#Balance ton Porgy, Bess !

Importune-moi, Madame Bess.  Joue-moi  aux dés pipés ! Sept, onze. Je sens monter en moi la sève de la chance. Ne me laisse pas tout seul ramer dans la bauge de l’île Kittiwah avec mon groin, ma queue en tire-bouchon et mes gros sabots fendus et boueux.  Balance-moi, avec cariole et chèvre vers le Jugement Dernier. Vire-moi de ma cariole. Delivre-Moi.  Porgy adore les escarpolettes. Touche-moi. Caresse ma soie. Je suis Haram, tu sais même  si je suis baryton basse. Tout comme les gloussements lubriques de gorets et de truies que je tarde encore à enfanter dans cet océan de rhum. Haram. Mais je suis un porc sauvage, un sanglier. Je n’ai rien d’ordinaire, rien de domestique. Je suis un estropié et un mendiant. Egorge-Moi.  Pends-moi haut et court en haut du gibet, découenne-moi, écorche-moi comme il sied aux matadores, flambe-moi et rôtis-moi à la broche après m’avoir assaisonné de fiel et jeté en pâture aux bancs de poissons noirs et aux crabes du diable qu’ils fassent en meute curée de ma chair.  A déguster sans modération avec du manioc, du fruit à pain et des bananes vertes rôties. It ain’t necessarily so !

Je ne suis ni gibier d’eau ni gibier à plumes. Seulement ton Porgy ! Balance donc ton Porgy ! A toi affectueusement. Ton Porgy

PS: Lis ça et dis mois ce que tu en penses:

  http://www.liberation.fr/france/2018/01/12/un-porc-tu-nais_1621913

le guru, celui qui dissipe l’obscurité

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L’Inde a depuis le 9 novembre 2014 un ministère appelé AYUSH : Minister of Ayurveda, Yoga and Naturopathy, Unani, Siddha and Homeopathy. Pour être donc précis ce que l’on a coutume de raccourcir  depuis en Occident sous le vocable de  ministère du yoga est aussi en charge de l’ayurved, de l’unani et du siddha, en d’autres mots, les médecines traditionnelles indiennes. L’homéopathie et la naturopathie font aussi partie de ses prérogatives.

Hier matin j’ai participé à une matinée d’initiation au yoga organisée à Kani Keli, Mayotte. Il y avait douze participants. Le yoga m’a toujours rebuté à cause des postures, et plus particulièrement parce qu’il faut souvent s’asseoir en tailleur, performance que je n’ai jamais réussi à faire. M’asseoir en mode tailleur a toujours été pénible pour moi depuis les cours de gymnastique au lycée Lakanal à la fin des années 60. J’ai toujours admiré secrètement ceux qui arrivaient ainsi à caser leurs genoux alors que moi cela n’a jamais été une position de repos mais plutôt un calvaire. Je sais qu’il y a des stratagèmes pour résoudre mon incapacité et m’asseoir en toute quiétude. En vain  ai-je essayé ! J’en ai déduit que j’avais de gros genoux, de grosses cuisses et que donc physiquement j’étais limité pour le yoga et bien mieux charpenté pour la danse.

En plus le yoga, je l’assimile à la religion, le bouddhisme, l’hindouisme, le brahmanisme, j’ai entendu parler de certains dieux, je sais que ce sont des religions polythéistes avec tout un panthéon de dieux et de déesses, j’ai entendu parler de Shiva, de Brahma, de Krishna, de Rama mais j’ai du mal à appréhender tout le contenu car je ne vis pas en Inde.   Mais après avoir vécu quinze ans au Brésil où j’ai pu peu ou prou comprendre l’architecture syncrétique brésilienne et l’articulation entre orixas (esprits) et autres croyances monothéistes  je ne crois pas que j’aurai du mal à cerner les particularités des religions en place. Ce que j’en sais c’est ce que j’ai pu saisir par ce que j’ai pu en voir à travers la pratique d’amis à travers le temps: la pratique de la méditation, les parfums d’encens, un petit autel pour les ancêtres, une sorte d’ascèse, la solitude, les mantras qu’on répète sans cesse, les soutras qui sont des aphorismes. J’ai fréquenté aussi il y a fort longtemps à Amsterdam Hare Krishna et leurs robes orange, leurs cranes rasés, leurs chants psalmodiés, le son des cymbales, leurs nourritures végétariennes. il y a aussi pèle-mêle l’ayurveda, la médecine indienne traditionnelle qui divise notre corps en chakras. Il y a le Gange ! Il y a l’amour tantrique, l’amour lent qui confine l’acte sexuel total, qui unit le tout aux parties, au divin. il y a le rajah, le maharajah, les castes supérieures, les castes inférieures, les Intouchables, les devadasi, les prostituées des dieux, Calcutta, New Delhi et Ravi Shankar et son sitar ! Il ya le Mahatma Gandhi et sa non violence. Il y a l’oeil de Shiva et le kamasutra. Il y a le nirvana, il y a le parinirvana ! Il ya le Maharathoustra ! Et enfin last but not least il y a le colombo !

Dans le flot des images que secrète en moi le mot yoga il y a aussi à tort ou à raison le fakir qui marche sur les clous ou sur les braises chaudes, le bonze chinois et son gong, mais il y a surtout l’idée qu’il n’y a pas de yoga sans guru, il n’y a pas de guru sans disciple. Il n »y a pas de disciple si celui-ci ne se rend pas à son guru, s’il ne lâche pas prise, s’il ne s’abandonne pas à l’obéissance condition sine qua non de l’initiation. Et ainsi va le monde du yoga depuis 7000 ans.

J’ai déjà participé à une séance de yoga sur un week-end entier avec une amie il y a de cela plus de trente ans.

J’arrivais donc avec un passé, un passif à mon actif en ce treize janvier de l’an de grâce deux mille dix-huit!

Sauf que voila. Cette séance yoga était nommée yoga sur chaise. Je ne pouvais pas me débiner, comme d’habitude. En plus le prix 10 € pour environ 3 heures d’activité était séduisant. D’autant plus que je m’ennuie fermement à Mamoudzou le samedi alors j’y suis allé puisqu’en plus j’avais un chauffeur, S., collègue de travail, et elle férue de yoga et de sports de combats.

Je me présente à l’heure dite avec ma bedaine conscient que je serai le ventre le plus proéminent de l’assemblée. Au départ il n’y a qu’un homme, C. prof de yoga lui aussi,  probablement doté de tablettes de chocolat à faire mourir d’envie un comateux. Mais heureusement qu’arrive au dernier moment celui qu’on appelle Monsieur Anicet. C’est un mahorais. Il invite la conférencière à venir donner des cours dans sa madrassa. Sa bedaine même si elle est un peu moins proéminente que la mienne me permet de mieux respirer ! Ouf ! L’union fait la force. Je le lui dis. Il me dit relativiser son état actuel car il n’a pas nagé récemment mais qu’il suffit qu’il nage une heure pour retrouver son corps d’athlète. Ah encore un autre qui me tue à petit feu, car moi je ne sais pas nager. Ce monde est injuste. Ah si le yoga pouvait se faire dans une piscine et qu’on pouvait en ressortir en nageant au bout d’une heure ou deux, je ferais tous les sacrifices du monde. Même au bout de six mois, je tenterais l’expérience. Qui ne tente rien n’a rien ! ! J’accepterais même, ohmygosh, de devenir le disciple d’un guru !

Pour commencer je vous présente la prof de yoga, notre guru, notre yogini du jour, A., d’origine bordelaise, prof d’espagnol de son état mais aussi prof de fle, comme moi-même et désormais chargée de mission au CASNAV ( en charge de la scolarisation de ceux qu’on appelle sobrement les élèves nouveaux arrivants non francophones mais qu’ici on appelle les enfants de migrants quand on est gentil et les enfants voisins quand on est méchant). A. est arrivée le 10 août à Mayotte me dira-t- elle plus tard ! Moi le 11. Elle a vécu et enseigné entre autres pays en Inde, à Maurice, à Moroni (aux Comores). Elle est jeune, mince, séduisante. Je pense que sa photo sur Facebook ne lui fait pas honneur. Peut-être n’est-elle pas photogénique ?! La lumière ne se commande pas ! Ou peut-être veut-elle cacher la beauté qui l’habite ! Qui sait ! Celle qui dissipe l’obscurité de l’autre perd peut être un peu de sa lumière dans le processus !

A. nous demande de faire un brainstorming sur le mot yoga, elle utilise d’ailleurs un joli mot que je vois pour la première fois pour décrire cette activité qu’on a coutume d’appeler remue-méninges, elle nous propose de participer à une pluie d’idées, joli mot ! Qu’ évoque en nous le mot yoga ? non sans nous avoir donné tout d’abord sa définition du yoga selon Patanjali: un arrêt des modifications de l’esprit. Certains évoquent la méditation, d’autres une philosophie de vie, un autre, un mahorais, le seul du groupe la prière, une autre la concentration, une autre les postures; une autre une paix intérieure Moi je ne dis rien car j’aime être exhaustif et je voudrais dire tout ce que je viens de dire sans me censurer. Mais une idée me vient suscitée par sa définition sommaire : je fais du yoga quand je m’endors, je fais du yoga quand j’écris, quand je me concentre et que je laisse aller ma plume sur le clavier de mon ordinateur. Je suis relâché, mes doigts sont souples, mon dos est droit, mes fesses bien calées sur ma chaise et je suis nu ! Je fais du yoga quand je me réveille en pleine nuit mû par une étrange érection dont je ne connais la cause : le besoin d’aimer ou le besoin de me vider. Je me tais, gardons par devers nous nos étranges pensées.

Puis nous abordons via le rétroprojecteur les 8 piliers du yoga selon le maharishi Patanjali. The eight limbs of yoga. Pendant qu’elle explique les subtilités de ces piliers moi je m’attarde sur la traduction de ce limbs. Limb, pilier ? Moi je l’aurais traduit comme branche ou comme membre. Mais peu importe ! Qui est donc ce Patanjali ? Il y aurait donc d’autres nomenclatures selon d’autres ? Pourquoi celle-là et pas une autre ?

Bref passons ! Il y aurait deux représentations du yoga, l’une en forme d’arbre avec un tronc et des branches et une autre en forme d’échelle. Elle propose la lecture en forme d’échelle.

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Un système d’échelle où l’on démarre par le yama et le niyama, l’asana et le pranayama pour arriver au bout d’une certaine pratique au dhyana  (état de méditation) et au samadhi (état d’unicité, d’équilibre) qu’elle nomme état d’extase et que moi j’assimile au parinirvana. Moi j’entends par limbs plus quelque chose comme ce qui suit : une confluence.

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Après une heure de ce mini crash course en yoga c’est l’heure de la pause. Les chaises étaient hyper confortables, les ventilateurs de plafond étaient fort reposants. C’est pour moi l’heure du sacro saint pipi. Je traverse la maison chargée d’encens et de lumière savamment tamisée ! Le thé est servi avec des petits gateaux, de l’eau, des jus et deux plaquettes de chocolat noir Kohler. Certains sont partis fumer. Moi je plonge et ouvre la première tablette et hop 3 petits carrés de chocolat sont engloutis. Délicieux. Je ne me souviens pas avoir acheté une tablette de chocolat ces deux dernières années. Mais Kohler a ravivé en moi quelque chose. Un appel yogique, peut-être. Et hop 5 minutes après trois autres petits carrés pour confirmer mes premières impressions. Ce chocolat noir a un goût de chocolat au lait. Non, c’est un appel venu du fin fond de l’arc antillais comme le confirmera plus tard le site de Nestlé Antilles Guyane. Le chocolat Kohler est fabriqué spécialement pour correspondre au goût des Antillo-Guyanais tout comme les tablettes Red Label de Nestlé. Entre temps les autres, probablement éblouis par mes yeux exorbités au bord de l’extase, ont commencé à goûter eux aussi. Eh oui manger du chocolat c’est yogique aussi ! J’ai même un instant fermé les yeux et dérivé en canot dans une pluie de saveurs oubliées.

