Véhicule 100 pour cent musculaire.

J’attends patiemment depuis plus d’une demi-heure le bus 112 ou 82 à Nice pour me rendre au village d’Eze, un village médiéval haut perché des environs, quand tout à coup à hauteur de l’arrêt Boyer sur la rue Barda surgit du diable vauvert un bolide jaune au fuselage élégant. Une Porsche 908? Non! Une Maserati MvC12 ? Que nenni ! Une voiture à propulsion humaine si l’on en croit cette inscription :

véhicule cent pour cent musculaire.

Je veux bien qu’il montre ses muscles mais il roulait bien à 50 km/h quand même, le prototype. Et pas sur les côtés tel un escargot timide craignant de se faire écraser par les géants, mais non surtout pas: en pleine piste, fier de lui. Il en faut quand même du courage pour se frayer un chemin à hauteur de pare-chocs, pensai – je dubitatif.

Véhicule 100% musculaire. Ça donne à réfléchir. Sans énergie fossile donc. Ni pétrole ni gaz ni uranium ni alcool. Une voiture propre. C’est un raccourci car pour se mouvoir tout véhicule a besoin que je sache d’énergie. L’énergie musculaire a besoin de conbustible. Son fuel c’est l’eau, l’huile, le yaourt, les pâtes le camembert, le citron, etc. Et qui dit combustible dit résidu de combustion, n’est-ce pas.

On peut penser qu’il n’y a qu’un conducteur pour piloter ce VPH véhicule à propulsion humaine qu’on pourrait appeler vélomobile.

Renseignement pris il y a un résident Monégasque, un certain Igor Paliouk, un russe infirmier de profession qui se déplace dans la région avec un véhicule de ce type. Il en possède 4 de ces vélomobiles. Très écologique. C’est peut être lui.

On pourrait imaginer aussi qu’il y ait plusieurs personnes dans le bolide. Je ne le pense pas. Je pense plutôt à une solution hybride comme un mix muscles – énergie solaire. Car je ne me vois pas grimper en danseuse les routes vallonnées de Haute Basse-Terre dans un cockpit sans assistance électrique.

Ils pourraient aussi avoir réussi à stocker dans une batterie de l’énergie musculaire. Mais alors il faudrait savoir l’autonomie en km d’un tel engin.

Quoi qu’il en soit c’est dans le Nord de l’Europe en Allemagne, en Belgique, en Hollande, en Autriche, en Suisse qu’ on fabrique ces bolides.

Il faut quand même une bonne condition physique pour pratiquer l’exercice. Mais la communauté HPV/VPH existe bel et bien avec ses rencontres, ses championnats, son association française HPV. Ses constructeurs aussi: Strada (6450€)- LeitraAlleweder – Quest (6550€) – QuestXS (6550€)- Quattrovelo (7700€)- Go-One – Waw – Mango – (ça c’est pour les VÉLOMOBILES.

Mais il y aussi les vélos couchés, les VC. On les appelle aussi vélos horizontaux par comparaison aux vélos traditionnels dits eux vélos droits, les VD, ceux par exemple qui participent au tour de France. Il y en a de toutes sortes avec carénage, sans carénage, semi-carénage. Et là les constructeurs sont légions: Nazca – M5 – Optima – Velotechnik – Rainbow – Sinner – Flevobike – Fuenda – Zephyr – KMX – Burley – Ice – Catrike – Azub – Challenge – Hase – Alligt

Cette technologie est assez ancienne. Elle date de 1894 et a été proposée par l’ingenieur suisse Challand.

Revenons à EZE. Il y a un hôtel de la Chèvre d’Or. Les plats sont à 98€. Il y a un hôtel EZA où aurait habité son Altesse Royale de Suède le prince Guillaume. Les sites vont de 300 à 800 € selon la saison. Je vous recommande la suite médiévale. Mais blague à part c’est un joli village médiéval qui vaut bien le détour et pourquoi pas en vélomobile. Il me rappelle un peu Saint-Paul-de-Vence. Nous sommes venus par le bus 83. Simple comme bonjour. Beaucoup de touristes. Les vieilles pierres fascinent. A chaque escalier, chaque devanture, chaque portail les flash crépitent. Il y a un jardin exotique dont l’entrée est facturée 6€. Je n’y suis pas entré. Cela donne accès semble-t-il à une tour. Allez repos. Une petite 1664. Je préfère rêver à ces bolides musculaires si vous permettez.

