Carmen et les matadors antillaises

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 https://youtu.be/bjYJZNI6pP0

Dans Carmen de Bizet on voit les amours d’une bohémienne cigarière et d’un brigadier Don José, qui devient contrebandier par amour pour elle et qui finit par la poignarder dans une crise de jalousie quand elle apparaît aux arènes en compagnie de son nouvel amant le torero Escamillo.

 

J’aime surtout quand elle chante ceci ; « j’irai danser la séguedille et boire du manzanilla. » Je n’ai jamais dansé la séguedille ni bu la manzanilla.  Manzanilla évoque manzana, la pomme, donc j’imagine que manzanilla c’est un type de Calvados. Quant à séguedille il évoque pour moi Séga, les rythmes réunionnais. Je suis certain d’être à côté de la plaque. Eh oui justement ce n’est pas un alcool de pomme mais un vin. Je ne suis pas spécialiste en touradas ni en corridas. Je n’en ai vu que deux dans ma vie, une à Nîmes et l’autre à Cascais au Portugal. Et encore à Nîmes c’était ce qu’on appelle un toro-piscine pour rigoler. Au Portugal ça rigolait moins mais il n’y eut pas de sang versé. Par contre aux

Antilles on ne compte pas les femmes matador. Les matadors tombent en pâmoison comme  Carmen pour les toréadors. Et les hommes de pouvoir comme les militaires sauf qu’aux Antilles il n’y a pas de praza de los toros , pas d’arènes mais des pitts où se défient à coups d’ergots des coqs de combat nourris au bon grain de maïs, au rhum blanc et au miel, massés, choyés, vitaminés , huilés, shampooinés. Plus le coq est vaillant et plus il est adoré, plus il est dorlotté. Coq game, matador même combat. Pas besoin d’être bohémienne pour être matador. Les premières matadors étaient des femmes libres, des affranchies. Des femmes qui tenaient tête aux hommes. Différentes des favorites et des potomitan. Les matadors représentent les femmes fatales, les fanm grenn, comme on dit, des femmes couillues, si vous voulez, des maîtresses femmes. Il suffit encore de nos jours de voir leur tenue d’apparat. Jupon blanc sous jupe, fichu, coiffe madras, bijoux, rouge à lèvres prononcé.

Pas besoin d’être andalou pour comprendre la fascination que ce genre de femme exerce aussi bien sûr la gentillesse masculine que la gente féminine. Prosper Mérimée et Georges Bizet n’y ont pas été insensibles en tout cas. Ni les diva en nombre qui ont depuis 1875 représenté Carmen, l’héroïne de cet opéra comique, l’un des opéras-comiques les plus joués au monde. Maria Ewing, Maria Callas, Léontine Price, Jessye Norman, Marylin Horne, Grâce Bumbry pour ne citer qu’elles ont fait trembler leur corps de mezzo soprano devant les ardeurs du ténor don José et du baryton Escamillo. Et moi comme spectateur combien de fois ai-je rêvé être parmi les banderillos, les picadors et les chulos de cette corrida sensuelle. Pour être aux pieds de cette Carmencita on imagine que tout homme peut se damner et se perdre en éventails, lorgnettes, oranges et cigarettes. Depuis Carmen on sait que « l’amour est un enfant de Bohême qui n’a jamais connu de loi » mais bien avant aux Antilles on savait. Le problème dans Carmen c’est que Carmen meurt poignardée.

J’ai vu en son temps le film Carmen de Carlos Saura et celui de Francesco Rosi et l’atmosphère y est également torride. J’ai aussi vu la Carmen Cubana. Imaginons une Guadeloupe andalouse. Imaginons seulement. Une Carmen Gwadada rôdant autour du Pitt, regardant les coqs se becqueter à qui mieux mieux. J’ai du mal. Par contre une Carmen défiant des hommes en plein gwoka, choisissant son partenaire, le jetant si nécessaire sans aucun doigté, aucune élégance, je le sens bien. Nos matadors américaines, nos matadors créoles sont un peu comme les cartes maîtresses d’un jeu de cartes nommé l’hombre. Les deux premiers matadors sont spadille et baste, l’épée et le bâton. On les appelle aussi les atouts permanents, les triomphes. Ce sont les deux as noirs l’as de pique (spadille) et l’as de trèfle (baste). Les deux as noirs. Il y a aussi d’autres atouts : la manille ( un 2 d’atout noir ou le 7 d’atout rouge) et le ponte (l’as d’atout).

