Die Zauberflöte

DIE ZAUBERFLÖTEDIE ZAUBERFLÖTEDIE ZAUBERFLÖTE

DIE ZAUBERFLÖTE

Die Zauberflöte, en français La Flûte Enchantée, est un opéra incontournable en deux actes de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) qui mourut le 5 décembre 1791 à Salzburg, ville où il était d’ailleurs né, soit trois mois après sa première représentation à Vienne le 29 septembre 1791. Pour la petite histoire le vrai nom de ce compositeur était Johannes Chrisostomus Wolfgang Theophilus Mozart. Mozart substitua le Theophilus par Amadeus. Théophile contre Amédée. Le livret est de Emanuel Schikaneder.

 

C’est un conte de fées fantastique mis en musique dans la tradition du singspielArte a retransmis le 4 août 2018 en léger différé la troisième des sept représentations qui ont eu lieu ou vont avoir lieu  à Salzburg au Palais des Festivals entre juillet et août 2018 avec une distribution internationale, le tout sur une mise en scène fantastique de Lydia Steier (USA), des costumes de Ursula Kudrna et des décors de Katharina Schlipf

Dans la fosse l’Orchestre Philarmonique de Vienne sous la direction du jeune chef grec Constantino Carydis et les Choeurs de l’Opera de Vienne sous la direction de Ernst Raffelsberger

Sur scène

Tamino, le prince (Mauro Peter, le suisse)

Pamina , la fille de la reine de la nuit, (Christiane Karg)

Papageno, l’oiseleur, l’homme-oiseau, le boucher aussi (Adam Plachetka)

Papagena (Maria Nazarova)

Papagena vieille (Birgit Linauer)

Sarastro, le sorcier, le Divin sage, le Dieu, le sacerdote (Matthias Goerne)

Monostatos, le fidèle lieutenant de Sarastro (Michael Porter) mais qui dans la version originale est un génie, un prêtre

La reine de la nuit (Die Königin der Nacht) devait être Albina Shagimuratova. Malade, cette dernière a été remplacée au pied levé par Emma Posman.

Le grand-père dont le rôle avait été attribué à Bruno Ganz a finalement été dévolu à Klaus Maria Brandauer, suite à la maladie soudaine de ce lui-ci.

L’Orateur, Spreker (Tareq Nazmi)

Les trois dames:

La première dame – Erste dame (Ilse Eerens)

La deuxième dame – Zweite dame  (Paula Murrihy)

La troisième dame – Drette dame(Geneviève King)

Les trois enfants (membres du chœur de garçons de Vienne)

Merci à Arte tout d’abord pour cette initiative. L’opéra est ainsi accessible au plus grand nombre. Sur le site du festival il y a en effet 8 catégories de prix pour voir cet opéra qui se joue à guichets fermés soit dit en passant: 430€-340€-260€-190€-150€-115€-75€-30€ selon que l’on souhaite assister à cette féerie dans le parterre, au premier rang des premieres loges de face, au troisième rang des troisièmes loges de côté, etc. Merci Arte ! Danke schoen !  J’ai pu me plonger dans cette Flûte Enchantée avachi dans mon canapé sirotant une Kriek bien glacée. Mais pendant les 95 minutes et quelques qu’a duré la retransmission de cet opéra je me suis souvenu de la première fois que j’ai mis les pieds à l’Opéra Garnier.

C’était entre le 5 mai et le 19 juin 1982, je suppose, j’y étais allé voir le ballet de John Neumeier Songe d’une nuit d’Eté sur une musique de Felix Mendellssohn-Bartholdy et Györgi Ligeti, un ballet en deux actes et un prologue d’après William Shakespeare. J’avais pu me dégoter deux places au poulailler, je ne me souviens plus mais j’étais perché au troisième ou quatrième étage car j’avais profité du tarif le moins cher. Il fallait s’habiller, crois-je me souvenir, car on n’entre pas à l’Opéra en quenilles. On ne gravit pas l’escalier ‘honneur en bras de chemise. Mais ce fut malgré tout une sacrée expérience. L’opéra est une super production qui rassemble une foule de métiers comme éclairagistes, décorateurs, machinistes, couturiers, chorégraphes, metteurs en scène, musiciens, chef d’orchestre, danseurs, producteurs. D’ailleurs je crois me souvenir que si j’avais mis les pieds à l’Opéra c’est parce que j’y connaissais quelqu’un qui y travaillait comme éclairagiste.

Operagarnier

Le livret est basé sur le conte fantastique Lulu, Oder de Zauberflöte, de August Jakob Liebeskind (1758-1793) qui a intégré une collection de contes intitulé Dschinnistan, oder Auserlesene Feen- und Gestermärchen (1786-1789) de Christoph Martin Wieland (1733-1813) . Il y aurait donc  une sorte de tradition nordique des contes de fées puisque outre les frères Grimm et Hans Christian Andersen (1805-1875) dont la renommée n’est plus à faire on a Johann Karl Musäus,(1735-1787), Johann Gottfried von Herder (1744-1803), et bien sûr Liebeskind.

Pour un livret en français d’après la traduction originale  de JG Prod’homme et Jules Kienlin publiée en 1912 allez ici pour l’acte 1 et ici pour l’acte 2. Cela vous permettra d’entrere ans les subtilités de La Flûte enchantée. L’idéal serait de comprendre l’allemand pour savoir le mot exact pour définir en allemand de 1791 Monostatos et Sarastro.

Dans la version 2018 qui nous occupe ici, presque 227 ans après, les protagonistes évoluent dans une maison bourgeoise à l’atmosphère gothique au début du 20ème siècle. C’est en même temps du théâtre, de l’opéra comique, du cirque. On nage en plein mystères égyptiens sous les auspices d’Isis et d’Osiris, on évolue entre rituels maçonniques, initiatiques (tel celui du silence), oiseaux merveilleux, monstres, ours, ballons, soldats de plomb qui se transforment en princes, princesses qui se transforment en clowns, trapèzes volants,  grands-mères qui deviennent reines de la nuit, contorsionnistes, et à l’intérieur de tout cela flotte une histoire d’amour. Il y a au centre la flûte magique, le pipeau et le carillon magique qui égrennent musicalement le chant de la destinée. C’est très visuel avec des pancartes qui proclament en allemand WEISHEIT, WAHREIT, ERKENE DICHT SELBST, TAFFER KEIT. Sur les murs du Temple de la Sagesse, où règne Sarastro en frac et  chapeau haut-de-forme, tout-à-coup la guerre s’invite en images en noir et blanc, la première guerre mondiale avec ses millions de morts au nom de cette lutte interminable entre le bien et le mal. Le conte de fées s’évanouit pour faire place à la réalité brutale, sanguine et destructrice. Good and Evil. Evil and Good. Le bien et le mal se chevauchent, se confondent entre obscurité et lumière. Le monde n’est pas si manichéen que le pensait peut être Mozart. La version est poétique, magique. Le point névralgique pour moi c’est l’aria chantée par la reine de la nuit.

Il n’y a que cet air qui m’est familier. J’ai aussi savouré la chanson de Papageno et Papagena.

Il ya bien sûr une portée philosophique dans l’oeuvre chantée rappelons-le en allemand. et non en français ou en italien comme le voulait une certaine mode jusqu’à alors. Il faut savoir que Mozart était entré en franc-maçonnerie dès 1784 (d’ailleurs l’auteur du livret était son frère en franc maçonnerie) et donc forcément l’oeuvre déborde de ces références (opposition entre le jour et la nuit, le bien et le mal, le chiffre 3, le couple comique, le couple noble, les épreuves qui caractérisent le rite initiatique, le triomphe de la raison sur l’obscurantisme)

J’ai vu en son temps le film-opéra d’Ingmar Bergman Trollflöjten (1918-2007)  de 1975 qui évoque La flûte enchantée qui a sa propre lecture de la relation entre la reine de la nuit et Sarastro et où Pamina est la fille de Sarastro, ce qui amène toute une analyse psychologique sur la nature oedipienne de la relation.  Joseph Köstlinger (Tamino), Irma Urrila (Pamina), Hakan Hagegard (Papageno), Ulrik Cold (Sarastro), Ragnar Ulfung (Monastataos), Elizabeth Ericson (Papagena), Birgit Nordin (queen of the night, Nattens Drottning) font partie de cette distribution. L’originalité de ce travail c’est que nous sommes en même temps sur scène, dans les coulisses, dans la flûte de Pan de Papageno, dans le parterre, dans les loges, dans les costumes de Henny Noremark et Karin Erskine, dans la fosse avec l’orchestre symphonique de la radio suédoise sous la direction d’Erik Ericson, dans les poumons gonflés et les cordes vocales des choristes du choeur de la radio suédoise nous sommes en quelque sorte des adjuvants actifs de ce deus ex machina. Il est bon de noter que les 3  esclaves de Monastatos normalement joués par des adultes sont ici joués par des enfants silencieux. Nous sommes aussi ce silence ! Je dirais même plus nous sommes le théâtre baroque, le Drottningholm Palace Theatre, et en même temps le théâtre  Auf der Wieden de Vienne où fut représentée la   flute enchantée pour la première fois en 1791. Nous sommes tout aussi bien dans le mysticisme que dans la comédie grossière.