Queen of Katwe

J’ai pu voir ce film lors de mon vol Frenchbee BF705 du 7 avril dernier entre Saint-Denis en la Réunion et Paris Orly. J’étais au siège 37a. Au 37b il y avait une réunionnaise de 48 ans, originaire du Tampon, mariée, 3 enfants, assistante sociale dont le rêve était d’ouvrir un restaurant de cuisine traditionnelle réunionnaise, marathonienne: elle se rendait à Paris justement pour courir le marathon de Paris qui devait se tenir le lendemain, et pour voir ses enfants. Elle irait ensuite à Perpignan puis à Toulouse. Je lui ai suggéré de Perpignan d’aller en Espagne à Figueres pour voir le musée Salvador Dali et pourquoi pas pousser jusqu’à Rosas et Cadaques. Elle me dit vouloir aller en Andorre mais la encore je lui suggérai de prendre le petit train touristique qui relie Perpignan à Toulouse. Après Toulouse son objectif c’était Lourdes. Elle est végétarienne. Elle avait emmené son riz lentilles. A côté d’elle en 37c donc côté couloir une jeune autrichienne de 23 ans qui m’expliqua en anglais être végétarienne elle aussi, être venu passer 15 jours pour faire de la randonnée avec sa copine assise de l’autre côté à sa gauche, mais elle omnivore.

J’étais donc assis à la gauche de deux végétariennes. Moi l’apprenti pescovégétarien. Mais cette végétarienne du Tampon me dit que petite elle avait mangé des guêpes, des hérissons, du poulpe. Elle me dit:

Il paraît que les guadeloupéens ne mangent pas de crabe.

Je lui dis :

Au contraire on adore ça les crabes de terre, on les aime tellement qu’on les gave de feuilles et de racines pour leur donner le goût suprême avant Pâques, jour de réjouissances et de résurrection.

Je lui confirmai que moi rien de ce qui venait de la mer était un tabou. Nous avons fait bien passer le temps dans un voyage qui aura duré plus de 11 heures 40. A un moment chacun s’est plongé dans sa bulle. Elle a regardé un film Queen of Katwe pendant que moi j’en regardais un autre: Kill Bill, le quatrième long métrage de Quentin Tarantino (2003)

J’ai beaucoup hésité avant de regarder ce film de 1h51 qui raconte la quête vengeresse d’une criminelle, The Bride, la Mariée aka Black Mamba (Uma Thurman) après un coma de 4 ans. Elle se vengera tour à tour dans cet opus 1 de ces ex partenaires d’une organisation criminelle internationale intitulée The Deadly Viper Assassination Squad: Vernita Green (Vivica A. Fox), O-ren Ishii (Lucy Liu), Budd (Michael Madsen), Elle Driver (Cheryl Hannah) et Bill (David Carradine) subiront les affres de sa vengeance entre cet opus et l’opus 2 qui suivra.

Je n’avais jamais regardé un film de Tarantino: ni Pulp Fiction, ni Jackie Brown ni Réservoir Dogs. Certes j’avais vu des extraits qui m’avaient averti de son goût prononcé pour l’hémoglobine. Mais dans Kill Bill j’ai bu du sang à satiété. Il jaillissait de partout comme des tuyaux d’arrosage échappés des mains d’un jardinier fou. Cela giclait en grosses rasades, cela faisait le même pschitt que font les ballons de baudruche quand ils se vident de leur air.

Et puis la bande-son complètement déjantée presque surréelle:

Nancy Sinatra et son « Bang-Bang »,

Isaac Hayes et son « Run Fay run »,

Santa Esmeralda et son « Don’t let me be misunderstood »

Al Hirt dans le thème de The Green Hornet,

Bernard Herrmann dans le thème de The Twisted Nerve,

Luis Bacalov dans le thème de The Grand Duel,

RZA dans Ode to O-ren Ishii,

Charlie Feathers dans That certain female,

George Zamfir dans The Lonely Shepherd

Meiko Kaji dans The flower of carnage,

THE 5.6.7.8. dans Who hoo

A la fin de mon film le sang perlait a travers les hublots et je me suis mis à regarder le film que terminait de regarder la voisine.

