vingt-neuf virgule quatre-vingt-treize noeuds, record à battre

Je me donne moins de sept jours, quinze heures, huit minutes et trente-deux secondes (je vous épargne les dixièmes et les centièmes) pour battre mon record. Vingt-neuf virgule quatre vingt-treize noeuds, c’est mon ancienne vitesse de croisière. Traversée transatlantique de la veine gauche de mon nombril à sa veine droite en sillonnant l’équateur  de mon vaisseau sanguin: 3510 milles nautiques entre la route ortho , la route loxo et celle des alizés, ce n’est pas de trop pour parcourir la distance qui me sépare entre moi et mon alias. Certes il me faudra hisser et affaler le spi en fonction du vent dans ce voyage solitaire, sans escale et sans assistance. Pas de téléphone satellite Iridium 9575 Extreme,  pas de SOS, pas de GPS, pas de fichiers météo Grib ! Juste moi, le soleil, le vent, la lune, les étoiles, la mer, mon sextant et ma boussole

29,93 kts !

Cap 67 !

Position à 14H TU-1

16N 24,8′

28W 25,1′

 

Sur la route de mon rhum je navigue dans la catégorie Ultime

N’est pas skipper du rhum qui veut ! La catégorie Ultime est réservée aux forbans, aux corsaires, aux pirates, aux soixante pieds et plus. Les marins d’eau douce et saumâtre peuvent s’accommoder de la classe 40, voire de l’open 40, mais les marins, les vrais de vrais, les Ulysses de la goutte multicoque, se comptent sur les doigts de la main. Les Eric Tabarly, les Mickael Birch, les Vasco da Gama et leurs tafias mythiques. Pas besoin d’être ingénieur, nul besoin d’être météorologue pour dompter les quarantièmes rugissants qui séparent le petit canard du comptoir des lèvres. Saint-Malo-Pointe-à-Pitre, cul sec sur trois mille cinq cent quarante deux milles! Pour pénétrer dans ce saint des saints de la ligue internationale de la Guildive, pour pouvoir fréquenter cette catégorie reine et être admis au Yacht Club du Rhum, il faut comme partout faire ses classes. Non, on ne devient pas capitaine de Pen Duick ni de Damoiseau comme cela en deux coups de vents, il ne suffit pas de se mettre une bouée autour du cou et pratiquer deux brasses de moussaillon. Non les skippers du rhum on d’abord comme nécessité première d’aimer la couleur canne de la mer agricole, d’aimer le flux et le reflux de la marée de canne, aimer voir les flèches de cannes onduler en vagues sous le vent, naviguer dans le Bologne, dans le ti-sec, on parle même de premier biberon comme une potion magique où seraient tombés les plus grands skippers du punch. La formation du rhumier se fait de chaudron en chaudron et quand bien même on a franchi le Cap Horn il y a toujours d’autres caps de Bonne Espérance à franchir.

Douches tièdes, lavandes papillon et vélotrotters

Vélotrotter c’est un style de vie. On part à l’aventure sur son petit vélo, son deux-roues, cela peut être par exemple, tenez, au hasard,  pour monsieur un Trek Navigator 2 bleu

et pour madame un Koga Miyta Lady Runner rouge.

C’est du costaud, c’est du vintage, c’est du garanti à vie. Du made in USA (Waterloo, Wisconsin) et du made in Holland (Heerenveen, Friesland) pur sang. Ça c’est pour l’armature, l’ossature, le cheval si vous préférez. Ces chevaux d’acier et de fer, qui nous emmènent « loin de la de terre, rebondir dans les airs » pour paraphraser Mr Smet, « pour des galops de fou », ne sont pas seulement des parties ( cadre, fourche, dérailleur avant, derailleur arrière, freins, roues, pneus, cassette, pédalier, potence, cintre, selle). Ces chevaux inanimés ont « une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ». Ce ne sont pas de banals deux-roues, ce sont des canassons qui  comme toutes montures  se respectent et vivent à l’aune de la tendresse et de l’amour qu’on leur porte.  Le coeur de cette monture qu’on appelle bicyclette c’est le pneu. Et au royaume du pneu le pneu allemand est roi. SCHWALBE Marathon pour vous servir.