Mais les vraies matadors ont l’atout primordial : elles sont nées sous le signe du désir et du pouvoir ! C’est ainsi que fonctionne l’Hombre, ce jeu espagnol qui a donné des jeux comme le boston, la manille, le tarot, la belote. De la même façon la matador à travers les pointes de sa coiffe madras annonce la couleur. De deux à quatre pointes. Comme les quatre couleurs espagnoles les noires, espadas et bastos, les rouges copos et oros. Cœur pris, cœur à prendre, faites vos jeux !Misez ! Les paris sont ouverts. Coiffes suprêmes calendées, chaudières, avec éventail, viva españa, olé, que les taureaux mugissent, que virevoltent les banderilles, que coule la manzana, fini le zouk love, fini le ti punch pour séduire les matadors prenez vite quelques cours de séguedille et trinquez au manzanilla, sinon vous risquez l’estocade.


jours gras et torrides à Karukéra antique

Je suis un enfant du carnaval. comme tous ceux qui sont nés en octobre ou novembre j’ai ça dans le sang. c’est dans mes gènes. je n’y peux rien ! c’est mon souffle de vie ! Demain vendredi c’est carnaval, ja é carnaval cidade, acorda pra ver ! La folie s’empare de moi ! Même si je suis loin physiquement du carnaval, je ne suis jamais loin mentalement d’un citron vert et d’une bouteille de rhum car je suis fils de Vaval ! Je lui dois respect et allégeance ! Imaginez ma souffrance quand on brûle mon parent  le mercredi des Cendres !

Et pourtant ! Je n’ai jamais participé à cette grand-messe qu’est le carnaval des carnavals, celui de la démesure, le carnaval de Rio en présenciel, de corpo presente comme on dit pour les messes de funérailles où le corps du mort est présent, je n’ai jamais arpenté les rues carioca en plein jour gras voire même assisté ni dans les arquibancadas (les gradins) ni dans les camarotes (les tribunes vip) aux premières loges le carnaval de Rio. Ou plutôt si je regardais à la télé le défilé du  groupe spécial des écoles de samba ( ce sont les 12 meilleures écoles de sambas, en l’occurrence cette année la crème de la crème c’est Mangueira, le champion 2016,  Tijuca, Portela, Salgueiro, Beija-Flor, Imperatriz, Grande Rio, Vila Isabel, São Clemente, Mocidade, União da Ilha, Paraiso do Tuiuti) en sirotant mes caipirinhas et mes bouteilles de 600 ml de bière estupidamente gelada avec des tiragostos variés. Quand j’habitais au Brésil (pendant quinze ans tout de même ) la nuit du dimanche au lundi c’était réservé à ça. Et selon la pêche c’était rebelote lla nuit du lundi au mardi. Et  le mercredi des cendres dans l’après midi je regardais le jury de 40 personnes délibérer pour savoir qui allait être la meilleure école de samba carioca, les meilleurs déguisements, le meilleur ensemble, la meilleure batterie, les meilleur puxador , le meilleur porte-drapeau, le meilleur maitre-de-salle, la meilleure harmonie, la meilleure allégorie, la meilleure commission de devant et j’en passe   etc etc etc.  Le Carnaval de Rio c’est une organisation millimétrique et militaire, c’est le faste, l’exubérance mais je n’ai pas la patience d’écouter la même chose pendant les 2 heures qui sont réservées à chaque écoile de samba. Et le groupe spécial c’est 12 écoles de samba, imaginez qui défilernt sur deux nuits. Mais il n’ya rien à dire c’est beau mais moi je veux par-ti-ci-per. Qui sait un jour dans une école de samba, là je ne dis pas non ! Défiler oui, regarder défiler non ! enfin pas pendant 24 heures !

La samba est une fête au Brésil et le carnaval c’est l’apogée de toutes les fêtes. il y a le carnaval e Rio mais aussi celui de Recife, de Sao Paulo, bref il n’y a pas une ville au Brésil, un village où on ne fête pas le carnaval ! Il suffit de peu de choses pour créer le climat de carnaval : quelques banderoles multicolores, de la musique qui sort d’une chaine, de la cachaça , de la bière, une bon faitout de riz et haricots rouges avec des corps qui veulent bien bouger , se fondre et se confondre et voilà on a un carnaval car dans le mot carnaval il y a la chair – a carne – et la chair , c’est le gras, c’est le plaisir, c’est le péché ! c’est si bon ! Il y a même des carnavals qui sont en dehors du carnaval comme à Feira de Santana , un carnaval en plein mi-carême qui s’appelle la Micareta et qui dure autant de jours que le vrai carnaval.

