afro chic et python riche

Afro chic, j’adhère ! Bazin, bogolan, wax ! Bazin riche ou pauvre : Ges, Veba, Getzner, Triomphe, Cosmos, Bela. Mais je suis éconochic, ne l’oublions pas, avant tout, jusqu’au bout du fondoc des gènes ! Je ne gaspille ni mes francs CFA ni mes euros en vain ! Que ce soit en yards ou en mètres, en trois mètres ou en quatre mètres, mon budget est serré, serré et tient entre deux gouttes de sueur!

Par contre on peut être chic et afro chic en utilisant du bazin riche sans se ruiner. La créatrice Mamina en est le parfait exemple. Cette jeune malienne qui a grandi dans le 9.3 à Aubervilliers et qui travaillait comme éducatrice a trouvé le filon. Accessoiriser en bazin. Ceinture en bazin, poche en bazin, jean rapiécé avec des morceaux de bazin et surtout ce qui m’a attiré les chaussures et les sacs customisés en bazin et en particulier les baskets avec une partie en bazin. Génial. Mamina, si j’ai bien compris l’émission Pas 2 Quartier présentée par Ségolène Malterre et Wassim Nasr sur France 24 qui lui est en partie consacrée, fait déjà des défilés depuis 5 ans avec la participation d’un raccommodeur, retoucheur en chef. Eh oui dans raccommoder il y a mode, vous ne saviez pas ?

Raccommodage, rapiéçage, reprisage, retouche ça fait vieux jeu, je vous l’accorde. Que diriez-vous alors de customisation, de relooking, de personnalisation, de rénovation, de sur-mesure? Mettez un python riche dans vos Puma, vos Nike, vos Stan Smith, vos Adidas ! Mettez du bazin dans vos baskets !

Et oui la paire de baskets de vos rêves elle existe et vous pourriez vous la confectionner vous m^me. Et mieux ne dites plus baskets comme moi dites sneakers !

Décrassez, séchez, blanchissez, tatouez, bazinez ! Redonnez une seconde vie à vos Coq Sportif, redonnez du hop à leur hip !

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La plus belle en bas la baille de Butterfly Island

Woulo ! Morne à l’eau. Une mornalienne a été déclarée la plus belle en bas la paille du papillon. La plus belle en bas la paille de l’île papillon. Ophély Mezino qui portait la casaque numéro 8.

Avant de féliciter l’heureuse élue, ses parents, ses ancêtres et l’arrière-banc des esprits méritants qui ont chacun à sa manière contribué à l’avènement de cette reine de beauté , avant de m’intéresser à ce qu’est la beauté papillonne en observant les candidates qui se sont affrontées pour cette édition 2018, je voudrais féliciter le styliste qui a concocté pour le quatrième tableau ces sublimes robes de soirée patchwork madras, j’ai nommé Kevin O’Brian et à travers lui tous ceux qui ont de près ou de loin été à l’ouvrage, au maquillage, à l’essayage, à la coiffure, à la couture pour la mise en valeur non pas seulement des candidates mais aussi des  maillots de bain, tenues de ville et tenues traditionnelles qui ont fait l’objet au total de quatre passages lors de la cérémonie.

Elles étaient dix miss sélectionnées par l’association Guadeloupe la Belle, icelle association adoubée comme de bien entendu par le comité Miss France  dirigé par Sylvie Tellier. A la tête de cette association régionale dirigée par Sandra Bisson, miss Guadeloupe 2001, première dauphine de miss France 2002 et déléguée du comité Miss France. Elles étaient dix aux peaux ébène, métissées ou claires, aux cheveux afro, bouclés ou lisses, dix, dix femmes, coachées au plus haut niveau en élocution et chorégraphie, dix femmes presque parfaites, toutes dynamiques, toutes sportives, toutes jeunes. Il y avait là une sage-femme en herbe, une ingénieure en chimie en devenir, une future kinésithérapeute , une future spécialiste du marketing de luxe, une maquilleuse de cinéma en devenir, une future prof de math, une future ostéopathe, 3 futures chef d’entreprise maniant économie gestion management. Bref que du beau monde. Toutes des championnes de haut niveau en natation, athlétisme, gymnastique. Que de l’élite. TOUTES.

