En mode comparaison

Dans la série le créole expliqué aux nuls par un nul voici aujourd’hui l’expression en mode comparaison ! C’est comme ça quand on aime : on met en orange et on réhausse avec du gras !

« vou épi mod konparézon aw' »ou bien « zot two komparézon » « ou ni on jan konparézon ! »

Dépi tan mizik-la ka swingé

Mwen asiz la pòko lévé

Pa menm an ti konpa

Misyé sa sa yé sa

É poutan i ni twèl pou fè mwen kontan

Bondié mi an konpa tonbé

La gazelle si’y lé dansé

Ti miss-la gadé mwen

Yé ti misyé ou pa byen

Gadé mwen mwen pa ka dansé konpa!

Ti christian* Hou

Chèché mannyè désidé

Ti zozyo-a lévé

Mademoiselle pa lé tann ayen

Pòko ka trouvé sa byen

I propté byen poudré

Rad ki byen èskanpé

Si’w konprann sé konpa i ké dansé hé Hé

Vini fè konpa soukwé’w (sé la ou ké konprann sa sa yé mademoiselle) (hé hé)

Hé Vini fè konpa soukwé’w (lévé anni kité kò’w alé ho ho hou ho)

Pandan mizik-la ka roulé

Tèt mafi ka soukwé

Man pran’y pou lagen kontan

Tout kò’y an manniman

I anvi nou kolé

Pou swingé san rété

Yonn ki pri

Enmen konpa pou la vie hé

Mi an voila konpa soukwé’w (gadé soulyé’w la ka pri difé mademoiselle) (hé hé)

Mi Vini fè konpa soukwé’w (ou fini pa konprann sa sa yé ho ho hou ho)

Hou a la kwakans papa!

Hé Johnny (mademoisellle ki sa’w vini fè la)

Ou konpa-rézon

(Di mwen poutji ou pa ka dansé konpa)

Ou konpa-rézon

(Gadé mannyè mizik ka tonbé)

Ou konpa-rézon

Pé pa di mwen ou pa anvi dansé

Ou konpa-rézon (lévé’w lésé mizik-tala chayé’w)

Ou konpa-rézon (san menm sonjé ou ké ja ka dansé)

Ou konpa ho ho ho

Ou konpa ho ho ho ho (hoooo hooo)

Ou konpa ho ho ho

Ou konpa ho ho ho ho

Ou Konpa ho ho ho (ha ha ha hou)

Ou konpa ho ho ho ho

Ou Konpa ho ho ho

Ou konpa ho ho ho ho

Ou konpa-rézon (mademoiselle finalement tu as vu ça)

Ou konpa-rézon (hum comment tu es comment tu es quand tu danses le konpa)

Konpa-rézon

Di mwen ki mannyè ou santi mizik-la (ou konpa-rézon)

Aprézan ki dansé konpa

Gadé sa

Ti mafi

Hé hé hé hé ho ho (hé hé, ho ho)

Hé hé hé hé ho ho (hé, hé, hé, hé ho ho)

Hé hé hé hé ho ho (hé hé, ho ho)

Hé hé hé hé ho ho

Hou Konprann sé kon sa

Hé hé hé hé ho ho (hé hé, ho ho)

Hé hé hé hé ho ho (hé hé, ho ho)

Hé hé hé hé ho ho (hé hé, hé hé, ho ho)

Hé hé hé hé ho ho (hé héééé hé hé)

A la la kwakans papa

Ah ha ha hou

Konpa, ho ho

Konpa, ho ho

Konpa, ho ho

Di mwen poutji ou pa ka dansé konpa, dansé konpa

Mademoiselle mademoiselle mademoiselle tu as vu ça hein

A dé, vlopé

Etre konparézon c’est faire des façons. Ou ni on manni konparézon, an vyé manni konparézon ! Ici dans la chanson de Kwak ou de Jean-Luc Guanel une femme konparézon c’est une femme en boite qui a envie de danser mais qui fait sa belle, qui n’a peut être pas envie de suer ou de froisser son joli corsage avec un malappris. Un peu hautaine, un peu prétentieuse ! Elle attend peut être un meilleur parti, un prince charmant, qui sait !?. Moi j’étais plutôt du genre agoulou granfal pour danser.  Mais combien de fois ai-je été largué sur une piste de danse dans mes jeunes années de coq par une femme trop konparézon pour moi ! Les femmes konparézon vous dévisagent des pieds à la tête avant de vous signaler votre abjection par un strident tchipp ! Leur seul regard froisse les plis pourtant impeccables de votre pantalon et vous cisaille le kiki!

Mais c’est surtout ma mère qui emploierait cette expression à mon égard quand je lui aurais fait une réflexion qu’elle jugerait impudente ou impertinente.

il faudrait un vlog pour expliquer le mode comparaison.Peut-être un de ces jours je céderai à la tentation et que pour faire plaisir à ma fille Erica je m’adonnerai au charme jouissif de la vidéo. Peut-être même pourrai-je coupler l’un et l’autre en une écriture intime. en attendant :

Tout d’abord sache cher et fidèle  lecteur, chère et fidèle lectrice que pour faire comparaison il ne faut ni compas ni raison. Elémentaire !    En mode grille, en mode loupe en mode comparaison que de modes d’analyse.

Ma mère en disant ces morceaux choisis que j’ai cités plus haut me les adressait la bouche pincée, parfois avec un sourire parfois sans. Ca pouvait varier avec ou ni on mode aristocrate ! tout ça parce que je ne mangeais ni aile, ni cuisse ni croupion de poulet ! Comparaison ! Figure de style s’il en est ! Moins subtile que métaphore mais vaillante tout de même !

« action de comparer pour faire ressortir les ressemblances et les différences » du latin comparisun ! Depuis 1174 et Thomas d’Aquin, le saint, dans son ouvrage De Potentia. Ma mère bien au fait des choses de l’Eglise aurait dû m’encourager dans la voie de la comparaison encouragée par Aristote lui même !.

Pour qu’il y ait comparaison, nous disent les spécialistes de la chose littéraire, il; faut qu’il y ait comparé, comparant et outil de comparaison.

