Masturbation carbonique: vin excentrique sans cochonnerie, rouge tranquille et naturel. Ne rend pas sourd.

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Patasophes, oenopathes et autres gastronomes rapides du gland et à la masturbation carbonique exacerbée, les pata negra Bruxelles vous accueille les bras ouverts. Le Gland sévit rue de l’Association au numéro 12.Metro  Botanique 0493649334

Ils préviennent d’entrée par la bouche de Pierre , le gérant.:

Nous ne sommes  ni glandeurs ni obsédés… Mais le gland est la nourriture de base de cochons , de sangliers et d’autres animaux « balanophages », qui sont à la base de nos produits artisanaux.

Les vins sont sans sulfites issus de l’agriculture bio-dynamique. D’ailleurs c’est ainsi que je me suis intéressé à eux. Leurs bouteilles s’étalaient en vitrine avec la mention vins naturels. Je dois dire que je m’y perds un peu entre

a) vins biologiques,

b) vins biodynamiques (selon la définition de l’autrichien  Rudolf  Steiner vers 1920 qui considère qu’il faut prendre en compte l’influence de la lune, de la terre et u soleil pour faciliter le développement de la plante et lui permettre de se défendre naturellement . Les soins aux plantes sont effectués par  macération ou dilution de plantes ou minéraux)

c) vins naturels.

J’aime bien le mot  vins étonnants ou vins chez nous

Je dois avouer que ce qui a retenu mon attention en passant devant Le Gland pour me rendre  à mon appart- hotel situé un peu plus haut dans la même rue cela a été le nom du vin Masturbation Carbonique 2016.. avec les mentions suivantes sur la bouteille : vin de table avec 4 chaise. Le vigneron c’est Alban Michel, le  cépage c’est ici du carignan, là du Syrah, là du Grenache ou du Cinsault.. Ni dieu ni maître ni sulfate, nous dit-on !Pinard is not dead. Vin rouge tranquille produit par Les Sabots d’Hélène à 11150 Feuilla (Aude). Produit issu de l’agriculture  biodynamite. Vin non filtré, non collé, vigne et vin sans chimie sans soufres, donc vivant. Alcool 13%. En cherchant un peu je m’aperçois que le Domaine les  Sabots d’Hélène (4, 5 ha) a  produit d’autres cuvées aux appellations excentriques et épicuriennes: La mauvaise réputation en 2014 (vin rouge tranquille ), L’Alternapif en 2015 (vin rouge tranquille), Ovni Tender en 2015 (vin rouge moelleux tranquille), Anticonstitutionnelement en 2017 (blanc), Ni dieu ni maître ni sulfite, du raisin et basta, 2016 (vin rouge tranquille), Liberterre 2016 (vin rouge tranquille), Plus Noir que Rouge 2015 (vin rouge tranquille)

Bien avant 2016 et cette cuvée Masturbation carbonique Jean-Marie Guffens, un vinificateur du Mâconnais, avait eu ce mot en 2008 évoquant le beaujolais nouveau obtenu par macération semi-carbonique :

« c’est de la masturbation carbonique. »

C’est assez savoureux de voir désormais ce mot qui servait à décrire des vins sucrés, levurés, filtrés, turbinés, en un mot merdiques et sulfureux, servir pour désigner un vin biodynamique.

Ces vins décalés , étonnants se négocient autour de 10 € les 75 cl. Ces vins de chez nous et d’ailleurs sont produits par de plus en plus de vignerons à travers la France, l’Espagne et l’Italie.

En Alsace : Domaine Christian Binner, Domaine Pierre Frick, Domaine Julien Meyer, Jean-Pierre Rietsch

En Auvergne: Pierre Beauger,Patrick bouju,François Dhumes, Vincent Marie – No control, Jean Maupertuis,

En Aveyron : Nicolas Carmarans, Patrick Rols

En Beaujolais: Domaine Chamonard, – JC Chanudet, Domaine Marcel Lapierre, Jean Foillard, Philippe et Catherine Jambon,  Château Cambon – Marie Lapierre, JUean-Claude Lapalu, Jerôme  balmet,Remi Dufaître,Sylvère trichard – séléné, Clotaire Michal

En Bordeaux:  Château Le Puy, Château Meylet

En Bourgogne:Les vignes du Maynes,  Dominique  Derain, Catherine et Gilles Vergé, Alice et Olivier de Moor, Domaine  Philippe valette, Domaine de La Cadette, Julien Cruchandeau, Sarnin Berrux, Domaine Sextant, Domaine Clair Obscur, Domaine Guillemot Michel,

En Bugey: Domaine Renardat Fache, La vigne du Perron

En Champagne: Champagne Larmandier Bernier,Champagne val frison,

Corse: Domaine de Vaccelli

Espagne: Partida Creus, Mendall – Laureano Serres, Oriol Artigas Sanchez

Italie: Cascina Tavijn, Azienda Le Coste, La Stoppa, Giulio Armani – Denavolo, Radikon

Jura: Philippe Bornard, Domaine des Bodines, Valentin Morel – Les Pieds sur Terre, Les Bottes Rouges

Languedoc:  Maxime Magnon, Emile Heredia – Montrieux – Les Dimanches, Domaine Fontedicto,Le Petit Domaine de Gimios,Clos Fantine,Julien Peyras, Jean-François Coutelou,Nana vins – Nathalie Gaubicher,Domaine Léon Barral, Le Petit Domaine, Yannick Pellletier, Rémi   Poujol – Le Temps Fait Tout, Olivier Cohen, Domaine Opi d’Aqui

Loire: Sébastien Riffault ,  Domaine René Mosse, Le Clos du Tue-Boeuf,  Domaine des Griottes, Noëlla Morantin, Alexandre Bain, Claude Courtois – Les Cailloux du Paradis,Les Vins Contés, Bruno Aillon, Les Capriades, Frantz Saumon, Pierre Olivier Bonhomme, Domaine la Sénéchalière, Domaine Le Briseau, Julien Courtois, La Grange aux Belles, Hervé Villemade, Domaine La Paonnerie, François Saint-Lô, Domaine La Piffaudière, La Porte Saint-Jean, Michel Autran

Rhône : Le Raisin et l’Ange,Domaine gramenon, Eric Pfifferling – L’Anglore, Hervé Souhaut, Dard et Ribo, Hirotake Ooka – La Grande Colline, Domaine Mouressipe, Maxime françois Laurent, Thierry Allemand, Les Maoù, Balazu des Vaussières, Domaine philippe Viret, Les Frères Soulier, Domaine de Villeneuve, Mas de Libian, Andrea Calek, Sylvain bock, Le Clos des Grillons, Frédéric Agneray, Valentin Vallès,

Roussillon: Domaine Léonine,Les Foulards rouges – Jean-François Nicq, Bruno Duchêne, Loïc Roure – Domaine du Possible , Vinaigrerie La Guinelle, Domaine Potron Minet, Jean-Louis Tribouley, Domaine Yoyo,Vinyer de la RucaAlain Castex – Les Vins u Cabanon, Casot de Mailloles, Le Collectif Anonyme, Domaine Rivaton, Domaine Le Temps Retrouvé, Domaine carterole, La Cave des Nomades, Domaine Le Bout du Monde,