Il fallait en choisir une parmi ces dix prétendantes à la couronne suprême en ce 4 août 2018 au Hall des Sports Teddy Rainer de Goyave en la présence de Monsieur le Maire Ferdy Louis et tous les sponsors comme Kiabi, Dody, Tendance Bikini, Make up Box, Unec officiel, Air Caraïbes, et consorts. Le jury sous la présidence d’Alicia Aylies, miss France 2017-2018 avait à départager après casting, shooting et voting pour représenter l’île papillon Miss 1 Samantha Bordey-Abon de Gourbeyre, Miss 2 Laura Cirille de Baie-Mahault, Miss 3 Marjorie Combé de Baie-Mahault, Miss 4 Orlane Dorocant de Gourbeyre, Miss 5 Jannaï Haguy de Pointe-Noire, Miss 6 Malaurie Lefèvre de Goyave, Miss 7 Tae-Lee Maure de Baie-Mahault, Miss 8 Ophély Mézino de Morne-à-l’eau, Miss 9 Elodie Narayanin-Richenapin du Moule et finalement Miss 10 Maeva Phesor de Petit-Bourg.

Qui allait succéder à Johana Matignon, l’élue de 2017 ? Qui allait représenter la Guadeloupe au miss France 2018-2019 de décembre prochain. ? Être finaliste c’est déjà avoir fait un bon bout de chemin, certes mais se hisser sur la marche suprême, devenir une sorte d’impératrice Joséphine de la Guadeloupe voilà tel était le rêve un peu fou de ces jeunes demoiselles âgées entre 17 et 22 ans. Le verdict est tombé après l’écrémage final qui a vu  émerger une liste de 5 finalissimes. Après un ultime tableau en robe de soirée, l’effervescence était au maximum. Au paroxysme de l’effort c’est le dos droit et les jambes croisées, le sourire  radieux débordant d’espérance, sereines, sans stress, zen presque, que les 5 finalistes se présentèrent vers le poteau d’arrivée.

Quatrième  Dauphine  Miss 5 Jannaï Haguy, Troisième Dauphine Miss  9 Elodie Narayanin-Richenapin, Deuxième Dauphine Miss 7 Tae-Lee Maure, Première Dauphine Miss 6 Malaurie Lefèvre. Impératrice de BUTTERFLY ISLAND Miss 8 Ophély Mézino, ce qui donne au final comme arrivée du Grand Steeple-Chase de la Guadeloupe qui servait de support à ce Quinté Plus exceptionnel de la Beauté Guadeloupéenne: 8-6-7-9-5. On a coutume de dire que dans cet exercice toutes sont belles mais que la plus belle encore c’est celle qui saura tirer son épingle du jeu.

C’est donc avec brio que Ophély Mézino a su se tirer d’affaire et sauter tous les obstacles qui se dressaient devant elle dans son parcours commencé il y a 18 ans . Que de fois lui a-t-il fallu  cravacher pour franchir ici une double barrière, là un bullfinch, ici encore une rivière des tribunes, là un gros open-ditch, ici un mur en pierre, là une butte en terre, ici un rail-ditch and fence, là une simple haie. A défaut de turfistes armès de longue-vue toute une brochette d’ex miss Guadeloupe en tenue de gala brillaient de leurs mille feux et atours tandis que Gordon Henderson faisait sa petite prestation vocale.

Bon vent et bon courage pour la suite Miss Butterfly 2018. Je retiendrai en tout cas que pour cette praticante émérite de la langue des signes les trois plus beaux sites de la Guadeloupe sont la Soufrière, Les Chutes du Carbet et la plage de Grande-Anse à Deshaies. Je valide ce choix. Mais je regrette tout de même qu’aucune résidente de Saint-Claude ou de Deshaies ne soit au rang des finalistes. et il m’arrive de penser, en vieux perroquet aux plumes dégarnies mais toujours aussi chatoyantes, que comme en toute autre chose que la plus belle est en bas la baille. La pli bel anba labay

Déverrouiller d’un regard

C’est le spot de Face ID, un logiciel de reconnaissance faciale, qui est inclus dans Iphone X. Il suffit de confier sa rétine, son nez et sa bouche à la caméra TrueDepth de votre Iphone X  et hop votre visage sera modélisé  en 3D ! Toutes les portes du monde Apple vous sont ouvertes mais il faudra montrer non seulement yeux, mais nez et bouche, sinon pas de déverrouillage. Unlock with a look, vous dit Apple ! Déverrouillez d’un regard! Est-ce mieux que Touch ID qui permettait de capter les empreintes digitales ? Voyez plutôt !

On peut aussi, suite logique, payer d’un regard (Pay with a glance) toujours avec ce fabuleux Iphone X, avec les logiciels Apple Pay et Face ID. Voyez plutôt !