Les Antilles ne sont pas en reste ! Voyez plutôt cet ouvrage de Hector Poulet et Jude Duranty,  Konparézon siparézon

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Parfois c’était plus global j’entendais « nég two konparézon » ! il y aurait des konparézon san ayen et des konparézon kini. Moi je nes ais ou j’étais comment moi konkonm san grén pouvais je être konparézon. A-priori pensais-je, préjugés ! Non je n’étais pas si konparézon que ça ! Ma mère en revanche, mon père, certains de mes frères et soeurs l’étaient à leur manière, bien plus que moi..

Ou tro komparézon ! J’aime trop critiquer, me mêler, avoir des opinions sur la vie des autres, j’émets trop de jugements sur les autres.     Pire konparézon pa ni sézon ! Avec l’âge le konparézon devient encore plus konparézon ! C’est dans l’ADN de la personne ! C’est vrai même ma chère et tendre  me le dit au moins une fois par semaine quand ce n’est pas par jour. Elle ne me dit pas en créole bien sûr puisqu’elle est brésilienne. elle me dit ainsi :

Para de ser juiz ! Arrête de jouer au juge !

Mais moi je revendique justement cette konparézon !

Je serais un « m »as tu vu » ? Un personnage pas trop recommendable, hautain, supérieur, snob, distant et maldisant ! Que nenni les amis ! J’aime réfléchir, penser, ratiociner, échafauder des hypothèses, bref faire fonctionner mon caillou. Et pour moi il n’y a pas de sujet tabou, les sciences, la politique, la religion, la gastronomie, la psychanalyse, le sexe, rien n’échappe à mon investigation, à ma reformulation ! je suis comme un enfant éternel, un Peter Pan si vous préférez  qui veut toujours savoir le pourquoi et le comment ! et Peter Pan n’était pas hautain que je sache !

Si je suis végétarien ou pesco végétarien c’est sans doute parce que je suis konparézon !

Si j’e ne mange plus de piment comme autrefois, konparézon !

Si j’ai une belle voiture décapotable, konparézon ! Si je marche à pied, konparézon !

Bref vous m’avez compris, on est toujours konparézon pour quelqu’un quoi qu’on fasse ! L’important c’est dêtre honnête par rapport à soi et à ses proches. Le reste ce n’est que konparézon !

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage

Et même le renard le dit au petit prince : si tu veux un ami il faut l’apprivoiser et pour apprivoiser il faut être patient. Et vlan !

Je ne suis pas ce qu’on pourrait appeler un puits de patience. Je ne crois pas trop aux proverbes mais je crois beaucoup à celui-ci qui n’encourage pas à la patience. C’est un véritable éloge de l’impatience.

Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras.

Bien mieux que :

Patience et longueur de temps font plus que force et rage.

Dans patience il y a le mot attente et dans le mot attente je vois la salle ‘attente où se traînent les patients perclus par le doute. Je ne crois en aucune certitude. Je me crée des certitudes passagères qui me permettent d’avancer. Mon univers est toujours en expansion. Je place toujours une limite à mes attentes. Attendre vitam aeternam, trop peu pour moi. Atteindre le but de l’attente n’est pas toujours chose facile. Dans la salle d’attente, je suis patient, je dépends. Car être patient c’est souffrir, endurer, supporter, pâtir. Certains en éprouvent une jouissance toute mystique. L’attente du Messie ! l’attente du Jugement Dernier ! L’attente du médicament miracle !Je ne crois pas aux châtiments. Je ne crois pas aux supplices !

en philosophie il ya l’agent et le patient. Permettez que je choisisse l’action à la passivité.

Par ailleurs patient qui vient en latin du participe passé du verbe  pati (souffrir, supporter, endurer)  n’a rien à envier à  à Passion qui a exactement la même origine linguistique. Penser à la Passion du christ, tenez, qui commence demain Vendredi-Saint.. Patient et Passion même combat masochiste ?! ah non patience ou passion on en pâtis tout autant !

Je pense que la patience donne la fausse assurance d’un confort intellectuel. Je prends mon temps, se it-on ! . Tout va se réaliser un jour. Laissons faire la nature, Laissons faire le temps. Moi je préfère brusquer le temps, narguer la nature, titiller les heures. Défier l’interdit. Je me fixe des limites, toujours. Je me fixe des plans. Autrefois ils étaient de 5 ans. Maintenant je me donne chaque année un plan d’action. un plan de vie, un plan d’attaque. Ne pas subir, enfin le moins possible. Etre mon propre fer de lance ! Interroger mon instinct. L’apprivoiser. Oui si j’ai de la patience c’est avec mon instinct qui ne m’a jamais desservi. Je revendique cette impatience, ce droit à l’impatience au sens anglais de eager, eagerness comme dans le film Les corps impatients (Xavier Gianolli, 2003) Eager bodies en anglais qui suit justement une patiente atteinte du cancer  il y a le désir, l’appétit, la voracité, l’enthousiasme de l’impatience, l’avidité, le désir. L’envie. L’émerveillement ! Eager to learn, eager to please, eager to help, eager to work, eager to know.   On sent la soif, on sent la faim ! On sent la tension  vers l’objet !Le contraire de l’impatience c’est la résignation, l’accommodement. Etre impatient c’est se faire violence et faire fi des conventions pour que les chasses aux papillons ne cessent pas du jour au lendemain. C’est une négociation permanente avec soi et les autres avec les maladies, les nuisibles, les courants d’air et autres parasites

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Je viens de voir effaré qu’il y a 81 proverbes de par le monde qui parlent de patience. En fait je n’en ai comptabilisé que 75. J’ai eu la patience de faire les couper-coller et de les mettre en forme. Pas si impatient que ça finalement. : eh oui pour écrire il faut quand même un chouia de patience et ne pas se fâcher à chaque quart de seconde avec la feuille blanche ou l’écran….

Les 75 proverbes, adages et dictons autour du maître mot patience : lisez-les tous si vous êtes patients. Moi je les ai survolés !

