grenada, Guadeloupe, Guatemala, Guyana, Haiti,Honduras, Jamaica, Martinique, Mexico, Montserrat, Nicaragua, Panama, Puerto Rico, St Marin, Sint Maarten, St Lucia, St Vincent and the grenadines, Suriname, Trinidad and Tobago, Turks and Caicos, US Virgin Islands, USA

Chaque année la coupe des Caraïbes a opposé de 1971 à 2017  les sélections du bassin caribéen :

Jamaïque : 1991, 1998, 2005, 2008, 2010, 2014

Trinidad et Tobago : 1981, 1988, 1989, 1992,1994,1995,1996,1997,1999,2001

Haïti :1979, 2007

Suriname :1978

Martinique : 1983, 1985, 1993

Curação : 2017

Cuba 2012

A partir de 2018 cette coupe des nations caribéennes a été remplacée par la Scotiabank Concacaf Champions League.

16 équipes sont qualifiées et divisées en 8 poules qui s’affrontent. les quarts de finale auront lieu entre juillet et aout, les demi finales en septembre et les finales entre octobre et novembre.

9 équipes sont nord américaines (4 USA, 4 Mexique, 1 Canada)

5 équipes sont d’Amérique Centrale (Costa Rica, El Salvador, Panama, Honduras, Guatemala)

1 équipe est des Caraïbes

1 équipe (celle du champion sortant) est qualifié d’office.

En 2018 le champion est Chivas (Club Deportivo Guadalajara), du Mexique. Le vice est le Toronto FC du Canada.

Ont participé Clube America (MEX), NY Red Bulls (USA), UANL Tigres (MEX), Seattle Sounders (USA), Club Tijuana (MEX), Tauro FC (PAN), FD Dallas (USA), Santa Tecla FC (ELS), Motagua (HON), Herediano (GUA), CD Olimpia (HON), Colorado Rapids (USA), CD Saprissa (CRC), CIBAO FC (DOM)

En décembre 2018 auront lieu les tirages du Scotiabank Concacaf Champions League

Entre temps aura lieu la Concacaf Caribbean Club championship chargé de trouver les champions pour représenter la Caraïbe tant au niveau de la  concacaf Chamipons League que de la Concacaf League

Ce championnat représente 20 clubs représentant 16 membres de la Concacaf des Caraïbes :. ces membres sont divisés en trois groupes

La 1ere division (Tier 1)  est composé de 8 équipes provenant de quatre pays : République dominicaine, Jamaïque, Haïti, Trinidad et Tobago. Pour l’édition 2018 sont qualifiés :

Pour la République Dominicaine: Atlantico FC (DOM), Club Atletico Pantoja (DOM); pour Haïti: Racing FC (HAI), Real Hope FA (HAI); pour la Jamaïque: Arnett Gardens FC (JAM), Portmore United FC (JAM; pour Trinidad et Tobago: Central FC (TRI) and W Connection (TRI). Ces huit qualifiés le sont à travers leurs ligues locales (champion et vice champion)

La division 2 (Tier 2) a commencé en April 2018. Les clubs participants sont : SV Deportivo Nacional (ARUBA), Weymouth Wales FC (BARBADE), Real Rincon (BONAIRE), Bodden Town FC (CAYMAN), RKSV Centro Dominguito (CURACAO), Hard Rock Sports Club (GRENADA), USR Sainte-Rose (GUADELOUPE), Guyana Defence Force (GUYANA), Club Franciscain (MARTINIQUE), Cayon FC (ST KITTS and NEVIS), Avenues United FC (St VINCENT) et Inter Moengotapoe (SURINAME).

Le vainqueur de Division  1 2018 CONCACAF Caribbean Club Championship sera qualifié automatiquement pour la 2019 Scotiabank CONCACAF Champions League, tandis que le vice-champion et le troisième seront qualifiés pour le 2018 Scotiabank CONCACAF League. L’équipe classée quatrième de Division 1 devra affronter en playoffs le vainqueur de la division 2 afin de déterminer la  troisième sélection qui représentera les Caraïbes dans la 2018 Scotiabank CONCACAF League.

Le tirage au sort de la competition Tier 1 aura lieu le 21 Décembre 2018, au QG de la CONCACAF  à Miami.

Ceci dit n’oublions pas que tous les anciens pays colonisateurs que sont la France, l’Espagne, la Hollande, la Grande-Bretagne possèdent en leurs rangs des joueurs issus des différents 31 pays qui composent la fédération de football des Caraibes.

 

Ceci n’est pas une maison

Le photographe espagnol Miguel Vallinas Prieto m’interroge à travers sa série This is not/Ceci n’est pas. Il reprend à son compte les présupposés du célèbre tableau du peintre surréaliste René Magritte (1898-1967) La Trahison des Images (1929) plus connu par son inscription sur le tableau  ceci n’est pas une pipe. Tous les sémiologues s’accordent à dire avec Magritte que tout art, toute pensée n’est qu’interprétation du réel. et qu’un tableau n’est qu’un interprétation du réel et non le réel lui-même et ses millions de facettes irréductibles à l’instant.

Magritte_This_Is_Not_A_Pipe_1935

 

La preuve en est les lectures iconoclastes de ce tableau qui disent qu’une pipe a un réseau archaïque de significations et que dans le mor « pipe » il y a aussi tromperie, faux (comme dans la phrase les dés sont pipés) et que « ceci n’est pas une pipe », pourrait tout aussi bien dire le contraire de ce que tout le monde pense et qu’en réalité ce ne serait pas une tromperie, ce serait une vraie pipe. Même si on ne peut la bourrer et la prendre pour la fumer. Cela me fait penser au mot de William James, un sémiologue américain du 19eme siècle qui disait :

« The word « dog » does not bite » (« le mot chien ne mord pas »).