Par contre il y a un carnaval que j’ai largement pratiqué c’est le carnaval de Salvador, Bahia. Celui -là si, on peut dire que j’ai mouillé ma chemise surtout la première année en 1987 (je ne vous confierai pas tous les détails mais ce fut homérique puisque je me suis retrouvé au petit matin sur une plage à au moins 40 km des festivités en maillot de bain avec une dulcinée dont je ne sais même pas encore aujourd’hui comment nous nous sommes rencontrés). il est vrai que quand on boit caipirinha sur caipirinha mélangés à verre de bière sur verre de bière on peut légitimement perdre le nord. Finalement ça s’est bien passé puisque je n’ai été ni braqué, ni violé, ni blessé, ni frappé, ni contaminé. J’aurais pu être frappé d’ailleurs puisqu’à un moment un peloton de police militaire m’a interpellé, je ne sais plus pour quelle raison (il suffit qu’on soit en travers de leur chemin pour que ce soit une bonne raison) et moi à moitié groggy je n’ai dû ma survie qu’à l’intervention de mon groupe d’amis qui étaient pas trop loin et qui voyant la scène leur ont  fait savoir que j’étais quelqu’un de bien et non un marginal.

Place Castro Alves, comme ils disaient alors o centro da muvuca ! j’ai adoré ce carnaval populaire, de participation, carnaval de rues. imaginez deux millions de personnes dans la rue,, la bas on appelle les carnavaliers les foliões et la fête c’est la folia .histoire e fous et e folie passagère ! Une pulsation qui vous prend et qui ne vous lâche pas et la bière qui coule qui coule à flôts. Enfin qui coule à flots si vous avez de quoi l’acheter. Certains défilent dans des blocos, des groupes organisés, ça m’a toujours répulsé (quoi que j’y aie participé à deux reprises : une fois à Feira de Santana avec le groupe Olodum et une autre fois à Aracaju pour les 20 ans du bloco Caranguejo Eletrico)… mais c’est tendance. on achète  sa tranquillité ! Mais moi j’ai l’impresssion dans un bloco d’être comme un poisson volant pris dans une nasse avec une foule d’autres poissons volants à la merci du moindre requin-marteau en quête de menu fretin…moi j’aime la pipoca. ceux qui font pipoca sont ceux qui sont libres, et qui ne paient pas pour défiler. ce sont ceux qui s’amusent le plus selon moi, on dirait vraiment de la pipoca, des grains de maïs qui sautent qui sautent qui sautent. ce n’est pas qui ne saute pas n’est pas français c’est qui ne saute pas va se faire sauter, kkk il faut de la bonne condition physique pour pipoquer comme ça et moi eh bien je préfère ça au carnaval des enfants ans l’apres-midi. Mais mon truc préféré ce sont les groupes afoxé du type    Filhos de Gandhi, un rythme incroyable de carnavaliers en habits et toques blanches avec des perles bleues et blanches qui leur servent de collier et de ceintures dans un océan de paix. Pour moi les afoxés c’est le vrai délire, aucune violence,comme un chant profond qui prend aux tripes, pourquoi je n’en sais rien ! un appel africain peut être inconscient ! J’ai aussi aimé l’élection de la reine du Ilé Ayé, à Liberdade :une ambiance d’enfer. Désolé mais le carnaval de Barra-Ondina, ce circuit -là n’est pas pour moi, sorry ! Pour moi le carnaval de Bahia c’est entre Praça da Sé et Campo grade, point final. Les extensions pour touriste et classe moyenne et sup vers Barra ne m’ont jamais fait ni chaud ni froid. moi mon point de ralliement a toujours été le Largo dois de julho, judicieusement localisé entre la Praça da Sé et le Campo Grande.J’ai toujours aimé ce quartier de bohème où je suis arrivé un peu par hasard un jour de novembre 1986. j’aime les bars, les restaurants, la faune du Largo Dois de Julho c’est là que j’ai senti pulser le Brésil que j’aime, le Brésil des petites gens mais plus encore je m’y suis senti chez moi plus qu’en france. Je m’y suis senti comme si j’étais aux Caraïbes quand j’étais petit. Peut être est-ce à cause du rhum, qui sait !logo1