1 On connaît l’humilité d’un homme dans son élévation, et sa patience dans l’adversité.
Proverbe danois ; Les proverbes et dictons du Danemark (1956)

 

2 Lorsque tu as entrepris quelque chose, prends patience.
Proverbe arabe ; Le dictionnaire des proverbes et dictons arabes (1980)

 

3 Avec de la paille et du temps, les nèfles blettissent.
Proverbe breton ; Dictons, maximes et proverbes bretons (2001)

 

4 À force de temps je t’aurai, disait le chêne à la citrouille.
Proverbe provençal ; Dictons d’oc et proverbes de Provence (1965)

 

5 Patience laissa brûler sa maison.
Proverbe français ; Les proverbes et dictons communs (1611)

 

6 Qui a patience a paradis.
Proverbe français ; Les proverbes et dictons communs (1611)

 

7 Patience, médecine de pauvre.
Proverbe provençal ; Dictons d’oc et proverbes de Provence (1965)

 

8 La patience conduit au salut, la précipitation court au malheur.
Proverbe turc ; Mille et un proverbes turcs (1878)

 

9 La patience mène à bien, la précipitation à rien.
Proverbe turc ; Les proverbes et dictons de la Turquie (1956)

 

10 Tout mal guérit par patience.
Proverbe français ; Dictionnaire des sentences et proverbes français (1892)

 

11 Un bon cœur penche vers l’indulgence, un cœur étroit ne dépasse pas la patience.
Proverbe chinois ; Le livre de la sagesse chinoise (1876)

 

12 La patience est une médecine de la vie.
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980)

 

13 La patience est le bouclier de l’âme.
Proverbe allemand ; Proverbes allemands traduits en français (1876)

 

14 Les gouttes d’eau creusent à la longue le rocher sur lequel elles tombent.
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980)

 

15 La patience donne la bienveillance et pardonne toutes les fautes (dettes).
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980)

 

16 Avec de la patience, point de malheur, et avec de la tristesse, aucun avantage.
Proverbe arabe ; Les proverbes du peuple arabe (1803)

 

17 La patience dévore le diable.
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980)

 

18 À la patience on reconnaît l’homme.
Proverbe allemand ; Proverbes allemands traduits en français (1876)

 

19 Prends patience, tu verras des miracles.
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980)

 

20 La patience et quelques cris, sont les meilleurs remèdes.
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980)

 

21 La patience donne le courage, le courage enfante l’espérance, et l’espérance ne laisse pas tomber dans la honte.
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980)

 

22 La victoire de la patience seule est solide.
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980)

 

23 À qui Dieu donne une femme, il lui donne aussi la patience.
Proverbe allemand ; Proverbes et dictons allemands (1828)

 

24 Peu à peu, la laine se transforme en tapis.
Proverbe persan ; Dictionnaire des proverbes et dictons persans (1980)

 

25 Petit à petit fuseau fait fil.
Proverbe breton ; Dictionnaire des proverbes et dictons bretons (1980)

 

26 La patience poussée à bout se change en fureur.
Proverbe français ; Recueil d’apophtegmes et axiomes (1855)

 

27 L’oiseau pris dans les filets doit prendre patience.
Proverbe indien ; Les proverbes en hindi (1988)

 

28 Qui veut durer et avoir le dessus, doit posséder patience et vertu.
Proverbe français ; Recueil d’apophtegmes et axiomes (1855)

 

29 La patience est la force des faibles.
Proverbe français ; Dictionnaire des proverbes français (1749)

 

30 La souffrance transige avec la patience.
Proverbe français ; Dictionnaire des proverbes français (1749)

 

31 La patience est l’art d’espérer dans les maux.
Proverbe français ; Dictionnaire des proverbes français (1749)

 

32 Pour un procès il faut trois sacs : sac de papier, sac d’argent, sac de patience.
Proverbe français ; Recueil d’apophtegmes et axiomes (1855)

 

33 Qui ne se lasse point vient à bout de tout.
Proverbe espagnol ; Maximes et sentences espagnoles (1859)

 

34 La patience et le silence sont les meilleurs remèdes contre la colère.
Proverbe danois ; Dictionnaire des proverbes danois (1757)

 

35 Petit à petit le raisin devient sucré.
Proverbe grec ; Maximes de la Grèce antique (1855)

 

36 La patience adoucit les maux qu’on ne saurait guérir.
Proverbe latin ; Proverbes et dictons latins (1757)

 

37 Quelques malheurs qui nous arrivent, le courage et la patience nous les feront surmonter.
Proverbe latin ; Proverbes et dictons latins (1757)

 

38 Le temps et la patience adoucissent les plus cruelles blessures.
Proverbe polonais ; Trésor des proverbes polonais (2005)

 

39 La science s’acquiert avec la patience.
Proverbe italien ; Proverbes et dictons italiens (1894)

 

40 La patience s’acquiert avec l’expérience.
Proverbe italien ; Proverbes et dictons italiens (1894)

 

41 La patience apporte des roses.
Proverbe tchèque ; Recueil de proverbes tchèques (1937)

 

42 C’est le fait du démon de se hâter, et celui de l’homme de savoir patienter.
Proverbe turc ; Mille et un proverbes turcs (1878)

 

43 Avec du zèle et de la patience un rat troue une planche.
Proverbe turc ; Mille et un proverbes turcs (1878)

 

44 À force de frotter, la corde casse la pierre.
Proverbe kényan ; Le proverbe kiswahili du Kénya (1993)

 

45 Une petite hache coupe un gros morceau de bois.
Proverbe guadeloupéen ; Recueil de proverbes créoles (1877)

 

46 Lorsque tu combattras par la patience, tu seras victorieux.
Proverbe arabe ; Les proverbes de Meïdani (1828)

 

47 La patience adoucit les maux qu’on ne saurait guérir.
Proverbe latin ; Proverbes et sentences latines (1825)

 

48 Tout Européen qui vient en Inde gagne de la patience, s’il n’en a pas ; et il la perd, s’il en a.
Proverbe indien ; Les proverbes en hindi (1988)

 