Et à fortiori n’aboie pas ! De la même façon que selon Alfred Korzybski (1879-1950)(sémantique non aristotélienne) « une carte n’est pas le territoire qu’elle représente ». Sans penser à la lecture grivoise de la pipe qui est sous-jacente chez tout homme normalement constitué (enfin je parle pour moi, ne réduisons pas). Je disais donc que Magritte lui-même a réalisé un tableau en 1964 ( qui s’intitulait lui « ceci n’est pas une pomme » et qui  nous interroge aussi sur notre relation aux images et à la représentation des choses du monde.

Notons aussi qu’en 1935 Magritte a réalisé une autre version de ce tableau s’intitulant « The Treachery of Images » qui lui véhicule d’autres imaginaires liés en anglais au mot « pipe »

Magritte_This_Is_Not_A_Pipe_1935

La sémiologie c’est la théorie de la connaissance , la théorie du signe. Le signe quel qu’il soit. Le signe n’est qu’interprétation et connexions infinies. La sémiotique  d’un signe a un potentiel inépuisable car nous sommes tous libres d’associer à chaque signe toutes les associations qui nous sont chères. Sans aller au fond de cette analyse disons que tout objet est un signe et que ce signe a trois valeurs selon Charles Sanders Peirce (1839-1914). Le symbole, l’index et l’icone. La valeur régalienne c’est le symbole c’est à dire l’interprétation que nous avons u signe. Les valeurs sous-jacentes sont l’index (l’objet désigne, pointe vers quelque chose, comme une flèche, la définition du dictionnaire) ou l’icône (l’objet en ce qu’il est représenté par ses qualités, son image).

Au mot maison est attaché tout un réseau sémantique de valeurs archaïques. Le fait que maison soit  soit casa en espagnol et portugais, kaz en kreyol, house en anglais, huis en néerlandais nous fait voir d’autres réseaux comme case, chaise (comme dans la chaise-dieu, la maison de dieu, la préposition chez), huis (comme dans huis clos, ou huissier) voire mas, masure , mazet.

Soit donc la photo intitulée « ceci n’est pas une maison ». Quels sont ses rapports sémiotiques au monde ? La photo « ce n’est pas une maison » du photographe espagnol  Miguel Vallinas Prieto peut servir à représenter une maison, justement; elle peut servir à représenter l’existence de ce type d’objet qu’on nomme maison; elle peut servir à représenter un architecte donné et son style; elle peut servir à représenter des couleurs, des types de bois ou de construction; elle peut servir à représenter un certain type d’architecture; elle peut servir à représenter la ville où cette maison a été construite; elle peut servir à représenter l’Espagne mais aussi pourquoi pas le Brésil; elle peut représenter une femme et son rêve de posséder une maison; elle peut servir à représenter le souvenir d’une maison que l’on a aimé ou détesté; elle peut servir à représenter un foyer, une famille, un enfant, une cellule familiale; elle peut servir à représenter l’ensemble comme les parties de la maison, de la cave au grenier; elle peut servir à représenter ceci, cela , taratata etc ; le potentiel sémiotique d’une image est inépuisable.

Le petit bal congo à la mode de Gascogne

 

C’est un petit bal gascon où virevoltent dans une sorte de ronde jouissive tout une armada de damoiseaux et de damoiselles d’âge mur mais aussi tendre, tous nourris au tourin. On dirait des gerbes de blé ondulant sous la caresse de la musique du vent d’autan par une chaude nuit d’avant les moissons. Là-haut dans le ciel au dessus de la montagne, du fleuve et de la mer quelques silhouettes blanches fantasmagoriques. Sont-ce des cerfs-volants ou des âmes en goguette d’oueilles des Landes de Gascogne ? Je crois y voir batifoler dans un congo torride entre cavaliers, cavalières, contre-cavaliers et contre-cavalières quelque bon roi Henri, quelque mousquetaire et quelque Cyrano.

Il y a belle lurette que la province de Gascogne s’est éteinte avec sa langue « la lenguo mayrano » dont ne subsistent plus que des patois. Mais de même que les dentelles de fuseaux survivent dans le Quercy, les rondeaux et les valses à cinq temps, les bourrées et les congos, les cercles circassiens, les sauts béarnais et les mazurkas persistent et signent leurs branles en terre gasconne. Bigorre, Béarn, Comminges, Couserans, Médoc, Albret, Armagnac, Lomagne, Astarac, Chalosse, voilà le pays de Gascogne.

Laüsa [lahuzo] est le nom des magiciens volants qui opèrent ce bal folk à consonnance gasconne.

Ils sont quatre à Laüsa. Deux hommes et deux femmes. Accordéon diatonique à deux rangs et trois rangs, violon, percussions et chant et guitare. Ni vielles ni cornemuse ni cajons. Ce ne sont pas des bohaires et ne résonnent ni anches ni bourdons ni biniou ni panse d’oueille.

Je crois soudain entendre Bourvil chanter son petit bal perdu.

 

Mais non c’est Sanseverino qui est aux commandes.

Non ce petit bal n’est vraiment pas perdu. La langue gasconne exulte et se loge dans tous les interstices des doigts de pieds qui vibrent dans leurs souliers.