Kenneth Branagh et Stephen Fry proposent en 2006 une nouvelle lecture de ce singspiel qu’ils délocalisent dans le temps en le plaçant pendant la deuxième guerre mondiale avec Joseph Kaiser (Tamino), Amy Carson (Pamina), René Pape (Sarastro), Luybov Petrova (reine de la nuit), Silvia Moi (Papagena), Benjamin Jay Davis (Papageno), Tom Randle (Monostasos), Ben Uttley (le prêtre).

C’est donc à partir de ces deux références et e quelques souvenirs d’enfance et de contes de fées que je me suis plongé dans cette nouvelle lecture de ce chef d’oeuvre de Mozart qui est joué partout à travers le monde. Rien que pour la saison  2018-2019  il est joué ainsi:

au Théâtre Royal de la Monnaie – De Munt en coproduction avec l’opéra de Lille avec une mise en scène de Roméo Castelliuci et une direction d’orchestre de Antonello Manacorda et Ben Glassberg (11 représentations entre septembre et octobre 2018)

au Staatsoper Unter den Linden Berlin  avec une mise en scène de Yuval Sharon et une direction d’orchestre de Franz Welser-Most (11 représentations entre février et avril 2019)

au festival Castell Peralada avec une mise en scène de Oriol Broggi et une direction orchestrale de Josep Pons (3 représentations en août 2018)

au Festspielhaus   Baden- Baden (3 dates en juillet 2018) avec comme chef d’orchestre  Yannick Nézet-Séguin

au Garsington Opera, Wormsley, GB (11 dates entre mai et juillet 2018) avec une mise en scène de Netia Jones et une direction d’orchestre de Christian Curnyn,

Jubilado, aposentado, retired, pensioenist, retraité: heu-reux

Aujourd’hui enfin le divin jeune homme pénètre dans ce territoire si doux et redouté à la fois. Il vient de franchir allègrement le Cap de la Bonne Espérance. Il cingle comme un esquif mort de faim vers l’azur transfiguré par les alizés . Officiellement notre homme est retraité . Premier août 2018. Sonnez hautbois, résonnez musettes, chantons tous l’avènement du jeune homme. Trinquons tous en chœur. Et grignotons de délicieux chips de légumes.

Et chantons notre hymne à la joie:

« Je n’ai pas changé. Je suis toujours ce jeune vieillard étranger. »

Je viens de me peser. 91,8 kilos. Lai lai lai. J’ai pris ma tension 11.8/8.8 LAI LAI LAI. 70 pulsations par minute. J’ai pris mon petit café avec trois tout petits morceaux de sucre de canne roux. Jubilado, aposentado, retired, retraité. Heu-reux !

Un petit thon rouge salade couscous pour marquer le coup en tête à tête.

Martin Luther King aurait sans doute dit: « Free at last, free at last. Thank God almighty, we are free at last » .

J’aimerais qu’on me chante comme Dalida à ce jeune homme étranger : « Tu n’as pas changé »

Heu-reux, aurait dit Fernand Raynaud.

Bah moi suis heureux. Je m’excuse, c’est vrai. J’suis heureux. J’suis cantonnier. Parce que moi, j’travaille dans les petits chemins vicinaux. Vous m’avez peut- être aperçu déjà dans mon fossé, appuyé sur ma faux. Quand il pleut j’travaille pas, quand y a d’la neige je scie du bois. Heu-reux ! Y en a qui tiennent le haut du pavé moi j’tiens le bas du fossé . J’suis heureux. J’suis payé au mois. Quand il pleut, j’travaille pas l’hiver. Qu’est ce que j’suis heureux ! Quand j’rentre le soir. Vous savez qu’ y en a, quand ils ont fini leur boulot vers les sept-huit heures de l’après- midi, ils prennent le métro ou l’autobus, ils attendent des heures. Moi, quand j’ai fini mon boulot vers les quatre heures de l’après midi, quand j’rentre c’est bien rare si dans mon panier j’ai pas quelques champignons. Ou quelques amandes, ou des noisettes ou bien des airelles. Les airelles, ce sont des fruits très délicats que vous n’ pouvez pas connaître, vous. Parce que ça n’supporte pas le voyage. Alors c’est bon pour les cantonniers. Heu-reux ! Y a qu’un seul jour où j’m’ennuie dans la vie c’est lorsque je suis obligé d’aller à Paris. Parce qu’on a une tante qui invite tous ses neveux. Et nous sommes tous réunis autour de la table. Y en a un il a pas eu d’ chance dans sa vie. Pauvre malheureux. Il a réussi à tous ses examens. Il est devenu chef d’entreprise. Il a sept cents employés sous ses ordres. Quel est ce mot qui revient sans arrêt dans sa conversation ? Ah mais j’avais entendu parler de ce mot là. Ah oui. Impôt. Qu’est ce que ça veut dire ? J’en ai parlé à mon copain, c’est le patron du p’tit café Au Joyeux Cor de Chasse. C’est à l’orée du bois, juste à la sortie du village. Il a dit impôt impôt. P’têtre qu’ils pensent qu’à boire à Paris ? Alors on a bu un pot.

Mon deuxième cousin germain c’est le comique de la famille. Qu’est ce qu’il m’fait rire, cuila alors ! Il est professeur de philosophie. Il passe sa vie à étudier ce que les autres pensent. Des nuits entières, il disserte. Le rapport, je l’ai appris par cœur tellement ça m’a fait rire, J’suis cantonnier, J’suis cantonnier des chemins vicinaux. Il disserte sur le rapport qu’il y a entre la pensée de Blaise Pascal qui a dit : « oui, moi je crois. Parce que j’ai la foi. Et c’est pour ça que j’crois. » Par rapport à l’anticlericalisme de Voltaire qui a dit: « moi je n’ crois pas mais j’ai la foi en ce que je n’crois pas et c’est pour ça que je n’crois pas » . Et moi pendant ce temps là la nuit je dors. Heu-reux.

Mon troisième cousin Germain je n’ose pas trop en parler parce que c’est le diminué de la famille. Quand il est en voiture il peut pas voyager comme tout le monde. Alors il lui faut une cocarde bleu blanc rouge à son pare-brise. Il est député ou sénateur. Alors il lui faut un flic devant, un flic derrière pour laisser passer.

Et le quatrième c’est le plus chouette de tous, c’est le toubib, lui il connaît la vie. Quand son regard rencontre le mien nous nous comprenons. Il est chouette. Il me sort toujours de l’embarras. L’autre fois y a le philosophe qui a dit « tu es heureux, heureux, essaie de le prouver d’une façon concrète que tu es heureux » . Alors le toubib à répondu pour moi . « Tu as déjà vu, toi, des cantonniers qui faisaient grève ? » Heu. Je suis heu-reux.

Tout ce que je sais c’est que je suis encore un morphal. J’ai toujours envie comme à 17ans de mordre dans la vie, de créer mon destin comme on crée une œuvre d’art, de ne pas être le jouet des circonstances au gré du bon vouloir des Deus ex machina qui nous entourent. Avoir envie est fondamental. Avoir envie est à la racine de tour ce qui me meut. Ce n’est pas tant la quantité, le calibre de l’envie que sa qualité, son intensité. Une envie permanente de femme enceinte pour nourrir les jumeaux morphales qui baignent dans son phalle. Une envie même quand elle est mort-née est une envie qui laisse des traces indélébiles. Dans envie il y a « en » il y a « vie » . J’ai envie car je suis en vie. A l’instinct de vie je préfère l’instinct d’envie. La vie ou le vit. La bourse ou la vie. Choix cornélien que cet instinct vital qui condamne à mettre au ban tout plan quinquennal.

65 ans et neuf mois pour arriver on top of the Hill.

Je pense en ce jour de lancement de mon « magical mystery tour » personnel à la chanson des Beatles  » Fool on the Hill » .

« Day after day

Alone on a hill

The man with the foolish grim

Is sitting perfectly still

And nobody wants to know him

They can see that he’s just a fool

But he never gives an answer

But the fool on the hill

Sees the sun going down

And the eyes in his head

See the world spinning round.

His head in a cloud

The man with a foolish grin

Is talking perfectly loud

But nobody wants to hear him

They can see that he’s just a fool

But he never gives answer

But the fool on the hill

Sees the sun going down

And his eyes in his head

See the world spinning round. »

Cela traduit peut-être l’impression que j’ai aujourdhui d’être tout-à-coup mais en même temps depuis toujours un « fool on a hill with a foolish grin ».

Oui l’envie se caractérise par ce foolish grin. Sans ce « foolish grin » pas de vie, pas d’envie.

Me revient aussi un refrain de Joe Dassin qui parlait lui aussi de « fou sur la colline » à sa façon.

« Elle m’a dit d’aller siffler là-haut sur la colline

De l’attendre avec un petit bouquet d’églantines

J’ai cueilli des fleurs et j’ai sifflé tant que j’ai pu

J’ai attendu, attendu, elle n’est jamais venue »

Alors pour la postérité avant que ma trace d’actif ne soit à jamais effacée des tables de la planète Earth permettez ce petit album fugace et fou pour entrer de plain-pied dans le meilleur âge. Le troisième. La troisième mi-temps.

Dix photos pour un jubilé.