49 La patience est un remède universel à tous les maux.
Proverbe nigérian ; Proverbes du Nigeria (1956)

 

50 Une calebasse de vin se remplit goutte par goutte.
Proverbe nigérian ; Le pays igbo du Nigéria (2010)

51 La patience engendre la richesse.
Proverbe touareg ; Proverbes des Touaregs Kel-Adagh (2010)

 

52 La goutte incessante creuse la pierre.
Proverbe libanais ; Mille et un proverbes libanais (1968)

 

53 La patience aplanit les montagnes.
Proverbe libanais ; Mille et un proverbes libanais (1968)

 

54 Le temps est la clef de tout.
Proverbe africain ; Pensées africaines (2004)

 

55 Avec de la patience, le raisin finit par devenir sucré.
Proverbe kurde ; Les proverbes du Kurdistan (1936)

 

56 La patience est un remède à tous maux.
Proverbe russe ; Proverbes de la Russie (1956)

 

57 La patience est une herbe qui ne se trouve que dans le jardin des capucins.
Proverbe flamand ; Dictionnaire des proverbes flamands (1863)

 

58 La patience est amère, mais elle devient douce avec le temps.
Proverbe libyen ; Proverbes de la Libye (1956)

 

59 Il faut vaincre par la digne patience ceux qui vous offensent par orgueil.
Proverbe tamoul ; Le Koural – VIe siècle.

 

60 La patience vaut mieux que trop de bravoure.
Proverbe espagnol ; Maximes et sentences espagnoles (1859)

 

61 Avec du temps et de la patience on vient à bout de tout.
Proverbe espagnol ; Proverbes et locutions espagnoles (1835)

 

62 La patience édifie, l’impatience renverse.
Proverbe danois ; Dictionnaire des proverbes danois (1757)

 

63 Qui manque de patience manque de sagesse.
Proverbe danois ; Dictionnaire des proverbes danois (1757)

 

64 On ne peut pas sevrer un bébé en un jour.
Proverbe américain ; Recueil de proverbes américains (1964)

 

65 La patience rend tout homme maître.
Proverbe italien ; Proverbes et sentences italiennes (1876)

 

66 La patience d’un cœur est en proportion de sa grandeur.
Proverbe arabe ; Proverbes et locutions arabes (1835)

 

67 Si tu es enclume, prends patience ; si tu es marteau, frappe fort.
Proverbe turc ; Proverbes de la Turquie (1956)

 

68 La patience et la détermination conquièrent tout.
Proverbe américain ; Proverbes et dictons américains (1876)

 

69 La patience est un remède à toutes les afflictions.
Proverbe en latin ; Proverbes en latin (1757)

 

70 Il n’est point d’affaire, avec de la patience, dont on ne puisse venir à bout.
Proverbe turc ; Proverbes de la Turquie (1956)

 

71 La patience est une herbe qui ne pousse point dans tous les jardins.
Proverbe espagnol ; Proverbes et locutions espagnoles (1835)

 

72 L’enfant ne devient pas homme en un jour.
Proverbe zaïrois ; Proverbes et dictons zaïrois (1994)

 

73 Les termites disent : Petit à petit, cela s’amoncelle.
Proverbe camerounais ; Proverbes bamouns du Cameroun (1976)

 

74 La patience vaut mieux que la hâte, et cela en toute chose.
Proverbe malgache ; Les proverbes malgaches (1915)

 

75 La patience ne connaît pas le temps.
Proverbe sénégalais ; Proverbes et dictons sénégalais (1976)

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Un rocking-chair nommé Inquiétude

Rocking chair ou fauteuil à bascule, mecedora ou silla momposina, les rocking-chairs colombiens  et plus particulièrement ceux fabriqués dans la Caraïbe colombienne évoquent pour moi un passé de plus de 55 ans. 1961. Nous avons laissé derrière nous sur le cours Nolivos dans notre galetas du premier étage au-dessus de la boulangerie notre fauteuil à bascule. Je ne sais plus par quel biais il était parvenu jusqu’à nous. Je le relie à mon grand-père Hubbel de Saint-Claude, Aquilin Claironisse dit Maurice de son prénom, fils de Joseph Amélius, mais je me trompe sûrement. Ce que je sens surtout encore c’est l’odeur du bois verni, je revois les accoudoirs et l’assise qui se désagrègent dans le vide de mes souvenirs mais j’ai encore parfaitement en tête le crissement, le couinement presque de ce meuble sur le parquet du galetas. Ce couinement cessa puisque nous avons abandonné à un autre sort que j’ignore notre rocking-chair en prenant le paquebot Irpinia à l’été 1961 irection Le Hâvre. Loup y es-tu ? Je ne sais pas si ma famille a gagné au change de troquer ce fauteuil pour les tables et armoires en formica jaune et rouge ! Désolé monsieur Ségalot, ce rocking-chair, ça oui, ça c’était du meuble !

Autrefois on appelait ces fauteuils au  XIXéme siècle inquiétude. Et le soir aux devantures des maisons on se balançait ans la brise u soir et on saluait ici l’un là l’autre, on prenait des nouvelles, on socialisait. Les vieux comme les jeunes prenaient ainsi leur serein tranquillement dans ce doux balancement où les os frémissaient comme les branches e sassafras caressées par l’alizé.

Hier soir lors au festival de danse de Mamoudzou j’ai pu assister à la MJC de M’Gombani au spectacle de danse Inquiétude, conçu par  le colombien Edward Aleman de la compagnie El Nucleo. Cet artiste né en 1985 joue et déjoue les aller-retour de cette inquiétude par des aller-retour sur son passé, sa mémoire. Il se idt fils de Mompox, fils de Maximo, lui-même fils de Maximo, lui-même fils de Maximo. Tout un héritage se lit à partir de ce fauteuil à bascule qui ne dit mot et qui pourtant consent à occuper la place centrale. On a envie de l’applaudir autant que son comparse qui joue, fait l’acrobate, et en même temps, danse et se faufile comme un fil de mémoire dans le chas de  l’aiguille.