Après un petit quart d’heure vient l’heure de la pratique du yoga sur chaise. Nous apprenons d’abord à marcher, lentement en appuyant bien fort sur les talons. Puis nous devons nous ancrer par notre regard ou notre sourire dans le regard de l’autre. Puis nous apprenons les trois etages de la respiration yogique : abdominale ou diaphragmatique, costale ou thoracique et claviculaire ou haute. Une douce voix nous berce rythmiquement:

Inspirez, expirez ! Doucement ! 5 fois !

Nous faisons des postures debout puis sur la chaise, les bras joints au-dessus de la tête, étirons les cous, les jambes, les pieds, les orteils, les doigts, les poignets, les bras, les épaules, en haut en bas, à droite à gauche. Les hanches, le bassin ! eh mais je fais tout ça moi en dansant. Je fais du yoga, aussi, chaque fois que je danse ! Je vous l’ai déjà dit, docteur, j’ai la maladie du bouger bouger

Mais voilà qu’il faut maintenant plier un genou et poser son pied doigt sur la cuisse gauche ! Je fais l’effort surhumain pour moi ! il n’y a que monsieur Be-Bop, de son vrai nom Stéphane Germaneau qui ne plie pas ses genoux ! il reste un peu à l’écart. Je lui donne bien ses 75 ans ! Une célébrité sur l’île, propriétaire de la maison qui nous accueille, ex artisan, spécialiste de la sculpture sur bois flotté de noix de coco  et désormais animateur thérapeutique sur Kani-Kéli, Mayotte, une sorte de vieux guru à longue barbe blanche ou poivrée. Il s’abstient. Il est malade m’a-t-on dit. Il doit voir vers midi un médecin.

Mais plier ce genou et inspirer expirer en même temps tout en levant les bras en arc de cercle. Euh ! Je passe mon tour. On change de jambe et ça passe mieux.

Puis on ferme les yeux et c’est la fin.

Vite j’ouvre la deuxième tablette de chocolat et saute sur trois nouveaux carrés salvateurs . Eh oui il faut dans le yoga s’aimer se donner de la valeur et en prenant ces carrés de chocolat je ne fais que ça. Laisser moi m’aimer ! Merci Kohler, merci Nestlé ! c’est trop bon ce yoga-là !

J’entends une femme enceinte. Je l’avais oubliée avec son ventre énorme. Je n’étais donc pas le plus gros en fait. Elle dit : j’ai senti le bébé bouger en plein yoga.

Plus tôt j’ai entendu Be-bop lui  dire que les hommes et les femmes réagissaient différemment au yoga. Je me pose la question. Je n’avais pas, tout entier dans ma jouissance tribale du chocolat, fait la relation entre son ventre, elle et la future progéniture qu’elle portait. Elle a un regard vraiment angélique. Elle est presque transfigurée. Mais il faut dire qu’elle est arrivée en retard et transfigurée. Parfois quand elle souffle en inspirations expirations je me rends compte qu’elle pourrait accoucher ici-même. Qu’à cela ne tienne il y a une infirmière sur la place. Mais la dite infirmière en pédiatrie  a l’air en fichu état. Je saurai plus tard qu’elle a une indigestion alimentaire due aux brochettes de viande qu’elle a ingurgitées la veille et qu’elle vomira plus tard à grosses gorgées sur la route aux abords d’un énorme baobab entre Kani-Kéli et Mamoudzou. Comme quoi brochettes, covoiturage et yoga ne font pas bon ménage. A sa décharge elle n’est sur le territoire que depuis 3 semaines.

S., ma collègue de travail, s’approche de moi et me dit quelque chose comme:

Jean-Marie tu sais le yama et le niyama tu pratiques déjà au quotidien dans tes relations avec les autres profs et avec les jeunes. Tu as cette bienveillance naturelle.

Moi, je lui répondrais volontiers que c’est au contact des autres que j’ai acquis au cours du temps cette bienveillance par rapport aux autres et que je travaille encore cette bienveillance par rapport à moi-même, que j’ai encore du mal à m’autoriser à être moi sans peur sans haine sans reproche même si une grande partie du chemin me semble accompli. Mais quand elle me dit cela je me sens tout à coup l’étoffe d’un guru ! Je voudrais lui dire qu’elle a en elle une colère qui doit s’apaiser pour qu’elle puisse se poser. Elle pratique la boxe et le yoga ! Pour exorciser un trop plein d’énergie, de violence ! Elle se met en colère pour un rien ! Elle aime la discipline, le respect, elle est aussi mariée à un militaire de haut rang dont elle vit séparée géographiquement, comme elle vit séparée géographiquement de ses deux filles et de ses parents. Parfois je me dis qu’elle peut exploser en plein vol et je l’encourage à prendre de la distance ! Sois zen, lui ai-je déjà dit plus d’une centaine de fois en 5 mois que nous nous connaissons mais chassez le naturel il revient au galop. Je lui souhaite de trouver un bon guru qui l’aide à dissiper l’obscurité qui l’a envahie.

Eh oui je suis zen sans avoir jamais pratiqué zen zen ! Cette zénitude attitude me conduit souvent à dire pour couper court à la conversation : faites comme vous voulez, moi je m’en fous ! Cela en énerve plus d’un ! Mes prises de position iconoclastes sur l’amour, le destin, la mort, la famille, la fidélité, l’argent, la voiture, la politique, la nourriture, la religion, ma façon même de vivre, de manger, de boire, de m’habiller interrogent, pour ne pas dire dérangent.

Moi mon guru c’est le cyclone, c’est lui qui m’a fait swami,  éveillé, m’éveille et m’éveillera. Mon karma c’est être pyrobate, de marcher sur les charbons ardents de la vie et je n’ai qu’un mantra : un oeil ouvert au coin duquel iraient et viendraient des fourmis volantes chargées de soutras aussi volatiles que l’alizé.

Il n’en est pas moins vrai, même si j’ai l’air de plaisanter, je sais je suis taquin, que j’ai pu observer que dans une classe d’enfants non francophones non scolarisés nouvellement arrivés sur le territoire à Mayotte  les bienfaits du yoga sont incomparables et je m’intéresse à tout ce que la Recherche sur le yoga dans l’éducation proposera et a déjà proposé depuis 40 ans, quitte à me l’appliquer à moi-même en m’inspirant de ce qui suit :

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et si d’aventure vous avez vent de quelque chose autour du yoga sur Mayotte qui me fasse nager en six mois, faites-le moi savoir illico presto ! Namasté !

 

 

 

Elan vital et pentabond

Sans élan pas de saut ! saut en longueur, pentabond, saut à la perche, saut en hauteur, triple saut, saut à la planche : sans élan c’est l’échec assuré !

Sans élan pas de jet ! Lancer du poids, lancer du disque, lancer du javelot, lancer du marteau !

Sans élan pas de course ! Ni 110 mètres ni 400 mètres haies, ni 3000 mètres steeple !

L’élan c’est elã en portugais, impulse en anglais c’est un mouvement de l’inertie vers l’avant, une course rapide avant l’action explosive. On doit prendre son élan, et généralement pour cela on recule, parfois à plus de 20 mètres de l’obstacle à franchir et cette accélération nous permet de franchir parfois l’obstacle. Parfois malgré tous nos efforts on échoue et la barre tombe, ou on mord sur la limite d’appel, ou on n’arrive pas à s’élever suffisamment. Parfois l’objet que l’on doit propulser retombe à nos pieds ou à une distance ridicule malgré tous les efforts que nous avons déployés.

Tout le monde s’accorde pour dire qu’il ya une exigence dans cette course d’élan d’un certain nombre de paramètres pour arriver à un geste parfait. Il y a certes le nombre de cycles, de foulées, la position des bras, la courbure du corps, la trajectoire à suivre, la vitesse, le transfert du poids, le plan de l’élan, le point d’impact, la finition du mouvement, les axes de rotation, il y a la volonté de vaincre, il y a les aptitudes naturelles. Il faut s’entraîner, s’échauffer, pratiquer des étirements sinon on risque la sanction suprême : la blessure musculaire (contractures, déchirures, claquages) . Bref l’élan est tout sauf de la sinécure !

Qu’il s’agisse d’élan frontal, latéral, dorsal, d’élan de rotation, de pas glissé ou de pas changé il y a dans l’élan une détente, une force explosive, une sorte de suspension primitive et inconsciente dans l’air du corps en extension par la grâce des muscles inférieurs (fessiers, quadriceps et mollets) et des muscles supérieurs.

Et qu’en est il de l’élan vital ? Que nous dit Deleuze ?

L’élan vital c’est un potentiel, l’élan vital c’est un potentiel, il s’actualise en créant des chemins divergents. Qu’est-ce que nous disait Bergson ? Une chose très belle, très très simple. Il nous disait… Je fais un nouveau schéma pour que vous compreniez [ ?]. Voilà : vous avez le potentiel, élan vital. Il n’a jamais dit que ça existait comme ça, c’est un pur virtuel. Bien. Comment définir ce potentiel biologique, ce potentiel de la vie ? Vous allez voir : il le définit absolument comme un rapport de forces, Bergson. Il dit : ce potentiel, on va le définir comme ceci… ou cette virtualité on va la définir comme ceci : deux choses à la fois, qui sont des rapports de forces ; emmagasiner de l’énergie, ah… emmagasiner de l’énergie, faire détonner un explosif. C’est des rapports de forces ça. Emmagasiner de l’énergie, faire détonner un explosif. Pour Bergson, c’est ça la vie, un point c’est tout. C’est le potentiel biologique. C’est une pure virtualité.

L’élan vital s’actualise : ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’il va s’incarner dans des formes vivantes, l’élan vital est sans forme, lui, c’est un élan, c’est-à-dire une force, si vous voulez. Donc ça marche très bien. C’est un élan, c’est une force. Euh. Qu’est-ce que je disais ? Oui, mais c’est même… bon. Deux rapports de forces qui définissent la virtualité. Là-dessus, quand cette virtualité s’actualise, elle s’actualise en créant une grande différenciation, une grande divergence. S’actualiser, c’est se différencier. Et qu’est-ce que ça va donner ? Tout se passe comme si le virtuel était trop riche. Donc il ne peut pas s’actualiser en un bloc.

 

L’élan vital, notion développée par Henri Bergson, puis revisitée par Gilles Deleuze, fonctionne un peu de cette façon ! Si nous nous considérons comme un concentré unique de continents intérieurs mettant en jeu intuition, sentiment, sensation et esprit (cf CG Jung) où s’expriment nos cultures multiples séparées par des barrières intérieures, des murs ou des crevasses ce qui fait lien et nous permet de franchir ces barrières c’est une rampe de lancement interne, un cinquième continent intérieur invisible, l’élan vital avec ses deux polarités (Intraverti et Extraverti), cette force potentielle qui sommeille en chacun de nous, en chacune de nos cellules. Il nous faut tout de même sinon l’activer du moins l’actualiser et ce n’est pas simplement une affaire de technique. On aimerait certes pouvoir dire de ce cinquième continent :

« Là tout est ordre et beauté,

Luxe calme et volupté »

après Baudelaire et Gauguin mais nos continents intérieurs sont parcourus de fleuves, océans, cyclones, volcans contradictoires et quand bien même nous  prétendrions  avoir décrypté l’atlas intime de nos continents intérieurs il y a toujours des régions inexplorées, des terra incognita dont nous devrions débroussailler l’ADN. C’est un voyage sans fin, une interminable pentabond auquel nous convie l’élan vital ! Cet élan doit nous permettre de franchir par un enchaînement de cinq bonds : un cloche pied, trois foulées de course et un saut nos quatre autres continents intérieurs.