La Gascogne, contrée mythique, qui allait jusqu’au XIème siècle sur une ligne qui suit la rive gauche de la Garonne, du Cap de Baqueira en Val d’Aran, jusqu’au phare de Cordouan en Gironde, jusqu’au bec d’Ambès. La Gascogne désormais incluse dans le grand conglomérat fourre-tout que lui a concocté le pouvoir central: l’Occitanie. Alors qu’elle fait partie d’une entité franco-cantabrique qui entre Ebre et Garonne rassemble Basques, Aragonais et Gascons. La Gascogne qui fut avant de l’être respectivement Aquitaine, Novempopulanie et Vasconie, regrouperait pour d’autres les départements du Gers, des Landes, des Hautes Pyrénées plus certaines parties de Haute-Garonne, Ariège, Tarn-et-Garonne, Lot-et- Garonne, Gironde et Pyrénées-Atlantiques.

Le congo est une cousine de la contredanse, qu’il s’appelle marin-congo, menuet-congo ou marie-congo, comme l’est aux Antilles le kadril. Le quadrille (kadril) lui même influencé par ce que l’on a appelé le menuet congo qui consiste en un menuet de la cour de Versailles passant du rythme 3/4 au rythme africain de 6/8 du goumbé (dit aussi kalenda). Le menuet congo va introduire à côté du violon le tambour africain. C’est aussi l’introduction du chant, du commandeur (ou maître de danse) qui donne la cadence. Les figures du quadrille français continuent dans le kadril antillais. Toujours 5 figures (le pantalon, l’été, la poule, la pastourelle et la finale, à laquelle on peut éventuellement ajouter une sixième figure la trénis). Ce ne sont pas les danses qui manquent au nouveau monde qui réinterprètent à leur façon les danses européennes : naissent alors la chica, le menuet congo, le fandango, la contredanse créole, la biguine. Pour pouvoir diminuer l’aspect africain de la danse on se revendique parfois une origine provençale comme dans le cas de la gigue des nègres  dont on voit une parenté évidente avec la fricassée, danse de fécondité. Plus tard encore par le phénomène de créolisation la polka se transforme en s’africanisant et devient biguine.

Le petit bal congo basé sur le menuet congo voilà un héritage dont Guadeloupe et Gascogne peuvent se revendiquer l’un comme l’autre la paternité. La danse comme la musique n’a pas de frontières et pourtant elle peut être condensée sur les cinq lignes d’une portée.

Pour danser le marin congo (variante : pour danser le menuet congo)

Il faut être quatre

Pour danser le marin congo

Il faut être quatre

Quatre matelots;

Refrain

quat’ mat’lots, quat’ mat’lots

quat’ mat’lots sur l’ bord de l’île

quat’ mat’lots sur l’bord de l’eau

 

Ma version du grits and shrimps

J’ai déjà évoqué ici ma passion pour le grits and eggs et le grits and shrimps voire pour le grits tout cours. Je sais ce n’est que du maïs, du gruau de maïs, de la semoule de maïs, du cornmeal comme ils disent down over there in the Deep South, qui peut avoir des textures diverses et variées. Mais quand on aime on ne compte pas, n’est-ce pas. Moi en tout cas j’ai fait avec de la semoule de maïs complète importée d’Italie. Elle est bien jaune, de ce jaune qui fait les bonnes polenta.

« La semoule est fabriquée à partir de maïs jaune issu de l’Agriculture Biologique.
Elle est obtenue par mouture spéciale qui fragmente l’amande et les enveloppes sans les réduire en farine ce qui permet à la semoule de bien se tenir à la cuisson. »

Merci La Vie Claire !

Il y a deux préparations celle des grits et celle des crevettes.

Pour les grits j’utilise quatre mesures d’eau pour une mesure de grits. Certains préconisent trois mesures, d’autres quatre mesures, d’autres encore 5 mesures de liquide. Tout dépend de la texture finale qu’on souhaite obtenir. Moi c’est quatre. Dans l’eau (mais certains préfèrent mettre uniquement du lait) que je porte à ébullition je mets une cuillère à soupe d’huile d’olive et un cube de bouillon de légumes bio. A ébullition je verse le maïs en pluie et je baisse le feu car immédiatement c’est les gros bouillons et les bulles qui éclatent à toute vitesse. On peut se faire brûler vite fait par les projections. alors watch out ! C’est sportif. Je touille, je touille, je touille comme un malade le temps que le maïs cuise. Ça prend dans les dix minutes. Si vous avez lune vocation de kamikaze vous pouvez aller jusqu’à un quart d’heure de cet exercice de musculation du bras et du poignet. Une fois ce temps écoulé et après avoir vérifié que mes articulations fonctionnent comme il se doit j’ajoute un morceau de fromage. Aujourd’hui j’avais un fromage roumain, le Burduf. Le Burduf est un fromage salé à base e lait e brebis  salé, pressé  et non cuit. Mon burduf est à 67 pour cent à base de lait de vache et 30 pour cent à base de lait de brebis. Là en Roumanie ils font aussi de la polenta et y ajoutent en fin de cuisson du burduf et des  lardons. Il est un peu salé et comme je n’ai pas ajouté de sel c’est pratique.