Savoie: Marie et florian Curtet (Jacques Maillet)

Sud-Ouest: Château Lestignac, Bordes Lubat – François Lubat, Domaine de Souch, Domaine Flageoles

Dans un pays où 60 substances (entre additifs ou pesticides) sont autorisées à des taux plus ou moins élevés, causant allergies et réactions hypersensibles, dans un pays où on utilise, le lait, les oeufs, le poisson le blé pour donner des arômes au vin, dans un pays où on peut retrouver des fungicides et es insecticides dans du vin, du Thiophanate-methyle cancérigène, dans un pays ou on peut ajouter de l’acide ascorbique, du soufre, des levures à la tire à larigot pour élever son vin, lui donner des arômes de banane, de fraise ou d’ananas, on ne peut plus dire que le vin est un aliment naturel.. Moi je dirais avec Malcom Gluck du Guardian que le vin c’est comme une boisson gazeuse , ni plus ni moins, sauf qu’il contient de l’alcool. On peut comprendre que les producteurs vinicoles luttent bec et ongles pour que les substances qui intègrent leur moût soient secrètes.

pour que la vinification soit naturelle il faut zéro SO2, zéro levures, zéro intrants et 100 pour cent de raisins. il arrive  qu’il y ait un sulfitage exceptionnel mais à l’intérieur de la limite de 2 grammes par hectolitre maximum

Les vignerons sains, vraiment S.A.I.N.S  (sans aucun intrant ni sulfites) sont Opi d’Aqui (34800 Clermont l’Hérault,Languedoc-Roussillon), Marena, Mas Pares, tous adeptes des vins naturels

Un vin  pour être it naturel et recevoir le label AVN doit répondre à un cahier de charges très rigoureux

1 traçabilité (déclaration de récolte, cahier  de cave, cahier d’embouteillage, analyses des vins)

2 Vendange manuelle

3.pas de pasteurisation

4.pas d’enzymage

5. pas de chaptalisation (aucune addition de sucre

6 concentration du moût entier interdite

7 levures indigènes uniquement (pour la fermentation alccolique) prodouits par le raisin lui m^me, pied de cuve. Pas e levures exogènes

8 cliquage non autorisé (nutriments pour levures non autorisé)

9 bactéries malolactiques indigènes uniquement  (pour la réduction biologique des acides)

10 conservation par le SO2 (pas d’emploi de SO2) (le soé2 favorise la conservation et empêche l’oxydation)possibilité dans un premier temps pour ceux qui souhaitent à terme arriver à zéro sulfites d’avoir pour les vins rouges jusqu’à 10 mg \l de SO2 total, pour les vins blancs jusqu’à 20 mg\l à l’analyse après mise en bouteille. Mais pas de qualificatif de vin naturel ni apposition du logo AVN

11 pas de stabilisation tartrique

12 pas d’intrant comme agent de collage (blanc d’oeuf, albumine de poisson, sang frais, gélatine, caséine, bentonite)(pour corriger l’excès de tanin)

13 Filtration interdite

14 pas de régulation de l’acidité

15 pas de boisage, tanisage (les tonneaux en bois sont autorisés pour l’élevage. Les ajouts de bois au vin au moût est interdit. Pas d’ajout de tanins (extraits atomisés de bois utilisé sur moûts (pour faciliter la clarification) ou sur vins (pour renforcer la structure phénolique) aux vins blancs et rosés afin de faciliter le collage

16 Inertage interdit

17 micro-oxygénation interdite

18 nettoyage à l’eau, à la vapeur ou mécanique obligatoire

19 utilisation de capsules  en inox au lieu de bouchons de liège pour éviter toute déviation organoleptique

 

R-E-S-P-E-C-T (In Memoriam,Memphis, Tennessee,1942-2018, Detroit, Michigan)

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Aujourd’hui 16 août je suis en deuil. Ma sister est morte ! R-E-S-P-E-C-T et je verse des larmes de soul que je n’aurai  sans doute pas versées pour l’une de mes  sisters aînées, si j’en avais eu une ! Car Aretha c’était la grande soeur que je n’ai pas eue un peu comme Dionne Warwick et Diana Ross et comme Otis Reeding était mon grand-frère ainsi que Smokey Robinson , James Brown et Stevie Wonder. C’était ma famille ! My soul family ! Ma famille d’âme ! D’ailleurs ils étaient interchangeables: Otis créa Respect et Aretha reprit le titre à sa façon avec ses mots et sa vibration féminine. De la même façon Dionne chanta avant elle I Say a Little Prayer mais c’est Aretha qui finit avec le temps à personnifier cette chanson. Aretha Franklin from Detroit. Femme noire ! Négresse femme ! Négresse noire  !! A-R-E-T-H-A Find out what it means to me/ A-R-E-T-H-A Take care Louise ! FANM DOUBOUTT ! RIP sista !

RESPECT (

oo) What you want

(oo) Baby, I got

(oo) What you need

(oo) Do you know I got it?

(oo) All I’m askin’ (

oo) Is for a little respect when you come home (just a little bit)

Hey baby (just a little bit) when you get home (just a little bit) mister (just a little bit)

I ain’t gonna do you wrong while you’re gone

Ain’t gonna do you wrong (oo) ’cause I don’t wanna (oo)

All I’m askin’ (oo)

Is for a little respect when you come home (just a little bit)

Baby (just a little bit) when you get home (just a little bit)

Yeah (just a little bit)

I’m about to give you all of my money

And all I’m askin’ in return, honey

Is to give me my propers

When you get home (just a, just a, just a, just a)

Yeah baby (just a, just a, just a, just a)

When you get home (just a little bit)

Yeah (just a little bit)

—— instrumental break ——

Ooo, your kisses (oo)

Sweeter than honey (oo)

And guess what? (oo)

So is my money (oo)

All I want you to do (oo) for me

Is give it to me when you get home (re, re, re ,re)

Yeah baby (re, re, re ,re)

Whip it to me (respect, just a little bit)

When you get home, now (just a little bit)

R-E-S-P-E-C-T

Find out what it means to me

R-E-S-P-E-C-T

Take care, TCB

Oh (sock it to me, sock it to me, sock it to me, sock it to me)

A little respect (sock it to me, sock it to me, sock it to me, sock it to me)

Whoa, babe (just a little bit)

A little respect (just a little bit)

I get tired (just a little bit)

Keep on tryin’ (just a little bit)

You’re runnin’ out of foolin’ (just a little bit)

And I ain’t lyin’ (just a little bit) (re, re, re, re) ‘spect

When you come home (re, re, re ,re)

Or you might walk in (respect, just a little bit)

And find out I’m gone (just a little bit)

I got to have (just a little bit)

A little respect (just a little bit)

I Say a little prayer (1968)

Daddy Cool funkin’ for Rotterdam

J’ai une fille qui va avoir quarante ans dans un peu plus de six mois. Elle m’appelle Daddy Cool.

Autrefois on aurait dit qu’elle avait trente neuf ans et demi. Elle dit avoir 39 ans. Et mesurer un mètre cinquante neuf et demi.