A tous un supercalifragilisticexpialidocious réveillon fait de petites morts et de renaissances interminables

850_400_flor-de-lotus-significado-e-simbolismo-da-flor-sagrada_1495722386Dans moins de 13 heures il sera minuit ! Il y a un no man’s land entre minuit et zéro heure. C’est dans cet espace précaire que modernité et tradition s’affrontent incessamment. Ainsi le dieu Janus avait deux visages l’un tourné vers le passé et l’autre vers le futur. Le soleil et la lune d’aujourd’hui 2017 et ceux de demain 2018 se ressemblent étrangement à ceux de 2014/2015 mais ils sont complètement différents puisque notre regard sur eux changent. C’est nous qui modifions et non les choses qui se modifient. A minuit on est en 2017, à zéro heure on est en 2018. Quelques confettis multicolores, quelques feux d’artifices, un ou eux grammes de cotillons nous séparent l’un de l’autre.

Moi je propose une autre méthodologie. Commençons l’année à zéro heure et terminons la à minuit. Commençons la vie par la mort. Naître à 90 ans et remonter à contre-courant le fleuve de l’existence jusqu’à redevenir nouveau-né, presque innocent dans la source au flanc de la montagne. Et tout cela entre zéro heure et minuit. Quel challenge, quel défi. Ceux qui ne savent pas nager peuvent pagayer mais l’eau de la mémoire, pour saumâtre qu’elle soit, n’est pas si profonde qu’on ne puisse en remonter le cours en quelques infimes nano-secondes. Il y a ça et là des gués où on peut reprendre haleine avant de reprendre sa route……ne serait-ce qu’à quatre pattes…..

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Dans moins de 13 heures il sera exactement zéro heure….Et personne ne sait encore avec certitude s’il sera là pour vivre ce moment. Ce qui explique l’émotion qui s’empare de tout un chacun, émotion faite de peur et de soulagement, à franchir la ligne d’arrivée de l’étape. Chaque réveillon est comme une petite mort ou une naissance avortée et le champagne coule à flot de la même manière qu’une femme enceinte qui perd ses eaux sait que l’issue est proche. A tous un supercalifragilisticexpialidocious réveillon fait de petites morts et de renaissances interminables. 2017 est mort vive 2018 ! Maintenant que la plupart des rites de passage, rythmés soit par les saisons et les lunes et les soleils, les mers et les pluies soit par les stades différents dans le développement de l’individu de la naissance à la mort, ont disparu de nos sociétés post-modernes profitons encore de celui-ci : franchissons le seuil de cette nouvelle année de façon guillerette comme on saute à la marelle, à cloche-pied. Quittons provisoirement le 1 de la terre de 2017 pour nous retrouver finalement les deux pieds ancrés au 9 du ciel de 2018. Surtout évitons les petits cailloux entre minuit et zéro heure qui pourraient mettre à mal cette expédition car c’en est une, et vous obligeraient à redémarrer éternellement à partir du 1 de la terre de 2017. Que vous souhaiter alors, sinon beaucoup d’équilibre, quitte à partir du ciel de 2018 en direction de la terre de 2017. Du 9 vers le 1 au lieu du 1 vers le 9, et tout cela, bien entendu entre minuit et zéro heure ! Et vogue la galère 

 

 

 

 

Drôle de rêve à zéro heure pile poil

1024px-VeveLegba.svgMoi qui ne me souviens quasi jamais de mes rêves j’ai rêvé que ma mère était morte. Rien que ça ! C’était clair et limpide comme de l’eau de roche. C’est ma femme qui me l’aurait annoncé. Et pourtant nous sommes séparés par des milliers de kilomètres, de mers et de nuages. Je n’y ai pas cru sur le moment. Je suis allé dans mon rêve sur le site Belradio vérifier. Et son nom était là bien répertorié. Alors je me suis dit  : elle est morte le 25 octobre comme sa mère. Quelle coincidence ! Bena pleurait mais moi j’étais serein !

Je me suis réveillé tranquillement et j’ai couru au téléphone pour voir l’heure. Il était exactement zéro heure, pas une minute en plus, pas une seconde en moins, zéro heure pile. Zéro heure pile poil comme disent les Mahorais ! A la frontière parfaite entre le mercredi 27 décembre et le jeudi 28 décembre 2017.

Je suis allé pour de vrai sur Belradio et là pas de trace de décès de quelqu’un de la famille

Je suis allé sur geneanet pour vérifier les dates de décès de ma grand-mère, elle est décédée le 24 octobre à Gourbeyre et enterrée le 27 octobre 2006 à Saint-Claude.

J’avais un message qui clignotait d’une demoiselle Isabelle Saint-Val, fille d’une Cécile Castard et d’un Monsieur Saint-Val et qui me demandait si je connaissais un cousin de sa mère décédée en 2012 nommé YANKO. Mystère et boules de gommes ! Et moi je ne connais ce YANKO ni d’Eve ni d’Adam

Puis j’ai appelé ma femme ! Avec le décalage horaire il était un peu plus de 22 heures en France et je lui ai annoncé la nouvelle. E,lle était en train de regarder un film. J’ai donc été bref ! Ouf elle était en vie !

Puis je me suis souvenu que son père était mort lui aussi un 25 octobre, elle n’en était pas sûre, elle m’a dit 24 octobre, je suis donc retourné sur mon site geneanet et j’ai consulté la fiche de mon beau-père. Décédé le 24 octobre 2010 à Jacobina, Bahia, Brésil.

Tiens ma grand-mère et mon beau-père décédés le même jour ! Je n’avais jamais fait le rapprochement entre les défunts de Guadeloupe et ceux du Brésil.

Bon ma mère est née un 25 juin, mon père est décédé un 20 juin 2000 à Troyes, mon frère Charles Henri décédé un 22 juin 1958 à Saint-Claude

Puis je me suis souvenu que hier on m’avait appelé de métropole via un numéro de portable 0680XXXX, que j’avais appelé et que j’étais tombé sur la boite vocale et que je n’avais comme à mon habitude laissé aucun message

Puis je me suis souvenu d’un poème écrit il y a bien longtemps PSAUME XI qui fait partie du recueil  Micareta : 27 fragments infimes d’un carnaval intime et qui débute par Zéro heure :

PSAUME XI

Zéro heure, la chauve cascade

Où le délire se découd

Dans les courbes de l’ennui…

Zéro heure, l’édentée

Déchirant les échos

Des obsèques de minuit…

Zéro heure, poupée

Aptère, assoupie

A l’ombre des rêves…

Cartomancienne hérétique

Châtrant les éruptions chagrines,

Châtrant, multipliant les yeux

Vers les plages pourpres…

Zéro heure, nymphe sourde

Défunte à la canne bossue,

Hissant le grand pavois

De la couleur polyphonique,

L’accord,

La peau du poète,

Éclipse magique

De tous les déluges…

Demain à la première heure j’appellerai ma mère pour lui communiquer en bonne et due forme son décès. On en rira tous les deux ! enfin je l’espère. Ou elle m’annoncera la mort de quelqu’un. Qui donc !? Je l’ai eue au téléphone le 24 décembre dans l’après-midi, elle était en pleine forme ! sur le calendrier le 25 octobre c’est la saint Crépin. Mourir à la saint Crépin, quel drôle de rêve ! Moi je signe tout de suite pour la saint Glinglin, à zéro heure pile poil entre saint Jean l’Evangéliste et les saints Innocents !

13h pile poil après minuit j’entre finalement en contact avec la Reine Mère, après une trentaine d’appels restés sans réponse sur son portable comme sur sa ligne fixe ! Man Balti is alive and kicking ! Je respire ! Mais elle me confirme que tout est prêt pour son départ ! Que je ne m’inquiète pas ! Mais non je ne m’inquiète pas ! Je sais que tout est réglé comme sur du papier à musique ! On chantera probablement :

1. Je crois en Toi, mon Dieu, je crois en Toi,
Vivant, mystérieux, si près de moi.
Dans tous les désarrois, Tu garderas ma foi.
Je crois en toi, mon Dieu, je crois en Toi.
2. J’espère en Toi, mon Dieu, j’espère en Toi,
Ta main, du haut des cieux, prend soin de moi.
Quand sous l’effort je ploie, quand sombre toute joie,
J’espère en Toi, mon Dieu, j’espère en Toi.
3. N’aimer que Toi, mon Dieu, n’aimer que Toi :
Tes saints, d’un cœur joyeux, ont fait ce choix.
Ils ont tracé pour moi la route vers la croix.
N’aimer que toi, mon Dieu, n’aimer que Toi.
4. Plus près de Toi, mon Dieu, plus près de Toi !
Pour que je serve mieux, reste avec moi.
Fais-moi de jour en jour grandir en ton amour.
Plus près de Toi, mon Dieu, plus près de Toi.

Ce matin elle est partie tranquillement à la messe à Toulouse puis était en pleine préparation de la cérémonie de décès d’un certain Jean-Marie décédé le 25 décembre à Gagnac-sur-Garonne.

Pour fêter la bonne nouvelle je dis :

boudin, pain de mie complet et vin blanc moelleux pour tout le monde !

Ma chère et tendre analyste junguienne n’a pas pas hésité à me faire parvenir ce lien 

Selon ce Tristan Moir spécialiste de l’interprétation du langage des rêves, rêver de la mort d’un proche n’a rien de morbide. Au contraire.

Comme je me méfie de ces splendides spécialistes de la psyché je prends tout avec des pincettes. Je deviendrais, avec un énorme conditionnel, enfin adulte. Je ne serais plus puer aeternus ? il faut symboliquement s’affranchir de ses parents  (il dit tuer symboliquement, mais moi je préfère m’affranchir) pour s’inscrire dans la vie adulte. Je serais en train de franchir une étape que je croyais pourtant franchie depuis belle lurette ? Non seulement je deviendrais adulte mais encore philosophe ! Tout ça à l’orée de 2018 où je partirai enfin à la retraite. Fin de cycle, début d’un autre ! Formidable ! J’étais formidable, tu étais formidable, nous étions formidables, en 2017, comme dirait Stromaé !  Lisons Tristan dans le texte  tout en écoutant Stromae, donc :

Si nous rêvons de la mort d’un parent proche, il n’y a pas là prémonition ou souhait de le voir disparaître. Ces rêves correspondent au processus de mort symbolique nécessaire à notre évolution. C’est un des grands thèmes de la psychanalyse : chacun de nous doit un jour tuer son parent symbolique pour devenir un individu à part entière, c’est à dire adulte, indépendant et capable de devenir parent à son tour. Tant que la mère et le père n’ont pas été tués symboliquement, l’individu reproduit les schémas que lui ont transmis ses parents. Si nous avons reçu une éducation qui nous semble assez mauvaise, tant que nous serons attachés à nos parents, nous aurons tendance inconsciemment à nous comporter comme eux.

Qu’il s’agisse de notre mort ou de celle d’un proche, les rêves qui la représentent ne sont jamais négatifs ni prémonitoires d’un décès prochain réel. La mort est ici symbolique. Elle correspond toujours à une transformation, au passage d’un état à un autre.