Queen of Katwe est un film de 2016 dont l’action se déroule en Afrique entre 2007 et 2012. En Ouganda plus précisément. Dans la capitale Kampala. KATWE EST UN BIDONVILLE. C’est une biopic Disney qui raconte l’histoire incroyable d’une jeune fille des ghettos Ougandais sauvée de la pauvreté et de l’analphabétisme par le jeu d’échecs. Belle histoire avec comme protagonistes Lupita Nyong’o dans le rôle de Nakku Harriott, Madima Nalwanga dans le rôle de Phiona Mutési et David Oyelowo dans le rôle de Robert Katende.

Le film de 127 minutes du réalisateur Mirel Nair fait suite au livre homonyme de Tim Crothers.

A un moment du film on parle de l’impossibilité presque génétique pour un miséreux de sortir de la misère. Il y aurait une sorte de déterminisme social presque génétique de la pauvreté ! Avant que je ne voie le film Maguy, mon interlocutrice réunionnaise, m’avait dit qu’elle avait connu la misère quand elle était petite puisqu’elle faisait partie d’une famille de 16 enfants. Que le soir la plupart du temps ils se couchaient sans manger. Étant moi même l’aîné d’une famille de 10 enfants je mesure la difficulté, la lutte pour la survie. Nourrir 16 bouches n’est pas une mince affaire. Néanmoins j’affirme qu’à chaque bouche affamée il reste cette infinie ressource: la possibilité de trouver au fond de soi la force et la rage de vaincre pour franchir les obstacles qui se dressent sur la route qui mène à l’auto estimation et au dépassement de soi.

Être marathonien est une lutte de la même façon. C’est une résistance incroyable dont il faut faire preuve, une abnégation au-delà même du raisonnable. Entre jeu d’échecs et course de 42 km125 c’est le même parcours semé d’embûches d’où ne sortent vainqueurs au final que ceux qui ont la détermination comme valeur cardinale. C’est cette même détermination qu’on retrouve chez la Mariée ex Black Mamba qui froidement exécute ceux qui en tentant de lui enlever la vie d’une balle dans la tête lui ont enlevé le jour même des répétitions de son mariage l’enfant qui était dans son ventre. JE N’OUBLIE PAS QUE C’EST UNE CRIMINELLE FROIDE ET SANS REMORDS MAIS JE LA COMPRENDS SANS LA JUGER.

bzzz bzzz bzzz La Guadeloupe

Je suis un haut-guadeloupéen comme il ya des hauts-savoyards. Ne riez pas, je suis sérieux ! Vous en doutez ? Eh bien sachez que nous avons en Guadeloupe un Club des Montagnards, le CDM,  depuis 1903. Et preuve que la montagne est bien là, le massif montagneux, les chutes, les mamelles, les traces, les crevasses sont l’objet e la passion de plus de  250 membres. Des randonnées sont organisées toute l’année,

La Guadeloupe Touristique est un ouvrage de 1931 écrit par Camille Thionville président fondateur du Club des Montagnards qui après avoir vécu une quarantaine d’années en Guadeloupe a commis l’ouvrage avec des illustrations de Adolphe Catan. La devise du CDM créé en 1903 après avoir été la branche guadeloupéenne u Ski club alpin dès 1899 est un vers tiré  du poète latin Virgile:

Sic vos non vobis mellificatis apes

Que veut on dire dire  par la ! Il ya en outre des abeilles sur le blason initial. tiens cela me fait penser à Bourvil. Ecoutons-le un peu :

 

Le vers entier est celui-ci :

Hos ergo versiculos feci, tulit alter honores,
Sic vos non vobis nidificatis aves ;
Sic vos non vobis villera fertis, oves;
Sic vos non vobis mellificatis apes ;
Sic vos non vobis fertis aratra boves.

J’ai fait ces vers et un autre s’en fait honneur,
Ainsi, mais non pour vous, oiseaux, vous bâtissez un nid;
Ainsi, mais non pour vous, brebis, vous portez une toison;
Ainsi, mais non pour vous, abeilles, vous faites le miel;
Ainsi, mais non pour vous, bœufs, vous tirez la charrue

Un autre traduction donne ceci :

Ainsi, mais non pour lui, l’agneau porte la laine ;
Ainsi, mais non pour lui, le boeuf creuse la plaine ;
L’oiseau bâtit son nid pour d’autres que pour lui,
Et le miel de l’abeille est formé pour autrui.

L’objectif de l’association est l’exploration et l’étude des rivières et montagnes de Guadeloupe. Le tourisme vert, quoi ! Une journée de sentier, dix jours de santé, dit le club qui organise des sorties tous les quinze jours entre décembre et juin. On a le choix entre l’itinéraire principal pour les plus aguerris et la rando bis pour les moins téméraires. Voilà une belle façon selon moi de connaitre la Guadeloupe.