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J’incorpore le fromage, puis j’ ajoute un petit morceau de beurre, je poivre abondamment et pour finir je nappe le tout avec un peu de crème fraîche. Et voilà les grits sont prêts. Je garde au chaud ou je sers illico. Il vaut mieux avoir fait au préalable les crevettes. Je ne conserve intact que les queues, le reste est décortiqué . Dans une poêle je fais revenir ail, oignon, poivron vert et rouge, ciboulette et piment coupé en lanières très fines. J’ajoute le gombo coupé en tranches fines que je mouille au vinaigre balsamique, puis les crevettes, je poivre. C’est prêt. Je réserve et j’attends que les grits soient prêtes. Sur la photo j’avais des acarajés maison de la veille. Ils ont servi à décorer. Yummy. Attention les grits se dégustent bien chaudes.

Vous pouvez si vous le désirez ajouter des tomates pour donner de la couleur voire ajouter une mesure de lait aux 4 mesures d’eau si vous souhaitez un maïs plus liquide.

Pour le fromage bien évidemment mettez celui que vous avez sous la main. De l’emmental râpé, de la mozzarella, du parmesan, du cheddar, du comté, du chèvre, de la brebis, du camembert, que sais-je, bref c’est vous qui voyez.

Homme à fossettes, hou la la, homme à …

Ne soyez pas jaloux, quoi. Est-ce ma faute si les fées se sont penchées sur mon berceau et m’ont doté de cet instrument parfait, de ce bel organe qui fait resplendir et rougir les joues de tout un chacun. Merci aux fées , merci aux divinités, merci aux génies de m’avoir ainsi entre tous élu homme à fossettes ! Fossettes toujours au pluriel, les jumelles, l’une à droite l’autre à gauche. Parfaitement parallèles et équilibrées. Empreintes du doigt des anges, N’allez surtout pas croire que c’est génétique. Explication oiseuse et superfétatoire, s’il en est. Non, chers messieurs de la Faculté, ne vous en déplaise, mon grand zygomatique n’est ni déformé ni plus court qu’un autre et le rapport entre mes pommettes et la commissure de mes lèvres n’est pas la cause de cette petite dépression enjouée et juvénile. Homme à fossettes, dimple man, homem com covinhas, hombre de hoyuelos, excusez du peu. Je suis un envoyé spécial sur Terre. Ma mission est une bénédiction dyonisiaque : sourire et faire sourire.

Mais voyez-vous, la Nature qui sait ce qu’elle fait m’a doublement doté. Car je suis aussi des rares ceux qui possèdent des fossettes d’Apollon ! Vous ne connaissez pas ? Disons alors que je suis doté du losange de Michaelis. Vous ne voyez toujours pas ! eh bien disons alors en anglais que je possède un rhombus of Michaelis. Toujours rien ? Bon  je vous explique. C’est anatomique, docteur Watson. Vous voyez l’épine dorsale , vous descendez vous descendez juste au-dessus du sillon interfessier, vos joues du bas si vous préférez, vous verrez deux petites dépressions de chaque côté qui relient l’os iliaque du pelvis au sacrum de l’épine et qui forment un cerf-volant. Fossae lumbales laterales, sacral dimples fossettes sacro-iliaques. C’est Phoebus lui-même, fils de Zeus et Léto, qui les a creusées là ces fossettes d’ Apollon, Apollo holes, back dimples, butt dimples, salières de Vénus chez ces dames, salières d’Apollon chez ces messieurs. Et n’allez pas appeler ça des poignées d’amour, espèce d’impertinent. Non ce sont mes thumb handles, zoné érogène de mon rhomboïde intime s’il en est que jamais je ne percerai de piercing comme certains. Ni en haut ni en bas. D’ailleurs je ne les vous montrerai pas, mon rhombus, mon cerf-volant secret. Laissez-le flâner tranquillement dans l’alizé apollonien de mes hanches, mon sourire d’en bas.

Acarajean light do bicampeão

Até que em fim cumpri. Prometi que ia fazer, fiz. Orixa nenhum pode rejeitar ! Mas já vou avisando logo: não vai ser aquele verdadeirinho acarajean do mangue que queria tanto fazer. Hoje foi só treino, meu filho, foi acarajean light, acarajean fit, fui apenas namorar o acarajean, sabe como é, devagar devagar devagarinho à la soteropolitana. Muito axé, muita samba de dor ! Mas tudo bem. Ainda sou vivo ! Sobrevivi ! Ainda bem ! Resolvi cozinhar hoje três dias antes de DOMINGO DIA SANTO quando a França vai receber a segunda estrelinha. Tava querendo já um tempinho fazer meu acarajean fit assado no forno mas sempre faltava tempo ou sobrava desculpa. Ontem não sei que orixa deu em mim. Coloquei o feijão de molho (nada de massa de grão de bico sem gluten, eu hem, hoje não, hoje é dia especial, proxima vez experimento sim até com abóbora se for preciso, light is light). Foi feijão fradinho importado de Madagascar, meu amigo. Feijão dos chiques. HARICOTS CORNILLE. Cada um me olhava com cada olhão gordo que quase desistia, sabe.