(Dans les cas de rêves relatifs à la disparition imminente d’un proche, celui-ci apparaît en songe de façon bien vivante. Le plus souvent, il est habillé normalement, il regarde le rêveur en souriant, dit peut-être quelques mots avant de disparaître. Ces rêves sont très paisibles, jamais dramatiques. La mort physique n’est jamais représentée.)

Négatif : Peur du changement, poids du passé, angoisse.

Positif : Fin de cycle, transformation, passage à un nouvel état, maturité, recul philosophique.

 

Les génies de l’île aux esprits adorent la lotion Pompéïa

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Les génies, les esprits, les entités, les djinns, les orixas, les guédés, les lwas, les invisibles, les mystères, les saints, les anges, appelez-les comme vous préférez, encensez-les, faites leur vos offrandes, abandonnez vos salouvas, dansez vêtus de vos plus beaux lamb (paréos), faites sonner les cordes des gabousi, faites intervenir votre fundi préféré, un fundi wa nyongo (maître de l’encre) ou un fundi mpa mizi (maître des racines), chantez vos incantations, badigeonnez-vous de tarmalin, remplissez à ras bord vos douze seaux d’eau de bains de plantes comme le vaimara et autres feuillages et pétales, nourrissez-les des plats les plus fins, purifiez-vous tant que vous voudrez,  allez sous l’eau des cascades ou dans la mangrove, les esprits resteront muets car ces divinités adorent la lotion Pompéïa. Ici à Mayotte, l’île aux esprits par excellence, comme aux Antilles, les esprits ont leur territoire et ce n’est pas parce qu’on ne les voit pas comme le vent et les abysses qu’ils n’existent pas !

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Ils peuvent être d’origine bantoue, soufie ou malgache, ils peuvent avoir été autrefois sultans comme le grand sultan Tsilévalouha plus connu sous le nom Adriantsoly, originaire de Madagascar, mort assassiné en 1847 alors qu’il habitait M’Tsapéré, village fondé par les Malgaches de l’ethnie ANTALAHOTSI,  qui a vendu Mayotte à la France le 25 avril 1841 pour une rente annuelle de 1000 piastres (il est vénéré par ses adeptes au son du m’gondro vers la fin août chaque année lors d’un énorme rombou ou maruamba sur la pointe Mahabou où se trouve son sanctuaire désormais sous le nom de l’esprit Dramagnoukarivo), ou simples marins portant vareuse bleue et blanche et pompons sur leur bonnet. Ils peuvent prendre forme animale (araignées par exemple) ou rester invisibles. Certains demeurent dans des daira, des lieux sacrés, en pleine nature au fin fond des forêts et des brousses en haut des montagnes, sous les cascades sacrées, d’autres sont les esprits de la mangrove, les moinaïssas, esprits protecteurs de la mangrove, petites femmes aux longs cheveux possédant un bras atrophié et l’autre tout petit.

Pompéïa est le nom d’une lotion (destinée donc à être appliquée sur le front et à l’arrière du cou, une lotion censée être rafraîchissante, apaisante en cas de fatigue, de stress ou d’agitation)

 La lotion a été créée en 1907 pour L.T. Piver (L.T. pour Louis Toussaint, entreprise créée  en 1774, la première parfumerie française) par  Georges Darzens  (qui a découvert en 1896 le salicylate d’amyle, un produit synthétique qu’il utilisa dès 1898 pour créer avant Pompéïa, la lotion Le Trèfle Incarnat), Jacques Rouche et Pierre Armingeat (1874-1955).

Cette lotion  aldéhydée est à base de rose, jasmin, ylang, iris, lavande, géranium. La composition exacte est la suivante :

 Alcohol denat., eau, fragrance, benzyl alcohol, benzyl salicylate, cinnamal, cinnamyl alcohol, citral, citronellol, coumarin, eugenol, geraniol, hydroxycitronellal, isoeugenol, limonene, linalool, alpha-isomethyl ionone, diehylamino hydroxybenzoyl, hexyl benzoate, ethylexyl methoxycinnamate.

Eh bien imaginez vous que les esprits patros dans le rite de possession ngoma d’influence bantoue  adorent  ! La lotion Pompéïa non seulement on en  masse les poings ou le corps des possédés avec mais encore le fundi , le maitre des esprits, leur en procure à boire comme du petit lait  ! On peut aussi utiliser pour cajoler les esprits de la forêt – les mugala – outre le sang des zébus, chèvres et poules  de l’eau de rose (mawarde) . Alors que dans le rite trumba les djinis  préfèrent boire et s’enduire de kaolin ! Et ce n’est pas tout, du riz, du popcorn, de l’eau de coco ! et surtout beaucoup d’alcool et de décibels, des battements de mains ou de tambours ! Les génies aiment la fête donnée en leur honneur ! Sautez matez jusqu’à ce que la transe vous possède. L’anthropologie de la possession a été réalisée il y a de cela des lustres par des gens comme Roger Bastide, Michel Leiris et Alfred Métraux. A Mayotte j’ai déjà été témoin au moins deux fois de crises de possession. Un esprit incorpore en état de transe un(e) possédé(e) qui devient alors le siège de l’esprit.  On hérite de ses esprits comme de ses ancêtres. On peut par exemple hériter de l’esprit patros Djalud de sa grand-mère et d’un esprit  tromba provenant de sa mère.

On trouve à Maytotte deux types d’esprits issus de deux types de cultes de possession. En gros ce sont des djinns, des esprits des morts.

Le culte  tromba d’inspiration malgache qui peut se manifester dans le cadre des rumbu.

Pour délivrer le possédé, le hanté de l’esprit qui l’obsède on va avoir recours au bilo. Le tromba est quant à lui un dialogue entre les esprits et l’assistance.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le culte patros d’inspiration bantoue tourne autour du evin guérisseur  ou ombrasa.

majorité affective

J’entends la ministre de l’égalité femme-homme, Marlène Schiappa,  proclamer sûre de son droit que la majorité affective se trouve entre 13 et 15 ans. Les députés En Marche disent 15, nous disons 13 , allez,  on coupe la poire en  deux , ce sera entre 13 et 15. Mais le président Macron a dit 15, on verra bien ce qu’il adviendra de ces circonvolutions. La responsabilité pénale reste fixée elle dans le marbre à 13 ans mais ne confondons pas cocos et d’abricots. 

Tout cela afin de délimiter un âge limite à partir duquel on pourra décider qu’il n’y a pas eu consentement dans un acte sexuel. Il est vrai que l’homme de 21 ans d’origine cap-verdienne qui a agressé la petite Justine, d’origine congolaise à l’âge de 11 ans a été relâché libre de tout soupçon disant que la jeune fille lui avait menti sur son âge et qu’on se crêpe les cheveux dans les arcanes du système pour justifier ou invalider telle sentence. Tout cela se passait en 2010 à Champs sur Marne.

A partir de quel âge le consentement peut s’avérer éclairé quand il n’y a pas agression constatée, contrainte, menace? Un projet de loi va même être déposé afin d’« instaurer un non-consentement présumé » des enfants en matière de relation sexuelle.

Très intéressant. Ce sera assorti par un allongement des délais de prescription dans les affaires de relation sexuelle avec des enfants. Mais la véritable question n’est-elle pas à combien se fixe la majorité sexuelle dans le monde ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Majorit%C3%A9_sexuelle#/media/File:Age_of_Consent_-_Global.svg

Tout d’abord il faut avoir en tête la définition de la convention internationale des droits de l’enfant qui dit ceci :

« […] tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable »

C’est le sauf si qui est important. chaque pays a ses us et coutumes. Dans certains pays avoir un enfant à 14 ans ne pose pas problème. Dans d’autres pratiquer une IVG à 14 ans aucun problème.

En fait cette majorité affective, qu’on nomme age of consent, age du consentement, varie à l’intérieur de chaque continent en fonction de discours religieux ou idéologiques. Il s’élève entre 11 ans et 21 ans.

Leader toutes catégories, le Nigéria fixe cette minorité de consentement à 11 ans, suivi de pays comme l’Angola et les Philippines à 12 ans ; les Comores, le Japon, le Burkina Faso, le Niger, la République Démocratique sahraouie  à 13 ans ; l’Albanie, l’Allemagne, l’Autriche, le Bangladesh, la Bolivie, la Bosnie herzégovine, le Brésil, la Bulgarie, le Cap Vert, la Chine, la Colombie, l’Equateur, les Etats Fédérés de Micronésie, la Hongrie, l’Italie, l’Estonie, le Liechtenstein, la Macédoine, Madagascar, le Malawi, Maurice, Montenegro, Myanmar, le Paraguay, le Portugal, la République Démocratique du Congo, San Marino, São Tomé e Principe, la Serbie, le Tchad, le Timor de l’Est, à 14 ans. La France en est actuellement à 15 ans. La Corée du Sud à 20 ans, le Bahrein à 21 ans.

A noter le cas de l’Espagne qui avait la minorité de consentement la plus basse d’Europe jusqu’en 2015 (13 ans) et qui l’a fait passer à 15 ans depuis.

Pour certains pays il faut se marier pour pouvoir avoir des relations sexuelles . C’est le cas  de l’Afghanistan, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, l’Iran, le Koweit, la Lybie, les Maldives, Oman, le Pakistan, Qatar, le Soudan, le Yemen.

On voit bien par ce qui vient d’être dit que nous sommes dans un trou noir « et que ans ces temps de mondialisation galopante il vaut mieux vérifier le contenu des codes civils des partenaires avant d’esquisser le moindre menu bisou. Et encore il faut se mettre à jour en permanence.

Ce qui interroge c’est ce qui empêche un(e) coréen(ne) du sud par exemple d’avoir des relations sexuelles à 14 ans alors qu’une chinoise le peut, ce qui différencie une comorien(ne) d’une nigérien(ne), etc, un(e) français(e) d’une japonais(e)…

Moi ma position est la suivante : à partir du moment ou un enfant, garçon ou fille est en mesure de procréer, il a sa majorité sexuelle et que la seule personne qui peut vraiment juger de sa maturité affective c’est la personne elle-même. On pourrait imaginer que l’entretien psychosocial qui doit être réalisé avant qu’une personne ne réalise une ivg puisse se tenir quand un(e) mineur(e) envisage de se livrer à un acte sexuel. Juste une piste en passant.

Je remarque que les tenants de l’esclavage ne faisaient pas autant de bruit quand il s’agissait d’engrosser comme du bétail les jeunes esclaves pendant les 2 siècles et demi qu’a duré l’esclavage aux Antilles par exemple. Autres temps autres moeurs, me dira-t-on ! Je remarque qu’on ne demande pas leur consentement éclairé aux génisses pour les engrosser et je remarque en outre que dans plus d’un  pays il y a des mariages arrangés qui sont organisés avant même la naissance  d’un individu. Tout cela avec le but de conserver l’homogénéité du clan.

Il est de bon ton de donner du label républicain à tout et n’importe quoi.