Compter 40€ au bas mot par pneu. C’est la Rolls du pneu. Le pneu increvable ! Prévoyez une chambre à air ou deux de rechange et le petit kit de reparation. Des clés allen. Des attaches rapides, une bonne pompe. Le vélotrotter qui se respecte ne vélotrotte jamais sans son casque à vélo Abus, son parka allemand Vaude, sa doudoune en duvet de canard, ses cinq sacoches Vaude bourrées de semoule, riz, pâtes, de savon noir du Maroc, sa tente, sa boîte à pharmacie. Chacun a ses recettes, chacun à ses marques. Les plus sophistiqués ne jurent que par Rabus et Scrubba. Rabus c’est l’acronyme pour réchaud à bois ultra simple. (deux boîtes de conserves de taille différente que vous emmanchez l’une dans l’autre après les avoir percés de trous de manière judicieuse (très pratique quand on n’a plus de gaz à disposition et qu’on bivouaque en pleine nature) , tandis que  Scrubba c’est une machine à laver manuelle sous forme de poche étanche qui ne pèse guère plus de 200g.

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Comment reconnaît-on un vélotrotter ? A sa trousse à outils, pardi. Un bon velotrotter doit être à même de réparer un boyau crevé. Un frein. Sans être un technicien de haute volée il faut être en capacité de jouer au forgeron et, sans pour autant manier le marteau et l’ enclume, être à capable de pouvoir soigner le corps, l’âme et le fer, l’aluminium ou l’acier  de  son fier alezan.

 

J’ai rencontré en cette pénultième journée d’août  de l’an de grâce 2018, après deux ans de vie à Saintes, un couple de vélotrotters extraordinaires. Ils se disent deux vieux vélotrotters. Même si monsieur Jean dit accuser  65 ans, cet ancien éducateur spécialisé  a une ligne à faire pâlir d’envie un coq de haute-cour, ne parlons même pas de ceux de basse-cour. Monsieur Jean a au fond de ses yeux l’étincelle du mécanicien capable d’ausculter une bicyclette sans stéthoscope. Madame Françoise est la reine quant à elle de la direction c’est elle, ex assistante sociale  qui  hume l’air, indique le lieu du bivouac, et pilote Rome2rio et ses milliers d’itinéraires multi-modaux. Ils voyagent en couple chacun avec ses cinq sacoches : monsieur porte la tente, les duvets, le matelas gonflable, madame la mangeaille, la cochonnaille. Nobles cavalier et chevalière des grands espaces. Chacune de leurs sacoches, on le subodore, recèle d’infimes trésors. Du saucisson, du pâté, on se régale par avance. Ils sont bénévoles associatifs, protestants pratiquants, chanteurs, l’une est alto et l’autre maître de choeur (c’est lui qui donne le la). il aurait donc l’oreille parfaite ? Nos deux sexagénaires élèvent poules et moutons et font partie du réseau mondial des Warmshowers qui héberge à travers le monde les passionnés de vélo comme eux qui ont maintes fois arpenté les chemins de Suisse, de France et de Navarre. Sans doute m’inscrirai-je un jour dans cette galaxie toute fraternelle des Warmshowers moi aussi, mais il faudra auparavant que je me trouve une résidence stable, quelque part dans ce vaste monde, et ceci est une autre histoire. Sauf à vouloir héberger outdoors dans le vent….

Imaginez vous que nos deux tourtereaux ont accompli en deux mois le périple suivant. Saintes-Royan – bac jusqu’au Verdon – puis par la voie de Soulac –   Sanguinet – Mimizan – Bayonne- Hendaye  – Saint-Jean-Pied-de-Port- Ronceveaux- Eslava (près de Pampelona)- Segóvia – Coria (SP)- Monfortiño (PT)- Castelo Branco (PT), Montijo (à côté de Lisbonne) où ils ont connu des Warm Showers – Sagres – Lagos – Portimão  – Faro. De là un bus pour Séville en Espagne. Puis de Seville la remontée jusqu’à  Santiago de Compostela en passant par Merida, Caceres, Salamanca, Zamora, A Gudiña. Malheureusement un décès en France a dû leur faire interrompre leur voyage à 300 km de Compostelle.