La musique originale de Fly Market est Back Pocket de Vulfpeck ! Groovy !

A priori l’animal est fiable ! Je n’ai pas de Iphone X !Je ne vois pas l’intérêt d’investir autant pour si peu de choses mais je dois admettre que toutes ces avancées technologiques devraient à long terme nous servir fans la vie de tous les jours. Ainsi je me vois bien voyager sans passeport puisque je serai reconnu aux frontières par ce système incolore inodore. Je ne risquerai pas de me faire voler ma carte bleue puisque j’en aurai plus besoin. Je pourrai faire démarrer ma voiture d’un regard. Ma seule inquiétude c’est que ma vie privée sera en permanence online. Un autre inquiétude quelqu’un d’autre pourra faire une photo de mon visage, le digitaliser et s’en servir à mon désavantage. De plus j’imagine que si on a plus ou moins mis sur la touche Touch ID c’est que la technologie, j’imagine, devait avoir quelques flaws. Bref, je reste un peu dans l’expectative

Chapeau melon et bottes de cuir : a suit is a man’s armour selon double zero seven et ses ersatz

Dans les années 60 (de 1961 à 1969) cette série british qui mêlait allègrement espionnage, contre-espionnage, MI 5, MI 6  et science-fiction, me passionnait. En langue originale c’était The Avengers avec Patrick Macnee (John Steed) et Honor Blackman (Cathy Gale) Diana Rigg ( Emma Peel, l’épitomé de l’élégance, saison 4 et 5) ou Linda Thorson (Tara King)(saison 6) dans les rôles principaux. Deux agents secrets de sa Majesté aux prises avec toutes sortes de « villains ». Une débauche de mode british, parapluie (umbrella), chapeau melon (bowler hat) (qui peuvent en cas de besoin s’avérer des armes redoutables), costume 3 pièces cravate  toujours impeccable, jamais froissé, fait sur mesure pour monsieur by Audrey Liddle et Ambren Garland, ses costumiers qui se faisaient tailler les vêtements sur Regent street par Bailey and Weatherhill et à un certain moment  Pierre Cardin  et garde-robe de cuir et autres matières moulantes trendy pour Emma Peel by John Bates (saison 4) et Alun Hughes (saison 5).

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Ce dernier continuera avec Tara King (saison 6) sauf pour 6 épisodes où va intervenir  Harvey Gould. Le charme, l’humour, le flegme  et la sophistication à l’état pur. Et les voitures british, que du vintage : des Bentley, des Jaguar, des Rolls Royce , des Vauxhall, des Lotus  en veux-tu en voilà. 161 épisodes de 50 minutes qui à la fin étaient diffusés dans 90 pays. J’en retiens une phrase :

A suit is a man’s armour.        Le costume c’est l’armure de l’homme.

Mrs Peel est une veuve puisqu’elle a perdu son mari pilote d’essai. Elle est riche, belle et indépendante. Elle occupe un appartement chic (une penthouse) et est une femme libre, qui domine le judo et le karaté, une rose d’Angleterre, qui occupa, je peux le confesser, nombre de mes fantasmes de jeune ado. Au volant de sa Lotus Elan elle était irrésistible. Entre 1976 et 1977 ce furent les New Avengers toujours avec Patrick Macnee mais avec d’autres agents secrets pour lui donner la réplique comme Joana Lumley (as Purdey) et Gareth Hunt (as Mike Gambit)

J’adorais le thème musical d’ Avengers de Laurie Johnson. En 1998 un film est sorti Avengers avec  Ralph Fiennes dans le rôle de Steed et Uma Thurman dans le rôle de Dr Peel. Dans ce film on entend la voix off (cameo) de Patrick Macnee qui joue le rôle d’Invisible James. Sean Connery, James Bond originel, y joue le rôle  de Sir August de Winter , un méchant. Comme souvent la copie n’égale pas l’original. Certes on a toujours les mêmes personnages, les mêmes vêtements mais l’esprit n’y est plus. Les costumes sont d’Anthony Powell mais chez le Steed de la série de télévision la mode qui nous est donnée à voir est du type équestre (le nom Steed d’ailleurs évoque cet aspect équestre) presque edwardienne tandis que la mode sur Avengers 1998 est la mode de la City. Je retiendrai pourtant sur la bande  musicale du film sous la direction de Bruce Wooley dans laquelle figure Storm chanté par Grace Jones  and the Radio Science Orchestra.