Je ne nie pas la complexité de la chose. La question que je me pose c’est pourquoi alors qu’on n’a jamais vraiment légiféré sur le sujet au cours des siècles, alors

 

  • que depuis le 29 janvier 2017, les mineurs, quel que soit leur âge, ont le droit d’adhérer librement à une association.
  • que depuis le 29 janvier 2017, (loi n°2017-86 du 27.01.2017), il est possible pour un mineur de moins de 16 ans (par conséquent non émancipé) de constituer une association et de se charger de son administration, sous réserve d’un accord écrit préalable de son représentant légal. De même, il peut accomplir touts les actes utiles à l’administration de l’association, à l’exception des actes de disposition, avec un accord écrit préalable de son représentant légal.
  • que depuis la loi du 4 avril 2006, l’article 144 du Code civil prévoit que « Le mariage ne peut être contracté avant dix-huit ans révolus ». Avant cette loi, l’âge minimum était fixé à 15 ans révolus pour les filles. La réforme introduite en 2006 est justifiée à la fois par un souci d’égalité et la volonté du législateur de freiner les mariages forcés de jeunes filles. Bref on pouvait se marier à 15 ans il y a 10 ans et même avant en cas de grossesse sur dispense du procureur de la république.
  • qu’on peut embaucher un mineur de plus de 14 ans avec l’autorisation du représentant légal
  • que depuis le 15 janvier 2017, un enfant mineur qui vit en France et voyage à l’étranger seul ou sans être accompagné par l’un de ses parents doit être muni d’une autorisation de sortie du territoire (AST). Il s’agit d’un formulaire établi et signé par un parent (ou responsable légal). Un enfant voyageant avec son père ou sa mère n’a donc pas besoin d’une AST. Le formulaire doit être accompagné de la photocopie d’une pièce d’identité du parent signataire. Cette obligation avait disparu pendant 3 ans.
  • que l’ouverture d’un compte d’épargne est réglementée par la loi, c’est autorisé à la seule condition que le(la) mineur(e) soit considéré’e) comme étant doué’e) de discernement, sans condition d’âge.
  • que les centres de planification et d’éducation familiale ont été habilités par la loi du 4 décembre 1974 à délivrer aux mineures à titre gratuit et anonyme des contraceptifs sur prescription médicale,
  •  que les infirmières et les pharmaciens ont été autorisés par la loi Royal du 13 décembre 2000 à délivrer gratuitement aux mineures la pilule du lendemain,
  •  que la loi Aubry du 4 juillet 2001 a supprimé le consentement des titulaires de l’autorité parentale pour la prescription médicale de la pilule aux mineures ,
  •  que la loi Douste-Blazy du 9 août 2004 a autorisé les sages-femmes à délivrer une ordonnance contraceptive.
  • que la loi  autorise depuis 2001  les mineures à interrompre leur grossesse avec le consentement d’un adulte à défaut d’un parent
  •  que la loi sur les droits du malade du 4 avril 2001 autorise un mineur à refuser l’accès de son dossier médical à ses parents : sauf un diagnostic vital le médecin est retenu au respect du secret professionnel dû à son jeune patient. La loi privilégie l’approche des droits du patient et se refuse de s’arrêter à la minorité. 
  • qu’il est possible d’être assez éclairé pour ouvrir un compte en banque même mineur avec le consentement de ses parents ou de son tuteur,
  •  qu’on peut ouvrir une entreprise.

J’ai peur de l’eau comme le succulent mandacaru

Tous ceux qui me connaissent de près croient savoir que j’ai comme Cascão, de la fameuse BD brésilienne Turma da Mônica, une phobie particulière: celle de l’eau.  Tenho pavor a água ! Quelle honte, me direz-vous! Cette prétendue manie  de saleté (mania de sujeira en portugais)  souffre tout de même une notable exception, n’en déplaise à Mauricio de Souza:

https://youtu.be/uX7A5t5MjGQ 

Alors que Cascão, l’ami de Cebolinha, a pour animal de compagnie ( on  dit en brésilien bicho de estimação) un petit cochon appelé Chovinista, moi je n’ai aucun animal de compagnie. Et je ne suis pas un chauvinist pig. Mais allez expliquer aux gens le pourquoi et le comment des choses de ce brave new world. Mes proches en rient volontiers: il suffit que je dise que je viens de prendre une douche pour que des sourires entendus naissent à l’interstice des lèvres des amis et familiers. Moi je force le trait, j’exagère un peu. Je traîne les pieds, je feins l’endormissement ! Moi, cochon ? Moi, porc ? Moi, sanglier ? Moi, marcassin ? Que nenni ! Je dis à tribord que l’eau m’enlève mes odeurs de mâle et qu’à force de se laver on élimine les protections naturelles que nos glandes sébacées nous offrent. Je dis encore à babord pour ma défense que je suis une plante rustique exotique, une sorte de mandacaru, un cactus, que l’on se doit de n’arroser que de rosée matinale et qui risque de subir un choc thermique à moins de l’exposer au temps froid dans une orangerie pour affronter les rigueurs de l’hiver !

Je leur signale que le mandacaru purifie l’eau. Mais ils n’en n’ont cure !

Parfois je mets en cause les savons et leurs phénols, cause d’irritation pour ma peau fragile. Mais mon argument clé c’est celui-la: je ne supporte que le savon pour bébé hypo allergénique. J’exagère c’est vrai et je sais fort bien qu’en pays chaud mon corps qui sue facilement devient rapidement poisseux et qu’il n’y a pas d’autre alternative que la douche pour le soulager. En pays froid c’est une autre histoire. La crasse (le lodo-filth) prend plus de temps à s’incruster. Je suis malade, complètement malade, parfaitement malade, comme le disent en pleurant presque Serge Lama et Lara Fabian ! Mais cela ne fait pas de moi un galeux, même si je revendique le titre de brebis galeuse ! Il en faut un dans toutes les bonnes familles, allez je me sacrifie car je suis l’aîné ! Et je préfère quant à moi chanter avec Luiz Gonzaga depuis 1953 et son Xote das Meninas

Mandacaru quando fulora na seca

é o sinal que a chuva vem no sertão

Ainsi il n’y a aucune équivoque sur la question. Je suis comme un mandacaru, cactus succulent, et c’est quand je commence à fleurir en temps de sécheresse que la pluie s’annonce au-dessus de la brousse. Quand je suis sous la douche je peux y rester une éternité car j’ai plaisir à détacher de mon corps toute pellicule de crasse (il y a un joli mot en portugais, ça s’appelle lodo, différent de lama, la boue) (il y a aussi en anglais un mot filthy, dérivé de filth, la crasse à l’état pur). Eh bien moi je pense que pour se sentir propre il faut s’être senti sale et je ne me lave que quand je me sens sale, je ne me lave pas par habitude, par devoir, par nécessité, par morale, je ne me lave que par plaisir. Etrange, me direz vous ! Si vous étiez mon analyste vous me demanderiez probablement « Mais d’où vous viennent, cher monsieur, de telles turpitudes ?

Aquaphobie. Voilà la maladie orpheline dont je souffre ! Et prendre sa douche n’est qu’un atoll sur l’océan de ce qu’induit ce trouble. Oh mais rassurez-vous, docteur, j’ai mon gant de toilette pour une hygiène sommaire et ma bouteille de parfum CK Calvin Klein pour me débarrasser des fragrances de chlore.

Mais l’eau dont j’ai la peur panique et qui m’attire en même temps par excellence c’est l’eau de mer ! Quand je n’ai pas pied quelque part, je me crispe, je suis mal à l’aise, je coule. J’ai il y a presque  40 ans essayé de faire face à cette affreuse condition et de prendre des cours. Les quelques cours que j’ai suivis m’ont permis de plonger dans un coin de la piscine. J’ai pris plaisir à apprendre les rudiments de la brasse mais la piscine, qu’on soit dans le bassin ludique, ou dans le grand bain, ce n’est pas la réalité, et muni de ces quelques cours je me suis plongé dans la mer des Caraïbes au Moule et j’aurais pu y laisser ma vie car dès que je n’ai plus senti le sable j’ai paniqué et failli entraîner dans les profondeurs ma compagne d’alors qui heureusement savait nager. Etrangement depuis aucune de mes compagnes n’a jamais su nager. Donc je me suis laissé aller à la complaisance. Aux autres la planche à voile, le PMT (palmes, masque, tuba), le wakeboard, le paddle ! A moi la grève, les petits coquillages et les bières estupidamente glacées ! Aventurier comme je crois l’être il y avait un hiatus !

Mais que faire ! Puisque je suis malade ! J’aime la mer et mon souhait le plus intense alors que je franchis le Cap Horn des 65 ans c’est d’apprendre à nager. Car aussi étonnant que cela paraisse j’adore l’eau, c’est de la profondeur intouchable, impalpable que j’ai peur.

Etant enseignant je sais le traité des corps flottants d’Archimède qui dit ceci :

Tout corps plus léger que le liquide où il est abandonné, ne sera pas complètement submergé, mais restera une partie au-dessus de ce liquide.

Pour peu donc que j’apprenne à apprivoiser l’eau, pour peu que je prenne plaisir à nager cette aquaphobie peut se transformer en véritable aquaphilie. Me connaissant je sais qu’elle doit être encadrée, répétitive, routinière. Avec artifice (bouée, pull buoy, frite, perche, échelle, palme, masque, tuba, que sais-je) et sans artifice. Il faut aussi décliner tout cela avec l’apprentissage adapté de la technique des trois nages. Plusieurs fois j’ai eu envie de guérir et reprendre mes cours d’aquaphilie accompagné d’un moniteur nageur-sauveteur, au Brésil à Salvador dans le quartier d’Itapuã, puis encore récemment à Saintes et à chaque fois il m’a semblé que les astres n’étaient pas alignés pour que je me mette sérieusement à l’affaire. Puis la retraite s’approchant je viens de décréter l’apprentissage de la natation comme défi essentiel à relever pour mes futures années de senior. Imaginez moi en train de faire la planche, faire l’étoile de mer, faire le canard, faire la grenouille. J’en jouis d’avance ! Cela vaut bien tous les coïts du monde, non ! J’imagine la chose ainsi : 45 minutes de cours une fois par semaine et 45 minutes de pratique ludique une autre fois. Ce sont mes nouvelles bonnes résolutions. Un petit problème cependant, même si je suis entouré d’eau, résidant actuellement sur l’île de Mayotte, la seule piscine d’envergure se trouve à Koropa Majicavo, dans la ville de Koungou ou alors il faut se rendre à l’hotel Sakouli près de Bandrélé. Mais pourrais-je disposer de mns ? That is the question ! Et moi je réside à M’Tsapéré ! Oh ce n’est pas la mer à boire. Mais je n’ai pas de dilemne, pas d’état d’âme. Ce n’est plus qu’une question de mois et pourra m’appeler le triton !

Quelle progression ? Je vous retranscris, après avoir corrigé quelques fautes d’orthographe ou d’inattention le forum consacré par Babeth à l’aquaphilie. Je note qu’il lui a fallu 26 séances pour atteindre le niveau 1 de la natation

 1er cours) Dans le bassin ludique (1.20 m), en se tenant au mur, on immerge seulement la bouche et souffler (répéter plusieurs fois cet exercice), ensuite immerger également le nez en alternant le souffle par la bouche et par le nez (faire plusieurs fois cet exercice), toujours en immersion la bouche et le nez : mettre 2 doigts à la bouche en les mordant un peu et souffler afin de démontrer que l’eau ne rentre pas. Toujours en se tenant au bord, s’allonger entièrement sur le ventre et immerger totalement la tête (n’oubliez pas de souffler).

2nd cours) Avec l’aide de 2 frites, s’allonger sur le dos et rester quelques secondes sans bouger puis faire le même exercice sur le ventre et souffler. Toujours avec les frites, faire l’étoile de mer sur le dos en écartant bien les bras et les jambes et rester immobiles puis la même chose sur le ventre.

3ème cours) On reprend les 2 frites, on se met sur le dos et on commence à faire des battements de jambes (faire attention à la tête à cause des obstacles derrière qu’on y voit pas, faire des repères à l’aide du plafond), même chose sur le ventre en ayant la tête immergée, soufflez et la sortir en inspirant (répétez cela plusieurs fois). Passage du petit au grand bassin (3 m de profondeur), en se tenant par l’échelle : descendre le plus loin possible et remonter calmement à la surface (faire l’exercice 2-3 fois) puis avec les frites s’allonger sur le ventre avec battements de jambes faire quelques mètres tout en restant près du bord puis faire le retour sur le dos avec les battements de jambes et près du bord du bassin.