Hoje na faixa de quatro horas e inflação da tarde lembrei que tinha colocado o feijão de molho na véspera. Aí começou a luta. Foi um luta mesmo tirar os olhos desde feijão. Se você não tiver paciência não vai dar. Rapaz, vou te dizer, olha feijão olhudo, opaio, doeram as costas, doeram as pernas , sofri o pão que o diabo tinha amassado para mim, suei, quase ia desmaiar . Devo ter ficado em pé uma hora. Depois peguei uma cadeira e ficou melhor. Esse negócio que tinha visto na net, parecia facil, era só esfregar na mão, só que tinha esquecido primeiro de quebrar o grão quando tava seco. Quando eu realizei que ia ficar uma eternidade para descascar a coisa peguei o liquidificador manual e rumei ele no feijão. Não tinha jeito. Até que piorou meu caso, sabe ! Ficou tudo bagunçado. aí foi muita paciência, tirei os olhinhos um por um até que chegou 6h30. Meu feijão tava limpo. 450 gramas de feijão alvinho. Houve um momento, confesso, que eu pensei : pra que tirar essa casca ? Quando se come feijão fradinho bem que come a casca, vou deixar. Alias este feijão so eu que vou comer, né ! Pra que tanta agonia ?! Também tinha visto receitas com esse feijão que o povo não tira a casca em Haiti e na Honduras parece. Aí pensei: pra que sofrer. Mas sou cabra da peste metido a valentão, caatingueiro das altas chapadas diamantiferas, por isso não vacilei e procurei criar coragem e pouco a pouco foi ficando alvinho, alvinho, alvinho. Nem precisou de Qboa nem Omo. Feijão branquinho, meu chapa. Limpinho. Eu que estava lascado até que me recuperei.

Aí comecei a vibrar ! Piquei a cebolinha e passei tudo no liquidificador. Acrescentei um cubinho de caldo de legumes orgânico sem sal, gengibre, alho e fiquei batendo por baixo por cima para arejar a massa. Não tinha em casa uma panela funda daquelas que tem na Bahia. Aí fiz o que podia. Por cima por baixo, por baixo por cima. Sei la. A colher de pau se mexia como podia. E eu doido pra acabar. Tinha até comprado quiabo hoje de manhã para fazer um caruru bacana para jogar de recheio depois, tinha minha pimentinha esperta, minha saladinha toda gostosa querendo entrer na festa mas depois de tanto tempo descascando feijão resolvi simplificar. Depois da massa ficar bem batida acrescentei duas colheres de sopa de dendê vermelha da boa da Ghana, do Benin ou sei lá de onde. Untei uma forma com outra colher de sopa de azeite de dendê , joguei farinha de trigo em cima do dendê e fui fazer bolinhos de acarajé na mão. Acho que fiz 12 e tinha massa ainda. Como não tinha camarão seco coloquei dentro de cada acarajean um pedaço de courgette (abobrinha). Mas quem sabe fico um dia desses com vontade de experimentar com abóbora e linhaça ou purê de batata doce, né Meire . Coloquei tudo isso no forno preaquecido 220 graus por 20 minutos.

Testei. Tava faltando sal. Também não botei uma onça de sal. Nada de pimenta malagueta. Mas a massa não tá ruim não, juro por Deus!

Delculpem baianos. O Jesus! Oxalá bate na frente ! Mas vou comer esse acarajean do bi com queijo de vaca da Romênia que eu comprei hoje. O nome dele é Burduf, achei ele muito salgado. Assim vai colocar sal no meu acarajean e vou regar tudo isso com molho de ketchup apimentado. Sabe o quê ! Ficou uma delícia ! De lamber os dedos ! Para orixa nenhum botar defeito. CROCANTE, MAINHA! A cara é boa! Já comi 8 acarajeanzinhos. Ainda tem quatro e massa sobrando para bem uns 12 ainda.

E nada de cerveja VIU com esse jaba fit, engorda. Recomendo um vinho tinto Julienas. Avec modération, viu. Bon appétit ! Qui ne saute pas n’est pas français ! Et un et deux et trois ZÉRO ! NADA DE VATAPA, NADA DE CARURU. ACARAJEAN LIGHT ACARAJEAN Fit. E fiquem lembrados : depois de Bela Gil a gente pode trocar tudo por qualquer coisa.

Mérengué si señor, soy de la loma

Damiron, Luis Kalaff, Angel Viloria, Billo Frometa, Luis Quintero, ça vous dit quelque chose ?

Probablement rien. Moi ce sont mes premiers émois musicaux. ceux que m’a transmis mon père qui écoutait en boucle le piano de Damiron (1908-1992) injecter à hautes doses ses airs de mérengué dans l’air alizé de ma petite enfance guadeloupéenne.  Et c’est ainsi que je fais rimer mérengué et  République dominicaine. Je sais qu’il y a le cha cha cha le guaracha et consorts mais c’est le rythme du mérengué qui a fait de moi un merenguerrier. Si señor !

Mais au ela de Damiron il ye ne eut bien d’autres ont le nom n’est pas resté gravé. Mais le rythme est là vace trompette, piano, tambour, congas, trombone, le rythme est imprimé avec moi. Cana dulce cana braba, canadulce cana braba

Merci à tous de maintenir cette flamme vive avec le trio Matamoros. Eux sont cubains mais peu importe. Ce n’est pas un merengué non plus mais c’est mon enfance

Mamá yo quiero saber de donde son los cantantes

que lo encuentro muy galantes

y los quiero conocer

con su trova fascinante que me la quiero aprender

Mamá yo quiero saber de donde son los cantantes

que lo encuentro muy galantes

y los quiero conocer

con su trova fascinante que me la quiero aprender

¿de donde serán? ay mamá.

¿serán de la Habana?

¿serán de Santiago?

tierra soberana

son de la loma y cantan en el llano ya verás… tu verás

mamá ellos son de la loma

mamá ellos cantan en el llano

mamá  ellos son de la loma mira

mamá ellos cantan en el llano

mamá ellos son de la loma

¿de donde serán? ay mamá.

¿serán de la Habana?

