Les ordonnances royales ne sont pas toutes médicales à Marie-Galante

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J’ai parmi mes ancêtres des affranchis. Savoir qu’un de ces ancêtres a été affranchi est source d’étrange fierté pour de nombreux descendants d’esclaves. Certes ils étaient esclaves mais ils ont été affranchis, non. Vive Louis-Philippe, roi des Français ! Moi je suis un peu circonspect pour être honnête. C’est vrai, je suis heureux pour eux, pour leur famille, à l’époque cela fut sans doute considéré par les membres du clan comme une victoire sur l’adversité, le début d’une vie prometteuse, jalonnée de succès. Pouvoir se dire libre, être citoyen, marcher libre au vent ce n’est pas quelque chose qu’on peut négliger comme cela d’un revers de main. Donc je ne jette la pierre sur personne.

J’ai tout de même tendance à croire que ces libertés accordées chichement le furent surtout au prix , selon moi, de nombreuses compromissions. Que de hontes ont  été bues, que de souffrances ravalées pour arriver à cette concession d’affranchissement (j’aime le mot anglais manumission, le mot portugais alforria). Il y aurait donc eu les bons esclaves dociles et méritants dont le prototype serait Uncle Tom et les autres récalcitrants et mauvais sujets. Je ne pense pas que les récalcitrants et mauvais sujets, les mauvais larrons, dont le prototype serait le nèg mawon ou le fenyan, avaient droit à la mansuétude du colon. Je ne crois pas à la charité chrétienne. Je ne crois en la matière qu’aux intérêts bien sentis de chacun. Et dans chacun je mets l’esclave et le colon. Je crois aussi aux liens du sang qui ont permis à de nombreux mulâtres de s’émanciper. Quand ce ne sont pas les liens du sang il y a les liens de la chair qui ont permis à de nombreuses négresses de s’émanciper, elles-même. Le talent, ne parle-t-on pas de nègres à talent (les musiciens, les charpentiers, les marins peut être, les cochers) était aussi une porte de sortie, tout comme l’était la guerre ( huit ans de combat acharné à défendre les intérêts de la classe dominante et hop on vous donne en guise de médaille d’ancien combattant et victime de guerre, un sauf-conduit de toute beauté, si entre temps vous n’avez perdu ni jambe ni tête ni tué la moitié de vos compatriotes).

Les actes d’affranchissement qui sont enregistrés dans les registres d’état civil des communes concernées font suite à des arrêtés des gouverneurs pris en conseil privé à Fort Royal pour la Martinique, à Basse-Terre pour la Guadeloupe et dépendances, à Cayenne pour la Guyane Française et à Saint-Denis sur l’ile Bourbon.

Exemple parmi tant d’autres d’un tel arrêté portant déclaration de liberté, celui dont a pu bénéficier mon Sosa 37, Eliza, couturière, née en 1800 à Marie-Galante et qui lors de la séance du conseil privé de la Guadeloupe du  6 août 1834      (acte 7, vue 297) est affranchie avec  ses 5 enfants (Saint-Père 15 ans et 9 mois, ouvrier charpentier, Champ-Fleury 12 ans et 9 mois, ouvrier charpentier, Firmin 8 ans et 9 mois, Irma 4 ans et 9 mois, Ernest 1 an et 8 mois) sur la demande de Joseph Leduc

Nous Gouverneur de la Guadeloupe et dépendances
Vu l’article 30 alinéa 2 de l’ordonnance royale du 9 février 1827 et celles du 31 août 1830 et 22 août 1833;
Vu l’ordonnance royale du 12 juillet 1832 et la dépêche ministérielle du 24 du même mois;

Vu notre arrêté du 11 octobre 1832;
Vu les déclarations faites en vertu de cette ordonnance et les pièces à l’appui de ces déclarations;
Considérant que les individus ci-après  nommés ont satisfait aux prescriptions de l’ordonnances et de l’arrêté précités;
Sur le rapport du Procureur Général
De l’avis du Conseil Privé
Avons arrêté et arrêtons ce qui suit:

Art 1er sont déclarés libres et seront inscrits en cette qualité sur les registres de l’Officier de l’état civil de leur quartier respectif, les nommés :

A la Basse-Terre et banlieue (14), quartier des Habitants (5) quartier de Bouillante (6), quartier de la Pointe-Noire (11), quartier de Deshaies (6), quartier de Vieux-Fort (2), quartier des Trois-Rivières (7), quartier de la Capesterre (10), île Saint-Martin (7), île Marie-Galante (27 parmi lesquels : Eliza et ses enfants: St Père, Champ-Fleury, Firmin, Irma et Ernest – Le sieur Joseph Leduc,  la Pointe à Pitre (9), quartier des Abymes (2), quartier de Morne-à-l’Eau (22),quartier du Moule (7), quartier du Petit Canal (2), quartier de Sainte-Rose (1), quartier du Petit-bourg (1), quartier de Sainte-Anne (2)

Article 2. Le Procureur général est chargé de l’exécution du présent arrêté , qui sera enregistré

Cet arrêté du 6 août 1834 est transcrit sur le registre d’état civil de  Grand-Bourg, Marie Galante (autrefois appelé Joinville) par acte 148 du 27 août 1834 (vues Anom 52 et 53).

L’an mil huit cent trente quatre le vingt-septième jour du mois d’août pardevant nous Marie-Joseph Ventre, officier de l’Etat civil de l’île Marie Galante résidant au Grand- Bourg  est comparue la nommée Elisa, âgée de trente quatre ans et neuf mois,, couturière domiciliée au Grand-Bourg laquelle nous a présenté un arrêté de Monsieur le gouverneur de la Guadeloupe en date du  six de ce mois qui déclare la dite comparante et ses enfans Saint-Père,  de quinze ans et neuf mois,  Champfleury de douze ans et neuf mois,  ouvriers charpentier, Firmin de huit ans et neuf mois, Irma de quatre ans et neuf mois,  et Ernest d’un an et neuf mois, libres et elle nous a requis ed faire sur nos registres l’inscription  prescrite par l’article cinq de l’ordonnance du roi du douze juillet mil huit cent trente-deux, à cet effet nous avons dressé le présent acte. En avons fait mention au bas du dit arrêté et avons signé après lecture de cet acte pour la requérante qui interpellée de signer  a déclaré ne le savoir.

Mais qu’étaient donc ces ordonnances pas médicales pour un sou et qui pourtant furent la base juridique pour entamer la procédure tendant à soulager le corps et l’âme de bon nombre d’esclaves au cours des 18ème et 19ème siècles ? Le médicament nommé « liberté » était si radical que sur la période 1832 – 1848 (date de l’abolition définitive) le taux d’affranchissement a été doublé. J’imagine (car il est difficile de se mettre à la place d’un affranchi, que ce fut comme passer son bac et recevoir les résultats, ou comme avoir son permis de conduire) ! J’imagine que ce fut comme une seconde naissance et que la mère pleura de joie et bénit le Seigneur ou les dieux ou esprits  en qui elle croyait. j’imagine que tout cela fut sabré dignement avec force guildive de Marie-Galante. et qu’on convia toute la parentèle à cet événement extraordinaire. certains crièrent bien avant Martin Luther King.

free at last, free at last, Lord Almighty, we are free at last.

On se para de bijoux et e beaux atours, yépa, on dansa, on sauta-mata, on chanta la vie est belle ! La Guadeloupe c’est le Paradis ! Grand-Bourg Campagne c’est  l’enfer transformé en Eden. On fit du bon boudin, on rôtit du bon cabri et cochon, force malanga et fruit à pain, on fit agapes sur agapes . J’imagine que le père de ces enfants là se joignit à tout ce beau monde. J’imagine que ce fut Joseph Leduc propriétaire âgé de 53 ans en 1834, qui pourtant jamais ne reconnut ces enfants là. La vie continua son petit train train colonial. Eliza eut encore deux enfants, deux jumelles,  en 1839, un quatorze janvier, Joséphine Cécilia et Virginie Cécile. Acte 2 du 21 janvier 1839. C’est Joseph Leduc qui fait la déclaration de naissance, il est dit que Eliza a accouché chez lui. Il est clair que tout ce beau monde a quelques accointances charnelles. Mais je suis sans doute mauvaise langue.