Ce n’est pas le seul essaim d’abeilles vertes. Il y aussi Les Amis du Parc National de  Guadeloupe   

Ils n’ont pas de vers virgilien et l’antériorité mais il ont une chanson, yépa :

et organisent sorties patrimoine et  randonnées

Il y a encore Zyé a mangrov’la APLHG Association pour la protection du littoral humide de la Guadeloupe.

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Et tant e’autres ! C’est fou ce que l’on peut faire autour de Saint-Claude. Mais pour l’instant  comme il me faut réapprendre à mettre un pied devant l’autre et recommencer  je recherche d’abord des randonnées faciles du côté de  Deshaies, Pointe-Noire, Bouillante pour entre le 15 octobre et le 15 novembre. De quoi butiner sainement pendant quelques mois.

My bucket list ou les 65 items que je souhaite réaliser dans les quelques années (mois, semaines, jours, heures, minutes, secondes) qu’il me reste à vivre

Never too late ! Ce soir c’est MARDI-GRAS et je me déguise  à six mois de la retraite en Carter Chambers. Et je publie moi aussi ma bucket list. Comme dans le film éponyme starring Jack Nicholson et Morgan Freeman, The Bucket List (Sans plus attendre, en vf). C’est la mode des to-do lists before you die, before you kick the bucket. Bucket veut dire seau. Et seau me fait penser à Champagne et à eau et à sable. Kick the bucket veut dire casser sa pipe. Bon je m’égare… Disons que je suis Carter Chambers dans le film et que je suis a terminally ill man. MÊME SI JE N’AI NI JET PRIVE NI EDWARD COLE POUR FINANCER mes rêves et expectatives, MEME SI JE NE SUIS PAS MÉCANICIEN AUTO ET QUE JE NE RÊVE PAS DEVENIR PROF D’HISTOIRE voici mes 65 ITEMS, mes énormes grains de sable que je souhaite réaliser sans plus attendre dans les quelques cyclones qu’il me reste à vivre. Ce n’est pas comme une liste de courses, ce sont des projets, des envies, des lubies, des tentatives de vaincre des peurs bien enracinées souvent qui peut être ne se matérialiseront jamais mais qui sont ces petits riens, ces petits rêves à priori impossibles qui soutiennent telles des pierres de corail le lagon de mon quotidien. I WISH I COULD CROSS A FEW OF THOSE ITEMS.

bucket

1. Passer Mardi-Gras à Port of Spain

2. Passer un dimanche et lundi de carnaval sur le sambodrome de Rio et assister au défilé des écoles de samba

3. Danser la salsa à La Havane en octobre

4. Faire le tour de la Guadeloupe en bateau

5. Visiter les Baltimore d’ Antigua

6. Visiter les Baltimore des Îles Vierges

7. Participer à une chorale jazz

8. Manger dans un restaurant d’un chef étoilé caribéen

9. Visiter le Mato Grosso brésilien

10. Passer une année à Basse-Terre en Guadeloupe

11. Traduire en créole ou en français Omeros de Derek Walcott

12. Visiter Sainte-Lucie

13. Visiter les Terres Sainville en Martinique

14. Retrouver quelques chaînons manquants dans mon arbre généalogique

15. Prendre des cours d’aquagym

16. Faire de la plongée sous – marine

17. Préparer une feijoada de fruits de mer avec lambi, langouste, poulpe (chatrou), crabe, encornets, palourdes, riz noir et pois d’angole

18. Préparer un callaloo avec feuilles de dachine, gombo, lambi, langouste, poulpe (chatrou). crabe, encornets, palourdes et dombrés.