Et aujourd’hui Daddy Cool arrive à Rotterdam avec sa princesse consort pour rendre hommage à sa princesse aînée. Cette princesse batave habite Rotterdam, après avoir vécu à Maisons-Alfort, Avilly-Saint- Léonard, Chantilly, Fosses, Utrecht, Bilthoven, Arnhem, Amsterdam, London car elle est néerlandaise. Je ne sais pas si dire qu’elle est néerlandaise suffit à lui rendre justice. Elle est française par son lieu de naissance et par la nationalité de son père, néerlandaise par la nationalité de sa mère, indonésienne par le lieu de naissance de sa mère et de sa grand-mère et de toute une flopée d’ancêtres , surinamienne par le lieu de naissance de son grand-père et de toute une flopée d’ancêtres , guadeloupéenne de par le lieu de naissance de son père et toute une flopée d’ancêtres , martiniquaise par le lieu de naissance de son arrière-grand-père et toute une flopée d’ ancêtres divers et variés.

J’imagine la difficulté de vivre avec tant d’héritages. Tant de richesses. Je ne crois pas que trop de richesses tue la richesse. Non je crois qu’une fois qu’on a recensé ces richesses il faut savoir en faire un usage parcimonieux. Il y a certes des concurrences de mémoires. Certaines peuvent être douloureuses. Toutes ont droit à la parole. Toutes coexistent. À nous de savoir en faire bon usage.

C’ est la première fois que je visite le cocon de ROTTERDAM. Charlois. Rotterdam c’est comme Manhattan, New York me dit-elle. D’après ce que j’ en sais, ce cocon il est spacieux, zen. Un chat dont je ne sais si c’est un persan, angora ou de gouttière peuple les lieux. En fait c’est une chatte British short hair qui répond au doux nom d’Orion. L’étoile. La chasseresse. Jager! Il y a un petit jardin semble-t-il. Nous resterons 3 jours. Erica est aux manettes pour l’organisation des réjouissances. Je naviguerai quant à moi entre les rôles de daddy cool et daddy hot.

Comme cadeau nous lui avons acheté deux livres en français un de Paulo Coelho intitulé Hippie. L’autre de Joël Dicker intitulé le Livre des Baltimore.

Elle adore le funk. Et principalement Tom Browne dans Funkin’ in Jamaica.

Elle danse, elle virevolte, elle est maîtresse en arabesques. Quand elle rit aux éclats elle resplendit de toute sa Baltimore attitude.

Et quand on lui demande: « where do you go from here? » elle répond inlassablement comme Nick Hakim:

I don’t know.

Bruges racontée par Papageno

PAPAGENO est un Oiseleur un peu fou qui hante la Flûte Enchantée de Mozart que j’ai évoqué ici.

Il n’a pas de Papageno sans Papagena. Nous errons dans les rues de Bruges fixant à tout jamais sur l’as surface argentique les windowsill les rebords de fenêtres si richement décorés.

Quand une faim aiguë de petit déjeuner nous prit au ventre. Nous jeta mes notre dévolu sur une bakkerij une boulangerie au nom évocateur de Le pain quotidien. Petit déjeuner bio, vegan. Je pris du jambon fromage, un croissant, un expresso et une bouteille d’eau. Ma dulcinée un café au lait, un granola aux fraises avec feuilles de menthe. Un croissant. 29€.Fichtre. Mais l’endroit était vraiment delicieux. Même les toilettes étaient grée. Pee Green be green. J’eus beau faire aucun jet vert chaud ne sortit de mes entrailles et pourtant j’avais pris des feuilles de menthe et croque les cornichons. Après être arrivé sur la place principale nous voulions retrouver par nos propres moyens les canaux pour une excursion de 30 minutes. Nous nous sommes perdus. Mais ce fut un mal pour un bien car sur une place trônait la statue de Papageno transportant une cage dans laquelle se trouvait deux volatiles de bronze. Je pris la liberté alors de demander à l’oiseleur le chemin des canaux. Il nous l’indiqua en effet en jouant un petit air de son pipeaunous nous sommes retrouvé devant un baleine bleue faite de plastique récupéré dans les canaux. Dans ces objets récupérés je crus voir des sièges de WC, des cuvettes.

Heureusement un facteur belge qui passait par la nous remit sur le droit chemin. Il fallait retourner sur la place et prendre l’une des ruelles adjacentes au Belfort. Comme d’habitude nous avons compris ce que nous voulions entendre et nous avons pris une ruelle adjacente au restaurant Belfort qui elle nous a menés direct sur un snack brésilien. Après 10 minutes de rigolade tupiniquim nous revoilà sur le bon chemin. Une vespa nous invite à prendre une bière juste à côté du mur de bières. Je décline gentiment l’invitation. Tout comme je décline l’invitation à pénétré le usée de la torture ou à ma cer de bonnes frites belges. Par contre je consens après ma croisière sur les canaux de Bruges à faire le Peeping Tom, le voyeur. Tout touriste est un voyeur. Il y des voyous voyeurs et des voyants voyeurs épisodiquement mais le voyageur est par essence un voyeur. Tout voyage est voyeurisme. Le trou de la serrure post moderne c’est le portable, et le selfie signe l’apogée du trans-voyeurisme. Voyeurs et heureux de l’être.

Forks over Knives et la pastèque fumée

Forks over Knives est un régime. Un de plus me direz vous ! Un régime qui met en avant les céréales complètes, les légumes, les fruits, les racines, les turbercules. Pas de viande, pas de poisson, pas de produits laitiers, pas d’oeufs. Sans foie ni l’oie, comme plaisantait un site que j’ai vu par ailleurs ! Dans le cadre des plans de menus hebdomadaires qu’ils vous fournissent moyennant espèces sonnantes et trébuchantes ils proposent des recettes de plats basés sur les ingrédients de base que je viens d’évoquer.

J’ai découvert en feuilletant les pages du site un lien qui m’a conduit sur ce plat étrange : la pastèque fumée. Le but de cette recette mise en place dans un restaurant dans l’East Village à New York, le Ducks  Eatery, une smokehouse habitué à faire des grillades, des rôtis bref à travailler avec la viande. Leur idée a été d’innover pour pouvoir mieux recevoir dans leur établissement le public végétarien et vegan qui parfois accompagne les carnivores et omnivores dans leurs escapades gourmandes. Leur smoked ham est en fait un smoked watermelon, un faux roast quoi. J’ai déjà dit par ailleurs tout le mal que je pense des faux food, des simili, des substituts., des fakes. Mais on ne peut s’empêcher de saluer l’innovation. Est-ce bon ? C’est cela qui intéresse.

Il suffit de prendre une pastèque toute entière, de la peler  puis de la faire fumer pendant huit heures.  Ensuite la faire tremper pendant quatre jours dans un bain de saumure où on a mis aussi du coriandre et de la sciure de chêne. Ensuite on fait sécher. Puis on fume une autre fois  pendant pendant 8 heures.  Cela crée une sorte de croûte . On va faire des stries et assaisonner la chose avec du romarin de l’huile d’olive et du sel. et on met ça à rôtir dans la poële.