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Ils n’ont pas partagé leur périple au Festival du Roc Castel dans le Larzac qui chaque année en juillet fait l’éloge du voyage lent. Ils n’ont pas non plus un site web comme Un tour à vélo qui raconte par le menu leurs lentes aventures et mésaventures

Je l’ai déjà dit par ailleurs j’admire ceux qui dépassent leurs limites. Ici nous sommes dans le monde du slow travel, le Voyage Lent. A pied, à cheval, à vélo, c’est ça le voyage lent. On prend son temps. on part le matin, on ne sait pas où on va arriver, on musarde, on flâne, on cueille les lavandes papillon. De temps en temps on se revigore et on socialise chez un warmshowers.  Slow baby slow ! On passe chez un ami, on s’arrête ans un champ, on fait son petit camping sauvage, on se baigne dans un ruisseau, on se douche avec un litre d’eau, on chante sous la pluie, on lit sur sa liseuse L’enfant qui mesurait le monde de Metin Arditi ! Lent voyage que celui de la lecture à vélo ! On oublie le guidon, on tourne le dos à la route, on se vautre sur sa selle comme sur un hamac et on se laisse pousser les ailes de l’imagination, pendant que le pédalier tourne en roue libre dans le vide de l’asphalte ! Ce n’est pas une mince affaire que d’avoir une confiance aveugle en son vélo. C’est une foi qui est du domaine presque du spirituel.

Oh moi qui ne suis pas bien courageux je ferai bien l’un des deux  chemins suivants en vélo à assistance électrique

 

1. à partir de Bayonne. Je ne prendrais pas la direction de Saint-Jean-Pied-de-Port mais celle du littoral espagnol. Le Camino del Norte qui traverse

01. Bayonne-

02. Saint-Jean-de-Luz-

03. Irun-

04. San-Sebastian-

05. Zarutz-

06. Deba-

07. Markina-

08. Gernika-

09. Lezama

10. Bilbao-

11. Portugalete-

12. Castro Urdiales –

13. Liendo-Hazas –

14. Santoña, –

15. Güemes –

16. Santander  –

17. Mogro –

18. Santillana del Mar –

19.. Comillas –

20.. Serdio –

21. Llanes –

22.  Nueva –

23. Ribadesella –

24. La Isla –

25. Villaviciosa –

26. Gijon –

27. Aviles –

28. Muros de Nalon –

29. Soto de Luina –

30. Cadavedo –

31. Almuna (Luarca) –

32. La Caridad –

33. Ribadeo –

34 Lourenza –

35 Abadin –

36. Vilalba –

37. Baamonde –

38. Sobrado –

39. Arca o Pino –

40. Santiago de Compostela

2. à partir de Tavira jusqu’à Santiago de Compostela (Caminho do este de Portugal)

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01: Tavira – Castro Marim (25,5 km) .

02: Castro Marim – Guerreiros do Rio (25,6 km) .

03: Guerreiros do Rio – Alcoutim (10,4 km) .

04 : Alcoutim – Mértola (36,9 km) yellow arrows.

05: Mértola – Mina de São Domingos (17,6 km) y- N265.

06: Mina de São Domingos – Serpa (36,3 km)

07: Serpa – Moura (31,9 km) N265/N386.

08: Moura – Mourão (34,8 km) N386/M517.

09: Mourão – Monsaraz (15 km) N256/M514.

10: Monsaraz – Alandroal (33,4 km) M514/N255.

11: Alandroal – Estremoz (26,4 km) N255/EM508-3.

12: Estremoz – Sousel – Fronteira (29,3 km) N245.

13: Fronteira – Crato (28,4 km) N245.

14 : Crato – Nisa (27,3 km) N245/N18.

15: Nisa – Vila Velha de Rodão (19,4 km) N18.

16: Vila Velha de Rodão – Castelo Branco (31 km) N18.

17: Castelo Branco – Lardosa (20,6 km) N233.

18: Lardosa – Fundão (26,1 km) N18-7/N18.

19: Fundão – Belmonte (33,7 km) N343/N345.

20: Belmonte – Guarda (24,1 km) N18.

21: Guarda – Pinhel (35,6 km) N221.

22: Pinhel – Castelo Rodrigo (22 km) N221.

23: Castelo Rodrigo – Vila Nova de Foz Côa (32,9 km) N332/N222.

24: Vila Nova de Foz Côa – Vila Flor (37,6 km) N215.