19. Participer à une école de samba brésilienne

20. Parler créole comme je parle portugais

21. Vivre dans une cabane perchée dans un manguier

22. Construire une maison en bois en conservant et épousant les structures d’un flamboyant

23. Publier mon recueil de poèmes Micareta, 27 fragments infimes d’un carnaval intime

24. Publier mon roman Archipel des Reliques

25. Voir les neiges du Kilimanjaro

26. Passer un anniversaire quelque part au Mexique le jour de la fête des Morts

27. Avoir le permis bateau

28. Voir parfaitement sans lunettes

29. Visiter le Mozambique

30. Visiter le Burkina- Faso

31. Avoir 1000 articles dans mon blog

32. Rencontrer un chaman  en Papouasie-Nouvelle-Guinée

33. Vivre jusqu’à pas d’âge en bonne santé

34. Déguster un café de quimbombo en Équateur

35. Faire de l’aquarelle

36. Faire de la planche à voile

37. Ouvrir un restaurant pescétarien

38. Devenir 100 pour cent pescétarien

39. Avoir un potager du type jardin créole

40. Manger de la tortue

41. M’investir dans une association

42. Adopter un enfant

43. Faire une expérience de woofing

44. Avoir une Vespa

45. Faire du planeur

46. LAUGH UNTIL I CRY

47. SKYDIVING

48. SEE THE PYRAMIDS

49. Apprendre à réparer une voiture

50. Go on a safari and HUNT THE BIG FIVE

51. Get a tattoo

52. Visit the Taj Mahal

53. FIND THE JOY IN MY LIFE

54. Assister à un match de foot au Maracana

55. Faire du théâtre

56. Participer à un groupe de danse folklorique (quadrille)

57. Chanter dans un groupe de jazz

58. Jouer de la bossa nova à la guitare

59. Passer mes vacances  sur une plage dans un camp  naturiste

60. Apporter de la joie et de l’amour à : my significant other, siblings, kids and friends

61. Faire du jet-ski

62. Faire du ski

63. Jouer au bridge

64. Faire un vlog

65. Lire un livre par semaine

 

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Comme le dit la chanson je dis avec Charlie Winston : Kick the Bucket

If you say this is pop, to be singing to a tune with a rhythm like this, would it be so unpopular for a singer like me to be bringing up the fact that we’re all gonna go ? Some people swear, they say they know where.
For me it’s a mystery. But which ever way you see it
you have to admit it and live it and live it !

We all kick the bucket in the end ! The end !
All the girls kick the bucket in the end ! The end !
And the boys kick the bucket in the end ! The end !
Yep ! We all kick the bucket in the end ! The end ! The end ! The end ! The end !

Blew up my TV. It’ was numbing my brain to be thinking the same as million other people all feeling afraid of the same thing.
But there’s is nothing to lose, cause we’re all on a bike and we’re cycling through, getting off on our injuries – but you gotta get back on it and live it and live it to love it and live and love life.

Cause we all kick the bucket in the end ! The end !
All the girls kick the bucket in the end ! The end !
And the boys kick the bucket in the end ! My friend !
Yep ! We all kick the bucket in the end ! The end ! The end ! The end ! The end !

This is not a sad song !
I don’t bring it up to get you down,
It’s a celebration of all the red cells
going round and round in your body !

I don’t mean to preach or to sound lilke a teacher. No ! I only wanna cut the crap and , looking back, everybody’s had to face the facts.

That we all kick the bucket in the end ! The end !
All the girls kick the bucket in the end ! The end !
And the boys kick the bucket in the end ! My friend !
Yep ! We all kick the bucket in the end ! The end ! The end ! The end ! The end !

Elan vital et pentabond

Sans élan pas de saut ! saut en longueur, pentabond, saut à la perche, saut en hauteur, triple saut, saut à la planche : sans élan c’est l’échec assuré !

Sans élan pas de jet ! Lancer du poids, lancer du disque, lancer du javelot, lancer du marteau !

Sans élan pas de course ! Ni 110 mètres ni 400 mètres haies, ni 3000 mètres steeple !

L’élan c’est elã en portugais, impulse en anglais c’est un mouvement de l’inertie vers l’avant, une course rapide avant l’action explosive. On doit prendre son élan, et généralement pour cela on recule, parfois à plus de 20 mètres de l’obstacle à franchir et cette accélération nous permet de franchir parfois l’obstacle. Parfois malgré tous nos efforts on échoue et la barre tombe, ou on mord sur la limite d’appel, ou on n’arrive pas à s’élever suffisamment. Parfois l’objet que l’on doit propulser retombe à nos pieds ou à une distance ridicule malgré tous les efforts que nous avons déployés.

Tout le monde s’accorde pour dire qu’il ya une exigence dans cette course d’élan d’un certain nombre de paramètres pour arriver à un geste parfait. Il y a certes le nombre de cycles, de foulées, la position des bras, la courbure du corps, la trajectoire à suivre, la vitesse, le transfert du poids, le plan de l’élan, le point d’impact, la finition du mouvement, les axes de rotation, il y a la volonté de vaincre, il y a les aptitudes naturelles. Il faut s’entraîner, s’échauffer, pratiquer des étirements sinon on risque la sanction suprême : la blessure musculaire (contractures, déchirures, claquages) . Bref l’élan est tout sauf de la sinécure !