Quand la pastèque est servie elle ressemble à un jambon fumé mais dès qu’on en fait des tranches, la pulpe rosée apparaît. et vous êtes débité de 75 dollars sur votre carte bleue. Mais il faut dire que jusqu’à quatre personnes peuvent manger de cette pastèque.

Une polémique s’est créée comme d’habitude, entre vegan durs et vegan mous.. Les pros contre les anti. Moi qui ai déjà mangé de la pomme fumée, de la mangue fumée et de l’ananas fumé je ne vois pas le problème. Que certains lui donnent le nom de faux jambon fumé, c’est leur affaire. Je ne sais pas si, quant à moi, je mettrais de la sciure de chêne par contre. Je ne sais pas non plus si cela en vaut la peine et l’énergie. 4 jours de trempette ans la saumure, deux fois huit heures de fumaison.

N’est-ce pas un peu exagéré ! Certes comme le disent les Beastie boys :

slow and low, that is the tempo.

Mais franchement je trouve qu’il y a de l’abus mais je ois avouer que je n’ai pas goûté à la chose.. Alors fumer huit heures pourquoi pas. Je retiens l’idée en tout cas !

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Il y a aussi cette recette de mock tuna watermelon, du faux thon à base toujours de pastèque  ! Je la trouve assez sympa quoi que on fasse finalement de la friture..

Finalement je crois plutôt que je me ferais offrir un fumoir grill en céramique comme celui de Big Green Egg. Big green Egg c’est une grande famille garantie à vie qui vient en 7 formats qui vont du mini au 2XL en passant par le Mini Max, le Small, le Medium, le Large, l’X Large. Le 2KL pèse 170 kg pour un diamètre de 73 cm tandis que le Mini pèse 18 kgs pour un diamètre de gril de 25 cm.

 

Let it flow, let yourself go
Slow and low, that is the tempo
Let it flow, let yourself go
Slow and low, that is the tempo
It’s never old school, all brand new
So everybody catch, the bugaloo flu
Not like a fever, not like a cold
The beats are clear, the rhymes are bold
So don’t see a doctor or see a nurse
Just listen to the music, first things first
First of all, get off the wall
It’s time to party so have a ball
We slowed it on down, so get the hell up
Like a volcano I’ll erupt
We got determination, bass and highs
White Castle fries only come in one size
What you see is what you get
And you ain’t seen nothing yet
So let it flow, let yourself go
Slow and low, that is the tempo
Let it flow, let yourself go
Slow and low, that is the tempo
I do not sing but I make a Def song
You could live your whole life and I hope you live long
On the Gong Show we won’t get gonged
We’re the Beastie Boys, not Cheech and Chong
Strong as an ox, fresh out the box
The crowd is so live, they’re coming in flocks
And when we go on, the crowd goes off
It’s all hard rock there’s nothing soft
Let it flow, let yourself go
Slow and low, that is the tempo
Let it flow, let yourself go
Slow and low, that is the tempo
Let it flow, let yourself go
Slow and low, that is the tempo
Let it flow, let yourself go
Slow and low, that is the tempo
We don’t only rock the house but we’ll house we rock
We don’t stroll but we roll straight to the top
M.C.A., Adrock, Mike D. makes three
And we can do it like this in the place to be
When I’m recorded, you’ll be rewarded
I know my song is Def ’cause you all applauded
Not P.C.P. or L.S.D. just me Mike D. in the place to be
This is not free, you must pay a fee
Cash on delivery like a C.O.D.
So let it flow, let yourself go
Slow and low, that is the tempo
Let it flow, let yourself go
Slow and low, that is the tempo
The beat is slow in order to dance
I want to hear I dos and no I can’ts
First you move your leg and then your arm
It’s not fast and nervous, this dance is calm
It’s truly stable and you ought to be able
To dance to the record when it’s on the turntable
So let it flow, let yourself go
Slow and low, that is the tempo
Let it flow, let yourself go
Slow and low, that is the tempo
Let it flow, let yourself go
Slow and low, that is the tempo
Let it flow, let yourself go
Slow and low, that is the tempo

Die Zauberflöte

DIE ZAUBERFLÖTEDIE ZAUBERFLÖTEDIE ZAUBERFLÖTE

DIE ZAUBERFLÖTE

Die Zauberflöte, en français La Flûte Enchantée, est un opéra incontournable en deux actes de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) qui mourut le 5 décembre 1791 à Salzburg, ville où il était d’ailleurs né, soit trois mois après sa première représentation à Vienne le 29 septembre 1791. Pour la petite histoire le vrai nom de ce compositeur était Johannes Chrisostomus Wolfgang Theophilus Mozart. Mozart substitua le Theophilus par Amadeus. Théophile contre Amédée. Le livret est de Emanuel Schikaneder.

 

C’est un conte de fées fantastique mis en musique dans la tradition du singspielArte a retransmis le 4 août 2018 en léger différé la troisième des sept représentations qui ont eu lieu ou vont avoir lieu  à Salzburg au Palais des Festivals entre juillet et août 2018 avec une distribution internationale, le tout sur une mise en scène fantastique de Lydia Steier (USA), des costumes de Ursula Kudrna et des décors de Katharina Schlipf

Dans la fosse l’Orchestre Philarmonique de Vienne sous la direction du jeune chef grec Constantino Carydis et les Choeurs de l’Opera de Vienne sous la direction de Ernst Raffelsberger

Sur scène

Tamino, le prince (Mauro Peter, le suisse)

Pamina , la fille de la reine de la nuit, (Christiane Karg)

Papageno, l’oiseleur, l’homme-oiseau, le boucher aussi (Adam Plachetka)

Papagena (Maria Nazarova)

Papagena vieille (Birgit Linauer)

Sarastro, le sorcier, le Divin sage, le Dieu, le sacerdote (Matthias Goerne)

Monostatos, le fidèle lieutenant de Sarastro (Michael Porter) mais qui dans la version originale est un génie, un prêtre

La reine de la nuit (Die Königin der Nacht) devait être Albina Shagimuratova. Malade, cette dernière a été remplacée au pied levé par Emma Posman.

Le grand-père dont le rôle avait été attribué à Bruno Ganz a finalement été dévolu à Klaus Maria Brandauer, suite à la maladie soudaine de ce lui-ci.

L’Orateur, Spreker (Tareq Nazmi)

Les trois dames:

La première dame – Erste dame (Ilse Eerens)

La deuxième dame – Zweite dame  (Paula Murrihy)

La troisième dame – Drette dame(Geneviève King)

Les trois enfants (membres du chœur de garçons de Vienne)

Merci à Arte tout d’abord pour cette initiative. L’opéra est ainsi accessible au plus grand nombre. Sur le site du festival il y a en effet 8 catégories de prix pour voir cet opéra qui se joue à guichets fermés soit dit en passant: 430€-340€-260€-190€-150€-115€-75€-30€ selon que l’on souhaite assister à cette féerie dans le parterre, au premier rang des premieres loges de face, au troisième rang des troisièmes loges de côté, etc. Merci Arte ! Danke schoen !  J’ai pu me plonger dans cette Flûte Enchantée avachi dans mon canapé sirotant une Kriek bien glacée. Mais pendant les 95 minutes et quelques qu’a duré la retransmission de cet opéra je me suis souvenu de la première fois que j’ai mis les pieds à l’Opéra Garnier.