25: Vila Flor – Mirandela (25,3 km) N213.

26: Mirandela – Valpaços (22,6 km) N213.

27: Valpaços – Chaves (27 km) N213.

28: Chaves (P) – Verín (E) (25 km) (or  24,7 km) EM506 or EM506/41011.

29: Verín – Vilar de Barrio (38,1 km) 41021/4113.

30: Vilar de Barrio – Ourense (39,2 km) (or 39,5 km) 40110/40102 or 40102.

31: Ourense – Cea (23,1 km) N525.

32: Cea – Estación de Lalin (28,6 km (or 33,5 km) N525 or N525-.

33: Estación de Lalin – Puente Ulla (31,9 km (or 35,4 km N525 or N525-.

34: Puente Ulla – Santiago de Compostela (19,8 km) (or N525) (or 20,3 km N525)-.

 

  Distance Approximative: 952,5 km

                                         

68ème tour de l’île papillon : Go Guadeloupe Go !

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Après le Tour de Marie-Galante, 42ème du nom, qui s’est déroulé du 25 juin au 1er juillet 2018 et qui a vu le sacre pour la troisième fois après 2009 et 2015 de Boris CARENE du TEAM CCD,  après le tour de Guadeloupe junior qui a vu la victoire en juillet de Dilhan WILL de la Sélection de Guyane, après le tour féminin qui s’est disputé sur trois étapes et qui a vu la victoire fin juillet de Mélodie LESUEUR du CSM Puteaux Cyclisme, c’est parti depuis le 3 août pour le 68ème Tour de la Guadeloupe. Tour cycliste bien sûr ! International en prime. Dans le peloton  23 équipes s’affrontent entre locaux, métropolitains et internationaux. J’aurais aimé une sélection Guadeloupe comme il y a une sélection Martinique , hélas, les doléances des dirigeants de clubs locaux ont été plus déterminantes. J’aurais aimé ainsi voir courir ensemble Kéké, Jordy, Gregory, Loïc, Ronald, Collins. Mais bref, je fais le dos rond, qu’y puis-je, si l’intérêt particulier du club prime sur l’intérêt collectif. D’ailleurs cela fait tâche d’huile puisque à l’occasion du Tour de Guyane  qui sera disputé du 18 au 26 août il n’y aura pas là non plus e sélection régionale locale de Guyane. Je garde mon go Guadeloupe go, étranglé au fond de ma gorge ! La compétition est classée  2.2 par l’UCI. 5 ex vainqueurs de la compétition seront dans les rangs : Numéro 1, le vainqueur de l’année dernière Sébastien FOURNET-FAYARD (TEAM PRO IMMO NICOLAS ROUX), l’espagnol vainqueur de 2010 Francisco MANCEBO (INTEJA DCT), le lauréat de 2014 Jhon NAVA (Gwada Bikers), le vainqueur de 2012 Ludovic TURPIN (VCG) et le double vainqueur de 2011 et 2015 Boris CARENE (TEAM CCD).

AIR ANTILLES BARBADOS

ASSOCIATION CYCLISTE DU LEVANT

CCB FOUNDATION SICLERI (USA)

CSCA PROPRETE 2000

EXCELSIOR

GWADA BIKERS

INTEJA DCT

INTERPRO STRADELLI

JEUNESSE CYCLISTE DES ABYMES

KARUKERA ASSAINISSEMENT PDL

NICE DEVO TEAM

PROJECT Côte D’AZUR

RAYON D’ARGENT

SELECTION MARTINIQUE

SOVAC NATURA 4EVER

TEAM CCD

TEAM EMBRACE THE WORLD (ALLEMAGNE)

TEAM NICOLAS DUBOIS VCC

TEAM PRO IMMO NICOLAS ROUX

TEAM SAPURA CYCLING (Malaisie)

UNI SPORT LAMENTINOIS

UNION VELOCIPEDIQUE DE MARIE-GALANTE

UNION VELOCIPEDIQUE DU NORD

USR VELO STPA

VELO CLUB DE GRAND CASE

VELO CLUB SAINTANNAIS

VELO DU CENTRE ET de LA CARAIBE

Après un prologue à Baie-Mahaut au vélodrome Amédée Déheaux (5 tours de piste à raison de 1,666 km par tour de piste), les participants s’élancent aujourd’hui de Pointe-à-Pitre direction le Moule (163 km). On s’élance de Pointe-à-Pitre et on longe le littoral vers Le Gosier, Sainte-Anne, Saint-François, Le Moule, Anse-Bertrand, Port-Louis, Petit-Canal, Morne-à-l’Eau, Abymes, Le Moule. C’est parti pour 9 étapes. Le périple qui traversera l’île papillon de part en part pour un parcours total 1323,966 km s’achèvera le 12 août.