4ème cours) Refaire les mêmes exercices du cours précédent dans le bassin ludique mais cette fois-ci avec une seule frite. S’allonger sur le dos et y mettre la frite devant soi à bout de bras et en ajoutant les battements de jambes et faire quelques mètres puis s’allonger sur le ventre et mettre la frite à bout de bras, la tête immergée et faire des battements de jambes. Dans le grand bain, faire l’étoile de mer (position ventrale) en se tenant avec les 2 mains au bord puis retirer une main : même avec une main tenant le bord on flotte (la flottaison est plus importante dans le grand bain donc plus d’appui d’être porter par l’eau), descendre par l’échelle le plus loin possible tout en soufflant lentement et remonter tranquillement à la surface (répéter 3 fois l’exercice) et même exercice avec la perche ces derniers exercices permettent de mieux accepter la profondeur.

5ème cours) Dans le grand bain, refaire les exercices d’immersion avec l’échelle et la perche, se mettre en boule tout en étant près du bord (se tenant aux genoux) en cas de difficulté, avec l’aide de 2 frites faire quelques mètres sur le ventre puis refaire le même pour le retour sur le dos, sauter en étant assis sur le bord en tenant la perche (faire 3 fois l’exercice.

6ème cours) Grand bassin, faire les exercices d’immersion (échelle et perche), prendre 1 frite tout en restant près du bord en s’allongeant sur le ventre et bras tendus, la tête dans l’eau et battements de jambes faisant une longueur puis faire la même chose pour le retour sur le dos, se mettre debout au bord du bassin tenant la perche en sautant sans l’eau à pied joint (saut de bouteille).

7ème cours) Grand bassin, même exercices d’immersion que la fois d’avant, nager sur le ventre en se tenant d’une seule main au rebord sur toute la longueur du bassin, même exercice mais cette fois-ci sur le dos pour le retour puis les refaire avec 2 frites et pour en finir avec 1 frite.

8ème cours) Petit bassin : exercices d’échauffement : s’allonger sur le ventre, tête dans l’eau en soufflant lentement, mains agrippées au rebord avec battements de jambes puis le même exercice sur le dos avec l’aide de 2 frites. Début du cours s’immerger complètement en soufflant à la fois par la bouche et le nez afin de pouvoir s’asseoir au fond, nager d’une échelle à une autre sur le ventre avec les bras simplement devant soi et avec mains croisées l’une sur l’autre et faire uniquement des battements de jambes tout en restant près du bord, même exercice en passant au début au dessous de 2 frites puis sous 4 frites en faisant à chaque fois l’aller et retour, toujours en immersion faire un signe et voir le signe d’une autre personne du groupe et le refaire devant le MNS, se mettre en groupe de 2-3 personnes en se tenant par la main en s’immergeant au compte à rebours du MNS puis même exercice et cette fois-ci faire l’étoile de mer ventrale à l’écoute du son de la perche tout en tenant les mains des partenaires.

9ème cours) Petit bassin : Mêmes exercices d’échauffement que la semaine dernière ; agripper au rebord du bassin en mettant la tête dans l’eau et la relever pour la respi; en faisant les mouvements de ciseaux (mouvements de grenouille en brasse) avec les jambes ; avec 1 frite à bout de bras se laisser basculer de la position ventrale à la position dorsale et vice versa sans toucher le fond du bassin avec les pieds (à faire plusieurs fois) ; se mettre 3 par exemple en se tenant par les mains et refaire l’étoile ventrale puis toujours même exercice mais seulement 2 personnes font l’étoile de mer et la 3ème personne tire les 2 autres (le faire chacun son tour) ; se mettre en boule en s’immergeant et se laisser porter par l’eau tout en étant près du bord mais sans le toucher ; s’asseoir au fond du bassin : voici l’astuce pour y arriver sauter dans l’eau et s’immerger aussitôt jusqu’au fond grâce au poids qui fait pression pour faire redescendre le corps en bas et pour terminer nager 15 mètres avec 1 frite à bout de bras en position ventrale avec battements de jambes en relevant la tête pour la respi.

10ème et 11ème cours) Petit bassin : mêmes exercices d’immersion que la fois d’avant et cette fois-ci s’asseoir au fond du bassin et y rester un petit moment sans bouger et de se laisser remonter tranquillement par la poussée d’Archimède ; essayer de passer entre les jambes de votre partenaire (si vous n’arrivez pas, essayer de passer sous le bras sans le toucher) en ayant la forme d’hydrodynamique et de se laisser glisser ; se laisser aller au fond du bassin et d’un coup de pied au sol pour remonter à la surface (à faire plusieurs fois l’exercice) puis refaire cet exercice et faire l’étoile de mer mer sur le dos puis sur le ventre ; faire l’étoile de mer sur le dos et basculer sur le ventre sans toucher le fond du bassin avec les pieds ; se mettre en position dorsale avec une frite ou une planche en plaçant soit sur les cuisses ou derrière la tête et faire l’aller et retour avec seulement les battements.

12ème cours) Petit bassin : Par groupe de 2 personnes avec 2 frites sous les bras, se mettre dos à dos et faire des battements de jambes puis faire les mouvements de ciseaux ; toujours à 2 avec les frites, 1 personne se met à courir et la 2ème personne se trouvant derrière s’allonge sur le ventre et fait des battements de jambes puis les mouvements de ciseau.

Apprentissage de la respi en brasse et en crawl avec l’aide d’une planche à bout de bras : BRASSE : relever tranquillement la tête en faisant les battements de jambes rapides, prendre une bonne inspiration et remettre la tête dans l’eau et souffler lentement. CRAWL : la tête dans l’eau, lâcher d’une main la planche en l’amenant à la cuisse (il ne faut pas pour le moment que le bras qui fait le mouvement ne sorte de l’eau), tourner la tête du côté où le bras est contre la cuisse comme si vous devez mordre votre épaule, remettre la tête dans l’eau puis le bras qui se trouve à la cuisse là il faut le sortir en pliant le coude comme si avec le pouce vous aller toucher l’aisselle puis le ramener vers l’avant en frôlant l’oreille et se rattraper à la planche (faire la même chose avec l’autre bras). La position du plongeon du canard : se mettre en boule en s’immergeant et laisser remonter les fesses à la surface.

Grand bassin : faire des sauts avec l’aide d’une perche à partir du bord puis d’un petit mur (s’il y en a) et à partir du plot de départ.

13ème cours) Petit bassin : exercice de réchauffement (si l’eau est froide) faire un aller-retour sur le ventre avec battements de jambes puis avec les mouvements de ciseaux en brasse et une frite en bout de bras, la tête dans l’eau et y souffler lentement et la relever pour prendre une bonne inspiration ; maintenant qu’on est échauffé, nous allons apprendre la technique de la respi en crawl avec toujours 1 frite à bout de bras en faisant l’aller sur le côté droit puis au retour sur le côté gauche : en battements de jambes on amène le bras droit à la cuisse puis tourner la tête comme si on voulait mordre l’épaule (il faut pivoter tranquillement la tête et non pas la sortir : l’oreille gauche doit être coller au bras gauche) et remettre la tête dans l’axe pour la forme hydrodynamique puis refaire la même chose sur le côté gauche faire ces allers-retours 2-3 fois) ; maintenant faire la même chose en alternant les bras en aller et retour toujours avec frite à bout de bras (refaire cet exercice 2-3 fois) et pour ceux qui sont un peu plus à l’aise dans l’eau peuvent faire cet exercice sans la frite ; autres exercices se mettre sur le dos et basculer sur le ventre sans toucher le fond du bassin sans matériel et sans toucher le bord ; faire l’étoile de mer sur le dos et se laisser porter par l’eau le plus longtemps possible puis sur le ventre en respirant par la bouche, puis par le nez, par la bouche et par le cnez et pour finir sans la respi ; passer sous les frites sans les toucher (la technique qu’il faut pour cet exercice c’est de bien s’immerger au fond du bassin et s’allonger sur le ventre avec battements de jambes et les mouvements de bras en brasses, cet exercice se fait près du bord du bassin) ; faire un aller-retour sur le dos avec les bras en flèches et faire uniquement des battements de jambes puis même exercice mais en ramenant les bras jusqu’aux cuisses et faire les 2 derniers exercices et cette fois-ci sur le ventre.

14ème cours) Grand bassin : Avec l’aide d’une planche, se mettre sur le ventre et faire 25 mètres avec seulement les battements de jambes puis faire 25 mètres sur le dos avec la planche au niveau des cuisses ; en suite on se tient au rebord du bassin (avec les 2 mains) et se déplacer le long du mur en mettant la tête dans l’eau -le visage en face au carrelage du bord du bassin) sur une longueur de 15 mètres environs ; on reprend la planche et on essaie de dépasser la personne de devant et de se remettre vers le bord ; puis sans la planche, essayer de passer sous la perche sans toucher le bord puis même exercice mais cette fois-ci on y ajoute une planche près de la perche et pour finir sauter dans l’eau soit par le bord, ou d’un petit mur et ou du plot de départ (tout dépend comment la personne se sent capable).

15ème cours) Petit bassin : petits exercices d’échauffements pour commencer soit avec une planche ou une frite puis se mettre sur le ventre ou le dos et faire des battements seulement en allant et pour le retour la même chose mais en changeant de position ; se mettre sur le ventre en position de « flèche » sans matériel (mains croisées et la tête entre les 2 bras) avec battements de jambes et essayer de ramener les bras aux cuisses et les remettre devant soi toujours en croisant les mains puis le même exercice et cette fois-ci sur le dos (conseils pour remettre en flèche -mains croisées derrière la tête- après avoir ramener les mains jusqu’aux cuisses et faire le mouvement de roulis avec les 2 bras en même temps) ; refaire avec la planche l’exercice de la respi en crawl sur un seul côté pour l’aller et l’autre bras pour le retour puis essayer de nager le crawl sans matériel en ajoutant la respi (compter par exemple jusqu’à 3 mouvements de bras puis tourner la tête là où le bras est collé à cuisse -la position de Superman- comme si vous voulez aller mordre l’épaule ; pour la respi en brasse, partez en position de flèche puis chasser l’eau avec les mains en ouvrant les bras vers les 2 côtés extérieurs et ramener vos mains au niveau de la poitrine et à ce moment-là vous relevez la tête hors de l’eau durant un instant pour inspirer puis l’immerger (conseil pour les mouvements de brasse, il faut imaginer qu’on dessine un joli coeur dans l’eau avec les mains) en allongeant les bras devant soi et pour les mouvements de jambes soit vous faites des battements de jambes ou les mouvements de ciseaux ; pour se détendre faire l’étoile de mer sur le dos et basculer sur le ventre sans toucher le fond du bassin ; s’immerger au fond du bassin et s’asseoir ; même exercice en essayant de toucher le fond avec la main gauche par exemple; s’immerger et se mettre sur le dos tranquillement en faisant l’étoile de mer puis la même chose sur le ventre avec l’étoile de mer.