Mais l’enfer a les bras longs et en cette même année  1839 pourtant si bien commencée avec la naissance de ses jumelles Eliza l’affranchie va perdre en quelques mois trois enfants: Irma, le 18 septembre 1839, Ernest, le 27 septembre 1839 et finalement l’une des deux jumelles, née libre pourtant, Joséphine Cécilia, le 14 novembre 1839. Eliza mourra elle même en 1847 , un 27 novembre, 13 ans après son émancipation. entre temps elle aura reconnu en 1844  (acte 13, 7 août 1844) ses quatre enfants survivants : Saint Père, Champfleury, Firmin, Virginie Cécile puisqu’apparemment leur père fait l’oreille sourde.

Eliza mourra finalement le 27 novembre 1847 à Grand-Bourg Campagne (acte de décès 16).

Two

J’ai l’esprit au ras des pâquerettes et en l’occurrence au ras du semen-contra. Cela m’a  conduit à fouiller dans la vie de ce bon monsieur Leduc, Joseph de son prénom. Monsieur est veuf depuis 1815 quand son épouse bien aimée Louise Marguerite Lacavé Déruisseau, à qui il a juré fidélité exclusive devant Dieu et devant les hommes, meurt en 1815 dans la fleur de l’âge. Devenu veuf le pauvre homme se lamente . Il est encore gaillard ! 34 ans pardi c’est la toute jeunesse ! il a deux filles à éduquer: Irmène née en 1808 et donc âgée de 7 ans à la mort de sa mère et Marie Louise Célina née en 1812 et âgée de 3 ans. Elisa qui est déjà à son service et qui aidait madame son épouse est avenante. il résiste, certes, mais le démon de midi est ce qu’il est et madame s’occupe de monsieur corps et biens. La journée ce sont les filles, . Monsieur maintient les apparences parce que sa fille aînée veille. Elle veille tant qu’elle  se mariera huit mois après la mort de son père en novembre 1841. Monsieur rêve d’avoir des garçons ! qu’à cela ne tienne !   Dès 1818  Saint-Père apparaît, beau comme un pape ! Mais l’homme est gourmand, il en réclame un second, il a deux filles, normal, d’avoir aussi deux garçons pour l’épauler dans ses vieux jours. Eliza qui a appris la couture lui tricote de telles caresses que suivent Champfleury et Firmin. Irma et Ernest viendront compléter cette belle famille antillaise anbaféy ! Ce que voudrait Eliza c’est que Joseph reconnaisse ses enfants, même naturels. Mais ce dernier ne le peut à cause de ses filles qui font le blocage. Mais il l’aie à sa façon : ses « fils » apprennent la charpenterie. il faut leur donner un métier. Peut-être même ne le veut-il pas ! peut-être que la petite société de Grand-bourg ne lui pardonnerait pas ! En 1833 profitant de l’aubaine il consent à l’affranchissement de sa bonne pour enfants pour bons et loyaux services rendus dans l’éducation de ses filles et dans le maintien de son habitation car la toute dernière,, Marie-Louise Célina Leduc a maintenant 21 ans. Deux ans avant de mourir leur père baptise deux de ses enfants jumelles. Le coup de grâce pour Marie Louise Célina  qui ne le pardonnera jamais à son père et à fortiori à sa belle-mère. C’est le poison qui aura raison de la vie de trois des enfants illégitimes. La chair de sa chair a tué la chair de sa chair ! Le père Joseph entre dans une profonde dépression. Il meurt. Et là c’est la débandade. Eliza et tous ses enfants d’ Eliza doivent débarrasser le plancher illico. Ils ne sont plus les bienvenus. Maintenant on se déchire pour l’héritage. Heureusement le sieur Joseph avait prévu l’avenir de ses enfants et laissé ses dernières volontés chez son notaire. C’est le coeur triste qu’en 1844 Eliza reconnait ses enfants. Elle aurait pu le faire bien avant mais elle attendait, fleur bleue, que son homme le fasse. Maintenant qu’il est mort, adieu robe blanche, diadème vache, cochon, duc,  mariage ! On ne peut plus tergiverser d’autant plus que sa santé s’est délabrée. C’est que ce monsieur là aimait la bagatelle plus que tout et ne rechignait pas à la tâche quand il s’agissait de donner ses coups de boutoir. Eliza n’a plus ses 20 ans. Le 12 novembre 1845 sa rivale oedipienne meurt à l’âge de 33 ans. Célibataire à l’âge du Christ. Eliza a elle 45 ans. Il ne lui reste guère que deux ans à vivre !

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Vous avez aimé la telenovela ! Oui nos familles peuvent servir de cadre à de merveilleuses histoires pleines de rebondissements mais la vie dépasse bien souvent la fiction. Mais revenons à nos moutons après cette intermède que vous me pardonnerez, je l’espère. Que mon sosa 37 me pardonne si je l’ai choqué ou si ma vérité n’est pas conforme à la réalité. ce n’est qu’un histoire parmi tant d’autres dont j’essaie de dégager une trame. Il fallait es bons, il fallait des méchants. J’ai choisi mon bord, celui de mon sosa 37, bien évidemment. Mais rien ne prouve que selon mon scénario, tiré peut-être par les cheveux, mais tout à fait vraisemblable, que ce monsieur Joseph Leduc, dit aussi Duc n’est pas lui aussi mon sosa 36. On le saura bien un jour avec la généalogie génétique.

Mais passons aux choses sérieuses, voulez-vous bien ? Examinons l’ordonnance royale de Louis-Philippe du douze juillet 1832  qui est promulguée localement en Martinique le 1″ septembre 1832, en Guadeloupe  le 11 octobre 1832 et à l’Ile Bourbon  le 18 janvier 1833:

Ordonnance du roi sur les formalités à suivre pour les concessions d’affranchissement dans les colonies