Steed (1922-2015) n’est plus  Peel (1938-) continue. Ainsi va la vie. Roger Moore, le protagoniste du Saint est encore là, alive and kicking, tout comme un autre 007 Sean Connery.

007 fruit de l’imagination de Ian Flemming (1908-1964) a connu le noir et blanc puis la couleur. Sujet indéfectible de Sa Majesté il apparaît dans Casino royale (1953), Live and let live (1954), Moonraker (1955), Diamonds are forever (1956), From Russia with Love (1957), Dr. No (1958), Goldfinger (1959), For your eyes only (1960), Thunderball (1961), The spy who loved me (1962), On her Majesty’s Secret Service (1963), You only live twice (1964), The man with the golden gun (1965) et Octopussy and the living daylights (1966). Même  Patrick Macnee  lui aussi joua le rôle de Sir Godfrey Tilbett dans A view to a kill dans un James Bond tout comme deux de ses partenaires : Honor Blackman qui prit le nom de Pussy Galore dans Goldfinger (1964) et Diana Rigg qui devient Contessa Teresa di Vicenzo et fut la seule à passer la bague au doigt à Bond, James Bond dans On her Majesty’s Secret Service (1969)

Là encore ce ne sont pas les histoires, les synopsis qui restent mais la musique de John Barry et des titres  comme Goldfinger (1964), Moonraker et Diamonds are forever et la voix de Shirley Bassey  ainsi que Live and let die de Paul MacCartney and Wings sans oublier Thunderball de Tom Jones

 

 

 

Un rocking-chair nommé Inquiétude

Rocking chair ou fauteuil à bascule, mecedora ou silla momposina, les rocking-chairs colombiens  et plus particulièrement ceux fabriqués dans la Caraïbe colombienne évoquent pour moi un passé de plus de 55 ans. 1961. Nous avons laissé derrière nous sur le cours Nolivos dans notre galetas du premier étage au-dessus de la boulangerie notre fauteuil à bascule. Je ne sais plus par quel biais il était parvenu jusqu’à nous. Je le relie à mon grand-père Hubbel de Saint-Claude, Aquilin Claironisse dit Maurice de son prénom, fils de Joseph Amélius, mais je me trompe sûrement. Ce que je sens surtout encore c’est l’odeur du bois verni, je revois les accoudoirs et l’assise qui se désagrègent dans le vide de mes souvenirs mais j’ai encore parfaitement en tête le crissement, le couinement presque de ce meuble sur le parquet du galetas. Ce couinement cessa puisque nous avons abandonné à un autre sort que j’ignore notre rocking-chair en prenant le paquebot Irpinia à l’été 1961 direction Le Hâvre. Loup y es-tu ? Je ne sais pas si ma famille a gagné au change de troquer ce fauteuil pour les tables et armoires en formica jaune et rouge ! Désolé monsieur Ségalot, ce rocking-chair, ça oui, ça c’était du meuble !

Autrefois on appelait ces fauteuils au  XIXéme siècle inquiétude. Et le soir aux devantures des maisons on se balançait ans la brise u soir et on saluait ici l’un là l’autre, on prenait des nouvelles, on socialisait. Les vieux comme les jeunes prenaient ainsi leur serein tranquillement dans ce doux balancement où les os frémissaient comme les branches e sassafras caressées par l’alizé.

Hier soir lors au festival de danse de Mamoudzou j’ai pu assister à la MJC de M’Gombani au spectacle de danse Inquiétude, conçu par  le colombien Edward Aleman de la compagnie El Nucleo. Cet artiste né en 1985 joue et déjoue les aller-retour de cette inquiétude par des aller-retour sur son passé, sa mémoire. Il se dit fils de Mompox, fils de Maximo, lui-même fils de Maximo, lui-même fils de Maximo. Tout un héritage se lit à partir de ce fauteuil à bascule qui ne dit mot et qui pourtant consent à occuper la place centrale. On a envie de l’applaudir autant que son comparse qui joue, fait l’acrobate, et en même temps, danse et se faufile comme un fil de mémoire dans le chas de  l’aiguille.

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Mais j’en veux à la compagnie El Nucleo. Ils ont choisi pour symboliser cette inquiétude un fauteuil à bascule fabriqué à Marseille par l’atelier Sud Side. Je ne nie pas la compétence de cet atelier mais pourquoi ne pas jouer l’authenticité jusqu’au bout. Je n’ai rien contre ce fauteuil à bascule de chrome, acier ou d’autre métal brillant. J’aurais préféré le bois. Du manguier, du baobab, que sais-je, du gommier dont on fait les esquifs frêles mais têtus. Oh je ne nie pas sa résistance à l’effort, cette sensation d’équilibre qu’il promeut mais ce n’est pas le rocking-chair de mon enfance. Certes on peut revisiter la mémoire et lui donner de fortes couches de solidité et de brillance. Oui la mémoire n’est pas réduite au passé et c’est une union aux acquets entre présent et passé.