¿serán de Santiago?

tierra soberana

son de la loma y cantan en el llano ya verás… tu verás

¿de donde serán? ay mamá.

¿serán de la Habana?

¿serán de Santiago?

tierra soberana

son de la loma y cantan en el llano ya verás… tu verás

Omo est là, la saleté s’en va

Mon arrière-grand-mère Louise dite Man Bise était blanchisseuse. Elle est née à Saint-Claude (Guadeloupe) le 5 juillet 1864 dans la section Orléans, habitation l’Islet sur la montagne l’Espérance . A son mariage le 23 août 1882 à Saint-Claude elle est mineure et enceinte de sept mois de son premier fils Léon Irénée qui va naître le 19 octobre 1882. Elle est dite sans profession. Elle vient tout juste d’avoir 18 ans. Elle habite dès son mariage Hameau Belfond, quartier Centre. Elle restera à cette adresse à la mort de son premier mari, mon arrière- grand-père Jean en 1900. Les enfants suivent Jeanne dite Fillotte (ma grand-mère, en 1885), Saint-Omer en 1887, Paul François en 1889, Clermont Félix en 1890, Rose Marie en 1893 et Marie Valentine en 1895.

Mon arrière-grand-mère était blanchisseuse. On disait aussi lessiveuse. Elle lavait le linge des autres. Des familles aisées ou de celles qui pour des raisons propres à chacune ne pouvaient pas descendre jusqu’à la rivière laver leur linge sale. Elle devait avoir sa brosse à chiendent, son baquet, ses bassines en fer blanc, ses trays, ses paniers en osier et ses enfants pour lui prêter un coup de main. Elle n’ avait ni Omo, ni Bonux pour lui prêter main forte ni Javel. Et je ne sais pas si elle avait même du savon de Marseille.

Son savon, son détergent c’était la cendre tamisée et les tiges de paroka.

Elle avait comme adjuvants : l’eau, la pierre, l’herbe et le soleil.

Quand c’était la saison des pluies la vie était belle car elle récupérait l’eau de pluie dans la citerne

Il fallait se lever de bon matin et arrivée au bord de la rivière trier son linge. Le blanc: les nappes, les draps, les mouchoirs, les tricots de peau et les culotté, les chemises. Et de l’autre côté les couleurs. Avec les branches chiffonnées de paroka on faisait un tampon qu’on imprégnait de savon et de cendres avec lequel elle frottait, frottait pour faire disparaître le maximum de taches. Puis elle mettait le linge au soleil sur les roches tout mouillé et savonne pour le faire blanchir. Il fallait mouiller en permanence à l’eau cendrée et laisser le soleil travailler. On tournait et retournait le linge qu’il soit de coton, de chanvre ou de lin, sur l’herbe du pré ou sur les roches au bord de la rivière . Ne pas laisser sécher car sinon le soleil brûlerait le linge. Cela prenait des heures. Le but était le blanchissement par le soleil et de donner du lustre à la lessive. Ça s’appelait un lessivage grand pré.

Ensuite il fallait rincer pour faire disparaître le savon puis battre (tchoker) sur les pierres pour éliminer taches, saleté et puanteur. Puis rincer encore.

Dans la dernière eau de rinçage, pour raviver le linge blanc elle procédait à l’azurage. On mettait du bleu soit tiré de l’indigotier soit tiré de l’outremer tiré de la pierre lapis-lazuli broyée mais il fallait alors faire paraître la monnaie pour ce traitement extra digne de VIP. Pour le menu fretin il y avait le bleu de Mr Jean-Baptiste Guimet (1795-1871), créé en 1826, un bleu de synthèse qui commença à être fabriqué industriellement dès 1835. Il suffisait d’une boule de bleu dans le baquet d’eau fraîche et le miracle de blancheur s’accomplissant. On ne sait quel bleu mon arrière-grand-mère utilisait, probablement du bleu Reckitt’s, à moins que ce ne soit du bleu de Paris ou du bleu paon. Mais elle fut sans doute une adoratrice zélée du thiosulfate d’aluminosilicate de sodium auquel on finit par ajouter un azurant optique comme celui créé par Krais à base d’esculine. Ingres, le peintre, avait été séduit dès 1827 avec son Apothéose d’Homere, le Prince de Galles lui même se faisait blanchir son linge au bleu Reckitt, alors que dire d’elle presque un siècle après . Elle ne jurait probablement que par Reckitt dont la publicité proclamait sans vergogne : « le bleu qui fait du blanc ». Mais quand c’était le temps des vaches maigres il fallait se résoudre à utiliser l’infâme aniline. Aussi bleuissante que toxique. Parfois elle se laissait séduire par un Stone blue, parfois par un Fig blue parfois par un Thumb blue. En fait elle ne faisait qu’utiliser ce que ces commanditaires lui fournissaient comme matériel.

Après avoir rincé il fallait encore essorer et tordre le linge à la main et le mettre à sécher sur l’herbe ou sur les roches afin qu’il retrouve sa blancheur originelle. Ces trois étapes étaient appelées Purgatoire, Enfer et Paradis. Certaines blanchisseuses ne mettaient pas d’eau bouillante pour éviter la phase de l’enfer mais il le fallait bien pour les linge les plus crasseux qu’on faisait cuire au feu de bois dans une énorme lessiveuse en zinc assaisonné avec des épices odorantes comme la lavande, le thym, l’ortie, le laurier.

Il n’y avait saletés qui résistent. Les plus tenaces celles qui resistaient aux mains ne resistajent pas à la brosse à chiendent.