  • Attendu que le projet de loi sur le régime législatif des colonies n’ayant pas été discuté dans la dernière session des chambres, l’adoption d’une loi sur cette matière peut entraîner de longs délais;
  • Considérant que ce qui concerne les affranchissements dans les colonies ne pourra être définitivement réglé que selon les formes qui auront été déterminées  par la loi à intervenir;
  • Voulant cependant donner, en ce qui est du ressort de l’administration publique, de nouvelles facilités  aux concessions d’affranchissements;
  • Désirant notamment appeler au plus tôt à la liberté légale les individus, qui dans quelques colonies, jouissent à divers titres de la liberté de fait ;
  • Sur le rapport de notre ministre de la marine et des colonies, etc
  • ARTICLE 1er
  • Toute personne qui voudra affranchir son esclave en fera la déclaration au fonctionnaire chargé de l’état civil dans le lieu de sa résidence.
  • Cette déclaration sera inscrite sur un registre spécial, et transmise, dans les huit jours de sa date, au procureur du roi près le tribunal de première instance, pour être affichée par ses soins, dans semblable délai, à la porte de la mairie de la commune où le déclarant  fait sa demeure habituelle, ainsi qu’à celle de l’auditoire du tribunal; ladite déclaration  devra en outre être insérée  trois fois consécutivement  dans un des journaux de la colonie.
  • 2. Les oppositions auxquelles il  pourrait y avoir lieu seront formées  dans les six mois qui suivront  l’accomplissement e ces formalités. Les oppositions devront être motivées, et contenir assignation en validité devant le tribunal de première instance ; elles seront notifiées au procureur du roi et au déclarant
  • 3. Le ministère public pourra lui-m^me former opposition à l’affranchissement dans le cas  où l’affranchi serait reconnu hors d’état de pourvoir à sa subsistance en raison  de son âge ou de ses infirmités. Cette opposition motivée, et contenant également assignation en validité, sera notifiée au déclarant avant l’expiration du délai fixé par l’article précédent.
  • 4. Le tribunal de première instance prononcera sommairement. S’il y a appel , il sera interjeté dans la quinzaine de la signification du jugement et jugé comme affaire urgente.
  • 5. S’il n’y a pas de réclamation, ou si les réclamations sont reconnues non fondées, le procureur général proposera au gouverneur un arrêté pour faire inscrire  définitivement comme libre, sur les registres de l’état-civil, l’esclave qui a été l’objet de la déclaration d’affranchissement
  • Le gouverneur statuera immédiatement.
  • 6. Les dits actes relatifs à l’affranchissement ne seront soumis qu’au droit fixe d’un franc.
  • DISPOSITION TRANSITOIRE
  • 7. Tout individu qui jouit actuellement de la liberté de fait, le cas de marronnage excepté, sera admis à former, par l’intermédiaire, soit de son patron, soit du procureur du Roi, une demande pour être définitivement reconnu libre.
  • Pareille demande pourra être formée par l’intermédiaire du procureur du Roi, par toute personne non encore légalement affranchie qui, à l’époque de la promulgation de la présente ordonnance, aura accompli huit années de service dans la milice.
  • Il sera procédé, à l’égard des demandes comprises dans les deux paragraphes  ci-dessus, conformément aux dispositions des articles  précédents
  • Le recours en cassation sera ouvert aux libres de fait contre les arrêts ‘appel mentionnés à l’article 4
  • 8. Toutes les dispositions  contraires à celles de la présente ordonnance sont et demeurent abrogées.
  • 9. Notre ministre de la Marine et des colonies, (comte de Rigny) est chargé, etc.

Ensuite les actes d’affranchissement font référence à l’ordonnance royale du 9 février 1827 modifiée  par celle du 22 août 1833, et plus particulièrement à son article 30 et son alinéa 2. Que stipulent ces dernières ? Je vous en parlerai une autre fois en prenant comme base d’appui un autre de mes sosa, martiniquais celui-là, de la belle ville de Case-Pilote, dans les hauteurs de Case-Navire, un homme cette fois-ci pour m’éviter d’être traité de phallocrate libidineux.

13 jingles para presidente

Antigamente quem fazia eleição era televisão e radio. No momento do debate cada candidato era confrontado aos outros e podia mostrar ou tentar de explicar o que ele queria para o Brasil. Agora com as redes sociais a coisa ficou mais disputada. Sempre pensei que em realidade com uma oferta tão larga quem ganhava eleição era jingle. Qual é a musica que vai vender o presidente o Brasil en 2018 ? Aposte no bom cavalo, na boa chapa, aposte na escuderia certa. Concorrem para o cargo supremo 13 candidatos a presidente e 13 candidatos a vice presidente. 13 chapas envolvendo um total de 31 partidos. Muito matagal, muita sauva para pouca coisa. O negócio é ter tempo de antena, maior a coligação maior o tempo na televisão e no rádio no horário oficial da propaganda eleitoral gratuita a partir do dia 31 de agosto até o dia 4 de outubro. Ai o negócio é aparecer nos debates entre candidatos organizados pelas teves onde o tempo de fala é igual já que na campanha eleitoral gratuita é desigualdade assumida.

Desde o dia 16 de agosto a propaganda eleitoral começou. E aí começou a verdadeira folia : comícios , passeatas, carreatas, propaganda na internet, distribuição de material gráfico , adesivos, outdoors. Primeiro turno em 7 de outubro, propaganda eleitoral do segundo turno inicia dia 12 de outubro, segundo turno dia 28 de outubro. Estarão em disputa também governadores estaduais, senadores, deputados federais, deputados estaduais.

Quem tem o melhor jingle ? Que jingle vai mexer com o povo ? Forró , xote, sertanejo, marchinha ?

Por ordem alfabética (até a decisão final e homologação dos pedidos de registros dos candidatos pela Justiça no dia 17 de setembro):

Alvaro (Podemos) (vice Paulo, PSC). coligação Mudança de Verdade :Podemos, PSC, PRP, PTC (4 partidos)

Benevenuto Daciolo (Patriota) (vice Suelene) (1 partido)

Ciro (PDT) (vice Katia) coaligação Brasil Soberano: PDT/Avante (2 partidos)

Geraldo (PSDB) (vice Ana Amelia, PP) coligação Para Unir o Brasil: PSDB, PP, DEM, PR, Solidariedade,PRB, PSD, PTB, PTS (9 partidos)

Guilherme (PSOL) (vice Sônia, PCB) coligação Sem Medo de Mudar o Brasil !: PSOL, PCB (2 partidos)

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Henrique (MDB) (vice Germano, PHS) coligação Essa é a Solução: MDB, PHS (2 partidos)

Jair (PSL) (vice Hamilton, PRTB) coligação Brasil Acima de Tudo, Deus Acima de Todos: PSL, PRTB (2 partidos)

João (Novo) (vice Christian) So o Novo é novo (1 partido)

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João (PPL) (vice Léo) Quem gosta do Brasil vota nele ! (1 partido)

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José Maria (DC) (vice Hélvio) (1 partido)

Luiz Inacio (PT) (vice Fernando) coligação O Povo Feliz de Novo: PT, PCdoB, PROS, PCO (4 partidos)

Marina (Rede) (vice Eduardo PV) coligação Unidos Para Transformar o Brasil : Rede, PV (2 partidos)

Vera Lucia (PSTU) (vice Hertz) : Operaria, Negra, Popular e Socialista, A Cara da Revolução (1 partido)

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Bata me um abacate, viu, seu Macunaíma

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Rá, rá, rá, como fala o santo « se eu soubesse » ou sei lá o nome do dito cujo. Eita gente eleição à vista ! Embora cantar então, cantar o eleitor claro. Todo eleitor, sabia, tem cara bonita e respira o Brasil antes da eleição. Depois é outro departamento. Mas tudo bem. Aquele Macunaíma sem caráter já falava no seu tempo, aliás já em 1928, pouca saúde e muita saúva, os males do Brasil são. Ele nem nome tinha mas votava sim ! Ordem e Progresso, é outra coisa ! Né Itamar ! Vamos cantar juntos Adeus Planalto !

Eu não nasci e não vivo no Brasil, então

Eu fui a Brasília pra no Planalto

Beber abacatada

Fui pra beber, não bebi, que decepção senti

Bebii quase nada.

Eu não comi Vei, a Sol, muiraquitãs nem cunhãs

Urraricoera

Eu não comi Piaimã, não comi Uiara, Capê

Comi quase nada

Eu não provei Cuianogue, não provei Ci nem Nhamundá,

Macunaíma,

Eu não provei Imperador, não provei nem Mato Virgem

Provei quase nada

Eu fui a Brasília pra no Planalto

Me encher com abacate

Fui pra encher, não enchi, que decepção senti

Comi quase nada.

Eu não comi Maanape, nem Jiguê nem

Cobra preta, Ai que preguiça

Sauva também não comi , lua, India Tapamunhas

Comi quase nada

Eu não belisquei Rio Negro, ilha de Marapatá

Nem Icamiabas

Eu não belisquei Ursa Maior, Grande Otelo nem Paulo José

Belisquei quase nada

Eu fui a Brasília pra no Planalto

Bicar no abacate

Eu fui pra bicar, não biquei, que decepção senti

Biquei quase nada.

Não papei o Venceslau Pietro Pietra nem Sofara

Ai que preguiça

Eu não papei Joana Fomm, Milton Gonçalves nem Myriam Muniz

Papei quase nada

Não engoli preto retinto, filho do medo da morte

Nem Caapora

Não engoli ordem nem progresso, herói da nossa gente,

Engoli quase nada

Qui imagine un seul instant le gorille adjoint au direcab du général de Gaulle mis en examen ?