The cave you fear to enter holds the treasure you seek

On voit beaucoup de toutes parts illustrée de photos suggestives cette citation attribuée à Joseph Campbell, (1904-1987), un anthropologue américain en mythologie comparée et religion comparée. Il a beaucoup écrit et beaucoup communiqué à travers ses conférences.

« The cave you fear to enter holds the treasure you seek. »

correspond à ce qu’il a écrit par ailleurs

« where you stumble there is your treasure. The very cave you are afraid to enter turns out to be the source of what you are looking for. The damned thing in the cave that was so dreaded has become the center ».

Il poursuit avec ceci:

« The ultimate aim of the quest must be neither release nor ecstasy for oneself, but the wisdom and the power to serve others »

Il dit par ailleurs :

« It’s only when a man tames his own demons that he becomes the king of himself, if not of the world »

Campbell est connu pour sa théorie du monomythe (aussi appelée de voyage du héros) exposée dans son ouvrage de 1949 Le héros aux mille et un visages (The Hero with a Thousand Faces) selon laquelle nous sommes tout un CHACUN, VOUS COMME MOI, LES VARIANTES D’UN SEUL ET MÊME HERO archétypal, nous sommes chacun à notre manière des héros voyageurs tels le Roi Arthur, des Aladin, des Sinbad, des Néo (Thomas A. Henderson dans la serie The Matrix), des Frodo Baggins (Frodo Bessac ou Frodon Sacquet selon la version, le hobbit dans Lord of the Rings – le Seigneur des Anneaux – de J.R.R. Tolkien), des Ti Jean, des Marty MacFly (Back to the future), des Harry Potter, des James Bond, des Indiana Jones, es des Kompè Kondenn, des Luke Skywalker (Star Wars) parcourant les douze étapes D’UN SEUL ET MEME voyage mythologique et archétypal pour reprendre les termes de Carl Gustav Jung qui définit un archétype comme un modèle primitif structurant l’inconscient collectif qui apparaît dans l’imaginaire de tout un chacun quel que soit sa culture. Nous aurions en nous des couches d’expériences millénaires à l’intérieur de notre propre expérience. Le précurseur fut Vladimir Propp (1895-1970), le folkloriste russe qui a partir de l’analyse des contes merveilleux russes essaie de dégager dans son livre de 1928, La morphologie du conte, 32 fonctions narratives récurrentes dans le déroulent d’une intrigue. Une autre influence notable est celle d’ Algirdas Julien Greimas (1917-1992), linguiste et sémiologue lituanien qui publie son texte fondateur en 1966 Sémantique structurale -Recherche de méthode.

Il y aurait selon Campbell 12 étapes narratives de ce voyage du héros, voyage qui le mène du monde ordinaire au nouveau monde et le retourne au monde ordinaire.

Voyage-du-héros

  1. Le monde ordinaire.

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3. La refus de l’appel, de l’aventure, peur, réticences
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4. La rencontre avec le sage, mentor, le guide. Encouragement + arme/objet magique
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5. Le passage du seuil (obstacle) entre le monde ordinaire et le nouveau monde. Pas de possibilité de marche arrière
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6. La rencontre avec les alliés, les ennemis et les épreuves (éléments perturbateurs)
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7. Approche et irruption au coeur, l’endroit le plus dangereux, de la caverne, la forêt, le désert, l’île déserte où l’objet de la quête se trouve en profondeur
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8. Dernière épreuve (épreuve suprême) : Mort et résurrection par affrontement
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9. La récompense : l’épée, le Graal, la Toison d’Or, l’élixir, l’objet de la quête, le savoir acquis
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10. Le chemin du retour et vengeance de l’ennemi
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11. La renaissance, la transformation à travers l’expérience vécue dans le nouveau monde et l’utilisation du savoir acquis lors du voyage
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12. Le retour au point de départ avec l’objet de la quête, un savoir, un objet, un elixir. Pour donner un sens à l’aventure il faut que l’objet/le savoir contribue à l’amélioration ou à l’harmonie du monde. Dénouement et épilogue
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Ainsi toute aventure serait mythologique et tout voyage serait une relecture inconsciente des odyssées antiques et mythiques qui nous ont précédé. Nous serions tous les héros en même temps dans leur quête d’un objet, chacun ayant un objet de prédilection. Cette structure des contes et des narratologies a été bien sûr reprise par les scénaristes de toute origine pour écrire leurs scénarios de films. Les héros partent toujours dans les films d’une situation ordinaire pour plonger ensuite dans une situation extraordinaire pour enfin retourner à la situation de base une fois la quête atteinte.

Cette théorie du monomythe a amené a élaborer aussi une psychologie ou psychanalyse des contes. Car toutes ces fonctions du conte renvoient aussi à des fonctions psychologiques. Voir la Psychanalyse des Contes de Fées, de Bruno Bettelheim (1976). Titre original : The uses of Enchantment: The Meaning and Importance of Fairy Tales

J’ai toujours eu une certaine résistance en relation à l’universalité des mythes. ces théories ont été élaborées au début du siècle avec une vision de domination. Je ne vois pas pourquoi ce qui fait fonctionner les contes russes devrait être défini comme un universel, intemporel, omnipotent. je ne vois pas ce qui fait fonctionner le christianisme servir à élaborer un universalisme des faits religieux. Je ne vois pas comment la construction des langues indo-européennes peut expliquer les langues océaniennes ou africaines. Je crois que le fait de vouloir une filiation phylo-génétique en tout dans un effort de comparaison extensive est un peu reductive. J’ai toujours en cela eu une certaine résistance à l’explication de Noah Chomsky pour lequel le langage, dans sa vision structuraliste, est déterminé par un appareil inné, le LAD, the language acquisition device, une sorte de moteur universel, un instinct structurel, qui nous permettrait d’acquérir une langue étrangère. Je ne nie pas qu’il y ait des universaux, sauf que je crois qu’il y a des variables beaucoup plus importantes comme l’ont souligné Jerome Bruner (1915-2016) et Lev Vygotsky (1896-1934) qui eux insistent sur l’environnement, la médiation sociale la différenciation pédagogique et l’accompagnement tutoriel.

On nous dit assez que nager est instinctif pour l’homme. On jette des enfants dans l’eau et ils nagent. Pourtant je n’ai jamais vu un parent jeter son enfant dans l’eau. Bien évidemment on peut considérer que nager est aussi un voyage intérieur et que son apprentissage est aussi un voyage initiatique pour certains comme moi-même qui ne sait pas nager.

Que serait la France sans l’Afrique?

Le site brésilien CONVERSA AFIADA, un blog politique indépendant dirigé par Paulo Henrique Amorim ex journaliste vedette de Rede Globo et désormais de la Rede Record où il a un programme dominical appelé Domingo Especial, a publié un article début juillet intitulé O que seria da França sem a África ?

Avec comme sous-titre: Dà nisso permitir a entrada de imigrantes. (Voilà à quoi ça mène de permettre l’entrée d’immigrants).

Je traduis:

le Camerounais Samuel Umtiti fait une passe à l’Angolais Blaise Matuidi, de l’Angolais le ballon va au Togolais Corentin Tolisso, le Togolais fait une passe aérienne au Malien N’golo Kante, le Malien fait une passe en profondeur au Camerounais M’Bappe, qui prolonge sur Dembélé du Mali, lequel transmet au Guinéen Paul Pogba, qui est bien placé et…. Buuuut.! LA FRANCE marque..!

Dans cet article le journaliste Paulo Henrique Amorim met en avant avec humour la forte présence africaine dans l’équipe de France.

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L’équipe constituée par les 23 est en effet une équipe fortement multiethnique et cette diversité n’échappe à personne. Sur les 23 joueurs sélectionnés en Équipe de France 21 sont nés sur le territoire français dont 20 dans l’hexagone. Les deux seuls nés en dehors de France sont Samuel Umtiti né le 14 novembre 1993 à Yaoundé au Cameroun et Steve Mandanda né le 28 mars 1985 à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Le seul né en dehors de l’hexagone est Thomas Lemar né à Baie-Mahault, Guadeloupe le 12 novembre 1995. Pour le reste les 20 autres protagonistes sont tous nés en France métropolitaine :

A Bastia Adil Rami

A Beaumont-sur-Oise Presnel Kimpembe

A Chambéry Olivier Giroud

A Colombes Steven Nzonzi

A Lagny-sur-Marne Paul Pogba

A Lille Raphaël Varane

A Longjumeau Benjamin Mendy

A Lyon Nabil Fekir

A Mâcon Antoine Griezmann

A Marseille Lucas Hernandez

A Maubeuge Benjamin Pavard

A Nice Hugo Lloris

A Orléans Florian Thauvin

A Paris N’Golo Kante

A Paris Kylian M’Bappe

A Paris Alphonse Aerola

A Tarare Corentin Tolisso

A Toulouse Blaise Matuidi

A Troyes Djibril Sidibé

A Vernon Ousmane Dembélé

Ce sur quoi s’attarde avec humour grinçant mais humour quand même c’est l’origine ethnique des participants. Et surtout sur leur appartenance au continent africain. Car dans  les faits sur les sept  qu’il cite seul un est né en Afrique. Il n’en reste pas moins que certains ont  la double nationalité. Ce sont les fameux binationaux. Mais ils ont choisi à un certain moment de leur vie pour des raisons qui leur sont propres de défendre le drapeau tricolore. D’autres ne sont pas africains mais n’en sont pas moins descendants de migrants. On oublie les migrations intra-européennes bien souvent. Sans aller plus loin voici ce que révèle une recherche rapide sur l’origine des 23 sélectionnés :

Algérie (Mbappé , Fekir)

Angola (Matuidi)

Cameroun (Umtiti, Mbappé)

Congo (Mandanda , Kimpembé , Nzonzi)

Espagne (Lloris)

Guinée Conakry (Pogba)

Haïti (Kimpembé )

Mali (Dembélé, Kante, Sidibé)

Maroc (Rami)

Martinique (Varane)

Philippines (Areola)

Portugal (Griezmann)

Mauritanie (Dembélé)

Sénégal (Dembélé, Mendy)

Togo (Tolisso)

Ces dites origines franco-francaises dans le cas de Giroud si on étudie généalogiquement à partir des grands-parents font ressortir aussi des branches italiennes. Voire allemande pour Antoine Griezmann si l’on remonte au 19ème siècle. Seul Benjamin Pavard pouvant évoquer des origines 100 pour 100 françaises sur plus de générations.