Eh bien ça commence bien pour la Guadeloupe puisque après cette premier étape le dossard 25 appartenant au guadeloupéen  Cédric Ramothe de Karukera Assainissement PDL s’est vu affubler du maillot jaune. Espérons qu’il saura le conserver jusqu’à la fin des ébats d’ici dimanche prochain. Que le meilleur gagne ! En attendant moi je suis branché toute cette semaine sur Guadeloupe Première pour traverser ces beaux paysages de mon enfance.

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Vive le football (caribéen) !

VIVE LE FOOTBALL  (1964)

RAOUL GUILLAUME (1927 Port-au-Prince, Haïti-)
Le football c’est le sport idéal
Le football, c’est le sport national
Il est beau, surtout quand l’élégance rencontre une belle performance
Le football c’est un jeu d’association entre les membres d’une même formation
Car seulement une parfaite cohésion vous assure une heureuse conclusion.

Haïti se qualifiait en 1974 pour la coupe du monde de foot. Elle fut éliminée au premier tour comme le seraient plus tard la Jamaïque en 1998 et Trinidad et Tobago en 2006. Bien avant cela en 1938 Cuba se qualifiait en quarts de finale en France dans des circonstances incroyables puisque l’équipe de Cuba ne fut qualifiée qu’après le boycott des autres sélections caribéennes et sud-américaines. Seuls le Brésil et Cuba furent qualifiés d’office sur le tapis vert.

La Concacaf ( Confederation of North, Central American an Caribbean Association football) basée à Miami, au Guatemala et en Jamaïque est l’une des 6 confédérations continentales de la FIFA. Elle réunit 41 équipes  de football d’Amérique du Nord, Amérique Centrale et Caraïbes réparties en 3 ligues : Anguilla, Antigua and Barbuda, Aruba, Saint-Kitts and Nevis, Bahamas, Barbados, Belize, bermuda, Bonaire, British Virgin Islands, Canada, Cayman Islands, Costa Rica, Cuba, Curação, Dominica, Dominican Republic, El Salvador, French Guyana, Grenada, Guadeloupe, Guatemala, Guyana, Haiti,Honduras, Jamaica, Martinique, Mexico, Montserrat, Nicaragua, Panama, Puerto Rico, St Marin, Sint Maarten, St Lucia, St Vincent and the grenadines, Suriname, Trinidad and Tobago, Turks and Caicos, US Virgin Islands, USA

Chaque année la coupe des Caraïbes a opposé de 1971 à 2017  les sélections du bassin caribéen :

Jamaïque : 1991, 1998, 2005, 2008, 2010, 2014

Trinidad et Tobago : 1981, 1988, 1989, 1992,1994,1995,1996,1997,1999,2001

Haïti :1979, 2007

Suriname :1978

Martinique : 1983, 1985, 1993

Curação : 2017

Cuba 2012

A partir de 2018 cette coupe des nations caribéennes a été remplacée par la Scotiabank Concacaf Champions League.

16 équipes sont qualifiées et divisées en 8 poules qui s’affrontent. les quarts de finale auront lieu entre juillet et aout, les demi finales en septembre et les finales entre octobre et novembre.

9 équipes sont nord américaines (4 USA, 4 Mexique, 1 Canada)

5 équipes sont d’Amérique Centrale (Costa Rica, El Salvador, Panama, Honduras, Guatemala)

1 équipe est des Caraïbes

1 équipe (celle du champion sortant) est qualifié d’office.

En 2018 le champion est Chivas (Club Deportivo Guadalajara), du Mexique. Le vice est le Toronto FC du Canada.