De Gaulle et ses gorilles, est un film de 52 minutes réalisé par Frédéric Decossas et Renaud Fessaguet en 2010.

N’est pas général de Gaulle qui veut ! J’imagine mal le général de Gaulle faire le fier à bras et défier l’opposition par un tonitruant qu’ils viennent me chercher télévisuel à la Maison e l’Amérique Latine! J’imagine mal le général de Gaulle clamer à cors et à cris que son gorille n’est et n’a jamais été une fois de plus son amant. J’imagine mal le général de Gaulle ironiser sur une prétendue double vie avec le président de la RTF !

Mais il est vrai que je suis de l’ Ancien Monde et non du monde de l’En-même-temps ! Je suis du temps de la marine à voile et il semblerait maintenant que les hors-bord ultramodernes sont en même temps à voile et à moteur !

J’imagine mal le psychodrame qui porterait le bon, preux et fidèle chevalier-général Charles à confier à la presse mon gorille m’a trahi. J’imagine Simone revenir de l’Outre-Tombe de l’Ancien Monde et porter plainte devant la justice pour calomnies.

Le Général de Gaulle a eu en tout et pour tout sur la période du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969 trois direcabs : René Brouillet (1959-1961), Georges Gallichon (juillet 1961 à janvier 1967) et Xavier Daufresne de la Chevalerie (janvier 1967 à avril 1969) si l’on en croit l’article d’ Eric Chiaradia Entourage du général de Gaulle à l’Elysée (8 janvier-1959 au 28 avril 1969)

Qui imagine à la Libération quelqu’un de l’entourage du général de Gaulle à l’époque du GPRF (Gouvernement Provisoire de la République Française) (25 août 1944 au 21 janvier 1946) mis en examen ?

Cabinet du Président

Directeur : Gaston Palewski (le gaulliste préhistorique)

Directeurs adjoints : René Brouillet, Geoffroy de Courcel (commissaire de la République en mission) jusqu’en avril 1945 ( ?), Louis Vallon (à compter de janvier 1945)

Chargés de mission : Michel Debré (à compter d’avril 1945), François de Langlade, André Malraux (d’août à octobre 1945), Jean Monnet, lieutenant-colonel Georges Spillman , Albert Chavanac , René Divin

On essaie ici et là de sous-estimer les tâches d’ Alexandre Benalla, gorille et en même temps chargé de mission auprès du directeur de cabinet de la Présidence de la République.

Qui imagine Michel Debré mis en examen ? Qui imagine André Malraux mis en examen ? Qui imagine Jean Monnet mis en examen ?

Qui imagine l’un des quatre gorilles historiques du général de Gaulle (Paul Comiti, Roger Tessier, Henri Djouder, René Auvray ainsi que gorille remplaçant de ce dernier Raymond Sasia) mis en examen ?

Alexandre Bénalla écrira-t-il un jour comme Roger Tessier : J’étais le gorille du général (éditions Perrin, 2002) ? Ou préfèrera-t-il écrire comme Raymond Sasia : Mousquetaire du Général (Editions Guéna, 2010)

et quand un jour viendra le moment de l’adieu, le verra-ton porter vers sa dernière demeure Pèpère comme le firent le 12 octobre 1970 à Colombey-les-Deux-Eglises les quatre gorilles du Général ?

Mais n’est pas général qui veut, dans l’ancien monde préhistorique comme dans le nouveau post-moderne ! Par contre le gorille ténébreux suspendu pourra peut-être aisément se reconvertir au cinéma dans un rôle balzacien à sa mesure dans un film comme Les Pieds-Nickelés ou Les Tontons Flingueurs du Nouveau Monde. Moi en tout cas je le vois bien jouer dans un remake de l’adaptation cinématographique de l’ouvrage Il gattopardo de Guiseppe Tomasi di Lampedusa le prince Tancrède Falconeri, neveu du prince Salina, joué par Alain Delon dans Le Guépard (1963), de Luchino Visconti avec Burt Lancaster, Alain Delon et Claudia Cardinale. Je le vois bien valser sur la musique de Nino Rota !

Et pour terminer cette chronique qu’on pourrait intituler splendeur et misère d’un gorille charmant je vous propose d’écouter à nouveau la chanson de Georges Brassens : Le gorille

C’est à travers de larges grilles que les femelles du canton

Contemplaient un puissant gorille, sans souci du qu’en-dira-t-on

Avec impudeur, ces commères lorgnaient même un endroit précis

Que rigoureusement ma mère m’a défendu de nommer ici

Gare au gorille!

Tout à coup la prison bien close où vivait le bel animal

S’ouvre, on n’sait pourquoi. Je suppose qu’on avait dû la fermer mal

Le singe, en sortant de sa cage dit « C’est aujourd’hui que j’le perds! »

Il parlait de son pucelage, vous aviez deviné, j’espère!

Gare au gorille!

L’patron de la ménagerie criait, éperdu: « Nom de nom!

C’est assommant car le gorille n’a jamais connu de guenon! »

Dès que la féminine engeance sut que le singe était puceau,

Au lieu de profiter de la chance, elle fit feu des deux fuseaux!

Gare au gorille!

Celles-là même qui, naguère, le couvaient d’un oeil décidé,

Fuirent, prouvant qu’elles n’avaient guère de la suite dans les idées

D’autant plus vaine était leur crainte, que le gorille est un luron

Supérieur à l’homme dans l’étreinte, bien des femmes vous le diront!

Gare au gorille!

Tout le monde se précipite hors d’atteinte du singe en rut,

Sauf une vielle décrépite et un jeune juge en bois brut;

Voyant que toutes se dérobent, le quadrumane accéléra

Son dandinement vers les robes de la vieille et du magistrat!

Gare au gorille!

« Bah! soupirait la centenaire, qu’on puisse encore me désirer,

Ce serait extraordinaire, et, pour tout dire, inespéré! »;

Le juge pensait, impassible, « Qu’on me prenne pour une guenon,

C’est complètement impossible » La suite lui prouva que non!

Gare au gorille!

Supposez que l’un de vous puisse être, comme le singe, obligé de

Violer un juge ou une ancêtre, lequel choisirait-il des deux?

Qu’une alternative pareille, un de ces quatre jours, m’échoie,

C’est, j’en suis convaincu, la vieille qui sera l’objet de mon choix!

Gare au gorille!

Mais, par malheur, si le gorille au jeu de l’amour vaut son prix,

On sait qu’en revanche il ne brille ni par le goût, ni par l’esprit

Lors, au lieu d’opter pour la vieille, comme l’aurait fait n’importe qui,

Il saisit le juge à l’oreille et l’entraîna dans un maquis!

Gare au gorille!

La suite serait délectable, malheureusement, je ne peux

Pas la dire, et c’est regrettable, ça nous aurait fait rire un peu

Car le juge, au moment suprême, criait: « Maman! », pleurait beaucoup,

Comme l’homme auquel, le jour même, il avait fait trancher le cou

Gare au gorille

Vous avez vu Bim?

Vous avez vu Bim? J’en doute. Vous avez dû voir The Harder they come (1972) de Perry Henzell tourné en Jamaïque, voire Dream on Monkey Mountain d’après le livre de Derek Walcott, tourné par Hugh Robertson. Peut être même avez-vous vu The right and the Wrong de Harbance Kumar mais pas plus qu’Obeah vous n’avez vu cette oeuvre classique du cinéma caribéen de langue anglaise que représente Bim. Bim et Obeah ont été tous deux tournés à Trinidad. Bim raconte l’histoire d’un Trinidadian d’origine hindoue et son ascension mouvementee dans la société trinidadienne en proie à des tensions raciales. Bim est joué par Beem Singh et par Ralph R. Maharaj. Parmi les autres acteurs on relève les noms de Wilbert Holder, Hamilton Parris, Joseph Gilbert, Laurence Goldstraw et Neville Labastide. Bim a été tourné par le metteur en scène américain Hugh Robertson qui a aussi participé à l’aventure Shaft. Il faut se rappeler qu’en 1974 Trinidad est un État qui ne s’est livré de la colonisation britannique que depuis 12 ans. Les affrontements ethniques pour la prise du pouvoir sont énormes entre Trinidadiens descendants hindous et trinidadiens descendants d’esclaves. La bande originale est de André Tanker sur un script de Raoul Pantin.