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Mais j’en veux à la compagnie El Nucleo. Ils ont choisi pour symboliser cette inquiétude un fauteuil à bascule fabriqué à Marseille par l’atelier Sud Side. Je ne nie pas la compétence de cet atelier mais pourquoi ne pas jouer l’authenticité jusqu’au bout. Je n’ai rien contre ce fauteuil à bascule de chrome, acier ou d’autre métal brillant. J’aurais préféré le bois. Du manguier, du baobab, que sais-je, du gommier dont on fait les esquifs frêles mais têtus. Oh je ne nie pas sa résistance à l’effort, cette sensation d’équilibre qu’il promeut mais ce n’est pas le rocking-chair de mon enfance. Certes on peut revisiter la mémoire et lui donner de fortes couches de solidité et de brillance. Oui la mémoire n’est pas réduite au passé et c’est une union aux acquets entre présent et passé.

Or la mémoire que semble vouloir nous faire partager l’artiste est une mémoire colombienne, caribéenne, la mémoire de Mompox, bourgade baroque sur l’île de Margarita, en Colombie. Mompox dont  Gabriel Garcia Marquez disait que c’était une ville « dont nous rêvons parfois, mais qui n’existe pas ».

Oui j’aurais aimé une inquiétude qui vibre au son de la voix de Toto la Momposina quand elle chante   yo me llamo cumbia et qui aurait dansé la cumbia avec son comparse.

 

 

My bucket list ou les 65 items que je souhaite réaliser dans les quelques années (mois, semaines, jours, heures, minutes, secondes) qu’il me reste à vivre

Never too late ! Ce soir c’est MARDI-GRAS et je me déguise  à six mois de la retraite en Carter Chambers. Et je publie moi aussi ma bucket list. Comme dans le film éponyme starring Jack Nicholson et Morgan Freeman, The Bucket List (Sans plus attendre, en vf). C’est la mode des to-do lists before you die, before you kick the bucket. Bucket veut dire seau. Et seau me fait penser à Champagne et à eau et à sable. Kick the bucket veut dire casser sa pipe. Bon je m’égare… Disons que je suis Carter Chambers dans le film et que je suis a terminally ill man. MÊME SI JE N’AI NI JET PRIVE NI EDWARD COLE POUR FINANCER mes rêves et expectatives, MEME SI JE NE SUIS PAS MÉCANICIEN AUTO ET QUE JE NE RÊVE PAS DEVENIR PROF D’HISTOIRE voici mes 65 ITEMS, mes énormes grains de sable que je souhaite réaliser sans plus attendre dans les quelques cyclones qu’il me reste à vivre. Ce n’est pas comme une liste de courses, ce sont des projets, des envies, des lubies, des tentatives de vaincre des peurs bien enracinées souvent qui peut être ne se matérialiseront jamais mais qui sont ces petits riens, ces petits rêves à priori impossibles qui soutiennent telles des pierres de corail le lagon de mon quotidien. I WISH I COULD CROSS A FEW OF THOSE ITEMS.

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1. Passer Mardi-Gras à Port of Spain

2. Passer un dimanche et lundi de carnaval sur le sambodrome de Rio et assister au défilé des écoles de samba

3. Danser la salsa à La Havane en octobre

4. Faire le tour de la Guadeloupe en bateau

5. Visiter les Baltimore d’ Antigua

6. Visiter les Baltimore des Îles Vierges

7. Participer à une chorale jazz

8. Manger dans un restaurant d’un chef étoilé caribéen

9. Visiter le Mato Grosso brésilien

10. Passer une année à Basse-Terre en Guadeloupe

11. Traduire en créole ou en français Omeros de Derek Walcott

12. Visiter Sainte-Lucie

13. Visiter les Terres Sainville en Martinique

14. Retrouver quelques chaînons manquants dans mon arbre généalogique

15. Prendre des cours d’aquagym

16. Faire de la plongée sous – marine

17. Préparer une feijoada de fruits de mer avec lambi, langouste, poulpe (chatrou), crabe, encornets, palourdes, riz noir et pois d’angole

18. Préparer un callaloo avec feuilles de dachine, gombo, lambi, langouste, poulpe (chatrou). crabe, encornets, palourdes et dombrés.

19. Participer à une école de samba brésilienne

20. Parler créole comme je parle portugais

21. Vivre dans une cabane perchée dans un manguier

22. Construire une maison en bois en conservant et épousant les structures d’un flamboyant

23. Publier mon recueil de poèmes Micareta, 27 fragments infimes d’un carnaval intime

24. Publier mon roman Archipel des Reliques

25. Voir les neiges du Kilimanjaro

26. Passer un anniversaire quelque part au Mexique le jour de la fête des Morts

27. Avoir le permis bateau

28. Voir parfaitement sans lunettes

29. Visiter le Mozambique

30. Visiter le Burkina- Faso

31. Avoir 1000 articles dans mon blog

32. Rencontrer un chaman  en Papouasie-Nouvelle-Guinée

33. Vivre jusqu’à pas d’âge en bonne santé

34. Déguster un café de quimbombo en Équateur

35. Faire de l’aquarelle

36. Faire de la planche à voile

37. Ouvrir un restaurant pescétarien

38. Devenir 100 pour cent pescétarien

39. Avoir un potager du type jardin créole

40. Manger de la tortue

41. M’investir dans une association

42. Adopter un enfant

43. Faire une expérience de woofing

44. Avoir une Vespa

45. Faire du planeur

46. LAUGH UNTIL I CRY

47. SKYDIVING

48. SEE THE PYRAMIDS

49. Apprendre à réparer une voiture

50. Go on a safari and HUNT THE BIG FIVE

51. Get a tattoo

52. Visit the Taj Mahal

53. FIND THE JOY IN MY LIFE

54. Assister à un match de foot au Maracana

55. Faire du théâtre

56. Participer à un groupe de danse folklorique (quadrille)

57. Chanter dans un groupe de jazz

58. Jouer de la bossa nova à la guitare

59. Passer mes vacances  sur une plage dans un camp  naturiste

60. Apporter de la joie et de l’amour à : my significant other, siblings, kids and friends

61. Faire du jet-ski

62. Faire du ski

63. Jouer au bridge

64. Faire un vlog

65. Lire un livre par semaine

 

bbbb-the-bucket-list

Comme le dit la chanson je dis avec Charlie Winston : Kick the Bucket

If you say this is pop, to be singing to a tune with a rhythm like this, would it be so unpopular for a singer like me to be bringing up the fact that we’re all gonna go ? Some people swear, they say they know where.
For me it’s a mystery. But which ever way you see it
you have to admit it and live it and live it !