Ont participé Clube America (MEX), NY Red Bulls (USA), UANL Tigres (MEX), Seattle Sounders (USA), Club Tijuana (MEX), Tauro FC (PAN), FD Dallas (USA), Santa Tecla FC (ELS), Motagua (HON), Herediano (GUA), CD Olimpia (HON), Colorado Rapids (USA), CD Saprissa (CRC), CIBAO FC (DOM)

En décembre 2018 auront lieu les tirages du Scotiabank Concacaf Champions League

Entre temps aura lieu la Concacaf Caribbean Club championship chargé de trouver les champions pour représenter la Caraïbe tant au niveau de la  concacaf Chamipons League que de la Concacaf League

Ce championnat représente 20 clubs représentant 16 membres de la Concacaf des Caraïbes :. ces membres sont divisés en trois groupes

La 1ere division (Tier 1)  est composé de 8 équipes provenant de quatre pays : République dominicaine, Jamaïque, Haïti, Trinidad et Tobago. Pour l’édition 2018 sont qualifiés :

Pour la République Dominicaine: Atlantico FC (DOM), Club Atletico Pantoja (DOM); pour Haïti: Racing FC (HAI), Real Hope FA (HAI); pour la Jamaïque: Arnett Gardens FC (JAM), Portmore United FC (JAM; pour Trinidad et Tobago: Central FC (TRI) and W Connection (TRI). Ces huit qualifiés le sont à travers leurs ligues locales (champion et vice champion)

La division 2 (Tier 2) a commencé en April 2018. Les clubs participants sont : SV Deportivo Nacional (ARUBA), Weymouth Wales FC (BARBADE), Real Rincon (BONAIRE), Bodden Town FC (CAYMAN), RKSV Centro Dominguito (CURACAO), Hard Rock Sports Club (GRENADA), USR Sainte-Rose (GUADELOUPE), Guyana Defence Force (GUYANA), Club Franciscain (MARTINIQUE), Cayon FC (ST KITTS and NEVIS), Avenues United FC (St VINCENT) et Inter Moengotapoe (SURINAME).

Le vainqueur de Division  1 2018 CONCACAF Caribbean Club Championship sera qualifié automatiquement pour la 2019 Scotiabank CONCACAF Champions League, tandis que le vice-champion et le troisième seront qualifiés pour le 2018 Scotiabank CONCACAF League. L’équipe classée quatrième de Division 1 devra affronter en playoffs le vainqueur de la division 2 afin de déterminer la  troisième sélection qui représentera les Caraïbes dans la 2018 Scotiabank CONCACAF League.

Le tirage au sort de la competition Tier 1 aura lieu le 21 Décembre 2018, au QG de la CONCACAF  à Miami.

Ceci dit n’oublions pas que tous les anciens pays colonisateurs que sont la France, l’Espagne, la Hollande, la Grande-Bretagne possèdent en leurs rangs des joueurs issus des différents 31 pays qui composent la fédération de football des Caraibes.

 

Entre le coq bleu Emmanuel Jean-Michel Frédéric et le diable rouge Emmanuel Léopold Guillaume François Marie lequel finira ange pleureur à Saint-Petersbourg ?

be09695a-83b6-11e8-8ccc-30d75279842c_1Ce sera aujourd’hui 10 juillet 2018 la 74eme fois que la Belgique et la France , les cousins, se retrouvent dans une compétition. La Belgique l’a remporté 30 fois, la France 24 et il y a eu 19 nuls. Si l’on en croit les statistiques avantage à la Belgique. 1 à zéro

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L’Emmanuel belge âgé de 12 ans né à Anderlecht  le 4 octobre 2005 est déjà venu (après au préalable en avoir demandé l’autorisation au gouvernement belge) le 23 juin pour soutenir son équipe avec son père le roi Philippe, son frère  Gabriel et le ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders à l’occasion du match Belgique-Tunisie qui a vu la Belgique l’emporter par 5 buts à 2 devant les Aigles de Carthage. Il reviendra cette fois-ci accompagné de toute la famille, son père Philippe, sa mère la reine  Mathilde, née d’Udekem d’Acoz, et ses trois frères et soeurs,  le prince Gabriel (14 ans) et  les deux princesses la princesse héritière Elisabeth, duchesse de Brabant, âgée de 16 ans, et la princesse Eléonore, âgée de 10 ans. Le ministre des Affaires Etrangères, Didier Reynders, l’accompagnera à nouveau.