Certains de ces joueurs n’ont jamais mis leurs pieds dans leur pays d’origine. Je le rappelle 21 sont nés en France. Certains par leurs parents ont deux origines, d’autres 3. Certains ont vécu dans d’autres pays que celui de leur naissance avant de venir en France. C’est un phénomène normal. Deux de mes 5 enfants n’ont jamais mis les pieds en Guadeloupe où je suis né. L’une n’a jamais mis les pieds ni en Indonésie, pays de naissance de sa mère, ni en Guadeloupe, pays de naissance de son père, ni au Surinam pays de naissance de son grand-père. Elle a la double nationalité française et néerlandaise.

Ce que je veux souligner c’est que le regard que porte Amorim sur les Bleus n’est pas exempt de cynisme malgré l’exactitude du propos. Il aurait dû inclure dans son propos l’Afrique du Nord (Algérie, Maroc) , les Antilles (Guadeloupe, Martinique, Haiti), inclure les Philippines et les migrations intra européennes.

Mais le but avoué en filigrane d’Amorim c’est peut être de montrer une certaine ambivalence française du monde du football. Tous Français en cas de victoire, tous migrants en cas de défaite. Black blanc beur = bleu mais seulement quand le coq gaulois chante cocorico.

On pourrait alors dire que les huit équipes qualifiées pour les quarts de finale de cette coupe du monde de la Fifa 2018 en Russie voient l’affrontement de deux mondes surprenants. France (18), Angleterre (11), Belgique (11), Suède (3) : le bloc des pays en voie de développement multiethnique contre Russie, Croatie, Uruguay et Brésil, le bloc des pays en voie de recroquevillement ethnique. Entre développement et recroquevillement faites vos jeux.

Je corrige Amorim. En regardant les compositions des équipes de Belgique, Angleterre, je les vois aussi diverses que celle de l’équipe de France. On parle en Angleterre de BME (Black and minority-ethnic).

Même si le football est un microcosme il reflète le mélange de races, le melting pot qui s’opère en profondeur en Europe depuis les années 80. Qu’il soit qualifié de multiethnique et multiculturelle ou de pluriethnique et pluriculturelle c’est une réalité qui reflète de plus en plus le visage pluriel de nombreux pays dans le monde. Voyez la diversité par exemple affichée par l’équipe suisse arrivée en huitièmes de finale

Angleterre : 11 représentants de la diversité portent haut les couleurs des 3 lions dont sept nés en territoire anglais et quatre nés dans des ex colonies britanniques comme la Jamaïque, le Ghana, le Nigéria .

Belgique (11 chez les Diables Rouges) : RD Congo (Lukaku, Kompany, Batshuayi, Tielemans, Boyata ), Maroc (Fellaini, Chadli), Mali (Dembélé), Martinique (Witsel), Kosovo (Januzaj), Espagne, Portugal (Carrasco)

La Suède (3) : Kenya (Olson), Congo (Thelin), Liban, Turquie (Durmaz)

La Croatie (0), la Russie (0) semblent nettement plus identitaires.

Le Brésil et l’Uruguay sont des nations fidèles à leur image sud-américaine de melting pot mais n’intègrent pas des joueurs de culture ou d’origine ethnique différente dans leur équipe nationale. Quelle est la tendance qui dominera la coupe du monde ? Je ne saurais le dire. Je remarque simplement pour mettre de l’eau dans le moulin que bon nombre des joueurs des équipes de Tunisie et de Maroc sont nés en Europe. Chemin inverse donc. et on s’aperçoit par ailleurs que le Brésil qui était un pays où on émigrait volontiers est désormais un pays (a univeau sportif toute fois) où l’on émigre ésormais volonteirs. Preuve en est ces Brésiliens qui ont pris la nationalité espagnole, portugaise, italienne, russe, etc

En Italie Kaka, Eder, Thiago Mota, Bruno Henrique, Gabriel Boschilia, Eduardo Henrique, Eduardo Sasha, Guillerme Lazaroni, Amauri

En Allemagne : Paulo Rink

Au Portugal : Deco, Pepe,

En Croatie Eduardo a Silva

En Espagne Diego Costa , Marcos Senna,

Au Chili Marcos Gonzalez, etc etc etc

Je dirais pour parodier Amorim: qu’adviendrait-il du Brésil  sans l’Afrique ?? Car le Brésil, et l’Uruguay bien évidemment, sans le sang des Africains ne seraient pas les nations de football qu’elles sont (pour combien de temps encore).

Way before I was a thought

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Nous sommes projections millénaires. Produits d’archétypes inconscients de générations en générations. Nous sommes issus de lignages qui peuvent paraître incohérents ou indéchiffrables mais qui obéissent à des forces inconscientes.  Avant d’être fils ou fille de x ou d’y, de la conscience nous sommes donc fils ou fille de l’inconscient. Or l’inconscient n’est ni raisonnable ni déraisonnable. C’est un élan vital qui nous meut bien avant que ne se matérialise en nos parents la simple idée de notre gestation.

Bien avant que nous ne soyons de chair et d’os nous existons comme pensée, comme désir, comme promesse de  future descendance, comme ébauche de terre promise, comme projections. Il nous faut bien plus que les 130 minutes que dure  Il Fiore delle mille e una notte, en français Les Mille et une nuits (1974) de Pier Paolo Pasolini pour pour passer de l’idée, du concept, du désir de la fleur à l’embryon. De même que

La verita non sta in un solo sogno, ma in molti sogni (« La vérité ne réside pas dans un seul rêve mais dans une multitude de  rêves ») 

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C’est pour cela que l’expression anglaise « way before I was a thought » qui voudrait vouloir dire « way before I was born » laisse à désirer. De la même manière que la mort résiste à l’absence physique par le souvenir, la naissance est précédée  de vie qui n’est pas seulement utérine mais inconsciente et intemporelle.

Nous sommes le produit en éternelle mutation des désirs de nos prédécesseurs.

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Dans la chanson de nos pères

Dans la chanson de nos pères
 
Monsieur de Malborough est mort
Si c’était un pauvre hère
On n’en dirait rien  encore
Mais la dame à sa fenêtre
Pleurant sur son triste sort
Dans mille ans, deux mille peut-être
Se désolera encore
 
File la laine, file les jours,
Garde ma peine et mon amour
Livre d’images des rêves lourds
Ouvre la page à l’éternel retour
 
 
Hennins aux rubans de soie
Chansons bleues des troubadours
Regrets des festins de joie
Ou fleurs du joli tambour
Dans la grande cheminée
S’éteint le feu du bonheur
Car la dame abandonnée
Ne retrouvera son coeur
 
File la laine, file les jours,
Garde ma peine et mon amour
Livre d’images des rêves lourds
Ouvre la page à l’éternel retour
 
Croisés des grandes batailles
Sachez vos lances manier
Ajustez  cottes de mailles
Armures et boucliers
Si l’ennemi vous assaille
Gardez-vous de trépasser
Car derrière vos murailles
On attend sans se lasser
 
File la laine, file les jours,
Garde ma peine et mon amour
Livre d’images des rêves lourds
Ouvre la page à l’éternel retour
 