We all kick the bucket in the end ! The end !
All the girls kick the bucket in the end ! The end !
And the boys kick the bucket in the end ! The end !
Yep ! We all kick the bucket in the end ! The end ! The end ! The end ! The end !

Blew up my TV. It’ was numbing my brain to be thinking the same as million other people all feeling afraid of the same thing.
But there’s is nothing to lose, cause we’re all on a bike and we’re cycling through, getting off on our injuries – but you gotta get back on it and live it and live it to love it and live and love life.

Cause we all kick the bucket in the end ! The end !
All the girls kick the bucket in the end ! The end !
And the boys kick the bucket in the end ! My friend !
Yep ! We all kick the bucket in the end ! The end ! The end ! The end ! The end !

This is not a sad song !
I don’t bring it up to get you down,
It’s a celebration of all the red cells
going round and round in your body !

I don’t mean to preach or to sound lilke a teacher. No ! I only wanna cut the crap and , looking back, everybody’s had to face the facts.

That we all kick the bucket in the end ! The end !
All the girls kick the bucket in the end ! The end !
And the boys kick the bucket in the end ! My friend !
Yep ! We all kick the bucket in the end ! The end ! The end ! The end ! The end !

J’ouvert

Tapi dans la mangrove,

Bondissant, sautant-matant…

Le ciel aux trois quarts nu

De giraumon, de pissat, et de sang.

Assis sur le trottoir, le ciel

Tousse Kein hein Kein hein

Ivre de parfums rouges errants

De brocarts, et de confettis à ses trousses…

Assis à marée basse,

Électrique. ..

Insensible aux chevaux des dieux qui tournoient

Au-dessus des tambours qui chavirent

Insensibles aux orgues charnelles

Des moites guérisseuses …

Le ciel caracole

Glisse contorsionniste

Mascarade immobile

Démêlant le cours des amours burlesques…

Entre les atolls obscurs de pistaches et de bonbons

D’anges et de démons…

Cabriole, tiède et poisseux,

Cisaille à contre-jour

L’orpailleur en transe

Aboyant dans le sérail

De mes âmes sevrées, esseulées…

L’aube culbute

Dans les lambeaux du gouffre

Dans les calypsos du soleil

D’où sourdent, dégénérées

Les jambes et les larmes

Qui fraient encore, exotiques,

Sur les pilotis du carnaval nocturne

D’où va saillir le jour.

From Micareta, 27 fragments infimes d’un carnaval intime

Daniel Thaly, les Doudouistes et moi

Il est de bon ton de se moquer un siècle après des Doudouistes.

S’il fallait éliminer les doudouistes de la carte postale antillaise il ne resterait pas grand-monde. Exit Moune de Rivel, exit La Compagnie Créole, exit Henri Salvador (Dans mon île), exit Gilles Sala (Petite Poupée des Antilles), exit Casimir Létang (Guadeloupe Trésor des Antilles) exit Adieu foulard, adieu Madras, exit Les montagnes sont belles, les montagnes de Karukera. A bas le folklore, à bas les cartes postales, vive la réalité, nous somme-t-on de choisir. Le poète sera social ou ne sera pas ! Faites disparaître cet exotisme lascif que je ne saurais voir ! Faites taire les colibris, faites les cyclones murmurer en silence, faites les frangipaniers se murer dans le silence de la nuit et que le soleil n’apparaisse que rouge ! Honnies soient les doudous et leurs formes alanguies ! Honnis les bourgs paresseux, honnies les baies langoureuses, honnis les coupeurs de canne : pas de place pour la nostalgie épicurienne ! Rangez au fond des armoires photos jaunies et hamacs ! Honnis ces paradis créoles de pacotille ! Permettez tout de même que je m’y plonge  avec L’île lointaine de Daniel Thaly (1879-1950):

Je suis né dans une île amoureuse du vent
Où l’air a des senteurs de sucre et de vanille
Et que berce au soleil du tropique mouvant
Le flot tiède et bleu de la mer des Antilles.

Sous les brises, au chant des arbres familiers,
J’ai vu des horizons où planent des frégates
Et respiré l’encens sauvage des halliers
Dans ses forêts pleines de fleurs et d’aromates.

Cent fois je suis monté sur ses mornes en feu
Pour voir à l’infini la mer splendide et nue
Ainsi qu’un grand désert mouvant de sable bleu
Border la perspective immense de la vue.

À l’heure où sur ses pics s’allument les boucans,
Un hibou miaulait au cœur de la montagne
Et j’écoutais, pensif, au pied des noirs volcans
L’oiseau que la chanson de la nuit accompagne.

Contre ces souvenirs en vain je me défends.
Je me souviens des airs que les femmes créoles
Disent au crépuscule à leurs petits enfants,
Car ma mère autrefois m’en apprit les paroles.

Et c’est pourquoi toujours mes rêves reviendront
Vers ces plages en feu ceintes de coquillages,
Vers les arbres heureux qui parfument ses monts
Dans le balancement des fleurs et des feuillages.

Et c’est pourquoi du temps des hivers lamentables
Où des orgues jouaient au fond des vieilles cours,
Dans les jardins de France où meurent les érables
J’ai chanté ses forêts qui verdissent toujours.

Ô charme d’évoquer sous le ciel de Paris
Le souvenir pieux d’une enfance sereine,
Et, dans un Luxembourg aux parterres flétris,
De respirer l’odeur d’une Antille lointaine !

Ô charme d’aborder en rêve au sol natal
Où pleure la chanson des longs filaos tristes,
Et de revoir au fond du soir occidental
Flotter la lune rose au faîte des palmistes.