C’était entre le 5 mai et le 19 juin 1982, je suppose, j’y étais allé voir le ballet de John Neumeier Songe d’une nuit d’Eté sur une musique de Felix Mendellssohn-Bartholdy et Györgi Ligeti, un ballet en deux actes et un prologue d’après William Shakespeare. J’avais pu me dégoter deux places au poulailler, je ne me souviens plus mais j’étais perché au troisième ou quatrième étage car j’avais profité du tarif le moins cher. Il fallait s’habiller, crois-je me souvenir, car on n’entre pas à l’Opéra en quenilles. On ne gravit pas l’escalier ‘honneur en bras de chemise. Mais ce fut malgré tout une sacrée expérience. L’opéra est une super production qui rassemble une foule de métiers comme éclairagistes, décorateurs, machinistes, couturiers, chorégraphes, metteurs en scène, musiciens, chef d’orchestre, danseurs, producteurs. D’ailleurs je crois me souvenir que si j’avais mis les pieds à l’Opéra c’est parce que j’y connaissais quelqu’un qui y travaillait comme éclairagiste.

Operagarnier

Le livret est basé sur le conte fantastique Lulu, Oder de Zauberflöte, de August Jakob Liebeskind (1758-1793) qui a intégré une collection de contes intitulé Dschinnistan, oder Auserlesene Feen- und Gestermärchen (1786-1789) de Christoph Martin Wieland (1733-1813) . Il y aurait donc  une sorte de tradition nordique des contes de fées puisque outre les frères Grimm et Hans Christian Andersen (1805-1875) dont la renommée n’est plus à faire on a Johann Karl Musäus,(1735-1787), Johann Gottfried von Herder (1744-1803), et bien sûr Liebeskind.

Pour un livret en français d’après la traduction originale  de JG Prod’homme et Jules Kienlin publiée en 1912 allez ici pour l’acte 1 et ici pour l’acte 2. Cela vous permettra d’entrere ans les subtilités de La Flûte enchantée. L’idéal serait de comprendre l’allemand pour savoir le mot exact pour définir en allemand de 1791 Monostatos et Sarastro.

Dans la version 2018 qui nous occupe ici, presque 227 ans après, les protagonistes évoluent dans une maison bourgeoise à l’atmosphère gothique au début du 20ème siècle. C’est en même temps du théâtre, de l’opéra comique, du cirque. On nage en plein mystères égyptiens sous les auspices d’Isis et d’Osiris, on évolue entre rituels maçonniques, initiatiques (tel celui du silence), oiseaux merveilleux, monstres, ours, ballons, soldats de plomb qui se transforment en princes, princesses qui se transforment en clowns, trapèzes volants,  grands-mères qui deviennent reines de la nuit, contorsionnistes, et à l’intérieur de tout cela flotte une histoire d’amour. Il y a au centre la flûte magique, le pipeau et le carillon magique qui égrennent musicalement le chant de la destinée. C’est très visuel avec des pancartes qui proclament en allemand WEISHEIT, WAHREIT, ERKENE DICHT SELBST, TAFFER KEIT. Sur les murs du Temple de la Sagesse, où règne Sarastro en frac et  chapeau haut-de-forme, tout-à-coup la guerre s’invite en images en noir et blanc, la première guerre mondiale avec ses millions de morts au nom de cette lutte interminable entre le bien et le mal. Le conte de fées s’évanouit pour faire place à la réalité brutale, sanguine et destructrice. Good and Evil. Evil and Good. Le bien et le mal se chevauchent, se confondent entre obscurité et lumière. Le monde n’est pas si manichéen que le pensait peut être Mozart. La version est poétique, magique. Le point névralgique pour moi c’est l’aria chantée par la reine de la nuit.

Il n’y a que cet air qui m’est familier. J’ai aussi savouré la chanson de Papageno et Papagena.

Il ya bien sûr une portée philosophique dans l’oeuvre chantée rappelons-le en allemand. et non en français ou en italien comme le voulait une certaine mode jusqu’à alors. Il faut savoir que Mozart était entré en franc-maçonnerie dès 1784 (d’ailleurs l’auteur du livret était son frère en franc maçonnerie) et donc forcément l’oeuvre déborde de ces références (opposition entre le jour et la nuit, le bien et le mal, le chiffre 3, le couple comique, le couple noble, les épreuves qui caractérisent le rite initiatique, le triomphe de la raison sur l’obscurantisme)

J’ai vu en son temps le film-opéra d’Ingmar Bergman Trollflöjten (1918-2007)  de 1975 qui évoque La flûte enchantée qui a sa propre lecture de la relation entre la reine de la nuit et Sarastro et où Pamina est la fille de Sarastro, ce qui amène toute une analyse psychologique sur la nature oedipienne de la relation.  Joseph Köstlinger (Tamino), Irma Urrila (Pamina), Hakan Hagegard (Papageno), Ulrik Cold (Sarastro), Ragnar Ulfung (Monastataos), Elizabeth Ericson (Papagena), Birgit Nordin (queen of the night, Nattens Drottning) font partie de cette distribution. L’originalité de ce travail c’est que nous sommes en même temps sur scène, dans les coulisses, dans la flûte de Pan de Papageno, dans le parterre, dans les loges, dans les costumes de Henny Noremark et Karin Erskine, dans la fosse avec l’orchestre symphonique de la radio suédoise sous la direction d’Erik Ericson, dans les poumons gonflés et les cordes vocales des choristes du choeur de la radio suédoise nous sommes en quelque sorte des adjuvants actifs de ce deus ex machina. Il est bon de noter que les 3  esclaves de Monastatos normalement joués par des adultes sont ici joués par des enfants silencieux. Nous sommes aussi ce silence ! Je dirais même plus nous sommes le théâtre baroque, le Drottningholm Palace Theatre, et en même temps le théâtre  Auf der Wieden de Vienne où fut représentée la   flute enchantée pour la première fois en 1791. Nous sommes tout aussi bien dans le mysticisme que dans la comédie grossière.

Kenneth Branagh et Stephen Fry proposent en 2006 une nouvelle lecture de ce singspiel qu’ils délocalisent dans le temps en le plaçant pendant la deuxième guerre mondiale avec Joseph Kaiser (Tamino), Amy Carson (Pamina), René Pape (Sarastro), Luybov Petrova (reine de la nuit), Silvia Moi (Papagena), Benjamin Jay Davis (Papageno), Tom Randle (Monostasos), Ben Uttley (le prêtre).