Hier comme ça sans crier gare cette chanson File la laine  s’est rappelé tout à coup à moi. Elle aurait pu me prévenir et faire retentir d’abord l’appel Scout.
Sont-ils là les éclaireurs, sont-ils là ?
Auquel j’aurais répondu : Ils sont là les éclaireurs ils sont là
Je la chantais au début des années 60 en colonie au chateau d’Hoche ou chez les Eclaireurs ou Louveteaux, je ne sais plus. Je pensais que c’était une chanson médiévale. En fait elle a été écrite en 1948 par Robert Marcy et popularisée par Jacques Douai. Un peu tristounette tout de même. eh oui j’ai été Scout, j’ai été Louveteau. J’ai fait partie de la meute. Je ne me souviens plus très bien de grand-chose. C’était aux temps fort lointains de ma chrétienté. Je croyais probablement dur comme du fer à Dieu, et à la Sainte  Trinité et à la communauté de tous les Saints. Et j’attendais l’hostie comme un dévorant. J’avais fait la promesse  d’aimer Dieu sans cesse, de plus en plus.
A cette époque-là, entre 8 et 11 ans j’étais louveteau, wolf cub en anglais, puis entre 2 à 17 ans éclaireur. J’ai dû abandonner le scoutisme bien avant mes 17 ans. Maintenant que je suis un vieux-loup c’est à moi de transmettre mon acquis aux jeunes louveteaux. J’ai baigné dans l’imaginaire du Livre des Louveteaux de B.P. (Baden-Powell) calqué sur Le Livre de la Jungle, de Rudyard Kipling. Je suis resté fidèle à ma promesse  comme le voulait la devise de Robert Baden-Powell (1857-1941), fondateur du mouvement Scout. J’ai fait de mon mieux ! J’étais toujours prêt. BE Prepared ! n’avait-il pas dit.   Préparé, fin prêt pour la meute, prêt pour la troupe, prêt pour le clan ! Un petit homme d’armes rêvant de devenir un jour chevalier errant, défenseur de la veuve de l’orphelin, des opprimés. Toujours prêt à faire une bonne action. J’étais prêt. Je suis prêt. J’étais un éclaireur. Je suis toujours et encore un éclaireur. Et ma poignée de main je la donne parfois encore de  la main gauche. Et je sais encore faire le salut du scout de la main droite, trois doigts tendus, le pouce se repliant sur l’auriculaire, comme pour le protéger, comme les plus forts protègent les plus petits.
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 « Cela signifie que vous devez avoir l’esprit et le corps toujours en état de faire votre devoir. Prêts pour ce qui est de l’esprit : parce que vous vous serez donné à vous-même la discipline qui permet d’obéir à n’importe quel ordre, et aussi parce que vous aurez d’avance pensé à tous les accidents et à toutes les situations qui peuvent se présenter; ainsi vous saurez au moment voulu ce qu’il y a à faire et vous serez disposés à le faire. Prêts, pour ce qui est du corps, parce que vous vous serez rendu forts, actifs, capable de faire au bon moment l’action qu’il faut faire et que vous la ferez. »

Baden-Powell

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 D’ailleurs l’uniforme de Scout d’antan n’est pas très loin de ce que je porte au quotidien. Je ne porte plus de foulard et je n’aime pas trop les chaussettes, et en particulier les mi-bas blancs, depuis  il y a belle lurette mais j’aime encore les bérets basques et les chapeaux. Je ne sors pas sous le soleil sans mon Stetson. Un short souvent dans des couleurs tirant sur le bleu, le gris ou le vert kaki. Une chemise qui elle n’est pas règlementaire car j’aime les chemises indiennes et les débardeurs. Mais quand il le faut je porte facilement une chemise à manches courtes toujours avec poches. il me faut le côté pratique. J’aime aussi les gilets de pêcheurs et les pantalons de chasseurs. Je dois être toujours prêt. Autrefois j’avais toujours un canif sur moi. Au cas où ! Pas pour blesser mon prochain, ah ça non, pour être prêt à toute situation. Avec décapsuleur, tire-bouchons, ouvre-boite. J’ai toujours adoré les couteaux suisses. Les Opinel , les Laguiole et autres articles de coutellerie. Mais la dernière fois que j’ai été en Suisse en 2010 je n’en ai pas acheté. J’en avais acheté un vers 1998 pour l’offrir à mon beau père d’alors au Brésil. Mais il m’a fait comprendre que détenir un couteau c’était se mettre en situation de tuer quelqu’un  sans le vouloir. Il a refusé de recevoir ce couteau à huit lames que je lui offrais. Cela m’a fait réfléchir. Etre scout c’est bien mais dans le monde brutal où nous vivons il vaut mieux s’abstenir parfois de trop tenter  le diable.
J’aime les couteaux sur mesure, les couteaux personnalisables. Comme ceux de Deejo, la taille de la lame, le manche, les gravures. Ce sont de très beaux outils, des couteaux de poche aux motifs tatoués (années folles, maori, tribal, latino) au laser sur l’acier qui étaient passés de mode. Je me le réapproprie pour m’en servir au quotidien dans ma cuisine. On n’a pas le droit d’avoir une lame sur soi, ni port ni transport. Sauf si on a un motif légitime. Au cas où, se défendre n’est pas un motif légitime.

ombre et lumière

C.G. Jung disait :

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« Ce n’est pas en regardant la lumière qu’on devient lumineux mais en plongeant dans son obscurité »

 

« La clarté ne naît pas de ce qu’on imagine le clair, mais de ce qu’on prend conscience de l’obscur. »

Qu’est-ce à dire ? Ramené à mon humble échelle ! Cela reviendrait-il à dire que ce n’est pas par la contemplation passive de l’objet ou de l’être désiré qu’on devient heureux mais par une plongée active dans l’antithèse de cet être ou objet ? En d’autres termes c’est en se confrontant au réel qu’on peut aisément formuler l’irréel.

Un plus Une égale un bonbon plus une pétale de rose

Je viens de regarder le road movie Un plus Une, un film de Claude Lelouch sorti fin 2015 dont l’action se déroule en Inde avec entre autres dans la distribution Elsa Zylberstein, Jean Dujardin, Christophe Lambert et Alice Pol. Dans le film l’intrigue tourne autour de deux français, Antoine Abeillard, compositeur de films renommé, et Anna Hamon, ex-prof et femme d’ambassadeur, leur rencontre et leur périple en Inde à la découverte de leur soi intime. Le moment central vers lequel tend tout le film c’est le darshan, l’étreinte que leur donne à tous les deux Amma, une sorte de guru indienne, de son vrai nom Mata Amritanandamayi Dévi, originaire du Kerala. Par cette étreinte tous les noeufs sont dénoués, tous les voeux s’exaucent. Amma, née en 1953 et dont le surnom veut dire maman, est un mythe vivant en Inde avec son éternel sari blanc. Cette prêtresse des câlins, cette sainteté selon certains a la réputation d’apaiser voire de soigner par ces étreintes des millions de personnes à travers ce simple geste d’amour et de compassion toute maternelle.

Son ONG Amrita a pu, grâce aux dons et aux bénévoles internationaux, construire hôpitaux, écoles, services sociaux, orphelinats, dispensaires, centres de formation, mettre en place des micro-crédits et des projets écologiques. Amrita est devenue Embracing the World. Amma est devenue même une poupée qui se vend sous trois formats, mini de 6 cm et 80 grammes, petit de 17 cm et 350 grammes et moyen de 23 cm et 1 kilo, valant respectivement 17€, 45€ et €. Un doudou qui apaise ! Toutes ces poupées sont remplies de fleurs du Dévi Bhava. Sur le site ETW France, vitrine d’Embracing the World en France on peut aussi acquérir des poupées d’autres divinités de la cosmogonie hindoue comme Shiva, Krishna, Devi Bhava, Ganesh, Kali.

Je suis comme Antoine, joué par Jean Dujardin dans le film, de nature profondément sceptique. il ne se pose pas trop de question sur la spiritualité, sur le sacré. C’est un profane. Mais quand sa vie est en jeu il fera lui aussi le voyage  dans les bras d’Amma. Et les miracles de la fertilité pour Elsa et de la guérison pour lui se produiront. J’ai aimé dans ce film les questions existentielles qu’il se pose comme des blagues :

Pourquoi parle-t-on toujours de la vitesse de la lumière et pas de la vitesse de l’obscurité ?

Quand un boomerang décide-t-il  de faire demi-tour  et de revenir ?

Je ne me pose pas de questions sur l’origine de l’homme, je n’ai qu’une certitude c’est qu’après la vie il y a la mort. Et que cette mort soit l’occasion d’une éternelle renaissance vers de nouveaux karmas, d’une descente vers l’enfer, d’un stage au Purgatoire,  d’une ascension vers le Paradis  ou d’une fin définitive en poussière m’importe peu.

Je ne nomme pas Dieu l’inexplicable. Je ne crois pas non plus en l’amour inconditionnel paternel, maternel, filial, fraternel ou divin. Qu’il soit lié à Porneia, à Pathos, à Mania Pathé, à Eros, à Philia, à Storgê, à Harmonia, à Charis, à Eunoia,  ou à Agapé. Je ne crois pas plus au mot inconditionnel. Je ne crois pas en l’énergie et en la lumière divine. J’y suis vraiment insensible. Cela ne veut pas dire que je n’ai aucune spiritualité. Je ne dis pas que pour croire en quelque chose ce quelque chose doit être visible pour les yeux. Je respecte toutes les religions, sauf celles qui veulent me catéchiser. Je souhaite rester impie à jamais. Infidèle. Apostat. Sauvage ! Je l’ai déjà dit. Irréductible à la foi. Je sais qu’elle bouleverse et peut déplacer les montagnes. J’ai la foi, certes. J’ai la foi en Moi.  C’est à moi que je porte un Amour Inconditionnel ! C’est à moi que je fredonne les 108 noms de ma divinité. C’est à moi que j’offre solennellement l’étreinte d’un bonbon et d’une pétale de rose. Je crois au soleil, à la lune, aux étoiles, au vent, à la mer, aux lacs, aux rivières, à la nuit, aux rêves, aux visions, aux coincidences, au hasard, au voyage, à l’échange. Je n’ai aucun dogme car ce en quoi je crois aujourd’hui je peux le haïr demain. Et je serai toujours moi. Je laisse toutefois un espace pour le numineux ! qui sait un jour il prendra racine en moi. C’est le pire que je me souhaite.