On est en plein dans le trinidad colonial d’avant 1962. Moi j’ai apprécié dans ce film le portrait de la culture hindoue à Trinidad qui ne devait pas être bien différente des descendants dravidiens de la Guadeloupe.

Bim Bim sink or swim

Jumbie call

MR Goldteeth

Une mer et trente-cinq blasons

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Sauriez-vous reconnaître (sans tricher) les 35 blasons qui symbolisent les différentes îles des Caraïbes ? C’est facile pour certaines îles car le nom est inscrit sur le blason. Beaucoup plus difficile pour d’autres.

Sauriez-vous ensuite reconnaître parmi les dix blasons suivants lequel n’est pas africain ?

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Pimenta na saúva dos outros é refresco

Tenho mais de 30 anos de convivência com o Brasil. Cheguei no paraíso baiano vindo da França após uma temporada na Argentina pela primeira vez em 1986. Naquele ano a escola de samba de São Clemente concorrendo no grupo 1B do carnaval carioca fez um samba enredo irreverente e crítico chamado Pouca Saúde e Muita Saúva, os Males do Brasil são. Segue as letras :

Desperta Brasil
Desse coma entre vorazes tubarões
Vindo por terra ou por mares
Poluindo nosso ares, explorando nosso chão
Impondo ordens em receitas estrangeiras
No acoito das saúvas brasileiras
De Norte a Sul « Brasil-Invest » por aí
E outros males como FMI
Mate a saúva antes dela te matar
O peso é muito para um morto carregar
Pouca saúde, pouca grana pra gastar
Oh! Seu ministro onde a coisa vai parar?
Oh! Que tristeza, a realidade brasileira
A malária que era só do Norte
No Sudeste chegou forte, correu a nação inteira
O arlequim ficou biruta e ri à toa
Da Colombina tão bonita e tão sacana
Dona de um banco de sangue tão bacana
Que deixou o Pierrot descascando uma banana

Fila pra lá, fila pra cá
Pra marcar a hora certa do defunto desfilar

Mas que saudade
Dos tempos idos que não voltam mais
Vovó quando doente era curada
Com elixir, biotônico e outros chás
Jeca Tatu tão doente e explorado
Espera a salvação chegar
Mais a diligência da saúde
Vem puxada por saúvas
Que a nova república deu fim… no Delfim

Ai de mim
É AIDS sim!
Paetês e silicones desfilando por aí
E os meus direitos humanos
A São Clemente cobre na Sapucaí

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Botafogo já era fogo desde 1952, o ano que para ele tudo começou como começou para mim.. O GRES São Clemente concorria no grupo 1B, na série B do carnaval carioca e terminou segundo colocado em 1986. Já em 2018 está firme no grupo especial onde terminou na décima e primeira colocação. O São Clemente melhorou com certeza ! Por outro lado o Brasil piorou em vez de melhorar ! Mas Honni soit qui mal y pense ou Onisuaquimalipanse como foi o tema do enredo deles de 2017. Brasil continua a fogo baixo no quesito ordem e progresso! Toda espada de são Jorge é pouca para afastar o mal do Brasil. O quadro já é caótico ! Brasil tá pegando fogo. Na terra abençoada por Deus. Brasil tá pegando fogo. E não há bombeiro perto pra apagar esse fogo hereditário antes das fogueiras do São João. A razão disso é que esse fogo é divino. Brasil é movido a fé e feitiço. E quando nem a fé nem o feitiço resolve apela ao político. O político brasileiro é o representante eleito por Deus e o povo para dar rumo a essa nave desnorteada. Haja desespero. Ainda bem que Deus é brasileiro! Imagine se não fosse ! Deus vai ajudar o Brasil com fé em Deus. Deus é presidente, Deus é senador, Deus é deputado federal, Deus é governador, Deus é vice presidente, Deus é prefeito, Deus é deputado estadual, Deus é vereador. Deus é juiz e Deus é advogado e claro Deus é réu. Deus é brasileiro, meu filho. Na terra do diabo e do sol Deus é Jeca Tatu, bode velho . Ele sabe o que faz. Tá pegando fogo. Pois bem. É momento de fé e momento de esperança. Deus vai tocar samba em qualquer momento agora. Deus é gasolina, Deus é caminheiro. Brasil como um todo teme em Deus. Brasil teimoso persiste e assina. Deus vai salvar o Brasil. Deus tem outros nomes . Já foi Django Goulart. Já foi Tancredo Neves. Já foi Ulisses Guimarães. Já foi Sarney ! Já foi Collor. Já foi Lula. Já foi Felipe Henrique. Já foi Dilma. Agora Deus tem por nome Temer. E esse aí como todos os prévios sabatinados em nome do Pai, do Filho e do Espírito do carnaval teme a Deus. Sabatinados foram tambem sanctificados os vices do Arlequim.

O sonho de um vice é sempre de se promover quem sabe calife no lugar do calife, deixar de ser apenas um grande vizir para sempre.

Para ser eleito e agradar a Deus e ao Diabo as ditas chapas foram constituídas. Fediam mas o povo tampava o nariz votando nelas apesar do cheiro forte de gamba feito de carpa podre e de coelho corrupto.

Bem que tinham alguns profetas que depois de jogar os búzios anteciparam o desastre. Só olhando nesse processo o rei apenas e se esquecendo do vice-rei que só aguardava sua hora. Como artilheiro em frente do gol rezando chegar o momento para dar seu bote. O Deus brasileiro é fanático doente de futebol. Adora uma bola, adora brincar de bola. Adora jogo de bicho, loto, jogos de azar. O Deus brasileiro é rei da ginga. Dribla melhor que Pelé, Neymar, Ronaldo, Ronaldinho e Mané Garrincha reunidos em quadrilha. Essa bola é que nem uma rosa ungida. Ela vai absorver, dizem seus adoradores, todas as maldades que assolam a terra abençoada. Um novo Deus está nascendo das cinzas de malária do Brasil. Será, acredita-se, bem votado em todas as capitais. Piadamente o voto que cada brasileiro depositará na urna será como sempre um voto obrigatório. Cada cidadão brasileiro votará em sua alma e consciência para seu líder máximo. E ao mesmo tempo para seu vice líder. Quem não cumprir sua obrigação eleitoral vai ter que pagar uma multa. Vai ter que justificar seu voto. Ou melhor seu não voto. Isso se chama também dízimo. Deus é Pai, Deus é Pastor e por isso precisa de rebanho cativo e ovelhas precisam de orações. Precisam da mão de Deus estendida como mordidas leves de pastor alemão para recolocar a ovelha perdida no caminho certo. Ovelhas adoram suas hóstias. Seus cânticos. Seus jejuns. Seus Macunaimas ! Seus Policarpos Quaresmas ! Brasil pra ser curado de todos seus males vai precisar de muitas orações mesmo. Creia em Deus. A bola ungida é o símbolo do amor e o símbolo do carinho. Essa bola tem uma missão quase bíblica . Ela vai tirar o Brasil da beira do colapso. O Brasil pode voltar a ser feliz. Tem que renascer que nem o Fênix das suas cinzas e se reestruturar. Antes da Copa do Mundo da Rússia. Dá pra se reerguer em duas semanas? Só se for no Brasil. Na Argentina havia as viúvas de Maio. No Brasil se Deus não tomar jeito de homem haverá viúvas e viúvos de maiô para ser juízes desse jogo. Tomara que o apito final seja feliz. Empate não serve. Derrota nem pensar. Só serve a vitória ! Clara e nítida ! Tipo 6 a 1 ! Fora disso o time volta pra casa de mão abanando e aí Deus livre o Brasil que todo mundo sabe é muita saúva. E como bem falou Auguste de Saint-Hilaire (1779-1853) há uma eternidade atrás bem antes do Mário de Andrade:

“Ou o Brasil acaba com a saúva, ou a saúva acaba com o Brasil”

Le méprisant Zeuspiter

J’adore la critique politique. Les commentateurs politiques savent mieux que quiconque à partir d’un mot anodin qui passerait presque inaperçu déclencher un tollé médiatique. C’est de bonne guerre. Ils maîtrisent l’art de la formule et avec les politiques il vaut mieux. Moi j’aime quand un journaliste fait sortir un homme politique de ses gonds, de sa posture policée. Certes il y en a de moins en moins de ces journalistes frondeurs. Beaucoup pratiquent l’art de manger leur soupe à tous les condiments possibles et imaginables. Le Méprisant ça c’est une bonne trouvaille. J’aimerais bien qu’un journaliste lui demande l’air de bafouiller Mr le Méprisant au lieu de Mr le Président pour voir de quoi aurait l’air le Méprisant. Comment réagirait il? Bon de là à le déguiser en nazi il y a un pas de trop que je ne saurai franchir mais tout est de bonne guerre. Tout n’est que de la com. Méprisez, méprisons gaiement, il en restera toujours quelque chose. Soyons condescendant, soyons Jupitérien et du haut de l’Olympe condescendons, condescendons, que diable ! Jupiter en latin, Zeus en grec et Zupiter le Méprisant en français ! Que dirait Micromégas, le géant aux mille langues et aux 32 kilomètres de haut, exilé de sa planète Sirius s’il prenait pied sur la planète Jupiter. Que lui ferait dire Voltaire ? Nous ne sommes plus en 1752 mais les contes philosophiques sont toujours d’actualité ! Du haut de son âge multi-vénérable il serait sans doute surpris par l’outrecuidance du Méprisant auto-proclamé mâle blanc. Devant tant de suffisance le citoyen lambda demeure coi. Zeuspiter dans sa toute puissance fait paraître anachronique toute résistance à ses velléités de changer de fond en combles les us et coutumes de ce bas-monde de la France d’En Bas.

Je me fais l’avocat sinon du diable du moins de Micromégas. Ce dernier aurait sans doute bien ri à la sortie de Hollande parlant en évoquant son successeur au trône suprême d’un président partenaire passif tandis que Trump est qualifié pra contraste de partenaire actif. Il fut un temps ou il y avait un prédisant  du passé et un président du passif. Les temps changent et Micromégas secoue tristement la tête et murmure Déja vu !

Le nez dans le ruisseau c’est la faute à Emmanuel Rousseau, le cul tombé par terre c’est la faute à Jean-Marie Macron dit Voltaire,

15 ans et demi en mai 1968

Au Brésil Zuenir Ventura a écrit en 1989 un ouvrage intitulé 1968 : o ano que nao terminou. L’année qui n’a pas terminé !

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En mai 1968 j’avais 15 ans et demi, 32 dents et 9 frères et soeurs (huit survivants) dont la dernière venait de naître le 15 janvier. J’étais l’aîné, j’habitais La Pierre Plate un cinq pièces au huitième étage dans une cité à Bagneux dans les Hauts de Seine, qu’on appelait encore Seine tout court, la cité des musiciens. Chacun de mes amis ou copains était identifié par une barre d’immeubles. Il y avait ceux de Mozart, ceux de Serge-Prokofiev, ceux de Claude-Debussy, ceux de Manuel de Falla, ceux de Frédéric-Chopin, ceux de Rossini, le B8, dont je faisais partie. Entre Mozart A8 et Rossini B8 c’étaient 192 logements. Moi mon univers se jouait entre Rossini, Mozart et Debussy. Nous nous retrouvions pour jouer au foot derrière Mozart ou derrière Debussy entre garçons. Je n’avais qu’un copain de classe dans le quartier, Yann qui habitait dans le même bâtiment . J’étais au numéro 8, lui au numéro deux ou trois. Nous prenions tous les matins avec Maurice qui habitait lui au rond-point des Martyrs le bus 188 pour aller à l’école. Puis on marchait à pied de Sceaux-les-Blagis jusqu’au lycée Lakanal situé entre Sceaux et Bourg-la-Reine. Le lycée Lakanal était un lycée très huppé puisque 85 pour cent des élèves étaient issus des csp +, des chefs d’entreprise, des professions intellectuelles supérieures, des cadres supérieurs. Moi j’étais le prolétaire de service, la racaille studieuse, l’exception qui confirme la règle. Je me sentais vraiment un privilégié !

Etre balnéolais était presque une tare. Etre de Sceaux-les-Blagis était déjà une honte ! Le lycée offrait un cadre exceptionnel ! Parc, cour, couloirs étaient chargés d’histoire même si les latrines laissaient à désirer. Mais nous étions dans un lycée chargé de traditions. Khâgne, hipokhâgne, classes préparatoires étaient célèbres ! Entouré de professeurs célèbres. J’étais en seconde A.

Etudes classiques latin espagnol anglais ! Un lycée de garçons ! Yann Piquer et Maurice Allouche, mes copains de Bagneux, mais aussi Yves Trancard, Robert Gouin, François Merle, Jean-Marc Boyer, Bernard Breuiller, Jean-Pierre Lenfant, Christian Billon, Romain Gospodnetik, Pascal Meslet. Leclerc, Batista, Dubut dont les prénoms se sont évanouis. Aucune fille ! Les filles étaient regroupées elles au lycée Marie Curie ! J’étais demi-pensionnaire. Je mangeais le midi à la cantine. Comme j’étais boursier puisqu’on était une famille nombreuse je ne crois pas que mes études aient coûté cher à mes parents ! Il y avait aussi des pensionnaires qui étaient en internat qui dormaient carrément à l’école du lundi au samedi et parfois plus. J’enviais surtout les externes qui pouvaient sortir le midi et aller manger chez eux. Ceux-là c’étaient des privilégiés. Certains arrivaient en Solex d’autres étaient déposés en voiture.

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En mai 1968 j’avais 15 ans et demi et j’étais sans doute encore catholique puisque en 1969 encore il me semble que j’étais enfant de choeur et que j’ai participé à la quête de l’église Sainte-Monique pour les aveugles. J’avais même fait ma renonce.

J’adorais lire et je passais la plupart de mon temps à la bibliothèque municipale où j’ai lu toute la collection de contes et légendes du monde entier. Je jouais aussi au foot en cadet au COMB comme demi et à l’AS Lakanal au rugby.

J »étais romantique. A 15 ans et demi je n’avais pas encore embrassé une fille, si ma mémoire est bonne. Sur le chemin de l’école entre les blagis et Lakanal il y avait le lycée professionnel Florian rue de la Marne où je croisais des demoiselles et mon regard croisait assez souvent une petite martiniquaise qui habitait justement aux Blagis chez sa tante. Avec elle qui était Marylin mais pas Monroe j’ai connu mon premier film au cinéma, mes premières étreintes, mes premieres caresses, ma première jouissance . Mais nos jeux étaient malgré la jouissance assez innocents sur les bancs publics, dans les fourrés, au cinéma, contre les murs mais jamais au lit. J’avais alors peut être seize ans, seize ans et demi mais peut être aussi quinze ans et demi. Je confonds les dates. Ce que je sais c’est que quand Johnny a sorti Si j’étais un charpentier, ou Mon fils moi je n’avais pas encore croqué la pomme. J’avais trop peur qu’une partenaire éventuelle tombe enceinte. C’était ma hantise. Devenir père à 16 ans. Je voulais étudier. Je ne savais pas encore ce que je voulais faire exactement mais ce que je savais c’est que je ne voulais pas devenir père à 15 ans et demi. La pilule n’était pas à la mode et je n’avais jamais vu un préservatif ! J’avais une seule certitude c’est que je voulais un métier qui me fasse voyager. Je pensais à steward ou pilote pendant longtemps mais je dus déchanter à cause de ma vue. J’étais myope, je ne pouvais pas être pilote et steward je ne trouvais pas assez glamour. J’écrivais bien, je parlais anglais et espagnol ! Journaliste pourquoi pas !