Or la mémoire que semble vouloir nous faire partager l’artiste est une mémoire colombienne, caribéenne, la mémoire de Mompox, bourgade baroque sur l’île de Margarita, en Colombie. Mompox dont  Gabriel Garcia Marquez disait que c’était une ville « dont nous rêvons parfois, mais qui n’existe pas ».

Oui j’aurais aimé une inquiétude qui vibre au son de la voix de Toto la Momposina quand elle chante   yo me llamo cumbia et qui aurait dansé la cumbia avec son comparse.

 

 

Pure petroleum jelly

La pure petroleum jelly ce n’est rien de moins que de pure gelée de pétrole, en d’autres termes de la vaseline, produit inventé en 1872 aux Etats-Unis par Robert Augustus Chesebrough (1837-1933). Il y en a des plus pures que d’autres, des purifiées trois fois comme du riz cassé, des hypoallergéniques. Bref de purs  distillats de pétrole  sans impuretés.

Ici à Mayotte il y a un produit importé de Tanzanie de la compagnie TTPL ( Tanga Pharmaceutical and Plastics Ltd) qui travaille entre autres dans le secteur des cosmétiques, soins de la peau, soins du cheveu et soins du nouveau-né et dans celui des répulsifs anti-moustiques, tiques et autres insectes à mordant.

Ici comme ailleurs en Afrique les femmes aiment à prendre soin de leurs cheveux qui la plupart du temps sont tressés. Qui ne veut pas l’instant d’un tissage être une reine pour mettre les beaux gosses  à genoux ! Il faut donc une pommade qu’on appelle matra.  Il y a deux lignes  :

Family care hair oil parfumées à l’aloé vera, à la carotte, à la noix de coco ou au beurre de cacao

Vestline hair food (crème nourrissante à cheveux) parfumées à l’aloé vera, avocat carotte ou noix de coco.

Ces produits sont enrichis aux vitamines A, e ou F. Ils nourrissent et hydratent  le cuir chevelu (le scalp) et le cheveu qu’ils  rendent instantanément souple et doux et grâce à la texture légère et non-grasse du produit on peut se rincer la tête facilement sans avoir cette sensation désagréable de produit qui colle. Jour après jour le cheveu devient plus doux, sain et  apprivoisé (soft, healthy and manageable)

Salouva et jupe-chemise matadore

SOUVENT MODE VARIE BIEN FOL EST QUI S’Y FIE.

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J’ai déjà évoqué ici et le salouva. Quand je vois toutes ces femmes mahoraises et comoriennes en salouva, body, jupon, l’or scintillant au nez, au bras, aux doigts et aux oreilles, j’imagine par transparence mes ancêtres antillaises avec leurs robes foulards, madras, grains d’or, colliers chou, chaîne forçat, chaîne serpent, collier chenille. Si l’on met de côté les croyances ici en l’Islam et là en la Trinité composée de Christ fils, Saint-Esprit et Père les formes de se vêtir sont analogues. Néanmoins force est de  constater que si la plupart des femmes à Mayotte portent le salouva au jour le jour, mais principalement le vendredi jour de la grande prière musulmane, la jupe-chemise dite aussi matadore en est réduite à la portion congrue puisque depuis 1880 elle ne se fait admirer guère que lors des soirées folkloriques où elle est même remplacée manu militari par lq robe e corps dite aussi en Martinique gran wob