16ème cours) Grand bassin : exercices d’échauffement: avec une frite et sur le ventre faire des battements de jambes sur une distance de 25 mètres puis sur le dos toujours avec battements de jambes sur 25 mètres de plus ; se tenir d’une seule main au rebord du bassin et nager sur le ventre puis en alternant de se déplacer le long du rebord en immergeant le visage (en regardant le mur du rebord) sur une distance de 25 mètres par exemple ; avec l’aide de la perche (tenue par le mns) s’immerger complètement le long de la perche et l’a lâcher et se mettre en garde-à-vous pour se laisser remonter tranquillement ; même exercice mais cette fois-ci on se met par groupe de 2 personnes l’une se tient au rebord et l’autre doit descendre au fur et à mesure en se tenant au corps de son co-équipier (attention de ne pas enlever le bas du maillot de votre co-équipier :lol: :lol: :lol: ) ; nager sur 25 mètres sur le dos avec l’aide d’une frite ; faire la toupie calmement dans l’eau sans tenir le rebord et en regardant la perche devant soi en s’immergeant et faisant des mouvements de jambes et de bras puis, pour finir, faire des sauts avec ou sans la perche à partir soit du rebord du bassin ou du petit mur et ou du plot de départ (faites-le si vous vous sentez capable de le faire car de toute façon le mns ne va pas vous forcer).

17-me cours) Grand bassin : Reprendre les mêmes exercices que la semaine dernière que ce soit en réchauffement puis en immersion, se déplacer le long du mur (faire toute la longueur du bassin calmement) en se tenant au rebord du mur et immerger la tête durant 5 secondes environs ; à la place de faire la toupie vous vous mettez en boule en se tenant aux genoux (la tête immergée dont le regard vers le fond bassin et les fesses à la surface) mais attention de ne pas se cogner la tête contre le rebord (comme cela m’arrive régulièrement :lol: :lol: ) puis pour compliquer la situation : sauter avec ou sans perche dans l’eau et se mettre en boule mais rassurez-vous le moniteur place la perche près de vous en cas de problème.

18ème cours) Grand bassin : exercices de réchauffements 25 mètres sur le dos avec une frite devant et faire uniquement des battements de jambes ; 25 mètres supplémentaires sur le ventre en position de flèche (en position d’hydrodynamique avec le regard vers le fond du bassin et le menton collé à la poitrine) et se rattraper d’une main au rebord pour la respi avec également des battements de jambes ; faire 25 mètres en crawl mais avec seulement d’un seul bras (celui qui est opposé au rebord) qui travaille en poussant très fort l’eau vers l’arrière et tourner la tête du côté où le bras travaille avec le roulis en y comptant jusqu’à 3 puis tourner la tête pour la respi ; effectuez par la suite des exercices d’immersions par l’échelle et la perche, puis en faisant des sauts en se tenant par la perche ; sauter avec la perche en y ajoutant dans l’exercice s’immerger également par l’échelle et se déplacer tout le long du mur avec la tête immergée en apnée et pour finir se mettre au bord bassin avec une planche sous les genoux et se tenir d’une main à la perche et se laisser basculer la tête en premier.

19ème cours) Grand bassin : exercices d’échauffements sur 50 mètres et sans frites avec battements de jambes seulement et en position de flèche (s’agripper au rebord pour la respi) sur le ventre puis le retour toujours sur 50 mètres en position ventrale avec une frite (sans s’agripper au rebord) ; avec la perche s’immerger complètement en essayant de toucher le fond du bassin puis lâcher la perche et remonter tranquillement (à réaliser 3-4 fois l’exercice) ; même exercice mais en essayant de mettre en boule et de se laisser remonter grâce à la poussée d’Archimède ; le moniteur place la perche jusqu’à la ligne d’eau dont un groupe doit nager jusqu’à la ligne d’eau et y revenir et le second groupe doit passer sous la perche (le long du mur) ; la perche reste dans la même position mais cette foi-ci on doit zig-zaguer en passant d’un côté puis de l’autre côté de la perche jusqu’à la ligne d’eau puis revenir et pour finir sauter à pieds joints sans la perche (elle se trouve juste à coté de vous en cas de problème) et y revenir au bord ; essayer de contourner la personne, en face de soi qui est agrippée au rebord, sans l’aide de matériel mais avec seulement la vue de la perche devant soi et s’y agripper en cas de problème.

20ème cours) Bassin ludique : avant de commencer le cours, installer 2 lignes d’eau pour faire un couloir ; avec planche faire 2 allers et 2 retours tranquillement jusqu’à l’autre bout de bassin ; même exercice mais cette fois-ci sans la planche en faisant le crawl en comptant 3 mouvements de bras puis tourner la tête sur le côté pour la respi (idem pour la brasse) ; en position ventrale et en flèche faire uniquement des battements de jambes sur l’aller puis sur le retour même chose mais cette fois-ci toujours en flèche et là ramener les bras vers les cuisses en forçant sur les bras par rapport à la résistance de l’eau ; faire le même exercice en position dorsale en sortant les bras (les pouces en premiers) juste avant de les replacer en flèche derrière la tête et les ramener aux cuisses ; se mettre dos mur avec bras en flèche au dessus de la tête et s’immerger jusqu’à la tête et se laisser aller en avant et faire des battements de jambes tout simplement ; même exercice et cette fois-ci en mettant un pied contre et se laisser propulser en poussant fortement avec le pied et se laisser glisser le plus longtemps possible sur l’eau ; placer la perche sur les 2 lignes d’eau à une petite distance par rapport au mur et essayer de passer plusieurs fois sous la perche et sans la touche tout en étant en apnée pour ceux qui arrivent sinon vous pouvez souffler (à faire cet exercice une bonne dizaine de fois de suite) ce n’est pas important que vous n’y arrivez pas du premier coup c’est tout à fait normal.

21ème cours) Petit bassin : Aujourd’hui nous allons apprendre les techniques en utilisant comme d’habitude avec frites ou planche mais en y ajoutant les palmes (elles nous permettent une meilleure flottaison et moins se fatiguer en battements de jambes). Avec une ou deux frites ou une planche faire 2 allers et 2 retours sur le ventre pour commencer à s’échauffer ; puis sans matériel mais en gardant les palmes aux pieds et à partir en flèche sur le ventre et faire seulement des battements de jambes et pour le retour faire le même exercice en flèche sur le dos ; nager le crawl avec 3 temps de mouvements pour la respi (à faire 2 allers et retours) ; même exercice sur le dos en flèche au départ puis ramener les bras vers les cuisses sans les sortir de l’eau et les sortir pour se remettre en position de flèche (faire cet exercice en 2 allers et retour) ; prendre une planche en la tenant à bout de bras d’une seule main et l’autre collée à la cuisse puis faire pivoter la tête du côté libre et prendre une inspiration (vous faites 2 inspirations sur le même côté puis changez de bras -vous constaterez qu’il y a toujours un côté où l’on est + à l’aise que l’autre) et y faire un aller-retour ; essayer de passer tout près de votre copain du groupe qui se tient par exemple au rebord et vous y devez passer en étant totalement immerger et y passer sans toucher votre copain et le mur ; essayer de faire une roulade avec les palmes (si vous n’y arrivez pas ce n’est pas grave car moi même je n’y suis pas arrivée du tout :pleure: :unhappy: :ops: ; après avoir retirer les palmes, descendre le long de l’échelle puis s’allonger sur le ventre au fond du bassin ; refaire le même exercice et toucher le fond du bassin avec une main.

22ème cours) Grand bassin : avec l’aide d’un frite et seulement qu’avec des battements de jambes parcourir 50 mètres sur le ventre avec visage immergé et le regard vers le fond du bassin (relever la tête tout de même pour la respi) ; même exercice et cette fois-ci sur le dos avec frite à bout de bras devant soi pour la même distance au retour ; puis sans la frite parcourir 25 mètres en flèche sur le ventre (s’agripper au rebord pour la respi) ; même exercice mais sur le dos en flèche : pour vous aider à vous propulser garder une main sur le rebord (cette main vous aidera à vous propulser au départ) l’autre bras vous placer derrière la tête et vous vous poussez grâce au rebord avec l’autre main et aussitôt vous placez cette main à l’autre main qui est derrière la tête et à parcourir les 25 mètres supplémentaires ; exercices d’immersion à l’échelle et à la perche en prenant une bonne inspiration et souffler lentement le long de la descente soit par la bouche et/ou le nez puis se laisser remonter tranquillement jusqu’à la surface sans rien tenir en étant au garde à vous c’est ce qu’on appelle LA REMONTEE PASSIVE ; le mns place la perche en largeur et vous devez passez en dessous la perche sans la toucher et ni le mur et après cela se déplacer le long du mur jusqu’au bout du bassin en immergeant la tête et souffler et pour finir les exercices de plongeon d’abord avec la perche au niveau du bord ou du petit mur ou du plot de départ (à faire 2-3 fois) puis le mns se place entre la ligne d’eau et le plot de départ, il place la perche dans l’eau et vous devez sauter de à côté de l’échelle (non pas du côté où il y a le mur mais à l’opposé) et nager vers la perche mais si vous ne vous sentez pas le courage de le faire (comme moi par exemple :ops:) vous pouvez le faire d’une autre manière le plongeon : vous vous s’asseyiez au bord du bassin avec les mains croisées au-dessus de la tête et vous vous laissez tomber en avant et le plus loin possible (d’ailleurs sur ce site il y a une vidéo sur le plongeon assis) moi je l’ai appelé LE PLONGEON DU CROCODILE et vous verrez bien que l’eau vous remonte et vous dirigez vers la perche.

23ème cours) Grand bassin (pour ce cours nous n’allons pas utiliser de matériel mais on va le faire tranquille aujourd’hui) : en flèche ventrale et parcourir en battement de jambes uniquement sur toute la longueur du bassin soit 50 mètres ; exercices d’immersion par l’échelle et par la perche (répéter cet exercice 2-3 fois) ; exercices d’immersions toujours les mêmes mais là vous vous lâchez et vous vous mettez en boule et se laisser calmement (le moniteur place toujours la perche près de vous en cas de problème) ; toujours exercice en immersion mais cette fois-ci + difficile en vous aidant de la perche et de l’échelle (pour varier) immerger la tête en bas et les pieds joints en haut comme si vous faites la bougie en gymnastique et vous essayer de descendre le plus loin possible en vous tenant à la perche ou l’échelle ; comment rester la tête hors de l’eau sans être immergée et sans tenir le rebord en faisant du surplace : il faut faire tout simplement des mouvements de cercle avec les pieds puis vous y ajouter les mains en faisant les mêmes mouvements et vous constaterez vous flotter en restant sur place ; même exercice et cette fois-ci faites un tour complet d’un sens puis dans dans l’autre ; longer le long du rebord puis à un point donné par le moniteur vous faites un tour sur vous-même sans toucher au rebord puis vous vous mettez sur le dos avec battements de jambes et vous parcourez le restant de la longueur du bassin calmement ; d’une main se tenir au rebord et l’autre doit effectuer le mouvement qu’on effectue en crawl en poussant très fort l’eau vers l’arrière avec cette main en parcourant les 50 mètres ; exercices de détente en prenant une bonne inspiration et s’immerger complètement en se tenant au rebord et en gardant les yeux fermés, souffler lentement (à répéter 3-4 fois au moins) ; parcourir les 50 mètres au retour en nageant la brasse et pour finir le cours faire les exercices de plongeon avec ou sans perche à partir du bord ou du mur ou du plot de départ.