Mon père avait alors 45 ans et ma mère 37. Ma mère ne travaillait pas depuis que nous étions arrivés en métropole en 1961 et mon père travaillait depuis 8 ans à Paris dans le septième arrondissement rue du Bac dans l’Administration, comme il aimait à le dire après avoir vécu une partie de sa vie engagé dans l’Armée. Il était huissier au Ministère de l’Industrie. Huissier c’est un bien beau titre pour une fonction qui consistait globalement à filtrer les entrées et les sorties et à porter le courrier et lire le journal. Mon père qui était résistant était inscrit au Parti communiste mais adorait de Gaulle ! Il était trésorier d’une association antillaise appelée le Rayon de Soleil.

Moi j’avais 15 ans et demi. et j’ai vu passer mai 1968 comme un printemps ensoleillé entre parties de babyfoot à la Croix de Berny, parties de flipper, mes premiers cafés, mes premiers émois sans doute. J’étais assurément loin des pavés, des barricades, des manifs. Je voyais bien que ça bougeait mais cela ne me concernait pas ! Je n’étais pas politisé ! J’entendais bien les slogans comme « il est interdit d’interdire », « les frontières on s’ en fout », « prenez vos désirs pour des réalités », « soyez réalistes: demandez l’impossible ». Mais tout de même appeler les étudiants ou les grévistes « la chienlit », je trouvais ça un peu vieux jeu de la part de celui qui s’appelait le président. Mai 68 ce ne furent pour moi que des vacances scolaires avant la date.

Je suis probablement parti en vacances comme d’habitude pour deux mois en colonie de vacances. En juillet août j’ai dû passer du bon temps à la Feclaz en Haute-Savoie. Mais mon 1968 à moi ce furent :

 1. le 16 octobre les Jeux Olympiques de Mexico et les poings noirs gantés levés (pouvoir noir) pendant l’hymne américain Star Spangled Banner pour protester contre la discrimination raciale dans leur pays Tommy Smith et John Carlos après la finale du 200 m où ils terminèrent respectivement premier et troisième; ils portaient un foulard noir au cou (symbole de fierté noire), des chaussettes noires et pas de chaussures pour symboliser la pauvreté noire.

Quelques jours plus tard ce fut au tour de Lee Evans, Larry James, et Ronald Freeman de porter le béret noir, symbole du pouvoir noir des Black Panthers

Je me souviens aussi des 8 mètres 90 de Bob Beamon ! Des 9 secondes 95 de Jim Hines au 100 m, du Fosbury flop de Dick Fosbury;

2. l’assassinat de Martin Luther King le 4 avril à Memphis Tennessee à l’âge de 39 ans;

3. l’assassinat le 5 juin de Robert Kennedy à Los Angeles à l’âge de 42 ans;

4. la mission Apollo 8 atteint la lune le 24 décembre (Jim Lowell, Bill Anders, Frank Borman)

5. c’était la guerre du Vietnam, Joan Baez chantait « Where have all the flowers gone »;

6. c’était la guerre du Biafra et personne ne chantait;

7. en août les Soviétiques entraient à Prague et faisaient danser le kazatchock aux Tchèques qui n’en demandaient pas tant.

En 1968 je regardais l’an 2000 comme un objectif tellement lointain presque inatteignable. Je me disais en l’an 2000 j’aurai 48 ans comme mon père. Je serai un vieux, Encore plus vieux que mon père en 1968. Je me promettais de ne pas avoir de bedaine, de ne pas être gratte-papier.

Maintenant que dire. Nous sommes en mai 2018. 1968 c’était il y a cinquante ans. Et dire que j’y étais. J’ai presque du mal à l’admettre. Comment admettre qu’on a des souvenirs e plus de 50 ans ? Déjà les souvenirs s’embrument. J’ai perdu mon père il ya de cela 17 ans, l’âge que je n’avais pas encore atteint en 1968. Ma mère va en avoir 87. J’ai 5 enfants ont le petit dernier va avoir 19 ans. Ils ont aussi leurs rêves. Ils me voient probablement comme je voyais mon père. Un petit vieux un peu turbulent, irresponsable et voyageur. Mai 2018 s’annonce chaud puisqu’on veut faire la fête à Macron. J’ai jeté un coup d’oeil aux mots d’ordre figurant sur les banderoles brandies par les  black blocs que la France béate et sidérée a l’air de découvrir : « tout va bien« , « Macron nous met dans une colère noire« , « Cette fois on s’est organisé« , « le  black bloc colore nos vies« , « risques de troubles à l’ordre public« , « la lutte paie plus que ton patron« , « la piraterie féminine n’est jamais finie« , « A bas la HESS« , « Premiers de cordée, premiers guillotinés« , « Sous les k-ways la plage« , « Marx attack ». Bon, je dois avouer que tous ces slogans ne retentissent pas en moi de la même façon car je n’ai pas tous les codes (je n’écoute pas Booba)  mais je dois avouer  que j’ai probablement un vieux fond soixante-huitard malgré tout qui m’incline à avoir une certaine sympathie pour ceux qui s’interrogent, même si cette interrogation se manifeste violemment. Ni dieu ni maître est un concept philosophique que j’appuie totalement. Ce n’est pas parce que je ne fais pas partie des Black blocs que je ne soutiens pas leur réflexion. Comme le dit BFMTV :

« les slogans déployés par les black blocs reflètent l’idéologie libertaire, anarchiste et anticapitaliste du mouvement contestataire »

Moi quand je lis « Ni patrie, ni patron, ni Le Pen ni Macron » je suis plutôt en adéquation. Quand je lis « Pour l’unité il faut des ennemis communs » ça me semble bien envoyé. Quand je lis « sélection piège à cons », ça me renvoie à « élections piège à cons » de 68 et quand je vois « sous les k-ways la plage » je vois bien « sous les pavés la plage ». J’aime l’irrévérence car dans cette irrévérence il y a le lyrisme

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Juste pour faire avancer la discussion. Cela ne veut pas dire ni que je cautionne  ni que je ne cautionne pas. Mais je crois qu’en disant que ce sont des casseurs sans aucun objectif politique je crois qu’on simplifie un peu trop la donne. Faites- vous votre idée comme je me fais la mienne. Mai 68 pour moi c’était les black Panthers, mai 2018 ce sera les Black Blocs. Life goes on, » tout va bien » ! Moi je souhaite retransmettre la parole ici d’un black bloc telle qu’elle a été tenue sur Libération après la manif du 1er mai:

« Le 1er mai

«D’abord, je voudrais dire que je parle du Black Bloc en mon nom propre, pour rappeler ses objectifs et sa visée politique bien réels, contrairement à ce qu’on entend partout. Mardi, j’ai participé au cortège parisien. Je ne donnerai ici aucun élément touchant de près ou de loin à ce que j’y ai accompli ou à la réalité de l’organisation. Pour ceux qui s’interrogent sur la légitimité de la présence d’un Black Bloc le 1er Mai, je voudrais rappeler qu’avant d’être la fête du travail, cette date est la commémoration de l’injuste condamnation à mort de sept anarchistes américains [en 1886 à Chicago, ndlr].

La tactique

«Le Black Bloc n’est ni un parti ni un mouvement, c’est une tactique, un outil, une modalité d’action politique. Le Black Bloc se forme ponctuellement, pour un événement précis, puis se dissout immédiatement. Il n’a aucune stratégie politique de long terme. Il regroupe des gens de bords différents, des jeunes, des vieux, de surcroît de classes sociales hétérogènes. Mardi, il y avait dans le cortège parisien des camarades venus de nombreux pays d’Europe, car notre lutte est internationaliste : le capitalisme mène une lutte mondialisée, notre résistance doit l’être tout autant.