Já nasci errado, estar errado é só uma aventura a mais

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Língua é foda meu irmão! Pra se aventurar naquele matagal do intercâmbio entre elas tem que ter uma boa dose de inconsciência. E de plasticidade.

Eu falo seis idiomas. Francês, créole de Guadeloupe, inglês, espanhol, holandês, português. Claro que tem interferências entre espanhol e português. Tanto que ando perdendo meu espanhol para português e que quase não sei me comunicar mais em holandês, língua que já dominei.

Estudei por um ano português na universidade Paris VII. Era apenas para poder viajar a Portugal e entender as letras de Gilberto Gil, Djavan, etc. Quando eu cheguei mesmo no Brasil foi dose. Português de Portugal e português do Brasil não são exatamente a mesma coisa. A língua travava e muito ! Mas com muita garrafa de Brahma, Skol, Pitu, Tatuzinho, e Antartica consegui destravar.

Aprendi muito português pela televisão. A Praça é Nossa com Carlos Alberto. Entender uma piada numa lingua estrangeira é uma delícia ! Já gostava dos bordões como : « se ela me desse bola » de Clementino (Tutuca)

a Escola do Professor Raimundo com Chico Anisio. Adorei os personagens : professor Raimundo Nonato, Dona Bela, Seu Boneco, Dona Cacilda, Joselino Barbacena, Armando Volta, Zé Bonitinho, Seu Batista, Galeão Cumbica, Dona Cândida, Pedro Pedreira, Aldemar Vigário, Dona Capitu, Marina da Glória, Nerso da Capitinga, Rolando Lero, Seu Peru, Catifunda, Baltazar da Rocha, Samuel Blaustein, Bertoldo Brecha, Suppapau Uaçu me ensinaram mais do que o dicionário Aurélio ! Ainda tenho em mente o bordão « ele so pensa naquilo » da Dona Bela.

Aprendi um bocado também sobre a situação política no Brasil e seus usos e costumes com Viva o Gordo de Jô Soares e seus múltiplos personagens : Araponga, Capitão Gay, Domingão, Zezinho, General Gutierrez, Julio Flores, Reizinho, Bô Francinede, Sebastião codinome Pierre, Dona Conceição, Zé da Galera, Dom Casqueta. Também gravei ali o bordão de Sebastião o exilado brasileiro na França que liga para o Brasil e que fala: « Não é possivel. Você não quer que eu volte ». Também fala barbarismos como seje, digue…

Também me formei pela universidade dos Trapalhões : Didi, Dedé, Mussum, Zaka foram ótimos professores.

O Show da Xuxa

Sergio Malendro

Sem Censura com Leda Nagle

Cassino do Chacrinha : Aprendi demais com aquele Velho Guerreiro cujo tema de abertura do programa era assim :

Abelardo Barbosa
Está com tudo e não está prosa

Menino levado da breca
Chacrinha faz chacrinha
Na buzina e discoteca

Ó Terezinha, ó Terezinha
é um barato o cassino do Chacrinha
Ó Terezinha, ó Terezinha
é um barato o cassino do Chacrinha

Vale a pena ver de novo e suas reprises de novelas como Irmãos Coragem, Dona Flor e seus deus maridos, Que rei sou eu, etc

Globo Rural e a música do tema por Almir Sater

Os rádios, o carnaval, a micareta, os cantores inúmeros e suas inúmeras músicas. Haja coração !

A revista Ciência Hoje, A Folha de São Paulo, O Estado de São Paulo, A Tarde, O Correio da Bahia, A Tribuna da Bahia, Feira Hoje, que eu comprava ou lia no Gabinete Português de Leitura em Salvador ou na Biblioteca Estadual de Feira de Santana foi lendo também que fui aprendendo. Também dançando, namorando, comendo, cozinhando, fazendo compras na feira, batendo papo, bebericando, assistindo filmes na cinemateca da Biblioteca Pública dos Barris,

Comprei também muitos livros de poesia brasileira. Tinha uma livraria Civilização Brasileira pertinho de onde eu morava em Salvador. Li muito mas muito mesmo ! Manuel Bandeira, Carlos Drummond de Andrade, Mario Quintana, Cecília Meirelles, João Cabral do Melo, Castro Alves, Gregório de Matos, Vinicius de Morais, Haroldo de Campos e alguns outros mas quem me seduziu mesmo foi Manoel de Barros (1916-2014) e sua « Gramática Expositiva do Chão » (1969) que até hoje me inspira. Eu lembro dele como de um poeta do graveto, da pedrinha, do insignificante, da poeira, quase invisível.

Também mergulhei na literatura de Jorge Amado, Mario de Andrade e seu Macunaima e tantos outros mas adorei foi o cinema de Glauber Rocha e seu Deus e o Diabo na Terra do Sol !

Todos os sobre citados foram meus exímios mestres : cada um fez sua parte sem se preocupar do papel que jogava e fiquei assimilando, assimilando.

Mas quero aqui dissertar um pouco não como linguista e specialista de idiomas francês mas como usuário do idioma português, além do mais o idioma português do Brasil, que não é minha língua materna mas que ficou a língua da madrasta.

Apesar de português e francês terem ambos a mesma matriz latina parece que tiveram pais diferentes. Em realidade são meio-irmãos. Vivem realidades diferentes.

Minha primeira dificulade com minha lingua irmã foi essa : ser e estar. Falaram assim : ser é pra estados ou ações definitivas, estar pra estados ou ações passageiros. E logo percebi que não era bem assim.

Ser casado tem nada a ver com ser doente, e ser apaixonado por música clássica não tem nada a ver com estar apaixonado por Benilde. O português tem uma sabedoria que o francês não tem. Sabe que paixão entre seres humanos não dura mas que paixão por idéias e prazeres é intemporal. Ou pelo menos finge de acreditar. Sou católico, sou crente, sou lulista. A realidade se mostra mais complexa. Alguém pode ter sido de esquerda e depois virar pra direita. Ou mudar de religião. Em francês o verbo ser se traduz por être, verbo auxiliar fundamental da língua francesa : être malade, être marié, être divorcé, être fiancé, être catholique, être protestant, être socialiste, être de droite.

O negócio complica mais ainda com ficar (que em francês se traduz geralmente como rester): ficar gravida, ficar noiva, ficar doente, ficar apaixonado, ficar com dor, ficar com fome, com frio, com calor, com vontade, com sede , com medo, aí o francês fica confuso. As vezes usa tomber (que se traduz normalmente por cair), às vezes usa avoir (ter, haver), outro auxiliar fundamental da língua de Molière. Isso quer dizer que para um francês adoecer, se apaixonar ou engravidar são vividas como quedas:

tomber enceinte, tomber malade, tomber amoureux vs avoir mal, avoir faim, avoir froid, avoir chaud, avoir envie, avoir soif, avoir peur…

Tem momentos que ninguém sabe pra onde correr. Estar errado, ser errado, ser certo, estar certo ! O francês fica em cima do muro e usa avoir: avoir tort, avoir raison.

Você ja nasceu errado , estar errado pra você é so uma aventura a mais ! brinca minha companheira

Haja pegadinhas entre o francês e o português ! Já é difícil imaginar o que é o futuro do subjuntivo. Quando eu for, se você quiser, assim que eu puder, logo que você souber, se não lhe incomodar, se tiver tempo, se for possivel, se Deus quiser para os quais o francês tem duas atitudes. Uma com quand, dès que, aussitôt que e os primos e amigos que chamam o futuro do indicativo : quand tu iras, quand tu voudras, dès que tu pourras, dès que tu sauras. Outra com si que chama neste caso o presente do indicativo: si ça ne te gêne pas, si tu as le temps, si c’est possible, si Dieu le veut.

Até para dizer por favor tem que usar si : s’il te plaît, s’il vous plaît ! (se não te incomodar, se lhe agradar). O si fica embutido no i do il, e este il mesmo não representa ninguém. Se trata de um il impessoal. Haja « politesse » !.

Este negócio de verbo impessoal em francês é meio chato. Il pleut, il neige, il fait chaud, il fait froid, il fait beau, il fait soleil, il fait noir, il fait bon, il fait, il faut.

Está chovendo, está nevando, faz calor, faz frio, faz tempo bom, faz sol, é escuro, faz bom, é preciso. Eita língua machista. O responsavel por todo aquilo é il, o pronome masculino da terceira pessoa do singular mas que pode ser neutro também como nestes inúmeros casos. Quer dizer que em francês o neutro é masculino.

Tudo isso para concordar com a regra que quer que todo verbo conjugado (com a exceçao do imperativo) tenha que ter um subjeto aparento, quando não tem tem que inventar e il é a pessoa então que faz a ação. Um deus ex máquina , provavelmente.