 

j’ai quité la Guadeloupe en 1961. Aux temps de l’Antiquité ! Et je ne me souviens pas trop du carnaval de Karukéra Antique. Nous habitions Basse-Terre sur le Cours Nolivos dans un galetas au-dessus d’une boulangerie ! en face de moi à 100 ou 200 m c’était l’océan. Mais on pouvait voir le mouvement à partir du balcon qui donnait sur la rue probablement. Bien sûr je me souviens d’une certaine agitation dans les rues, quelque chose d’imperceptible dans l’air, une rumeur de liesse, mais je ne me souviens pas d’une agitation fébrile à la maison comme j’ai pu le connaître au Brésil.        Ma mère n’aimait peut être pas faire le carnaval. Peut-être allions nous voir la parade au Champ d’Arbaud. je n’en ai aucun souvenir. j’avais 8 ans et   quatre mois au carnaval de 1961. Mon père étant en métropole et ma mère enceinte :  il est fort compréhensible que nous nous soyons mis en congé de carnaval. Compréhensible, soit, mais un peu fort de café !  Car tout de même ma mère avait des soeurs, des frères, un père, une mère, mon père avait des frères et soeurs lui aussi, des oncles, des tantes eh bien voila que je me rends compte tout à coup que peut-être les gens de Saint-Claude n’aimaient pas le carnaval ! D’ailleurs quand nous étions à Deshaies et à Saint Claude je n’ai pas non plus de souvenir de fête. C’est étrange car mon père ayant toujours été amateur de dive bouteille il serait étonnant qu’en  plein carnaval il se soit mis à la méditation et au yoga ! Plus probablement il devait disparaître pour quelques jours en période de jours gras qui sait du côté de Bouillante.  Il m’a parlé un jour du bal des titanes de la fête de Saint Claude fin aout et ses yeux brillaient! Foutre ! il se peut aussi que j’aie tout oublié ! Saint Alzheimer priez pour moi !

Vous aurez compris que par compensation quand je suis arrivé au Brésil j’ai mangé j’ai avalé, j’ai bu j’ai ingurgité tout le carnaval que je pouvais pour me rattraper de ces  34 ans de disette. et par contraste quand j’ai eu des enfants je les ai emmenés biberon au bec faire le carnaval.

Maintenant je suis rassasié après 15 ans de Brésil! J’ai eu ma part de carnaval. une nuit de fête me suffit. Je danse un bon coup pour faire vibrer les os d’une saine souplesse et je me réfugie sur la mangeaille ! il n’y a pas de carnaval sans feijoada ! il n’y a pas de carnaval sans moqueca ! Il n’y a pas de carnaval sans acarajé ! J’imagine que lors du carnaval de Guadeloupe apatibrin  accras, apatimoso boudins, apacharge dombrés, charge pois rouges, charge laké cochons et lentilles, charge poisson frit, charge colombo , bokits lamori yo ka manjé ! Mais au fond de moi qui ai pourtant connu intimement les carnavals de Salvador, Venise et  Nice, je dois avouer ici à la face du monde. J’ai un manque : le carnaval de Guadeloupe ! le carnaval local au 59 degrés! Gardez ma part je serai là en 2018 ! allez j’en fais le voeu ! Vaval je te promets je te brûlerai à feu doux ! i gonna burn you out !        man ké briléw !  vou te queimar !

Pauvre Vaval qu’on va brûler le Mercredi des Cendres ! Mais c’est comme ça ! Après le gras, le maigre !

Voilà ce que j’en sais pour avoir feuilleté le web à droite et à gauche car je ne me souviens que de ce refrain :  vaval vaval vaval ka kité nou, malgré la vi la rèd vaval pa kité nou.

Il y avait aussi Amélia totoblo sauf que je me souviens de « Amélia totoblo jandam ka soté finèt » et non « madanm pa vlé manjé »

Il y avait aussi « Ha mi Roro, ha mi Roro, nonm a klarinèt la, ah mi Roro, nonm la ki rann mwen fol la » sauf que je me souviens étrangement  de « Ami Roro, ami Roro, gendam ka soté finét »

ah si je me souviens d’une chanson de carnaval qui m’est restée gravée sous quatre couvertures et sept draps dans un pan de ma mémoire : « dé makoumè lévé en pijama, dé makoumé lévé en pijama »

et puis aussi de: Papyon volé sé volé nou ka volé (ici une version qui n’a rien à voir mais que j’ai trouvé très belle visuellement, il  n’y manque que le rythme)