Faire la lessive c’était plus qu’une cérémonie. La blanchisseuse c’était comme une abbesse, une mère supérieure qui devait veiller au salut et à la blancheur immaculée des âmes de son baquet. En les frottant elle les écoutait au confessional puis selon la saleté de chaque âme les condamnait non pour le purgatoire ou l’enfer en attendant de les proposer à l’admission au paradis.

Moi en tout cas je suis allergique au savon. Pour moi ce n’est que chimie synthetique. Je voudrais ne laver qu’à l’eau claire et aux feuilles et fleurs naturelles, à l’eau cendrée, au bois de campêche et au paroka.

Chapeau melon et bottes de cuir : a suit is a man’s armour selon double zero seven et ses ersatz

Dans les années 60 (de 1961 à 1969) cette série british qui mêlait allègrement espionnage, contre-espionnage, MI 5, MI 6  et science-fiction, me passionnait. En langue originale c’était The Avengers avec Patrick Macnee (John Steed) et Honor Blackman (Cathy Gale) Diana Rigg ( Emma Peel, l’épitomé de l’élégance, saison 4 et 5) ou Linda Thorson (Tara King)(saison 6) dans les rôles principaux. Deux agents secrets de sa Majesté aux prises avec toutes sortes de « villains ». Une débauche de mode british, parapluie (umbrella), chapeau melon (bowler hat) (qui peuvent en cas de besoin s’avérer des armes redoutables), costume 3 pièces cravate  toujours impeccable, jamais froissé, fait sur mesure pour monsieur by Audrey Liddle et Ambren Garland, ses costumiers qui se faisaient tailler les vêtements sur Regent street par Bailey and Weatherhill et à un certain moment  Pierre Cardin  et garde-robe de cuir et autres matières moulantes trendy pour Emma Peel by John Bates (saison 4) et Alun Hughes (saison 5).

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Ce dernier continuera avec Tara King (saison 6) sauf pour 6 épisodes où va intervenir  Harvey Gould. Le charme, l’humour, le flegme  et la sophistication à l’état pur. Et les voitures british, que du vintage : des Bentley, des Jaguar, des Rolls Royce , des Vauxhall, des Lotus  en veux-tu en voilà. 161 épisodes de 50 minutes qui à la fin étaient diffusés dans 90 pays. J’en retiens une phrase :

A suit is a man’s armour.        Le costume c’est l’armure de l’homme.

Mrs Peel est une veuve puisqu’elle a perdu son mari pilote d’essai. Elle est riche, belle et indépendante. Elle occupe un appartement chic (une penthouse) et est une femme libre, qui domine le judo et le karaté, une rose d’Angleterre, qui occupa, je peux le confesser, nombre de mes fantasmes de jeune ado. Au volant de sa Lotus Elan elle était irrésistible. Entre 1976 et 1977 ce furent les New Avengers toujours avec Patrick Macnee mais avec d’autres agents secrets pour lui donner la réplique comme Joana Lumley (as Purdey) et Gareth Hunt (as Mike Gambit)

J’adorais le thème musical d’ Avengers de Laurie Johnson. En 1998 un film est sorti Avengers avec  Ralph Fiennes dans le rôle de Steed et Uma Thurman dans le rôle de Dr Peel. Dans ce film on entend la voix off (cameo) de Patrick Macnee qui joue le rôle d’Invisible James. Sean Connery, James Bond originel, y joue le rôle  de Sir August de Winter , un méchant. Comme souvent la copie n’égale pas l’original. Certes on a toujours les mêmes personnages, les mêmes vêtements mais l’esprit n’y est plus. Les costumes sont d’Anthony Powell mais chez le Steed de la série de télévision la mode qui nous est donnée à voir est du type équestre (le nom Steed d’ailleurs évoque cet aspect équestre) presque edwardienne tandis que la mode sur Avengers 1998 est la mode de la City. Je retiendrai pourtant sur la bande  musicale du film sous la direction de Bruce Wooley dans laquelle figure Storm chanté par Grace Jones  and the Radio Science Orchestra.

Steed (1922-2015) n’est plus  Peel (1938-) continue. Ainsi va la vie. Roger Moore, le protagoniste du Saint est encore là, alive and kicking, tout comme un autre 007 Sean Connery.

007 fruit de l’imagination de Ian Flemming (1908-1964) a connu le noir et blanc puis la couleur. Sujet indéfectible de Sa Majesté il apparaît dans Casino royale (1953), Live and let live (1954), Moonraker (1955), Diamonds are forever (1956), From Russia with Love (1957), Dr. No (1958), Goldfinger (1959), For your eyes only (1960), Thunderball (1961), The spy who loved me (1962), On her Majesty’s Secret Service (1963), You only live twice (1964), The man with the golden gun (1965) et Octopussy and the living daylights (1966). Même  Patrick Macnee  lui aussi joua le rôle de Sir Godfrey Tilbett dans A view to a kill dans un James Bond tout comme deux de ses partenaires : Honor Blackman qui prit le nom de Pussy Galore dans Goldfinger (1964) et Diana Rigg qui devient Contessa Teresa di Vicenzo et fut la seule à passer la bague au doigt à Bond, James Bond dans On her Majesty’s Secret Service (1969)

Là encore ce ne sont pas les histoires, les synopsis qui restent mais la musique de John Barry et des titres  comme Goldfinger (1964), Moonraker et Diamonds are forever et la voix de Shirley Bassey  ainsi que Live and let die de Paul MacCartney and Wings sans oublier Thunderball de Tom Jones