Mas a coisa complica porque tem também ce, que pode se abreviar en c’, pronome demonstrativo neutro, que pode representar este papel.

c’est gentil (é lindo), c’est super (é legal), c’est bon (é gostoso), c’est fantastique (é muito legal), c’est super (é bem legal), c’est moi (sou eu) e a forma generosa de ce c’est ça.

c’est quoi, ça. (O que é isso), ça va (ta indo), ça marche (tudo bem), ça caille (faz frio, ta pelando),

O português é como o inglês: tem acento tônico chato por toda parte. O francês em relação é bem simples, sempre na última sílaba. Mas primeiro pra identificar a última sílaba tem que eliminar toda sílaba que termina com e. Exemplo lune tem apenas uma sílaba oral apesar de ter duas sílabas gráficas. Indispensable se pronuncia in-dis-pen-sable e se presta bem atenção muita gente nem fala o fonema l final. Isso tem nada a ver com o português onde toda sílaba é pronunciada. Que alívio. Não é como em francês quando você nunca sabe se pode se pronunciar a consoante final

un pas, un cas, des tracas, compas, repas não se pronuncia o s final

Na palavra un os (osso) , fala-se o s final, na palavra dos (costas), não fala mas no plural os, a mesma palavra escrita se pronuncia sem o s final.

oeuf (ovo), boeuf (boi) no singular ouve se o som f . No plural desaparece este f e muda o som do eu que vem a soar como deux !

Mas o português do brasil tem suas chatices. Os r de rua, roer, e o rato roeu o rabo do rei de roma (foi assim que aprendi na marra esse trava-línguas, agora voltando atrás seria melhor roer a coroa, ou o coração, a cara, o couro, o rim, o trono, o carro, pior ainda o carro caro). O r brasileiro foi minha principal tortura. E até depois de mais de 30 anos de prática do idioma chego a tremer cada vez que eu peço suco de laranja. Mas não desanimo. Um dia chego lá ! No topo do morro morrerei dançando forró com minha eterna namorada segurando ela carinhosamente como uma garrafinha de suco de laranja!

O negócio complicado, quer dizer o mais complicado dois ainda muitos complicados, é como no caso do inglês onde colocar o acento tônico. Tem oxitonas, paroxitonas, proparoxitonas e sei lá quantos mais tonas. Deus é mais ! E como em inglês tem a regra e as exceções que confirmam a regra. Eu duvido se fala assim insistindo na sílaba vi mas não precisa de acento para materializar o acento tônico. Mas tenho minhas dúvidas, preciso mudar o stress para a primeira sílaba. Isso eu internalizei à força de ouvir ou de levar porrada.

Demorei para entender a diferença entre o o aberto de avo (grand-mère) et o o fechado de avô (grand père) e ainda hoje não sinto a diferença. Já me explicaram várias vezes a acentuação gráfica mas meu ouvido parece que fica surdo em entender as diferenças entre carne de boi e um motoboy. Não sei mas se falo certo falando oi pelo cual uso o oi do inglês voice. Eu já internalizei que ou se fala o como o moto, loto, bobo francês e não como o o com acento dos coto, bobo brasileiros. Mas toda palavra que tem a mesma grafia em português que em francês posa problema . Eu sei que moto não se fala moto como en francês, igual para loto, bobo de camarão, alho porro não se fala como poireau, já sei,

a que hora é ? que horas são ? São nove horas, é uma hora. Minha tendência, ja que em francês so se fala il est cinq heures, il est midi, é de usar em português sempre são para não me complicar. Já me falaram tanto que é que horas são, já ouvi muito que hora é essa mas o cérebro insiste em dizer são uma hora! Barbarismo feio, né !

Eu assim falo são uma hora e sou (ou estou) errado. Erradissimo ! Principalmente para alguém que passou mais de 15 anos no Brasil convivendo com brasileiros hà mais de 30 anos ! Posso falar com toda sem vergonhice é quatro da manha. Em vez do certo e legítimo : são quatro da manha. Até eu fico me perdendo. Agora é comum ouvir essa coisa errada entre brasileiros. Alivia um pouco a dor mas não sara a raiva ! é isso que me complica ainda mais ainda. Bem sei que ser comum não quer dizer ser correto. Mas quero comunicar.

Já sei que que nem não é muito bom mas ja ouvi falar tanto que virou minha maneira de ser baiano.

Usando palavras ou expressões como eita, Deus é mais, é foda, porra, né, ta, veja bem, digai, ta vendo, da pra entender, sacou ?, caiu minha ficha, vixe, opaio,

Tinha muitas dificuldades em entender a diferença entre aqui, cá, la , ali e aí. Porque em francês apesar de ter ici et (là-bas) não tem lugares intermediários bem definidos. ici quer dizer aqui e quer dizer lá. Em princípio. Na realidade pouco importa a distança, geralmente a palavra utilizada vai ser lá.

Exemplo: alguém bate na porta. Vou até a porta e vou falar: qui est là ? e a pessoa fica talvez a 20 centimetros da porta.

Se eu entendi bem a gradação brasileira vai de aqui, aí, ali, lá. Para entender cá tem que utilizar a expressao lá e cá. vem cá ! Só que até agora não entendi a diferença entre vem cá e vem aí ou vem aqui. Mas gosto demais de usar vem cá. Em francês poderia se traduzir por perifrase viens voir, viens ici, viens là, pouco importa. De lá pra cá eu usaria em relação ao tempo. Entre 1986 que foi minha vez no Brasil e agora 2018, de lá pra cá, muita coisa mudou là como cá ! No Brasil como na França.

Houve um tempo que o povo falava Lula là ! agora fala Lula pra aqui Lula pra lá, Lula pra cá, Lula ali, Lula aí ! Um dia chego lá !

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage

Et même le renard le dit au petit prince : si tu veux un ami il faut l’apprivoiser et pour apprivoiser il faut être patient. Et vlan !

Je ne suis pas ce qu’on pourrait appeler un puits de patience. Je ne crois pas trop aux proverbes mais je crois beaucoup à celui-ci qui n’encourage pas à la patience. C’est un véritable éloge de l’impatience.

Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras.

Bien mieux que :

Patience et longueur de temps font plus que force et rage.

Dans patience il y a le mot attente et dans le mot attente je vois la salle ‘attente où se traînent les patients perclus par le doute. Je ne crois en aucune certitude. Je me crée des certitudes passagères qui me permettent d’avancer. Mon univers est toujours en expansion. Je place toujours une limite à mes attentes. Attendre vitam aeternam, trop peu pour moi. Atteindre le but de l’attente n’est pas toujours chose facile. Dans la salle d’attente, je suis patient, je dépends. Car être patient c’est souffrir, endurer, supporter, pâtir. Certains en éprouvent une jouissance toute mystique. L’attente du Messie ! l’attente du Jugement Dernier ! L’attente du médicament miracle !Je ne crois pas aux châtiments. Je ne crois pas aux supplices !

en philosophie il ya l’agent et le patient. Permettez que je choisisse l’action à la passivité.

Par ailleurs patient qui vient en latin du participe passé du verbe  pati (souffrir, supporter, endurer)  n’a rien à envier à  à Passion qui a exactement la même origine linguistique. Penser à la Passion du christ, tenez, qui commence demain Vendredi-Saint.. Patient et Passion même combat masochiste ?! ah non patience ou passion on en pâtis tout autant !

Je pense que la patience donne la fausse assurance d’un confort intellectuel. Je prends mon temps, se it-on ! . Tout va se réaliser un jour. Laissons faire la nature, Laissons faire le temps. Moi je préfère brusquer le temps, narguer la nature, titiller les heures. Défier l’interdit. Je me fixe des limites, toujours. Je me fixe des plans. Autrefois ils étaient de 5 ans. Maintenant je me donne chaque année un plan d’action. un plan de vie, un plan d’attaque. Ne pas subir, enfin le moins possible. Etre mon propre fer de lance ! Interroger mon instinct. L’apprivoiser. Oui si j’ai de la patience c’est avec mon instinct qui ne m’a jamais desservi. Je revendique cette impatience, ce droit à l’impatience au sens anglais de eager, eagerness comme dans le film Les corps impatients (Xavier Gianolli, 2003) Eager bodies en anglais qui suit justement une patiente atteinte du cancer  il y a le désir, l’appétit, la voracité, l’enthousiasme de l’impatience, l’avidité, le désir. L’envie. L’émerveillement ! Eager to learn, eager to please, eager to help, eager to work, eager to know.   On sent la soif, on sent la faim ! On sent la tension  vers l’objet !Le contraire de l’impatience c’est la résignation, l’accommodement. Etre impatient c’est se faire violence et faire fi des conventions pour que les chasses aux papillons ne cessent pas du jour au lendemain. C’est une négociation permanente avec soi et les autres avec les maladies, les nuisibles, les courants d’air et autres parasites

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Je viens de voir effaré qu’il y a 81 proverbes de par le monde qui parlent de patience. En fait je n’en ai comptabilisé que 75. J’ai eu la patience de faire les couper-coller et de les mettre en forme. Pas si impatient que ça finalement. : eh oui pour écrire il faut quand même un chouia de patience et ne pas se fâcher à chaque quart de seconde avec la feuille blanche ou l’écran….

Les 75 proverbes, adages et dictons autour du maître mot patience : lisez-les tous si vous êtes patients. Moi je les ai survolés !