Je me souviens aussi obscurément dans le fondoc du disque dur de mon inconscient collectif d’une chanson qui parlait d’une homme qui avait accouché d’un enfant. Ou c’est moi qui fantasme en regardant mon gros ventre de femme enceinte  (enfin pas si gros que ça puisque j’ai perdu récemment 3 kilos et que j’en suis à 93 kilos fillette)

Plus sérieusement. Le carnaval de Guadeloupe  est organisé par l’OCG (Office du Carnaval de la Guadeloupe), le Groupement pour la Culture et le Carnaval de la Région Pontoise (GCCRP), comité responsable du défilé du dimanche gras à  Pointe-à-Pitre, la Fédération  Guadeloupéenne de Carnaval (FGC), qui chapeaute les comités des villes suivantes  Abymes, Anse-Bertrand, Baie Mahault, Capesterre B/E, Deshaies, Lamentin, Moule, Petit-Bourg, Petit-Canal, Pointe-Noire, Port-Louis, Sainte-Anne, Saint-François; la Fédération du Carnaval et des Fêtes de Guadeloupe, avenue Lacavé à Basse-Terre responsable du défilé de Basse-Terre le mardi gras, point d’orgue des festivités. chacune des communes de Guadeloupe a son comité des fêtes auprès desquels les groupes s’inscrivent. Par déduction on peut voir que les communes de Bouillante, Baillif, Trois-Rivières, Gourbeyre, Goyave, Morne à l’Eau, Gosier, Grand Bourg MG, Saint-Louis MG, Capesterre MG, Sainte-Rose, Vieux-Habitants, Vieux Fort, les Saintes, Désirade ne font pas partie de la FGC qui n’a que 30 ans. Le carnaval a tendance à se professionaliser et ceci explique peut être cela. en effet les produits financiers générés par le carnaval ne sont pas insignifiants, loin de là, et participent grandement à l’économie de l’île par les tranferts touristiques qu’ils induisent et personne ne veut céder sa portion du gâteau.En outre on ne peut ignorer les arrière-pensées politiques autour du carnaval.

Certains groupes comme Kasika, Maka Chiré, Mas Kaklé, Mass Moul Massif , Akiyo voyagent et représentent le carnaval de Guadeloupe dans les Caraibes, en France métropolitaine  et même jusqu’en Chine

Les jours gras représentent le point culminant  du Carnaval de Guadeloupe ! Samedi gras, dimanche gras, lundi gras, mardi gras sont synonimes de parades, vidés, grands défilés jusqu’à ce que vienne  le mercredi des Cendres qui siffle par un défilé noir et blanc la fin des festivités et le début du Carême !

 

Dès début janvier le dimanche de l’Epiphanie c’est l’ouverture officielle de la saison du carnaval qui ne va s’arrêter vraiment que le jour de la Mi carême ou l’on va participer à un vidé en rouge et noir. Le carnaval est largement décentralisé

Une semaine environ avant le samedi gras le roi et la reine, le prince et la princesse  du carnaval de Guadeloupe sont élus : l’organisation est confiée à l’ Office du Carnaval de Guadeloupe, qui est un organe lié au département. C’est donc une élection unitaire.  de la même façon qu’il y a deux parades unitaires l’une à    Pointe-à-Pitre et l’autre à Basse-Terre. Mais il y a  aussi pour chaque commune des parades,des vidés, des déboulés,des élections de roi, reine et de dauphines et des récompenses et autres prix qui sont décernés après le carnaval aux meilleures groupes, prix de la musique, meilleurs costumes, meilleurs décors, etc.

Le dimanche gras à midi défilé à Pointe-à-Pitre. le mardi gras à 15h défilé à Basse-Terre amsi il y a bien sûr partout sur l’îles des festivités,. si l’on veut s’installer dans les tribunes on doit payer 50E par personne ce qui donne droit à des boissons et des grignotages toutes les heures. il y a aussi des gradins à 5  €.

il est interdit de vendre des boissons alcoolisées et de pratiquer la vente sur caddies