Qu’il s’agisse d’élan frontal, latéral, dorsal, d’élan de rotation, de pas glissé ou de pas changé il y a dans l’élan une détente, une force explosive, une sorte de suspension primitive et inconsciente dans l’air du corps en extension par la grâce des muscles inférieurs (fessiers, quadriceps et mollets) et des muscles supérieurs.

Et qu’en est il de l’élan vital ? Que nous dit Deleuze ?

L’élan vital c’est un potentiel, l’élan vital c’est un potentiel, il s’actualise en créant des chemins divergents. Qu’est-ce que nous disait Bergson ? Une chose très belle, très très simple. Il nous disait… Je fais un nouveau schéma pour que vous compreniez [ ?]. Voilà : vous avez le potentiel, élan vital. Il n’a jamais dit que ça existait comme ça, c’est un pur virtuel. Bien. Comment définir ce potentiel biologique, ce potentiel de la vie ? Vous allez voir : il le définit absolument comme un rapport de forces, Bergson. Il dit : ce potentiel, on va le définir comme ceci… ou cette virtualité on va la définir comme ceci : deux choses à la fois, qui sont des rapports de forces ; emmagasiner de l’énergie, ah… emmagasiner de l’énergie, faire détonner un explosif. C’est des rapports de forces ça. Emmagasiner de l’énergie, faire détonner un explosif. Pour Bergson, c’est ça la vie, un point c’est tout. C’est le potentiel biologique. C’est une pure virtualité.

L’élan vital s’actualise : ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’il va s’incarner dans des formes vivantes, l’élan vital est sans forme, lui, c’est un élan, c’est-à-dire une force, si vous voulez. Donc ça marche très bien. C’est un élan, c’est une force. Euh. Qu’est-ce que je disais ? Oui, mais c’est même… bon. Deux rapports de forces qui définissent la virtualité. Là-dessus, quand cette virtualité s’actualise, elle s’actualise en créant une grande différenciation, une grande divergence. S’actualiser, c’est se différencier. Et qu’est-ce que ça va donner ? Tout se passe comme si le virtuel était trop riche. Donc il ne peut pas s’actualiser en un bloc.

 

L’élan vital, notion développée par Henri Bergson, puis revisitée par Gilles Deleuze, fonctionne un peu de cette façon ! Si nous nous considérons comme un concentré unique de continents intérieurs mettant en jeu intuition, sentiment, sensation et esprit (cf CG Jung) où s’expriment nos cultures multiples séparées par des barrières intérieures, des murs ou des crevasses ce qui fait lien et nous permet de franchir ces barrières c’est une rampe de lancement interne, un cinquième continent intérieur invisible, l’élan vital avec ses deux polarités (Intraverti et Extraverti), cette force potentielle qui sommeille en chacun de nous, en chacune de nos cellules. Il nous faut tout de même sinon l’activer du moins l’actualiser et ce n’est pas simplement une affaire de technique. On aimerait certes pouvoir dire de ce cinquième continent :

« Là tout est ordre et beauté,

Luxe calme et volupté »

après Baudelaire et Gauguin mais nos continents intérieurs sont parcourus de fleuves, océans, cyclones, volcans contradictoires et quand bien même nous  prétendrions  avoir décrypté l’atlas intime de nos continents intérieurs il y a toujours des régions inexplorées, des terra incognita dont nous devrions débroussailler l’ADN. C’est un voyage sans fin, une interminable pentabond auquel nous convie l’élan vital ! Cet élan doit nous permettre de franchir par un enchaînement de cinq bonds : un cloche pied, trois foulées de course et un saut nos quatre autres continents intérieurs.