24ème cours) Petit bassin : Prendre une planche et se mettre sur le ventre et faire une longueur avec seulement battements de jambes et la respi en brasse, pour le retour se mettre sur le dos avec la planche placé devant soi avec battements de jambes ; toujours avec la planche et en position ventrale sur aller-retour faire les mouvements de bras en crawl et au bout de 3 mouvements de bras tourner la tête pour la respi (là où le bras est collé à la cuisse) ; même exercice mais cette fois-ci on laisse une main accrochée à la planche et l’autre main à la cuisse (on appelle cela la position de Superman) en faisant des battements de jambes on essaie de tourner la tête pour la respi et cela en faisant un bras chacun sur 2 longueur ; puis sans planche essayer de nager le crawl ; s’immerger complètements jusqu’au fond du bassin et se mettre en boule tout en se laissant remonter à la surface en apnée ; même exercice de boule et se mettre en étoile de mer ventrale puis dorsale en remontant à la surface toujours en apnée ; ensuite le moniteur place une frite dont le but est de passer sous cette frite en s’immergeant complètement et en soufflant par le nez lentement puis passer en dessous la frite sans la toucher en essayant de nager sous l’eau le plus loin possible ; se mettre à 2 il y a une personne qui tient les mains de l’autre qui se laisse s’allonger sur le ventre et celle qui la tient la tier en se déplaçant (il faut changer de rôle).

25ème cours) Petit bassin : avec l’aide d’une planche, faire les mouvements de ciseaux en brasse avec la tête immergée ou pas (c’est comme vous le sentez) uniquement en écartant les cuisses vers l’extérieur et plier genoux en les ramenant à la poitrine puis avec les pieds tendus poussez l’eau derrière vous et ramener les jambes (comme font les grenouilles dans leurs mouvements) – refaire plusieurs fois cet exercice sur une petite longueur précisée par le mns – refaire le même exercice et cette fois-ci en se tenant au rebord du mur et faire 2 mouvements de ciseaux avec la tête immergée et souffler lentement puis 2 autres mouvements de ciseaux en ayant la tête hors de l’eau (répéter cet exercice plusieurs fois) ; avec la planche on va faire les mouvements de bras en crawl « les roulis » en ajoutant la respi : d’une main lâcher la planche en l’amenant à la cuisse et tourner la tête vers ce côté comme si vous voulez mordre votre épaule puis ramener ce bras de la cuisse vers la planche et vous changez de bras (faire plusieurs fois cet exercice sur une petite distance à chaque fois) ; s’immerger complètement en soufflant par nez en essayant d’aller s’asseoir au fond du bassin puis se laisser remonter tranquillement en se mettant en boule ; s’immerger complètement en se mettant en boule et se laisser remonter à la surface en faisant l’étoile de mer ventrale et dorsale et pour finir faire la planche et attraper une jambe (vous allez constater que le corps va tanguer un peu ) en la ramenant vers la poitrine et pendant quelques secondes le corps va bouger légèrement de différents côtés mais il va très vite se stabiliser : on constate que LE CORPS FLOTTE.

26ème cours) Grand bassin : avec une planche (ou une frite) parcourir 25 mètres sur le ventre en relevant la tête pour la respi ; puis se mettre sur le dos avec planche/frite devant soi (le regard vers le plafond pour aller droit) ; réaliser plusieurs fois les exercices d’immersion d’abord avec la remontée passive puis remonter à la surface en se mettant en boule (essayer de toucher le fond du bassin mais surtout bien souffler par le nez et par la bouche -si vous avez mal aux oreilles à cause de la pression soit vous vous bouchez le nez ou mieux encore avaler la salive) ; parcourir 50 mètres avec la planche/frite en faisant le mouvement de roulis en crawl d’un seul bras avec la respi sur le coté où le bras travaille (bras collé à la cuisse -exemple 2 mouvements de roulis et au 3ème mouvement tourner la tête sur le côté ; exercices de plongeon avec ou sans perche soit du bord, ou du petit mur ou du plot de départ.

Bassin ludique : sans matériel se mettre en flèche sur le ventre avec battement de jambes puis écarter légèrement les bras pour relever la tête pour la respi (même technique qu’en brasse) faire cet exercice sur une distance que le mns a désigné ; toujours en flèche sur le ventre mais là d’une main faire un poing de main avec pouce :+ comme celui-ci mais ce pouce va être tenue par l’autre main qui va travailler le mouvement de roulis en accélérant la main en poussant l’eau fortement derrière soi ; sur le dos en faisant la planche avec battement de jambes en sortant les 2 mains en même temps par les pouces devant soi puis les ramener aux cuisses en les passant derrière la tête (mouvements de dos crawlé mais avec les 2 bras en même temps ; toujours sur le dos en flèche faire 2 mouvements de roulis d’un seul bras en laissant l’autre derrière la tête puis changer de bras.

qui aime bien chatouille bien

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Tel Aristophane, je faisais mien jusqu’à peu de temps le vieil adage stoïcien  « qui aime bien châtie bien ». « qui bene amat bene castigat » ! Qui aime bien corrige bien, essaie de rendre meilleur et cela passe parfois par des châtiments, des punitions, des brimades! Alors que j’habitais au Brésil j’ai senti que cet adage était loin de faire consensus. « Qui aime bien ne peut pas châtier » me disait-on effaré par la possibilité du châtiment amoureux. Seul Dieu peut châtier ! Qui étais-je donc pour aimer et châtier selon mon bon vouloir. Pourtant chez Socrate aimer et battre sont une seule et même chose. Mais les Grecs ne sont pas les Brésiliens ! Et au Brésil l’enfant est roi et a tôt fait de vous tancer vertement, et de vous signifier qu’étant le sang de votre sang tout doit lui être dû, pardonné, rien ne doit être expié, l’amour du clan étant plus important que la recherche de la  vérité et de l’excellence et u dépassement de soi.

Les mots ont des sens et connotations variables selon les cultures. J’ai aussi appris de certaines personnes pieuses au Brésil qu’on ne pouvait utiliser le verbe adorer qu’avec Dieu. je ne pouvais donc plus adorer les palourdes, ni les gombos, ni les feuilles de dasheen. Je ne disais donc plus adoro à la connotation déiste mais je pouvais dire adolo, ou dolo. Comme quoi une lettre change et le monde est bouleversé. D’ailleurs pendant que j’y pense le mot anglais pour bouleversant est devastating

Dans qui aime bien châtie bien il y a pour moi l’idée que ce n’est pas parce qu’on aime qu’on ne doit pas être exigent envers ceux que l’on aime et que cette exigence peut parfois mener au châtiment.

Mais maintenant que je viens de passer le cap Horn des 65 ans je change mon fusil d’épaule et je dis depuis Mayotte « qui aime bien chatouille bien ». Voila qui est neptunien à défaut d’être jupitérien du fond de l’océan indien! Je ne cours pas le risque d’être honni. C’est mieux que « qui aime bien fait des guilis-guilis » ! « Qui aime bien fait des cocegas » ! Il y aura je n’en doute pas des esprits chatouilleux et chagrins au point de vouloir chicaner sur le genre de chatouille que je préconise et qui se mettront à déchiffrer dans le texte  les mille arcanes du kamasutra.  Chatouiller c’est étymologiquement provoquer des tressaillements; kietelen en néerlandais, tickle en anglais. Et comment provoque-t-on ces tressaillements, me direz-vous, Monsieur le Marquis Chatouilleur ? Sans aller jusqu’au kamasutra, il suffit  d’aller aux aisselles, sous la plante des pieds car il ne s’agit pas de faire ronronner mais de faire tressaillir. La nuance est d’importance.Mais quoi qu’il en soit chatouiller est un verbe transitif comme aimer, il suppose un sujet et un objet et ceci dès le 15ème siècle puisque l’étymologie de chatouiller dans le cnrtl.fr cite cette phrase où chatouiller se disait alors catoillier et voulait dire tout simplement  exciter en français médiéval selon   Charles d’Orléans dans son ouvrage écrit en 1414 La retenue d’Amour, éd. P. Champion, 219-223 , 1923

« Quand Beauté vit que je la regardoye,

Tost par mes yeulx un dard au cueur m’envoye,

Quand dedens fu, mon cueur  vint esveillier,

Et tellement le print à catoillier

Que je senti que trop rioit de joye. »

Superman est-il animé par son cortex reptilien?

Ma chère et tendre analyste privée me propose en introspection, comme rituel d’accompagnement sur les derniers hectomètres menant à la borne km 65, la chanson de Gilberto Gil, Super-homem, qui date de 1979 et qui s’inspire du film Superman de Alexander Salkind sorti en 1978. Et me dit en souriant que derrière chaque grand homme il y a une grande anima. Derrière chaque Clarke Kent il  y a un Superman et une Lois Lane.

  https://youtu.be/4KTwdr5aTT4

Derrière chaque Superman, chaque homme d’acier ou de fer forgé il y a la fragilité masculine de Christopher Reeve qui vécut les neuf dernières années de sa vie tétraplégique. Il était né a New York un mois et 5 jours avant moi. Il est mort le 10 octobre 2004.
 https://youtu.be/oG-drSJ52x0

Un Superman selon Gil c’est celui qui assume sa portion féminine. En conséquence une Superwoman est celle qui assume sa portion masculine.

 http://gnt.globo.com/programas/papo-de-segunda/videos/4238440.htm

En termes junguiens la portion féminine inconsciente chez l’homme c’est l’anima  qui compense le conscient masculin tandis que la portion inconsciente  masculine chez la femme c’est l’animus qui compense le conscient féminin. Anima et animus couvrent des préjugés inconscients, des a priori qui vont contre balancer le conscient. Ces préjugés sont de l’ordre des humeurs et des caprices pour l’anima et au niveau des opinions pour l’animus.

 Moi je dirais plus sobrement que la portion indispensable à chacun n’est ni animus ni anima mais animale. 

L’anima c’est un reflet de l’âme féminine. L’animus est un reflet de l’âme masculine. 

J’ai des problèmes avec le mot âme, voyez vous. Je lui préfère le mot esprit, spirit. Comme dans l’adresse catholique en latin « Dominus vobiscum. Et cum spiritu tuo ».

L’âme me renvoie à des considérations religieuses, à cette question que pose le poete Lamartine quand il écrit dans ses Harmonies poétiques et religieuses en 1901: « objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer? ».

Le même Lamartine écrit dans le même ouvrage : “Plus nous ouvrons les yeux, plus la nuit est profonde ; Dieu n’est qu’un mot rêvé pour expliquer le monde, Un plus obscur abîme où l’esprit s’est lancé.”

Tant que les fourmis et les criquets n’auront pas d’âme moi je n’en aurai pas. Je suis donc un superanimal, à défaut d’être un superhomme. L’homme est doté de raison nous dit-on, l’animal est mu lui par l’instinct et l’intuition.

Je pense au contraire qu’un superanimal est celui qui trouve dans l’instinct, qui n’est somme toute qu’un savoir toujours revisite, et l’intuition qui est un saut dans un vide préconçu, sa raison d’être.

Les rationalistes évoquent à loisir les bas instincts de l’homme: instinct de survie, de conservation, de procréation, ces instincts qui nous rapprochent de la bestialite, ces instincts primaires des bas-fonds, installés bien au chaud et préservés dans notre cerveau reptilien, le paléo cortex.. Ces sages exaltent les instincts supérieurs volatiles circulant eux entre les deuxième et troisième cerveaux dits cerveaux limbique (méso cortex) ou supérieur (néo cortex)

Entre tous ces cortex je suis un Superman, un dieu capable de modifier le sens de rotation  de la terre, de revenir en arrière  dans le temps s’il le faut pour sauver ma portion féminine  qui est ensevelie quelque part . Il faut que je cède les bagues et les anneaux de Saturne si je ne veux  pas perdre les doigts. Doigts et bagues ne font qu’un indossociable qui s’auto-anime, reanime et desanime tout en voguant sur le vaisseau animal mu par l’instinct et l’intuition. Sont-ce la mes portions féminines ? En avant  cortex ! On verra bien. Je continue ma route, sans boussole, sans nord, en pleine ame du cyclone. Superman n’est qu’un mot rêve pour expliquer l’homme animal. por causa da mulher…..