C’est donc à partir de ces deux références et e quelques souvenirs d’enfance et de contes de fées que je me suis plongé dans cette nouvelle lecture de ce chef d’oeuvre de Mozart qui est joué partout à travers le monde. Rien que pour la saison  2018-2019  il est joué ainsi:

au Théâtre Royal de la Monnaie – De Munt en coproduction avec l’opéra de Lille avec une mise en scène de Roméo Castelliuci et une direction d’orchestre de Antonello Manacorda et Ben Glassberg (11 représentations entre septembre et octobre 2018)

au Staatsoper Unter den Linden Berlin  avec une mise en scène de Yuval Sharon et une direction d’orchestre de Franz Welser-Most (11 représentations entre février et avril 2019)

au festival Castell Peralada avec une mise en scène de Oriol Broggi et une direction orchestrale de Josep Pons (3 représentations en août 2018)

au Festspielhaus   Baden- Baden (3 dates en juillet 2018) avec comme chef d’orchestre  Yannick Nézet-Séguin

au Garsington Opera, Wormsley, GB (11 dates entre mai et juillet 2018) avec une mise en scène de Netia Jones et une direction d’orchestre de Christian Curnyn,

Les Pitons de Llewellyn Xavier

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The Pitons est une aquarelle sur papier Arches (je suppose car la plupart de ses aquarelles portent la mention « watercolor on Arches paper ») du peintre, sculpteur, lythographe originaire de Sainte-Lucie Llewellyn Xavier, alias de Llewellyn Charles Xavier, né en 1945. Ces deux pics jumeaux – le Gros Piton qui culmine à 786 mètres et le Petit Piton qui plafonne quant à lui à 743 mètres – ont été distingués en 2004  avec le classement World Heritage (patrimoine mondial de l’humanité) par l’Unesco. Les jumeaux ou jumelles – car nul ne sait trop le sexe et le genre de ces west-indian twin peaks – se dressent près des bourgades de Soufrière et Choiseul sur le littoral sud-est de Sainte-Lucie.

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Llewellyn Xavier n’est pas n’importe qui ! OBE (Officier dans l’Ordre de l’Empire Britannique) depuis 2004 s’il vous plait! Ca vous classe tout de suite le bonhomme ! Il a étudié outre à Sainte-Lucie à la School of the Museum of Fine Arts de Boston et au Nova  Scotia College of Art and Design d’Halifax, Canada.  Il est connu pour sa technique bien personnelle de mise en valeur de la couleur, de lumière, la texture et la beauté des Caraïbes. Même s’il a produit des oeuvres sur tous types de support dès les années 60 il est connu pour son activisme artistique politique et écologique à travers la Caraïbe.

Son oeuvre maîtresse est de 1993, année où il a produit une série intitulée Global Council for Restoration of the Earth’s environment, une oeuvre qui fait intervenir outre sa peinture, du matériel recyclé, des reproductions de dessins du 18ème et 19ème siècle reproduisant des oiseaux, poissons et autres animaux, des plantes pour la plupart disparues ou en voie d’extinction.

Il a aussi produit une autre série Environment fragile où il introduit dans sa peinture des éléments comme des timbres, des pots de peinture presque vides, du carton recyclé et des éclats d’or de 24 carats. Cette série met l’accent sur la dévastation subie par l’environnement et le coût élevé que représente cette destruction pour le genre humain

Il fait partie des collections permanentes de musées et galeries aussi prestigieuses que

The Smithsonian Institution, Washington, D.C.
The Metropolitan Museum of Art, New York
The Museum of Modern Art, New York
The Studio Museum, New York
The American Museum of Natural History, New York
Art Gallery of Ontario, Toronto, Canada
Howard University, Washington, D.C.
The Fitzwilliam Museum, Cambridge, England
The Victoria and Albert Museum, London
The Ulster Museum, Northern Ireland
The Walker Art Gallery, Liverpool, England
The Wolverhampton Art Gallery, England
Sussex University, Sussex, England
Oxford University, Oxford, England
The National Gallery, Jamaica
The Barbados Museum, Barbados
The State Department, USA
UNESCO
Fondation Clément, Martinique, France

L’homme, l’artiste majuscule aux 4 l, qui habite Silver Point, Mount du Cap, Cap Estate, Sainte-Lucie a exposé un peu partout :
2017 *Unix Gallery, New York, USA
*Fondation Clement, Martinique, France
*University of Texas at Austin
2016 Unix Gallery, Art Miami, Miami
Unix Gallery, New York (Future Anesthetics)
*Phillips, New York (Blue Ocean Sanctuary)
2009 *Caribbean Art Gallery, Saint Lucia, West Indies
2007 *Albemarle Gallery, London, England, (the launching of Llewellyn Xavier: His Life and Work)
2005 Whitechapel Gallery, London, England
1996 Harmony Hall, Jamaica, West Indies
1994 *Mutual Life Art Gallery, Jamaica, West Indies
The Contemporary Print Show, London, England
1993 *Barbados Museum, Barbados, West indies
*Patrick Cramer Gallery, Geneva, Switzerland
*New York Design Center, New York, USA
1982 Nova Scotia College of Art and Design, Halifax, Canada
1979 *Camera on Mass. Ave., Boston, USA, Conceptual, photographing Military Parade on
Massachusetts Ave.
*Piedmont College, North Carolina, USA, parallel to a lecture by Alex Haley, (author of Roots)
1977 *Afro/American Historical Museum, Philadelphia, USA
*Anamon Art Gallery, Toronto, Canada
*Howard University, Washington D.C., USA
1976 *Mazelow Gallery, Toronto, Canada
*The National Archives, Ottawa, Canada
*Afro/American Historical Museum, Detroit, USA
*Howard University, Washington D.C., USA
1975 Art Gallery of Ontario, Toronto, Canada
1974* Mazelow Gallery, Toronto, Canada
1973 The Oxford Gallery, Oxford, England, Curator: Edward Lucie-Smith, Art Critic, Art Historian, Author
I.P.G. United Nations, New York, USA
*Gallery III, Montreal, Canada
Saratoga Gallery, New York, USA
1972 The Museum of Modern Art, New York, USA
The Studio Museum, New York, USA
*The Whitechapel Art Gallery, London, England
Third British International Print Bienniale, Bradford, England
1971 The Commonwealth Institute, London, England
*D.M. Gallery, London, England, Curator: Sir Roddy Llewellyn,
organised by Penguin Books and Jonathan Cape
*Oxford University, Oxford, England
*The Round House, London, England
*Sussex University, Sussex, England
*solo exhibition

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Bien sûr d’autres artistes peuvent légitimement arborer  les couleurs de Sainte-Lucie comme le regretté auteur d’Omeros, prix Nobel de littérature der 1992, Derek Walcott que j’ai déjà évoqué ici. Walcott se réfère souvent à Gros Piton dans son oeuvre comme ici dans Omeros LVII:

« In the midst of the sea there is a horned island

With deep green harbours

Where the Greek ships anchor.

It was a place of light with lunminous valleys

Under thunderous clouds. a Genoan wanderer

saying the beads of the Antilles named the place

for a blinded saint. Later others would name her

for a wild wife. Her mountains tinkle with springs

among moss-bearded forests, and the screeching of birds

stitches its tapestry. The white egret makes rings

stalking its pools. African fishermen make boards

from trees as tall as their gods with their echoing

axes, and a volcano , stinking with sulphur,

has made it a healing place.