Leur Pari était Paris

foot

Samedi après-midi 14 octobre affiche alléchante à Mayotte en finale régionale  de la coupe de France. Les Diables rouges de M’Tsapéré affrontent  au nord de l’île au stade municipal de Bandraboua les Diables Noirs de Combani. FCM contre DNC pour un 7ème tour du Championnat de France. Peu de chose, me direz-vous mais à l’échelle de Mayotte, cette finale régionale c’est l’équivalent de la Champions’ League. Moi, habitant de M’Tsapéré, je deviens logiquement partisan des Diables Rouges et pour marquer cet acte de foi je m’achète en vitesse mon tricot, comme ils disent ici, aux couleurs des Diables Rouges. Taille L, s’il vous plaît. 10€. Je saurai plus tard que le tricot de Combani se négociait à 5€ ce même samedi. Eh oui il ne sert à rien d’être gourmand messieurs du FCM, Footbal Club M’Tsapéré. L’humilité a payé ! Prenez-en de la graine pour la prochaine fois ! Bon il faut dire que dans le championnat de DH (division d’honneur) de Mayotte, le FCM, logique et grandissime favori caracolait à la côte de 2 contre 1 à plus de 26 longueurs du DNC qui lui végétait dans les profondeurs infâmes du classement à la 11 ème place sur 12 équipes participantes donc logiquement aux portes de la relégation en division inférieure. Le DNC était devancé par FC Mtsapéré, AS Jumeaux, AS Sada, FC Koropa, ASC Kawéni, Foudre 2000, Etincelles Hamjago, AS Rosador, AS Neige, ASC Abeilles et ne devançait que ASJ Haidiéma. Ces Diables noirs étaient donc logiquement les tocards, les figurants de la confrontation. Mais tout Diables Noirs qu’ils étaient ils ont en tricot jaune terrassé les Diables Rouges. Moralité : ne vends jamais la peau du diable noir même si tu es toi-même un diable rouge. Il faut toujours respecter son adversaire, qu’il soit diable ou non, car un diable sait toujours se débattre comme un beau diable, et dans ces combats entre diables même dieu hésite à mettre sa cuillère. Car il se souvient que lui même est ange et démon.

chemise

Le quartier de M’Tsapéré était pavoisé de rouge comme jamais. Le match a eu lieu à 15 heures sur un stade neutre au nord de l’île, le seul stade potable pour l’événement selon les spécialistes. Le vainqueur devra se déplacer en métropole pour la suite et affrontera le Rodez Aveyron Football.

equipe

Notre Pari est Paris, clamait une banderole au rond-point du baobab en face du stade. C’était la fièvre. On y croyait ! J’y serais bien allé au stade mais entre un match de foot et un mariage à 15 heures j’ai choisi le mariage.

combani

Bien m’en a pris. Le score terminera par un 3-2 à l’avantage des joueurs de Combani qui jouaient en maillot jaune après prolongation (2 à 2 au bout des 90 minutes). Ce fut héroïque mais en toutes choses il faut un vainqueur diabolique. Les Diables Noirs au tricot jaune de Combani étaient les plus diaboliques du lot et iront à Paris pour la première fois de leur existence continuer leurs diableries en affrontant le Rodez Aveyron Club dans le froid de l’hiver. Je ne doute pas qu’une fois les blessures pansées et les rancoeurs effacées tous les diables se joindront en choeur pour pourrir la vie des joueurs du Rodez Aveyron Football

http://la1ere.francetvinfo.fr/mayotte/diables-noirs-remportent-coupe-regionale-france-522047.html

L’arbre de la paix de Mayotte et le parcours de santé

Aujourd’hui je me suis levé en pleine forme. Tiens et si on allait faire un petit peu de tourisme. Du vrai de vrai, du tourisme hardcore. Je me suis donc mis en branle sur le coup de huit heures du mat.

En chemin j’ai changé d’idée. Je ferai du tourisme soft core. J’ai décidé d’aller au parc public de la pointe Mahabou. Histoire d’être au plus près de la nature. Un parc qui jouxte la mer et la mangrove, facile d’accès. Quoi de plus adapté à un dimanche matin. Le parc à cette heure matinale était bien vide. D’un côté la forêt de mangrove où je notais les trous de crabe, de l’autre une végétation dense et touffue. À l’entrée je vis bien « parcours santé » mais je n’y pris pas garde. La nature c’est la santé. Il y avait une flèche qui indiquait arbre de la paix de Mayotte. Je la suivis.

En chemin je rencontrai un senior qui faisait des étirements mais là encore je me dis quoi de plus normal, à force de grimper tous ces mornes. Puis j’arrivai au dit arbre de la paix qui je dois l’avouer ne me fit aucun effet particulier d’autant plus qu’il venait d’être inauguré en avril 2017 à la veille des élections.
Juste avant j’avais vu un pied de jaquier chargé de jaques énormes et je m’émerveillai que personne ne les ait cueillies pour les déguster à maturité. Partout une nature exubérante, des bambous, des fleurs inconnues gigantesques, des oiseaux piaillaient et se payaient des sprints d’enfer entre cocotiers, et tout à coup je vis une pancarte qui déclinait ce parcours de santé. En fait un parcours sportif à base de sauts, de haies à sauter, d’espaliers obliques doubles, barres parallèles, poutres d’équilibre, pas de géant, espalier simple, échelle horizontale, poutre d’étirement. Tout cela avec des niveaux de difficultés qui allaient de faible à élevé en passant par moyen.