«Le dress code, être vêtu de noir et porter la cagoule, résulte de deux logiques. D’abord, évidemment, il s’agit de se préserver de la répression policière, de la vidéosurveillance. Ensuite, la tenue a valeur de solidarité. Toutes les personnes encagoulées, équipées de masque à gaz ou de lunettes de piscine, ne se livrent pas forcément aux dégradations. Toutefois, en arborant le dress code, elles acceptent d’assumer collectivement les opérations et de rendre le plus compliqué possible l’exercice d’identification par les policiers.

La violence

«Il est assez consternant de voir revenir au lendemain de chaque action du Black Bloc ce langage politico-médiatique insistant simplement sur son aspect violent. L’idée est claire : il convient de délégitimer l’action du Black Bloc, avec cette rengaine de la violence pour la violence, de casser pour casser. Au contraire, le Black Bloc n’a rien d’apolitique. Il ne frappe pas aveuglément. Son essence est de montrer la conflictualité sociale, la logique de répression. Au quotidien, l’Etat exerce une pression sourde sur différents groupes du corps social : les exilés, les sans-papiers, les zadistes, certains mouvements étudiants, les salariés au chômage, les squatteurs. Par sa volonté de confrontation, le Black Bloc met le doigt sur cette frontalité, et pousse l’Etat dans ses retranchements afin qu’il affiche son vrai visage. Immédiatement, nous voyons alors affleurer les violences policières, qui s’expriment pourtant quotidiennement dans les quartiers populaires, contre les personnes racisées et les sans-papiers. Quant au terme « casseur », il est à rejeter. Il participe lui aussi à la volonté du pouvoir de dépolitiser le Black Bloc. Il n’y a pas de mots adéquats pour définir le Black Bloc. Je dirais que nous sommes militants, activistes, révolutionnaires et d’autres choses encore.

Le ciblage

«Le Black Bloc favorise des actions groupées et rapides. Il y a des cibles évidentes, les McDonald’s, les concessionnaires de voitures de luxe, les banques et, bien sûr, les bâtiments administratifs, les commissariats. Loin d’être gratuit, le ciblage se concentre sur les symboles de l’Etat et du capitalisme. Quant au mobilier urbain, parfois dégradé, il peut à la fois être utilisé comme projectiles, mais il incarne surtout l’organisation spatiale décidée unilatéralement par l’Etat pour réguler la société et que nous voulons transformer.

La politique

«Le Black Bloc ne peut être récupéré par aucun parti politique. Précisément parce qu’il rassemble des gens qui s’organisent en dehors des frontières politiques traditionnelles. Le Black Bloc rejette tout autant le Parti socialiste que La France insoumise. Il s’affranchit également de la tutelle des centrales syndicales. Le socle fédérateur est d’inspiration anarchiste, anticapitaliste mais, une fois encore, le Black bloc est surtout une constellation indéfinissable, qui naît et disparaît une fois son expression accomplie.»

 

J’aime beaucoup cette chanson chantée par Joan Baez, God is God (Dieu est Dieu). Pourtant je ne crois pas en Dieu mais tant pis ! j’aime cette phrase « some folks see things not everybody can see ». Peut-être les Black blocs sont une peu comme ça, des gens qui voient des choses que personne ne voit! Des lanceurs d’alerte, peut-être. 3 mai 1968, 3 mai 2018 moi je dis: continuons le combat. Les idées ont vocation à faire leur chemin.

I believe in prophecy.
Some folks see things not everybody can see.
And, once in a while, they pass the secret along to you and me.
And I believe in miracles.
Something sacred burning in every bush and tree.
We can all learn to sing the songs the angels sing.
Yeah, I believe in God, and God ain’t me.
I’ve traveled around the world,
Stood on mighty mountains and gazed across the wilderness.
Never seen a line in the sand or a diamond in the dust.
And as our fate unfurls,
Every day that passes I’m sure about a little bit less.
Even my money keeps telling me it’s God I need to trust.
And I believe in God, but God ain’t us.
God, in my little understanding, don’t care what name I call.
Whether or not I believe doesn’t matter at all.

I receive the blessings.
That every day on Earth’s another chance to get it right.
Let this little light of mine shine and rage against the night.

Maybe someone’s watching and wondering what I got.
Maybe this is why I’m here on Earth, and maybe not.
Chorus:
But I believe in God, and God is God

La première liberté entre pluviose et floréal

Ce qu’on entend par la première liberté c’est la première abolition de l’esclavage décrétée par la convention montagnarde le 4 février 1794 (16 pluviose an II). Pendant 8 ans les esclaves de Guadeloupe grâce au décret 2262 ont vécu comme des citoyens français, ont pu se marier, avoir des enfants, les reconnaître, acheter, vendre, échanger. Ce ne fut pas pour autant une remise en question fondamentale de l’ordre établi puisque le décret fut exécuté après avoir adopté certains règlements appelés Police rurale mise en place par les commissaires au gouvernement dans chacun des districts de la Guadeloupe. Par cette Police les nouveaux citoyens de 1794 se voyaient remettre un quart des bénéfices déduction faite des coûts affectés au médecin, aux médicaments et à l’emballage des produits. Le esclaves devenaient sous le régime de Victor Hugues des travailleurs libres. La réalité objective en fit des travailleurs forcés. Disons un peu plus libres qu’ils ne l’étaient avant. Ce ne fut qu’une éclaircie de 8 ans puisque Bonaparte rétablit l’esclavage par décret du 20 mai 1802 (30 floréal an X). Dès le 2 mai Richepanse et 2500 hommes sur 11 navires vont rétablir l’ordre esclavagiste ce qui coûter au bas mot la vie de 20000 de ces nouveaux citoyens sortis de la servitude. L’insurrection menée par Louis Delgrès dès le 4 octobre 1801. Comme disait Sonthonnax en 1793 à Saint-Domingue la citoyenneté est devenue leur Evangile !

Ce ne fut qu’une éclaircie mais quelle éclaircie !J’imagine ce que cette éclaircie a causé chez mes ancêtres présents sur le territoire à cette époque : BALTIMORE, FRONTON, VIN, VALERIUS, BARDUS, ELIZA, SIPHAX-COLDY, BANDINI; PALEY, IBOL, HAMAREL, MONZA, EBREUIL, RYBOUR

A Bouillante :

Charlottine Fronton est née en 1792 soit deux ans avant la première liberté qu’elle a donc connue entre l’âge de 2 ans et 10 ans.

Désirée Bandini entre 13 et et 21 ans

Vidal Valérius de 15 à 23 ans

Bernadine Vadimon de 16 à à 24 ans

Praxelle dite Rachelle Ebreuil de 8 à 16 ans

Jean Paley de sa naissance à l’âge de 8 ans

Baltimore Magdeleine entre 11 ans et 19 ans

A Saint-Claude :

François Rybour entre 29 ans et 37 ans

Magdelonnette Ibol entre 17 et et 25 ans

Reinette Hamarel entre 15 et 22

A Vieux-Habitants : Elisabeth Vin de la naissance à l’âge de 5 ans

Raymond dit François Monza de la naissance à l’âge de 5 ans

A Grand-Bourg MG:

Félicité Bardus de sa naissance à l’âge de 6 ans

Demoiselle Eliza de la naissance à 3 ans

Marguerite Leroux de la naissance à 1 an

Si l’on consulte l’Etat nominatif des personnes de tout âge et de tout sexe existant dans la commune de Bouillante au premier vendémiaire an V ainsi que celui du 1er vendémiaire an VI classés aux archives de Guadeloupe sous les côtes G1500 et G1503 les relations pére-enfants-époux devraient s’éclaircir .