Sous chaque femme ; chaque mahoraise ou comorienne en salouva j’imagine  une combinaison jupe-chemise, leur équivalent, dite ausssi matador, qui a existé aux Antilles jusque vers 1880. il s’agissait d’une jupe à queue (ou à traîne) en toile d’indienne chamarrée qu’on attachait au-dessus des seins et qu’on portait avec une chemise de batiste ou mousseline ouvragée. Traditionnellement  on relevait la jupe sur le côté pour faire apparaître un jupon. Elle était portée au 18ème siècle avant l’abolition de 1848 par les affranchies à qui il était notamment interdit de porter soie, dentelles et rubans. Elle a pris le nom de matadore car nombre des affranchies qui le portaient en signe de richesse étaient des matadores, des femmes libres et entretenues. Elle a été remplacée peu à peu par les femmes rangées par la grand-robe en Martinique (gran wob) ou robe à corps en Guadeloupe ou encore robe ti dos (wob ako, wob tido qui peut être selon qu’elle est d’apparat imprimée en coton ou en soie, en satin, en satin broché, en satinette, en taffetas ou en brocart avec un jupon en faille, en taffetas ou en dentelle chantilly , assorti d’un foulard et plus tard  d’une cape . Dans la version de tous les jours la granwob devient  une douillette (douyet) en coton fleuri. Parfois c’est une titane qui me revient et qui révèle une courtisane aux épaules dénudées et à la poitrine offerte aux regards dans son décolleté bien échancré. Puis soudain apparaît au loin une gaule créole (gol), longue robe blanche, tenue d’intérieur qu’on appelle aussi wob di chanm (robe de chambre) ou encore  une colinette ou ti’collet en tenue vichy agrémentée d’une ombrelle pour les jeunes filles. Partout les coiffes en madras avec leurs pointes messagères couvrent les têtes amarrées. Qu’on les appelle tête calendée, ou chaudière, à une pointe ou bout pour les jeunes filles vierges et disponibles, à deux pointes pour les fiancées et les mariées, à trois pointes pour les femmes prises mais quelque part disponibles pour ceux qui tenteraient leur chance, à quatre pointes, matadore, titane, celles ouvertes à toutes propositions, Il n’y a pas assez de mots pour décrire toutes les façons de nouer ces fichus.

Selon Melville J. Herskovits en Côte de l’Or (le Ghana d’aujourd’hui) il y avait 50 noms traditionnels chez les Ashanti pour les décrire.  On se croirait au Nigéria chez les Yoruba avec  leur gele  voire chez les Igbos avec leur ichafu. La gele (prononcer guélé) est tout un art et s’il est traditionnellement fait à base de  aso oké (toile tissée à la main) on trouve désormais toutes sortes de matériau comme l’organza, le taffetas, le damas, la dentelle. L’attacher est tout un art !

Là vient une matadore avec tout un enchantement de jupe, corsage et jupon blanc accompagnée d’une jupe piquée à la taille. Des cotonnades me croisent en madras calandé. c’est jour de fête : velours et satin sont de sortie. Partout ce ne sont que tèt maré, gardzorey, mouch vanij, chemise dékolté, porte bonheur et jupe et bijoux.

En savoir plus :

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– « Costumes créoles. Mode et vêtements traditionnels des Antilles françaises de 1635 à 1948« , de Lyne-Rose BEUZE et Loïs HAYOT, éd. Fabre Domergue, Fort-de-France, 1999

– « Le costume. Une époque de l’histoire de la Guadeloupe à travers le costume 1860 – 1910″, de Renée GLAUDE, Musée Saint-John Perse, Pointe-à-Pitre, 1990

– « La gazette du costume créole aux fils tissés des modes et de l’Histoire« , de Nicole Réache et Michelle GARGAR, PLB éditions, Gosier, 2009

Galeries spectaculaires

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Courez vite aux Galeries Lafayette ! eh oui Noël, le Nouvel An s’approchent et évidemment il faut absolument voir les vitrines du Galeries Lafayette Paris Haussmann imaginées ainsi que la décoration et l’installation sous la coupole par le duo  ToiletPaper, c’est à dire les créateurs italiens Maurizio Cattelan et Pierpaolo Ferrari! Ah vous n’aimez pas le papier de toilette italien : vous préférez flâner sous l’arbre de Noël?

Eh bien venez aussi flâner devant les vitrines de ce Noël 2017 car la thématique est  spectaculaire. La fête foraine dans les années 20, une fête foraine baroque, chic et surréaliste qui vous emmènera valdinguer en haut de ses montagnes russes, vous vendra un ticket de tombola, vous fera vibrer sur un air oublié  d’orgue de barbarie, vous fera tourner, tourner, sauter mater de tour de manège en tour de manège, vous fera voir tout Paris du haut de sa grande roue et vous fera manipuler les machines à pince  grâce auxquelles vous allez récupérer au grappin vos bonbons préférés. Et si vous êtes sage, sage comme une image, s’entend, vous aurez droit, petit canaillou, à deux chansons de Beth    Ditto, égérie de l’ex groupe  Gossip (ah vous n’êtes pas punk glamour) mais vous chanterez quand même à gorge déployée Heavy Cross et Fever lors de la parade burlesque que vous vous ferez une obligation d’applaudir en chantant Jingle Bells.