 

 

 

Entre le coq bleu Emmanuel Jean-Michel Frédéric et le diable rouge Emmanuel Léopold Guillaume François Marie lequel finira ange pleureur à Saint-Petersbourg ?

be09695a-83b6-11e8-8ccc-30d75279842c_1Ce sera aujourd’hui 10 juillet 2018 la 74eme fois que la Belgique et la France , les cousins, se retrouvent dans une compétition. La Belgique l’a remporté 30 fois, la France 24 et il y a eu 19 nuls. Si l’on en croit les statistiques avantage à la Belgique. 1 à zéro

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L’Emmanuel belge âgé de 12 ans né à Anderlecht  le 4 octobre 2005 est déjà venu (après au préalable en avoir demandé l’autorisation au gouvernement belge) le 23 juin pour soutenir son équipe avec son père le roi Philippe, son frère  Gabriel et le ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders à l’occasion du match Belgique-Tunisie qui a vu la Belgique l’emporter par 5 buts à 2 devant les Aigles de Carthage. Il reviendra cette fois-ci accompagné de toute la famille, son père Philippe, sa mère la reine  Mathilde, née d’Udekem d’Acoz, et ses trois frères et soeurs,  le prince Gabriel (14 ans) et  les deux princesses la princesse héritière Elisabeth, duchesse de Brabant, âgée de 16 ans, et la princesse Eléonore, âgée de 10 ans. Le ministre des Affaires Etrangères, Didier Reynders, l’accompagnera à nouveau.

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L’Emmanuel français, âgé de 40 ans, né 21 décembre 1977, à Amiens en Somme (dans la cathédrale de laquelle se trouve l’ange pleureur) n’est pas venu une seule fois accompagner le parcours des Bleus. Avantage pour la Belgique 2 à zéro. Viendra-t-il en monarque présidentiel  accompagné de Brigitte et des beaux-enfants Sébastien (44 ans),Laurence (40 ans) et Tiphaine (33 ans)?

Emmanuel se rattrapera puisqu’il viendra en Falcon présidentiel avec 5 invités spéciaux qui l’accompagneront dans les tribunes du stade Krestovsky: Jean-Pierre Papin (ex joueur de l’OM), Guy Roux (ex entraîneur de l’AJ Auxerre, Olivier Guez, journaliste sportif et Prix Renaudot, Sylvain Porthaut, président du club de football de Suresnes où a débuté N’golo Kanté et un petit garçon d’origine guadeloupéenne âgé de 12 ans habitant Moissons dans les  Yvelines Yanel Chroné. Là un petit bon point pour Macron. D’ailleurs parmi les Chroné il y a des artistes puisque Marie-Céline Chroné, cette maîtresse voix de la chanson antillaise qui accompagné les plus grands (Kassav, Malavoi, etc) chantait il y a bien longtemps ce zouk Bondié Siouplé. Deux à un.

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Mais ce petit bon point est contrebalancé par le fait qu’il n’y a aucune fille dans son groupe. Que des garçons, mauvais point là encore. S’il avait invité un garçon et une fille ah ça oui je n’aurais rien dit. Mais moi je réfléchis un peu. Macron ne fait rien pour rien. Sachant qu’il y avait un Emmanuel de 12 ans prince pour le défier sur ces plate-bandes de jeune premier de 40 ans il a mis dans la balance un jeune de 11 ans issu de la diversité pour montrer à quel point il était loin de toute idée hégémonique de pouvoir royal absolu que d’aucuns lui prêtent. Et puis à défaut d’un autre Emmanuel il y a Yanel. Tout bénef ! Un ange remplace l’autre. D’autant plus que la Belgique se présente avec en plus  Gabriel, archange. Allez 3 à 1

Alors qui va l’emporter de ces deux Sauveurs, d’Emmanuel  de Belgique et Emmanuel de France ! Faites vos jeux ! La Belgique a une petite avance puisque là Philippe est roi et ici en France il n’est que premier ministre (et de surcroît d’origine flamande par sa mère) et ne sera pas présent ! Cela fait beaucoup de handicaps. Et la ministre des sports Laura Flessel-Colovic n’y sera pas , elle non plus. encore un point pour la Belgique

Sans oublier qu’il y a même chez les Belges un français sur le banc de touche champion du monde 1998 comme son homologue français Didier Deschamps: Thierry Henry qui entraîne les Diables Rouges. Il est le seul français à savoir les deux hymnes la Marseillaise et la Brabançonne. Un point pour la Belgique.

La Belgique est classée numéro 3 au classement e la FIFA tandis que la France occupe la 7ème place. La dernière victoire entre les deux pays a été celle de la Belgique en 2015. Un autre point pour la Belgique.

Donc mon pronostic final est sans hésitation aucune:

Belgique qualifiée pour la finale de dimanche 15 juillet à Moscou. La France pourra fêter tranquillement son 14 juillet à 16 heures à Saint-Petersbourg pour la petite finale. Dura lex sed lex. C’est la loi du sport. Les meilleurs gagnent toujours. J’essaie de remuer le schmilblick de tous les côtés mais en analysant sans passion je donne la victoire probable aux Diables Rouges contre les Coqs bleus.Mais on se réunira le 15 juillet au soir après la grande finale de 17h pour une grande cousinade avec frites et moules au menu, c’est promis ! Et de la bonne bière !

#wearebelgium

#allezlesbleus

#quinesautepasnestpasfrancais

#onestenfinale

#lafranceenfinale