  • M’sieu, j’avais pas prévu, j’suis venu en sandales.
  • Ce sera pour une prochaine fois, me répondit mon ombre compatissante.

Mon but intime c’était de me retrouver à la limite de la mer à marée basse. Je voulais voir si on voyait des crabes dans la mangrove. Je trouvai en dehors du parcours de santé un petit sentier de terre qui plongeait vers la mer. Et là ce fut l’éblouissement.

J’aime la mer mais surtout la mer dans la mangrove. J’aime cet enchevêtrement de racines, d’eau, de vase, ces verts, ces bleus, ces masses liquides et boueuses, saumâtres, ces palétuviers. Ils valent pour moi bien plus que tous les agrès sportifs. D’ailleurs essayez vous-même ce parcours sportif dans la mangrove, sautez de roche en roche, évitez de tomber dans une mare d’eau ou dans la vase, évitez d’écraser les animaux qui se bronzent au soleil, évitez de prélever les feuilles de palétuviers, voilà mon parcours santé.

C’est le corps rasséréné que je retrouve le parcours santé du parc. Des joggers commençaient à sillonner l’espace avec des écouteurs vissés aux oreilles. Moi je courais mentalement après le bruit du vent, le ressac des vagues et le chant des oiseaux.

En sortant du parc je vis deux femmes et un enfant prélever du bois sec des abords de la mangrove. Probablement pour faire un brasier annonciateur de brochettes de mabawa.

Bien plus tard j’ai su que la pointe Marabou abrite le tombeau du dernier sultan de Mayotte Adriantsouly celui la meme qui vendit pour 1000 piastres a la France en 1841 Mayotte. Il meurt assassine en 1847 et depuis il fait l’objet d’un culte important auprès des adeptes du roumbou sous le nom de l’esprit.

Les kilomètres à pied de marches d’escaliers n’usent pas que les souliers

Je ne suis pas haut-savoyard. Je suis tout de meme un haut montagnard a l’echelle des Caraibes. Mon Himalaya, mon Kilimandjaro se nomme  Soufriere. Et bien que je sois ne en Haute-Guadeloupe (pour ne pas dire en Haute-Basse-Terre) je n’ai jamais monté et descendu autant de marches de ma vie. Et pourtant j’ai déjà bien bourlingué  à sur cette planète Earth. Du haut de M’Tsapere je domine la mer et quoi que je veuille faire il faut que j’aille dans sa direction. C’est un seul dédale de ruelles étroites et de larges marches de beton bordées de canaux pour faciliter l’écoulement des eaux. On traverse une rue, en rejoint une autre et sans qu’on y prenne garde on est arrivé en 10 minutes chrono au bord de la mer. Si vous ne circulez qu’en voiture ou en taxi vous ne connaîtrez probablement pas l’âme de ces favelas, bidonvilles de bric et de broc, appelés ici Banga. Mais pour avoir vécu au Brésil je sais qu’il y a favela chic et favela choc. Je pense que je ne connais que la favela chic. Je vois des rues où on cuisine par dix personnes le soir vers 18 heures. C’est l’heure de la palabre des femmes. Je ne suis entré dans aucune des cases qui composent le quartier. Je sais que l’eau et l’electricite sont présentes. Beaucoup de femmes font leur vaisselle, leur lessive ou leur cuisine sur le pas de leur porte. Les canaux sont surmontés de grilles où on peut trouver aussi bien poules, canettes de bières, ordures de toutes sortes. La nuit c’est l’obscurite totale. Je ne suis plus aussi casse-cou que la semaine derniere ou je m’y suis aventure à deux reprises vers quatre heures du mat. Partout c’est une entreprise de construction déconstruction, on est dans le domaine du non fini. Du provisoire qui dure, de l’eternite provisoire. Et dans ce labyrinthe des enfants jouent au foot, sautent à la corde, jouent aux billes ou aux cartes comme tous les enfants du monde. Mais je n’y ai pas encore vu ni cerfs-volants ni vautours. Juste des chèvres, des rats et des poules.