Mais le plus remarquable c’est le drapeau saint-lucien qui arbore avec fierté les couleurs de ses twin peaks, ses deux Pitons : Petit Piton est couleur or, Gros Piton est couleur noire et blanc. Ces deux triangles dressent leurs cimes vers le ciel cobalt à parir de leur base la mer cobalt. L’auteur de ce drapeau est l’artiste saint-lucien Dunstan Saint-Omer (1927-2015)

Je suis tout d’autant plus naturellement  porté à pénétrer l’univers d’aquarelle de LX à travers la représentation des Pitons que je suis moi même né au pied de la Soufrière qui soit dit en passant culmine elle à 1467 mètres (contre je le rappelle respectivement 743 mètres et 786 mètres pour les Pitons)(quoi qu’en feet leur altitude se porte à 2,438 et 2,619 pieds). La vieille dame, comme on l’appelle n’a rien à envier aux deux pitons jumeaux et pourtant l’icone américaine Ophrah Winfrey a déclaré que les Pitons de Sainte-Lucie était l’une des 5 merveilles au monde à visiter pour ne pas mourir idiot.

Je n’ai pas d’avis sur la question n’ayant jamais visité ces deux pitons jumeaux, ces deux aiguilles géantes qui intègrent la chaîne de Qualibou aka Soufrière. The babies séparées par un autre piton qui leur sert de cordon ombilical le piton Mitan! Et je ne crois pas que le charme et la grandeur dépende de la taille.

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Tout est affaire de silhouette. Et peut-être aussi de bière puisqu’il y a une bière appelée Piton à St Lucia et aucune appelée Soufrière en Guadeloupe. Les pitons sont le symbole de Ste Lucie et figurent sur le drapeau national. Les Pitons n’ont rien à voir avec l’Everest et le Népal, (ils sont 15 fois plus petits que l’Everest, c’est dire), ils sont des pics de verdure, deux cones forestiers qui plongent dans la mer. C’est peut-être cet ancrage dans la mer, qui fait sa classe.  il y a tant d’histoires dans ces flancs, des histoires d’esclaves marrons, des histoires de boucaniers, des histoires d’amérindiens Caraïbes et Arawaks, des histoires de navigateurs qui y ont accroché leurs amarres ! Ce sont comme des aimants pour les montagnards (mountaineers) et autres randonneurs, marcheurs et aventuriers, trekkers  avides d’Himalaya antillais. Je ne suis pas si téméraire, quoi que haut-montagnard, haut-basse-terrien de naissance, iodé et boucané  entre mer , terre et Pindorama antique, je ne me suis guère aventuré plus haut que le premier plateau de la Soufrière. Que Lucie de Syracuse, cette vierge italienne oubliée, me vienne en aide et me donne la force un jour d’escalader les flancs de ces « géants » géologiques. Et si elle ne peut rien pour moi, qu’à cela ne tienne, j’escaladerai de mes lèvres, telle la montagne mystique, les parois abruptes d’une bonne bouteille bien fraîche de Piton lager beer

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Adeus Pantanal

Adeus Pantanal, Itamar Assumpção   : pour moi l’une des plus belles chansons brésiliennes. Préservons la nature. Il y a 30 ans déjà le cri était lancé. Avec la voix divine de Tetê Espindola !

Eu nasci e vivo no Brasil, então
Eu fui à Corumbá pra no Pantanal olhar a bicharada
E fui pra ver, não vi, que decepção senti
Vi quase nada

Eu não vi bem-te-vi, beija-flor nem juriti, a passarada
Eu não vi jaboti, não vi coral, sucuri

Vi quase nada

Eu não vi o quati, não vi anta nem sagüi, onça pintada
Eu não vi o saci, não vi o grilo cri-cri
Vi quase nada

Eu fui à Corumbá pra no Pantanal olhar a bicharada
Eu fui pra ver, não vi, que decepção senti
Vi quase nada

Eu não vi lambari, nem pintado nem mandi, a peixarada
Paca também não vi, pacu, índia guarani
Vi quase nada

Eu não vi jacaré, não vi cobra cascavel, não vi ninhada
Não vi pé de sapé, nem arruda nem guiné
Vi quase nada

Eu fui à Corumbá pra no Pantanal olhar…
Vi quase nada

Eu não vi sabiá, nem macaco nem preá, nem revoada
Eu não vi gurundi, nem ararara nem guaxi
Vi quase

Eu não vi o tiê, chué uiruuté, não vi pescada
Eu não via xuri, não vi o uiriri, vi quase nada

Jubilado, aposentado, retired, pensioenist, retraité: heu-reux

Aujourd’hui enfin le divin jeune homme pénètre dans ce territoire si doux et redouté à la fois. Il vient de franchir allègrement le Cap de la Bonne Espérance. Il cingle comme un esquif mort de faim vers l’azur transfiguré par les alizés . Officiellement notre homme est retraité . Premier août 2018. Sonnez hautbois, résonnez musettes, chantons tous l’avènement du jeune homme. Trinquons tous en chœur. Et grignotons de délicieux chips de légumes.

Et chantons notre hymne à la joie:

« Je n’ai pas changé. Je suis toujours ce jeune vieillard étranger. »

Je viens de me peser. 91,8 kilos. Lai lai lai. J’ai pris ma tension 11.8/8.8 LAI LAI LAI. 70 pulsations par minute. J’ai pris mon petit café avec trois tout petits morceaux de sucre de canne roux. Jubilado, aposentado, retired, retraité. Heu-reux !

Un petit thon rouge salade couscous pour marquer le coup en tête à tête.

Martin Luther King aurait sans doute dit: « Free at last, free at last. Thank God almighty, we are free at last » .

J’aimerais qu’on me chante comme Dalida à ce jeune homme étranger : « Tu n’as pas changé »

Heu-reux, aurait dit Fernand Raynaud.

Bah moi suis heureux. Je m’excuse, c’est vrai. J’suis heureux. J’suis cantonnier. Parce que moi, j’travaille dans les petits chemins vicinaux. Vous m’avez peut- être aperçu déjà dans mon fossé, appuyé sur ma faux. Quand il pleut j’travaille pas, quand y a d’la neige je scie du bois. Heu-reux ! Y en a qui tiennent le haut du pavé moi j’tiens le bas du fossé . J’suis heureux. J’suis payé au mois. Quand il pleut, j’travaille pas l’hiver. Qu’est ce que j’suis heureux ! Quand j’rentre le soir. Vous savez qu’ y en a, quand ils ont fini leur boulot vers les sept-huit heures de l’après- midi, ils prennent le métro ou l’autobus, ils attendent des heures. Moi, quand j’ai fini mon boulot vers les quatre heures de l’après midi, quand j’rentre c’est bien rare si dans mon panier j’ai pas quelques champignons. Ou quelques amandes, ou des noisettes ou bien des airelles. Les airelles, ce sont des fruits très délicats que vous n’ pouvez pas connaître, vous. Parce que ça n’supporte pas le voyage. Alors c’est bon pour les cantonniers. Heu-reux ! Y a qu’un seul jour où j’m’ennuie dans la vie c’est lorsque je suis obligé d’aller à Paris. Parce qu’on a une tante qui invite tous ses neveux. Et nous sommes tous réunis autour de la table. Y en a un il a pas eu d’ chance dans sa vie. Pauvre malheureux. Il a réussi à tous ses examens. Il est devenu chef d’entreprise. Il a sept cents employés sous ses ordres. Quel est ce mot qui revient sans arrêt dans sa conversation ? Ah mais j’avais entendu parler de ce mot là. Ah oui. Impôt. Qu’est ce que ça veut dire ? J’en ai parlé à mon copain, c’est le patron du p’tit café Au Joyeux Cor de Chasse. C’est à l’orée du bois, juste à la sortie du village. Il a dit impôt impôt. P’têtre qu’ils pensent qu’à boire à Paris ? Alors on a bu un pot.