Totalement trop ou #Joliza vs #Arliza et l’amour à la brésilienne au temps de Temer

Totalement demais est une chanson de Caetano Veloso.

Totalmente Demais
Linda como um neném
Que sexo tem, que sexo tem?
Namora sempre com gay
Que nexo faz tão sexy gay
Rock´n´roll?
Pra ela é jazz
Já transou
Hi-life, society
Bancando o jogo alto
Totalmente demais, demais
Esperta como ninguém
Só vai na boa
Só se dá bem
Na lua cheia tá doida
Apaixonada, não sei por quem
Agitou um broto a mais
Nem pensou
Curtiu, já foi,
Foi só pra relaxar
Totalmente demais, demais
Sabe sempre quem tem
Faz avião, só se dá bem
Se pensa que tem problema
Não tem problema
Faz sexo bem
Seu carro é do ano
Seu broto é lindo
Seu corpo, tapete, do tipo que voa
É toda fina
Modelito design
Se pisca, hello
Se não dá, bye-bye
Seu cheque é novinho, ela adora gastar
Transou um Rolling Stone no Canadá
Fazendo manha
Bancando o jogo
Que mulher
Totalmente demais, demais
Totalmente demais, demais
Traduction française : Totalement trop
Jolie comme un bébé
Quel est son sexe, quel est son sexe ?
Elle drague tout le temps les gays
Quelle union cela fait un gay si sexy
Rock’n’roll ?
Pour elle c’est du jazz
Elle couche
Avec la haute société
Elle joue un match au sommet
Totalement trop, trop
Experte comme personne
Elle ne va que dans les bons coups
Elle ne se donne que du bien
Les nuits de pleine lune elle est folle
Passionnée, je ne sais pas pour qui
Elle a excité un ado de plus
Sans y penser
Elle l’a aimé, elle est déjà partie
C’était juste pour se relaxer
Totalement trop, trop
Elle sait toujours qui en a
Elle fait l’avion, elle ne se donne que bien
Si elle pense qu’il y a un problème
Il n’y a pas de problème
Elle fait bien l’amour
Sa voiture est du dernier cri
Sa jeunesse est belle
Son corps, un tapis, du genre volant
Elle est tout en finesse
Petit modèle design
Si tu lui fais un clin d’œil, hello
Si ça ne va pas, bye bye
Elle tient jusqu’au matin
Elle joue le jeu
Quelle femme
Totalement trop, trop
Totalement trop, trop

Totalement diva est la transcription en français de la telenovela brésilienne Totalmente Demais (littéralement Totalement trop), retransmise sur la Rede Globo au Brésil de novembre 2015 à mai 2016. Le feuilleton écrit par Rosane Svartman et Paulo Haim et mis en scène par Luiz Henrique Rios est retransmis actuellement sur le réseau  1ère de France Televisions qui couvre tous les outre-mers.

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Les acteurs principaux sont Marina Ruy Barbosa (Eliza), Felipe Simas (Jonatas Castro), Fabio Assunção (Arthur Carneiro de Alcantara), Juliana Paes (Carolina Castilho), Juliana Paiva (Sandra Regina Matoso), Vivianne Pasmanter (Liliane de Bocaiuva Monteiro), Julianne Trevisol (Maria Luisa), Humberto Martins (Germano Monteiro).

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Le thème du feuilleton est #joliza : l’histoire d’amour, le conte de fées avec ses hauts et ses bas entre Jonatas et Eliza, une Cendrillon rouquine post-moderne (ruivinha) et un crapaud carapate (sapo) (carrapato). Éliza est la fille de Gilda et habite en province avec sa mère, le beau-père Dino et deux frères plus petits. Après avoir été harcelée sexuellement par le beau-père elle s’enfuit à Rio et finit par se retrouver à  la rue. C’est là qu’elle rencontre Jonatas avec qui elle vit son premier amour. Sa vie balance complètement quand elle rencontre Arthur. Celui-ci propriétaire d’une agence de mannequins promet de la transformer en  Miss Totalement Diva. Eliza pense qu’elle n’a pas ce qu’il faut pour être mannequin, mais relève le défi car elle a besoin d’argent  et veut faire venir sa famille à Rio. Pendant le concours  elle habite chez Arthur. Les deux commencent à se rapprocher et après avoir gagné le concours, ils commencent à sortir ensemble. Malheureusement Arthur et son sentiment d’insécurité mettent fin à cette romance. Eliza trace son propre chemin et fait venir la famille pour habiter avec elle dans le quartier de Fatima. Arthur essaie de reconquérir Eliza mais il est trop tard. Après de nombreux rebondissements Eliza et Jonatas parviennent à rester ensemble. Les deux voyagent à Paris où elle va travailler un an. #joliza plus fort que #arliza

L’histoire me fait penser à celle du mannequin étoile brésilien Gisèle Buntchen qui a été remarquée dans son village à l’intérieur du Brésil par un chasseur de mannequins.