Oui la nostalgie n’a pas bonne presse décidément.

 

Botei uma flor na janela de 2018

 

 

Botei uma flor na janela

Pra Iemanja ver do mar

Da lua olhando pra ela

São Jorge vai abençoar

Com a força que vem as ondas

Com os raios que vem do luar

Encontro amor e alegria

 

Desejo pro ano que vem

Tudo de bom e de bem

Para você e pra os seus

Dê boas vindas aos sonhos

Tristeza e magoas adéus

Procure pelos bons caminhos

Estradas de luz e de paz

A gente não tem que ter muito

A gente precisa ser mais.

Obrigado Iza por ter me enviado esse poema. Na realidade foi uma mensagem sonora que recebi pelo Messenger e tive que transcrever. So depois achei o video ! A maneira de cantarolar me fez lembrar a voz de Paulinho da Viola. Mas pode ser também, segundo me dizem, Jorge Vercilo, Tiago Nacaruto, Sergio Barros, Chico Buarque de Holanda e outros ! Procurei por toda parte a autoria desta obra e infelizmente até agora não cheguei à conclusão nenhuma. Fica para mais tarde em todo caso ! Por agora decidi que era Sertgio Barros mas nao tenho prova nenhuma de quando foi gravado.Vamos descobrir com certeza antes do proximo ano novo raiar ! Desejo a todos para 2018 um ano bem melhor do que 2017 e nem que seja um pouquinho abaixo de 2019. Afinal imagino que tem anos que tem um climax e que nunca mais vai subir mais alto mas assim mesmo vamos la ! No ataque ! A esperança é a ultima que morre, né ! Samba !

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Outra coisa : as obras de arte no video:

1 Lia Mittarakis ‘Rio de Janeiro, gosto de você, gosto dessa gente feliz’;

2 Helena Coelho ‘feliz ano novo’;

3 Ariane Krelling ‘São Jorge’;

4 Airton das Neves ‘à beira-mar’;

5 Duca ‘caraíva’;

6 Luciana Mariano ‘réveillon’;

7 Maldonado Díaz ‘mosaico de tradiciones en el llano’;

8 Raquel Galena ‘cidade do sonho’;

9 Valquíria Barros ‘ciranda de flores’;

10 Adriano Dias ‘roda de ciranda’;

11 Luciana Marinho ‘gaiolas’;

12 Ernane Cortat ‘o violeiro’;

13 Angela Gomes ‘a caminho do convento’;

14 Angela Gomes ‘convento da penha’;

15 Luciana Marinho ‘fazendo’;

16 Meire Lopes ‘lugarejo’

Sur le podium des mythologies de mon Tout-Monde

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Dix ans après la publication de Mythologie française par Henri Dontenville qui se penche sur les mythes fondateurs de la France parmi lesquels il cite Gargantua, Mélusine, Bayard et Aymon, les Mythologies de Roland Barthes affirment en 1957, exemples à l’appui, que les mythes qui constituent une nation sont des mythes petits-bourgeois grâce auxquels la bourgeoisie maintient sa culture de classe. Les objets sont appropriés, le vin, le lait, le tour de France sont présentés comme naturels et symboliques de la francité. L’hommage rendu à Johnny soixante ans après (qui en a même perdu du coup son Hallyday, lui même mythologique) est symptomatique de cette mythologie française.

Les mythes sont constitués par notre inconscient collectif comme le souligne Jung. Ils procèdent de la fable plus que de la raison. Johnny est le fruit d’une épopée et la passion dont il fait l’objet est celle qu’on réserve aux idoles. La question que je me pose c’est Johnny a-t-il une place sur le podium des mythologies de mon Tout-Monde ? Coche-t-il à toutes les cases des archétypes qui me fécondent ? Coche-t-il comme Che Guevara , Malcom X, Fidel Castro, Gandhi, James Brown, Jimi Hendrix, Wole Soyinka, Aimé Césaire et Edouard Glissant, Cassius Clay-Mohammed Ali,  pour ne citer qu’eux ? Est-il au même niveau ? Je ne crois pas.

Affaire à suivre. Donnons le temps au temps !

 

Hasta siempre, Comandante

 

Aprendimos a quererte

Desde  la histórica altura

Donde el sol de tu bravura

Le puso cerco a la muerte.

Aquí se queda la clara,

La entrañable transparencia,

De tu querida presencia

Comandante Che Guevara.

Tu mano gloriosa y fuerte

Sobre la historia dispara

Cuando todo Santa Clara

Se despierta para verte.

Vienes quemando la brisa

Con soles de primavera

Para plantar la bandera

Con la luz de tu sonrisa.

Tu amor revolucionario

Te conduce a nueva empresa

Donde esperan la firmeza

De tu brazo libertario.

Seguiremos adelante

Como junto a ti seguimos

Y con Fidel te decimos:

!Hasta siempre, Comandante!

Ces vers de Carlos Puebla écrits en 1965, deux ans avant la mort du Che, je les ai certes mille fois entendus mais sans jamais prendre le temps de les lire à tête reposée. Aujourd’hui c’est chose faite.

Je n’ai jamais été moi même un révolutionnaire et si j’avais un jour vraiment adhéré quelque chose cela aurait été à quelque chose d’anarchiste, rimant sur le mode ni dieu ni maître. Mais j’admire qui va au bout de ses idées quelles que soient ces idées. J’aime la cohérence quand bien même cette cohérence suive parfois des lignes courbes et peut faire l’objet de ruptures, de renoncements, de changements brusques de direction. Je n’ai jamais été du type à mourir pour mes idées. J’ai mes idées, elles sont ce qu’elles sont et peu m’importe leur validation par autrui.