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Le bon carnavalier selon l’Office du Carnaval de la Guadeloupe  ! Moi je regarderai la Giga parade de Mardi Gras de Basse-terre cette année  à distance à la télé sur http://www.tv97.net

il était une fois l’archange Emmanuel

Selon la prophétie d’Isaïe, prophète,  Emmanuel, ou mieux DAN, (Dieu Avec Nous),  fait partie de ces esprits (Héb. 1.7, 14), de ces vents, de ces souffles,  que rien ne peut arrêter ni portes ni prisons, au milieu des flammes ils ne brûlent pas (Dan. 3. 25) , ils ne se marient pas, ne se reproduisent  ni ne meurent ! il est ange et démon et est partie constituante de l’armée des cieux qui siège à droite et à gauche de Dieu (Moi.22.19). Emmanuel ne possède pas les 4 grandes caractéristiques de son Créateur qui sont éternité, omniscience, omnipotence et omniprésence mais tout archange du double jeu qu’il est,  il est défini par 5 caractéristiques (force, volonté, agilité, perception et apparence) avec des valeurs allant de 1 à 6.

« Votre mission, si vous l’acceptez, sera d’infiltrer des anges parmi les démons », lui a dit un jour de but en blanc son Supérieur !   Parfois il se fait appeler Bond, James Bond, ou tout simplement 007 ! Ou alors   il peut prendre la forme du prince-démon Zanag, Manuel Zanag et alors il prend le nom de 49.3 !

Mais depuis longtemps il n’a plus contact avec sa hiérarchie , les portes de l’enfer et du paradis sont fermées. In Nomine Satanas / Magna Veritas

17 ans et demi, cinéphile, sériephile, gamer, adorateur d’Ah Puch et futur ingénieur !

 

46 ans et demi nous séparent, moi né en 1952, lui né en 1999 ! Je lui dis Angela Davis, il comprend Viola Davis, première actrice noire aux Etats Unis à remporter l’Emmy Award dans un rôle dramatique en 2015 pour son rôle dans la série US sur ABC « How to get away with murder » qu’il a téléchargée – mais c’est illégal – via des torrents sur torrent9.biz ! Les séries, pas la peine d’être che-ri , ou il les voit en streaming sur cacaoweb.com ou il les télécharge pour les  regarder tranquillement en VOST-FR le soir ! le choix est vaste : entre  Scandal toujours sur ABC ou alors sur AMC, (The Walking Dead, Better call Saul, Breaking bad, Into the Badlands),    HBO (Game of Thrones, Westworld), Fox (Lucifer, Gotham, Empire), Netflix (Marvel’s Luke Cage, Marvel’s Jessica Jones, Marvel’s Daredevil, Narcos, Orange is the new black, Sense 8, Stranger Things). Ca c’est pour le côté « sériephile » du lascar !

Quant au cinéphile il utilise les mêmes canaux pour télécharger et visionner ces films préférés de préférence en BlueRay 720 p ou à l’occasion va au cinéma avec ses potes. Derniers films vus : Doctor  Strange, Suicide Squad, Star Wars 7, Avengers, Captain America : Civil War

Muni de sa tablette ASUS 10 pouces acheté à cdiscount.com, de son HP Deskjet fourni par l’école et de son portable de marque Samsung acheté sur Free et offert gentiment par sa maman, notre gamer peut passer jusqu’à 5 heures par jour à jouer aux jeux vidéos !  En vogue actuellement et objets obscurs de sa passion :

Skyrim (Bordeciel, en version française) sorti depuis 2011. C’est un RPG (un role play game, un jeu de rôle) pour lequel il a payé 10 € la première fois et depuis il joue gratis. Le paradis à dix balles !

Smite est un MOBA (Multiplayer online battle arena = arène de bataille multijoueurs online), un free to play, on n’a rien à payer mais  on peut acheter des gemmes, des cristaux verts, la monnaie spéciale qui va permettre d’acquérir des cosmetic bonus qui vont à leur tour permettre de modifier l’aspect des personnages. Le but du jeu est d’incarner un dieu mythologique choisi dans les panthéons  égyptien, nordique, chinois, grec, romain, indien,  hindou, maya, japonais et bientôt celtique ! Je lui fait remarquer en passant que le panthéon afro-brésilien, ou africain n’est pas présent malgré la présence sur le marché actuellement de plus de 80 dieux. Mais il me rétorque que chaque année de nouveaux dieux sont proposés en fonction des demandes des joueurs eux mêmes !  Qui sait si un jour, il ne proposera pas lui même sa plateforme de jeux avec un panthéon  afro brésilien ou afro caribéen autour des orixas et autres déités du candomblé et du vaudou !