Le président Michel Temer, le Congrès National, les gouverneurs des états ont dû apprécier ce feuilleton de 7 heures du soir. Pendant qu’on parle d’amour on ne parle pas d’impeachment, le temps glisse comme une vague.  Lula, Dilma, Michel font partie du conte de fées. Essayer de les retrouver dans l’intrigue au détour d’une rue, d’une conversation, d’une allusion sera difficile en français. Les langues entre elles ont parfois un dialogue de sourds quand elles sont adaptées. Totalement trop devient ainsi totalement diva. Moi j’attends encore l’épisode final de la telenovela Totalement Flop avec Dilma (bientôt 70 ans en décembre), Lula (72 ans) et Michel (77 ans), le triangle amoureux. Qui de ce ballet de septuagénaires corrompus  sortira vainqueur en 2018 #Midil ou #Ludil  dans les urnes ? Faites vos jeux.

Vis comme tu danses

Les publicitaires et autres spécialistes du marketing ont de ces formules choc qui me ravissent parfois, m’interrogent toujours. La dernière en date qui s’est imprimée dans mon cerveau est la pub des jeans Levi’s pour la collection de jeans Circles intitulée  » vis comme tu danses » sur background musical de la chanson Makeba de la jeune et dynamique Jain, titre qui figure sur l’album Zanaka de 2015.

 

Le speech de l’agence responsable de la campagne, l’agence FCB: « Circles célèbre notre individualité et notre connectivité par la musique, la danse et Levi‘s. Lorsque nous nous réunissons nous dansons en rond. Nous bougeons comme un seul, et célébrons l’individu qui est au centre. L’unité et l’individualité deviennent vivantes. Vis comme tu dances. »

En anglais : « Circles » celebrates our individuality and connectedness through music, dance, and Levi’s®. When we come together, we dance in circles. We move as one, and celebrate the individual who takes the center. Unity and individuality come alive. Let’s live how we dance.

Let’s #LiveInLevis

Song: « Makeba » by Jain

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About Levi’s: Created in 1873, Levi’s jeans are the original, authentic jeans. They are the most widely recognized and often imitated clothing products in the history of apparel. Over successive generations, Levi’s jeans have captured the attention, imagination and loyalty of diverse individuals.

Il est à noter la différence linguistique entre la version anglaise et la française. L’anglaise dit let’s live how we dance. C’est le nous qui est valorisé, sanctifié. Dans la version française c’est le tu qui es iconisé et mis en exergue avec vis comme tu danses.

Auparavant il y avait eu le même habillage pour la pub de Sosh d’Orange.

On en viendrait à oublier qui est Makeba qui s’est installé dans mon imaginaire depuis la chanson Pata Pata il y a de cela 50 ans !

Zenzile Miriam Makeba (4 March 1932 – 9 November 2008), also known as Mama Africa, was a South African singer, actor, United Nations goodwill ambassador, and civil rights activist. Associated with musical genres including Afropop, jazz, and world music, she was an advocate against apartheid and white-minority government in South Africa.
Que dit Campaign sur cette campagne de FCB West pour Levi’s :

« Inclusivity has become a hot topic among brands.

Levi’s is the latest to champion this message, in a new ad aiming to show how different people are connected through music, dance and optimism. The joyful spot shows diverse people across cultures and countries dancing in circles to the soundtrack of Jain’s Makeba – many of whom are wearing Levi’s jeans of course. It is the latest instalment in the « Live in Levi’s » brand campaign. « 

Eh oui ne nous méprenons pas: tout ça c’est du business à l’état pur. Au nom de l’inclusion et de l’écologie que de couleuvres on nous fait avaler. Le spot nous transporte à travers tous les univers de danse circulaire du monde, mais en insistant sur l’Inde et l’Afrique, tout le monde danse, tout le monde il est beau, tout le monde il est heureux, tout le monde pète la joie,  et tout le monde porte des jeans Levi’s. Mais j’y pense, j’en ai pas moi de jeans Levi’s. Qui va m’en offrir un pour mon anniversaire ? Un Circles, of course, taille 48 !