Mon deuxième cousin germain c’est le comique de la famille. Qu’est ce qu’il m’fait rire, cuila alors ! Il est professeur de philosophie. Il passe sa vie à étudier ce que les autres pensent. Des nuits entières, il disserte. Le rapport, je l’ai appris par cœur tellement ça m’a fait rire, J’suis cantonnier, J’suis cantonnier des chemins vicinaux. Il disserte sur le rapport qu’il y a entre la pensée de Blaise Pascal qui a dit : « oui, moi je crois. Parce que j’ai la foi. Et c’est pour ça que j’crois. » Par rapport à l’anticlericalisme de Voltaire qui a dit: « moi je n’ crois pas mais j’ai la foi en ce que je n’crois pas et c’est pour ça que je n’crois pas » . Et moi pendant ce temps là la nuit je dors. Heu-reux.

Mon troisième cousin Germain je n’ose pas trop en parler parce que c’est le diminué de la famille. Quand il est en voiture il peut pas voyager comme tout le monde. Alors il lui faut une cocarde bleu blanc rouge à son pare-brise. Il est député ou sénateur. Alors il lui faut un flic devant, un flic derrière pour laisser passer.

Et le quatrième c’est le plus chouette de tous, c’est le toubib, lui il connaît la vie. Quand son regard rencontre le mien nous nous comprenons. Il est chouette. Il me sort toujours de l’embarras. L’autre fois y a le philosophe qui a dit « tu es heureux, heureux, essaie de le prouver d’une façon concrète que tu es heureux » . Alors le toubib à répondu pour moi . « Tu as déjà vu, toi, des cantonniers qui faisaient grève ? » Heu. Je suis heu-reux.

Tout ce que je sais c’est que je suis encore un morphal. J’ai toujours envie comme à 17ans de mordre dans la vie, de créer mon destin comme on crée une œuvre d’art, de ne pas être le jouet des circonstances au gré du bon vouloir des Deus ex machina qui nous entourent. Avoir envie est fondamental. Avoir envie est à la racine de tour ce qui me meut. Ce n’est pas tant la quantité, le calibre de l’envie que sa qualité, son intensité. Une envie permanente de femme enceinte pour nourrir les jumeaux morphales qui baignent dans son phalle. Une envie même quand elle est mort-née est une envie qui laisse des traces indélébiles. Dans envie il y a « en » il y a « vie » . J’ai envie car je suis en vie. A l’instinct de vie je préfère l’instinct d’envie. La vie ou le vit. La bourse ou la vie. Choix cornélien que cet instinct vital qui condamne à mettre au ban tout plan quinquennal.

65 ans et neuf mois pour arriver on top of the Hill.

Je pense en ce jour de lancement de mon « magical mystery tour » personnel à la chanson des Beatles  » Fool on the Hill » .

« Day after day

Alone on a hill

The man with the foolish grim

Is sitting perfectly still

And nobody wants to know him

They can see that he’s just a fool

But he never gives an answer

But the fool on the hill

Sees the sun going down

And the eyes in his head

See the world spinning round.

His head in a cloud

The man with a foolish grin

Is talking perfectly loud

But nobody wants to hear him

They can see that he’s just a fool

But he never gives answer

But the fool on the hill

Sees the sun going down

And his eyes in his head

See the world spinning round. »

Cela traduit peut-être l’impression que j’ai aujourdhui d’être tout-à-coup mais en même temps depuis toujours un « fool on a hill with a foolish grin ».

Oui l’envie se caractérise par ce foolish grin. Sans ce « foolish grin » pas de vie, pas d’envie.

Me revient aussi un refrain de Joe Dassin qui parlait lui aussi de « fou sur la colline » à sa façon.

« Elle m’a dit d’aller siffler là-haut sur la colline

De l’attendre avec un petit bouquet d’églantines

J’ai cueilli des fleurs et j’ai sifflé tant que j’ai pu

J’ai attendu, attendu, elle n’est jamais venue »

Alors pour la postérité avant que ma trace d’actif ne soit à jamais effacée des tables de la planète Earth permettez ce petit album fugace et fou pour entrer de plain-pied dans le meilleur âge. Le troisième. La troisième mi-temps.

Dix photos pour un jubilé.

Banquet romain à la Taberna Romana

Ce soir à Saintes redevenue Santonum à l’occasion des fêtes des 2000 ans de la construction de son arc de triomphe Germanicus et de son pont de pierre érigé au-dessus de la Charente on a joué en plein jardin public aux Romains. Banquet oblige en ce 28 juillet MMXVIII ! Repas théâtralisé (200 places) ! Entre déclamation de textes littéraires d’Ovide sur l’amour, spectacle sur le triclinium, combats de gladiateurs, pentabond et animation musicale on s’est régalé !

Au menu
Les Apéritifs :

Dactilis (Dattes au muscat et au poivre)
Samsa (Pulpe d’olives noires à l’anis)
Oliva (Olives au defrutum)

Les Boissons pour apéritif

Myrtites (Vin rouge aromatisé aux baies de myrtes)
Absintites (Vin blanc aromatisé aux feuilles d’absinthe)
Valetudo Potio (Jus de fruits à la cannelle)

Les entrées

Persica Pêches acidulée, à la sarriette
Fegatum (Foie gras aux figues)
Esicia (Saucisse de crevette, sauce au fenouil et miel)
Le plat principal

Bubula (Joue de bœuf à la cervoise)
Far (Epeautre au romarin et raisins)
Apium (Rave au caramel de vinaigre au miel)
Paniculi (Pains individuels au laurier)

Le dessert

Bellaria Assortiment de douceurs :
Dulcium (Gâteau au miel)
Patina (Flan aux pommes et poivre)
Arida mala (Pommes soleil)

Felix convivium mais 35€ quand même ! Et seule ombre au tableau, seulement un verre de vin pour accompagner les mets. La bouteille supplémentaire de ce divin breuvage coûtait la bagatelle de 12€. Donc pas de bis repetita placent. Et à la fin du repas, cerise sur le gâteau, nous furent servis par des esclaves souriants des gâteaux secs salés et des olives noires conformément à la tradition romaine qui faisait ce geste afin que les convives puissent continuer à boire dans les meilleures dispositions.

Certains auraient voulu sans doute que cela se termine en orgie. Ce ne fut pas le cas.

Pour mettre l’ambiance la viiieme légion a défilé dans les rues du vieux Saintes