Son dieu favori, allez savoir pourquoi, (j’imagine, un vague souvenir  de son appartenance embryonnaire au monde sud-américain mais c’est surtout en raison de ses skills, de ses sorts, des pouvoirs dont il est doté et plus particulièrement celui de lancer des corps de morts vivants sur son ennemi tel un morfwazè ou un zombie) est un dieu maya du genre mage (pour ne pas dire sorcier) le dieu Ah Puch (prononcer apouache, presque comme apache, tiens ils sont absents eux aussi les dieux amérindiens, tiens). Ah Puch, « ¨the horrific  god of decay, the mightiest  lord of the ninth hell » ! (le dieu horrible de la décomposition, l’horrible dieu de la pourriture, le seigneur tout-puissant du neuvième enfer)

Il y a bien entendu d’autres mages dans les autres panthéons comme Zhong Kui, the demon queller, le chasseur de démons (chinois), Aphrodite, the goddess of beauty, la déesse de la Beauté (grecque), Thoth, Arbiter of the damned, arbitre des Damnés (égyptien). Dans chaque panthéon les dieux sont répartis en 5 classes, outre les dieux ou déesses du type mage, les dieux guerriers comme Niké (grec), Odin (nordique) ou gardiens comme Ymir (nordique), Terra (romain), ou chasseurs  comme Skadi (nordique), et Izanami (japonais) ou encore assassins comme Bakasura (hindou), Hun Batz (maya) et Kali (hindou). Étonnamment notre futur ingénieur ne prend jamais les dieux au profil assassin, mystère et boule de gommes ! Le gagnant de cette guerre de Troie des panthéons du monde menée à tambour battant en moins d’une demi-heure est l’équipe qui  détruit la base ennemie après avoir vaincu tour à tour les sbires ennemis (qui peuvent être sbires du corps-à-corps, sbires à distance, gros sbires et super sbires), les tours, les phénix, le titan.

Il y a encore des jeux mobiles, des petits jeux comme Jet Pack, ou Angry Birds auxquels on joue quand on n’a pas trop rien à faire pour passer le temps sur son portable !

On peut pendant qu’on joue écouter de la musique hip hop et rap US soit sur Spotify quand on a une connection wifi ou télécharger illégalement pour une future écoute  sur son portable. Le hit parade de celui qu’on appellera ici maître Ouragan Baltimore est dans le désordre :

Too many years, Kodak Black –

Back up, Dej Loaf –

Energy, Drake –

Black and Yellow, Wiz Khalifa –

X gon’ give it to ya, DMX –

Why you’re always hating, YG –

Sucker for Pain, Wiz Khalifa –

Just a lil  thick, Trinidad Jamez –

Gold Digger, Kenny West –

I am saying, Rich Homie Quan.

Et sur son portable seulement une chanson française : Kery James, Mouhammad Alix ! Tiens, tiens !

Notre adolescent futur ingénieur, futur chef de projet, futur concepteur, entre  plan a, plan b et  plan c,  a encore le temps de regarder le matin pendant le petit déjeuner Télématin sur France 2. Le midi sur TF1 c’est au tour de Les douze coups de midi ou le Journal de TF1

 Et puis il y a les comics sur internet sur le site dc-trade où on peut lire des aventures de superhéros comme Batman de DC entre deux SMS envoyés aux copains de la terminale SSI (sciences de l’ingénieur) du lycée Champollion de Lattes, Hérault !

 Il ne reste plus à notre futur « decay » engineer qu’à s’inscrire à l’école d’ingénieurs de la « ninth hell » pour y intégrer les enseignements du dieu EPITEC dès septembre 2017 après avoir passé encore quelques semaines de 35 heures sur les bancs de son école plus 5 heures à la maison par semaine à étudier à fond maths et physique chimie SI. Pas de quoi s’ennuyer  !  Tout ce qu’on lui souhaite c’est d’aller au-delà du « decay » habituellement réservé aux jeunes moussaillons qui marins d’un premier voyage veulent dominer les esprits des morts – la décomposition – et du « ninth hell », pour atteindre le parinirvana rêvé de Skyrim !

[Couplet 1]
Ni devant les médias, ni devant le proc’
Ni devant les keufs, ni devant Skyrock
Ni devant le banquier, ni devant les profs
Je suis resté entier je n’ai pas baissé mon froc

J’ai brisé les portes à la force de mon talent
J’ai fait rentrer tous mes potes dans le salon

J’ai connu l’odeur de la rue en l’inhalant
J’ai connu la dureté du front en y allant

Tu m’parles de qui ? Est-ce qu’on se connaît ?
Est-ce que t’es trop petit ou est-ce que je te regarde du sommet ?