1 On connaît l’humilité d’un homme dans son élévation, et sa patience dans l’adversité.
Proverbe danois ; Les proverbes et dictons du Danemark (1956)

 

2 Lorsque tu as entrepris quelque chose, prends patience.
Proverbe arabe ; Le dictionnaire des proverbes et dictons arabes (1980)

 

3 Avec de la paille et du temps, les nèfles blettissent.
Proverbe breton ; Dictons, maximes et proverbes bretons (2001)

 

4 À force de temps je t’aurai, disait le chêne à la citrouille.
Proverbe provençal ; Dictons d’oc et proverbes de Provence (1965)

 

5 Patience laissa brûler sa maison.
Proverbe français ; Les proverbes et dictons communs (1611)

 

6 Qui a patience a paradis.
Proverbe français ; Les proverbes et dictons communs (1611)

 

7 Patience, médecine de pauvre.
Proverbe provençal ; Dictons d’oc et proverbes de Provence (1965)

 

8 La patience conduit au salut, la précipitation court au malheur.
Proverbe turc ; Mille et un proverbes turcs (1878)

 

9 La patience mène à bien, la précipitation à rien.
Proverbe turc ; Les proverbes et dictons de la Turquie (1956)

 

10 Tout mal guérit par patience.
Proverbe français ; Dictionnaire des sentences et proverbes français (1892)

 

11 Un bon cœur penche vers l’indulgence, un cœur étroit ne dépasse pas la patience.
Proverbe chinois ; Le livre de la sagesse chinoise (1876)

 

12 La patience est une médecine de la vie.
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980)

 

13 La patience est le bouclier de l’âme.
Proverbe allemand ; Proverbes allemands traduits en français (1876)

 

14 Les gouttes d’eau creusent à la longue le rocher sur lequel elles tombent.
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980)

 

15 La patience donne la bienveillance et pardonne toutes les fautes (dettes).
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980)

 

16 Avec de la patience, point de malheur, et avec de la tristesse, aucun avantage.
Proverbe arabe ; Les proverbes du peuple arabe (1803)

 

17 La patience dévore le diable.
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980)

 

18 À la patience on reconnaît l’homme.
Proverbe allemand ; Proverbes allemands traduits en français (1876)

 

19 Prends patience, tu verras des miracles.
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980)

 

20 La patience et quelques cris, sont les meilleurs remèdes.
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980)

 

21 La patience donne le courage, le courage enfante l’espérance, et l’espérance ne laisse pas tomber dans la honte.
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980)

 

22 La victoire de la patience seule est solide.
Proverbe allemand ; Dictionnaire des proverbes et dictons allemands (1980)

 

23 À qui Dieu donne une femme, il lui donne aussi la patience.
Proverbe allemand ; Proverbes et dictons allemands (1828)

 

24 Peu à peu, la laine se transforme en tapis.
Proverbe persan ; Dictionnaire des proverbes et dictons persans (1980)

 

25 Petit à petit fuseau fait fil.
Proverbe breton ; Dictionnaire des proverbes et dictons bretons (1980)

 

26 La patience poussée à bout se change en fureur.
Proverbe français ; Recueil d’apophtegmes et axiomes (1855)

 

27 L’oiseau pris dans les filets doit prendre patience.
Proverbe indien ; Les proverbes en hindi (1988)

 

28 Qui veut durer et avoir le dessus, doit posséder patience et vertu.
Proverbe français ; Recueil d’apophtegmes et axiomes (1855)

 

29 La patience est la force des faibles.
Proverbe français ; Dictionnaire des proverbes français (1749)

 

30 La souffrance transige avec la patience.
Proverbe français ; Dictionnaire des proverbes français (1749)

 

31 La patience est l’art d’espérer dans les maux.
Proverbe français ; Dictionnaire des proverbes français (1749)

 

32 Pour un procès il faut trois sacs : sac de papier, sac d’argent, sac de patience.
Proverbe français ; Recueil d’apophtegmes et axiomes (1855)

 

33 Qui ne se lasse point vient à bout de tout.
Proverbe espagnol ; Maximes et sentences espagnoles (1859)

 

34 La patience et le silence sont les meilleurs remèdes contre la colère.
Proverbe danois ; Dictionnaire des proverbes danois (1757)

 

35 Petit à petit le raisin devient sucré.
Proverbe grec ; Maximes de la Grèce antique (1855)

 

36 La patience adoucit les maux qu’on ne saurait guérir.
Proverbe latin ; Proverbes et dictons latins (1757)

 

37 Quelques malheurs qui nous arrivent, le courage et la patience nous les feront surmonter.
Proverbe latin ; Proverbes et dictons latins (1757)

 

38 Le temps et la patience adoucissent les plus cruelles blessures.
Proverbe polonais ; Trésor des proverbes polonais (2005)

 

39 La science s’acquiert avec la patience.
Proverbe italien ; Proverbes et dictons italiens (1894)

 

40 La patience s’acquiert avec l’expérience.
Proverbe italien ; Proverbes et dictons italiens (1894)

 

41 La patience apporte des roses.
Proverbe tchèque ; Recueil de proverbes tchèques (1937)

 

42 C’est le fait du démon de se hâter, et celui de l’homme de savoir patienter.
Proverbe turc ; Mille et un proverbes turcs (1878)

 

43 Avec du zèle et de la patience un rat troue une planche.
Proverbe turc ; Mille et un proverbes turcs (1878)

 

44 À force de frotter, la corde casse la pierre.
Proverbe kényan ; Le proverbe kiswahili du Kénya (1993)

 

45 Une petite hache coupe un gros morceau de bois.
Proverbe guadeloupéen ; Recueil de proverbes créoles (1877)

 

46 Lorsque tu combattras par la patience, tu seras victorieux.
Proverbe arabe ; Les proverbes de Meïdani (1828)

 

47 La patience adoucit les maux qu’on ne saurait guérir.
Proverbe latin ; Proverbes et sentences latines (1825)

 

48 Tout Européen qui vient en Inde gagne de la patience, s’il n’en a pas ; et il la perd, s’il en a.
Proverbe indien ; Les proverbes en hindi (1988)

 

49 La patience est un remède universel à tous les maux.
Proverbe nigérian ; Proverbes du Nigeria (1956)

 

50 Une calebasse de vin se remplit goutte par goutte.
Proverbe nigérian ; Le pays igbo du Nigéria (2010)

51 La patience engendre la richesse.
Proverbe touareg ; Proverbes des Touaregs Kel-Adagh (2010)

 

52 La goutte incessante creuse la pierre.
Proverbe libanais ; Mille et un proverbes libanais (1968)

 

53 La patience aplanit les montagnes.
Proverbe libanais ; Mille et un proverbes libanais (1968)

 

54 Le temps est la clef de tout.
Proverbe africain ; Pensées africaines (2004)

 

55 Avec de la patience, le raisin finit par devenir sucré.
Proverbe kurde ; Les proverbes du Kurdistan (1936)

 

56 La patience est un remède à tous maux.
Proverbe russe ; Proverbes de la Russie (1956)

 

57 La patience est une herbe qui ne se trouve que dans le jardin des capucins.
Proverbe flamand ; Dictionnaire des proverbes flamands (1863)

 

58 La patience est amère, mais elle devient douce avec le temps.
Proverbe libyen ; Proverbes de la Libye (1956)

 

59 Il faut vaincre par la digne patience ceux qui vous offensent par orgueil.
Proverbe tamoul ; Le Koural – VIe siècle.

 

60 La patience vaut mieux que trop de bravoure.
Proverbe espagnol ; Maximes et sentences espagnoles (1859)

 

61 Avec du temps et de la patience on vient à bout de tout.
Proverbe espagnol ; Proverbes et locutions espagnoles (1835)

 

62 La patience édifie, l’impatience renverse.
Proverbe danois ; Dictionnaire des proverbes danois (1757)

 

63 Qui manque de patience manque de sagesse.
Proverbe danois ; Dictionnaire des proverbes danois (1757)

 

64 On ne peut pas sevrer un bébé en un jour.
Proverbe américain ; Recueil de proverbes américains (1964)

 

65 La patience rend tout homme maître.
Proverbe italien ; Proverbes et sentences italiennes (1876)

 

66 La patience d’un cœur est en proportion de sa grandeur.
Proverbe arabe ; Proverbes et locutions arabes (1835)

 

67 Si tu es enclume, prends patience ; si tu es marteau, frappe fort.
Proverbe turc ; Proverbes de la Turquie (1956)

 

68 La patience et la détermination conquièrent tout.
Proverbe américain ; Proverbes et dictons américains (1876)

 

69 La patience est un remède à toutes les afflictions.
Proverbe en latin ; Proverbes en latin (1757)

 

70 Il n’est point d’affaire, avec de la patience, dont on ne puisse venir à bout.
Proverbe turc ; Proverbes de la Turquie (1956)

 

71 La patience est une herbe qui ne pousse point dans tous les jardins.
Proverbe espagnol ; Proverbes et locutions espagnoles (1835)

 

72 L’enfant ne devient pas homme en un jour.
Proverbe zaïrois ; Proverbes et dictons zaïrois (1994)

 

73 Les termites disent : Petit à petit, cela s’amoncelle.
Proverbe camerounais ; Proverbes bamouns du Cameroun (1976)

 

74 La patience vaut mieux que la hâte, et cela en toute chose.
Proverbe malgache ; Les proverbes malgaches (1915)

 

75 La patience ne connaît pas le temps.
Proverbe sénégalais ; Proverbes et dictons sénégalais (1976)

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