 

A mon enterrement en Macroniaisie

« I planned my own burial », dit à qui veut la suivre cette jeune fille avenante débordante de vitalité qui nous propose quelques solutions d’enterrement trendy, pas chères et iconoclastes ! Parmi celles-ci donner son corps pour qu’il intègre des expositions comme Body Worlds – Le cycle de la vie ou Our Body ou encore Bodies qui exhibent pour certaines depuis  environ 30 ans des cadavres dépecés à travers le monde à partir de la technologie allemande de la plastination imaginée par le Dr Gunther von Hagens. Eh oui il n’y a pas de petit profit en ces temps de crise d’Emmanuélite aigüe où l’en même temps est devenu l’idéal républicain de règle et de bon goût en Macroniaisie ! Loin d’être macabre la mort est devenue fascinante parfois, dérangeante parfois, polémique toujours mais surtout et avant tout fashion, les  lampes torches des portables ayant remplacé les flammes des bougies  et la mort roulant en Harley Davidson rutilante et chromée plutôt qu’en corbillard hippomobile démodé. On pose en grandes pompes des crayons noirs à la place des chrysanthèmes sur les catafalques bleu blanc rouge comme pour rehausser les pleins et les déliés du bling bling des oraisons.

La mort qu’elle soit le fruit de guerres, de fanatiques religieux, d’accidents ou naturelle est toujours exclusivité, prime time médiatique. Voir l’autre mort c’est se croquer symboliquement l’orteil et constater ainsi au prix d’une (légère) blessure narcissique qu’on est bien vivant, alive and kicking. On se sait mortel, car la mort est la chose la mieux partagée du monde,  mais la mort de l’autre, surtout si cet alter a été un grand de ce monde, fascine le Macroniais lambda, le conforte dans sa théorie du milieu, de l’équilibre et de l’harmonie. La mort consensuelle apparaît ainsi sur les écrans des chaines news sur un mode subliminal. Toute mort devient soleil !

Il est mort, il est mort le soleil,

Quand tu m’as quittée il est mort l’été

 

chantait déja en 1967 Nicoletta. A cette époque-là encore l’amour et le soleil c’était pareil. repris par Ray Charles, non voyant, qui disait:

The sun died, the sun died with my love,

When you left me blue, the summer died too

Chacun a sa propre vision de son dernier voyage, de son  enterrement inéluctable. Léo Ferré, dans  la ligne de François Villon en fait une chanson : A mon enterrement, écrite en 1971 soit 22 ans avant sa mort.

A mon enterrement j’aurai des cheveux bleus
Des dingues et des Pop aux sabots de guitare
Des cheveux pleins de fleurs des champs dedans leurs yeux
Hennissant des chansons de nuit quand y en a marre
J’aurai des mômes de passe, ceux que j’ai pas finis
Des filles de douze ans qui gonflent sous l’outrage
Des Chinoises des Russes des Nordiques remplies
Des rues décapitées par des girls de passage

A mon enterrement

Et je ferai l’amour avec le croque-mort
Avec sa tête d’ange et ses dix-huit automnes
Douze pour la vertu et six mourant au port
Quand son navire mouillera comme un aumône
A mon enterrement j’aurai un coeur de fer
Et me suivrai tout seul sur le dernier bitume
Lâchant mon ombre enfin pour me mettre en enfer
Dans le dernier taxi tapinant dans la brume

A mon enterrement

Comme un pendu tout sec perforé de corbeaux
A mon enterrement je gueulerai quand même
J’aurai l’ordinateur facile avec les mots
Des cartes perforées me perforant le thème
Je mettrai en chanson la tristesse du vent
Quand il vient s’affaler sur la gueule des pierres
La nausée de la mer quand revient le jusant
Et qu’il faut de nouveau descendre et puis se taire

A mon enterrement

A mon enterrement je ne veux que des morts
Des rossignols sans voix des chagrins littéraires
Des peintres sans couleurs des acteurs sans décor
Des silences sans bruits des soleils sans lumière
Je veux du noir partout à me crever les yeux
Et n’avoir jamais plus qu’une idée de voyance
Sous l’oeil indifférent du regard le plus creux
Dans la dernière métaphore de l’offense

A mon enterrement

Quant à Sanseverino voici sa version :

Les yeux humides et rougis
Fatigués et transits
La gorge nouée par le chagrin
Vous avancez en cortège
Un silencieux cortège
Mais un verre à la main
Parmi les compères
Il fallait désigner
Quelques volontaires
Quatre costauds pour me porter
À mon enterrement
Pour le transport de mon lit de mort
À mon enterrement
Vos glandes lacrymales
Ne vont pas y couper
C’est nerveux c’est normal
Vous boirez du vin
À ma santé
Quand ce sera terminé
J’ai évité la morgue
Et j’en ai fini
En crevant dans mon lit
Piétinez doucement en allant
À mon enterrement
Pas à pas…
Comme à la Nouvelle Orléans
À mon enterrement

Dommage qu’il soit trop tard
Si j’avais eu quelques dollars
Je me serais sûrement payé une fanfare

Rendez-vous là-bas pour la crémation
L’ultime cuisson
Ça brûle
Hey
Venez faire du bruit
Venez tourner d’l’oeil
Venez taper l’deuil
Sur le bois de mon cercueil

Hey…
Des hystériques et des sorciers vaudous
À mon dernier barbecue
Ça va chauffer sauvagement
À mon enterrement
Venez passer du bon temps
À mon enterrement
Quelle réussite cette réception
Y’avait d’la tristesse et d’l’espoir
Ne me laissez pas tout seul dans l’noir

À mon enterrement
À mon enterrement
À mon enterrement

Il y a la version de Bwatazik

Il y a la version de Rémi Boibessot

Moi à mon tour je l’ai déjà dit et je le redis haut et fort à mon enterrement, ne m’enterrez surtout pas, ne m’emmurez pas, je vous en conjure ! Quand bien même la Cour de Cassation, garante des bonnes moeurs, décide que cela est indécent,  laissez plutôt  les quatre vents me déraciner de l’estran, laissez-les m’ensevelir plutôt dans le flux et reflux  du large, permettez qu’ils me jettent aux crêtes des vagues et me fracassent sur le limon des rochers et si disséqué je dois être que ce soit par les poissons abyssaux ou les méduses, et si embaumé je dois être que ce soit par l’iode et le sel, et si vêtu je dois être que ce soit d’algues et de corail !

salar-de-uyuni-bolivia