Je t’entends parler de crimes que tu commets
Je t’ai jamais croisé dans la rue quand j’y zonais
J’écoute ces rappeurs s’inventer des vies
Ils ne verront jamais la moitié de ce que je vis
Ne feront jamais la moitié de ce que je fis
Ne prendront jamais tous les risques que j’ai pris

[Pré-refrain]
J’ai toujours eu plus de talent qu’eux
Ils me reconnaissent quand ils parlent entre eux
Sans ma fierté je serais plus riche qu’eux
Sans mon honnêteté je serais plus vide qu’eux

Fierté, Courage, Honneur, Noblesse
Voilà ce que souhaite tout mec de tess

Parole donnée égale promesse
Les vrais bonhommes s’y reconnaissent

[Refrain] x4
Je suis Mouhammad Alix
Ils font des singles je fais des classiques
Vole comme un papillon pique comme une abeille
Lequel de vous prétend éteindre le soleil ?
Vole comme un papillon pique comme une abeille

[Couplet 2]
Ni devant le dollar, ni devant l’ennemi
Ni devant le pouvoir, ni devant le FMI
Jamais je ne renierai mes convictions

J’ai plus de fierté que je n’ai d’ambition
Ni fils de rentier, ni fils de bourgeois
Pur mec de cité, déter’ mais courtois

Faudrait une balle pour m’envoyer au tapis
Je suis né noir je vois la vie en kaki
Le succès après, les miens d’abord
Ils reconnaîtront ce que j’ai fait à ma mort
On marque ce monde en fonction de ce qu’on y laisse
Ils font des discours je fais l’ACES (fais l’ACES)
Comme Coluche ou Balavoine
En hélicoptère ou en bécane
J’irai jusqu’au KO
Je suis prêt à rester sur le carreau

Comme on dit chez moi je suis paro
Je rends les coups je ne sers pas de pao
Je partirai les pieds devant
Ils voudront cracher sur ma tombe comme Boris Vian
20 ans de carrière je n’ai jamais reçu de victoire de la musique
J’en ai rien à faire je peux remplir Bercy parce que j’ai un public
Je viens de la rue

Pour rentrer en guerre j’attends pas que le gong sonne
Qu’est-ce que t’as cru ?

Le combat continue jusqu’à Parkinson
Je sais d’où je viens, pour qui je me bats
Pro-palestinien, comme Mandela

Je lâche rien comme Lumumba
Je garde la tête haute donc je prends des coups bas

[Pré-refrain]
Fierté, Courage, Honneur, Noblesse
Voilà ce que souhaite toute meuf de tess

Parole donnée égale promesse
Les vraies guerrières s’y reconnaissent

[Refrain] x4
Je suis Mouhammad Alix
Ils font des singles je fais des classiques
Vole comme un papillon pique comme une abeille
Lequel de vous prétend éteindre le soleil ?
Vole comme un papillon pique comme une abeille

[Pont]
Je suis dans les cordes je fais semblant d’être sonné
Ils donnent tout ce qu’ils ont en espérant me voir tomber
Pour l’amour des miens je ne peux pas abandonner (jamais, jamais, non jamais)
Je ne lâcherai rien même si tu me vois tituber

[Couplet 3]
Puis soudain je réplique
Comme l’abeille je les pique
Sous mes gants j’ai des briques
Chaque coup peut les rendre amnésiques

Je t’explique je fais pas ça pour le fric
Je fais pas ça pour le chiffre
Respire je fais du rap athlétique
Authentique comme ce groupe à 3 lettres
La République ne digère pas ma lettre
Ils préfèrent fermer les yeux sur nos mal-êtres

C’est toujours les mêmes che-ri aux manettes
Corps diplomatique, trafics, mallettes
Pendant que les nôtres s’entretuent pour des barrettes

Strass, paillettes
Stress, palettes
Pauvres dignes, contre bourgeois malhonnêtes

[Pré-refrain]
Je suis dans les cordes je fais semblant d’être sonné
Ils donnent tout ce qu’ils ont en espérant me voir tomber
Pour l’amour des miens je ne peux pas abandonner (jamais, non jamais, non)
Je ne lâcherai rien même si tu me vois tituber

[Refrain] x4
Je suis Mouhammad Alix
Ils font des singles je fais des classiques
Vole comme un papillon pique comme une abeille
Lequel de vous prétend éteindre le soleil ?
Vole comme un papillon pique comme une abeille