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L’Emmanuel français, âgé de 40 ans, né 21 décembre 1977, à Amiens en Somme (dans la cathédrale de laquelle se trouve l’ange pleureur) n’est pas venu une seule fois accompagner le parcours des Bleus. Avantage pour la Belgique 2 à zéro. Viendra-t-il en monarque présidentiel  accompagné de Brigitte et des beaux-enfants Sébastien (44 ans),Laurence (40 ans) et Tiphaine (33 ans)?

Emmanuel se rattrapera puisqu’il viendra en Falcon présidentiel avec 5 invités spéciaux qui l’accompagneront dans les tribunes du stade Krestovsky: Jean-Pierre Papin (ex joueur de l’OM), Guy Roux (ex entraîneur de l’AJ Auxerre, Olivier Guez, journaliste sportif et Prix Renaudot, Sylvain Porthaut, président du club de football de Suresnes où a débuté N’golo Kanté et un petit garçon d’origine guadeloupéenne âgé de 12 ans habitant Moissons dans les  Yvelines Yanel Chroné. Là un petit bon point pour Macron. D’ailleurs parmi les Chroné il y a des artistes puisque Marie-Céline Chroné, cette maîtresse voix de la chanson antillaise qui accompagné les plus grands (Kassav, Malavoi, etc) chantait il y a bien longtemps ce zouk Bondié Siouplé. Deux à un.

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Mais ce petit bon point est contrebalancé par le fait qu’il n’y a aucune fille dans son groupe. Que des garçons, mauvais point là encore. S’il avait invité un garçon et une fille ah ça oui je n’aurais rien dit. Mais moi je réfléchis un peu. Macron ne fait rien pour rien. Sachant qu’il y avait un Emmanuel de 12 ans prince pour le défier sur ces plate-bandes de jeune premier de 40 ans il a mis dans la balance un jeune de 11 ans issu de la diversité pour montrer à quel point il était loin de toute idée hégémonique de pouvoir royal absolu que d’aucuns lui prêtent. Et puis à défaut d’un autre Emmanuel il y a Yanel. Tout bénef ! Un ange remplace l’autre. D’autant plus que la Belgique se présente avec en plus  Gabriel, archange. Allez 3 à 1

Alors qui va l’emporter de ces deux Sauveurs, d’Emmanuel  de Belgique et Emmanuel de France ! Faites vos jeux ! La Belgique a une petite avance puisque là Philippe est roi et ici en France il n’est que premier ministre (et de surcroît d’origine flamande par sa mère) et ne sera pas présent ! Cela fait beaucoup de handicaps. Et la ministre des sports Laura Flessel-Colovic n’y sera pas , elle non plus. encore un point pour la Belgique

Sans oublier qu’il y a même chez les Belges un français sur le banc de touche champion du monde 1998 comme son homologue français Didier Deschamps: Thierry Henry qui entraîne les Diables Rouges. Il est le seul français à savoir les deux hymnes la Marseillaise et la Brabançonne. Un point pour la Belgique.

La Belgique est classée numéro 3 au classement e la FIFA tandis que la France occupe la 7ème place. La dernière victoire entre les deux pays a été celle de la Belgique en 2015. Un autre point pour la Belgique.

Donc mon pronostic final est sans hésitation aucune:

Belgique qualifiée pour la finale de dimanche 15 juillet à Moscou. La France pourra fêter tranquillement son 14 juillet à 16 heures à Saint-Petersbourg pour la petite finale. Dura lex sed lex. C’est la loi du sport. Les meilleurs gagnent toujours. J’essaie de remuer le schmilblick de tous les côtés mais en analysant sans passion je donne la victoire probable aux Diables Rouges contre les Coqs bleus.Mais on se réunira le 15 juillet au soir après la grande finale de 17h pour une grande cousinade avec frites et moules au menu, c’est promis ! Et de la bonne bière !

#wearebelgium

#allezlesbleus

#quinesautepasnestpasfrancais

#onestenfinale

#lafranceenfinale

 

 

Na minha praia todo mundo é bamba

Adoro essa musiquinha. Casa de Bamba.  Seja ela cantada por Jair Rodrigues, seja ela cantada por Martinho da Vila, seja ela cantada por Afroeira. Essa musiquinha Casa de Bamba simboliza pra mim um Brasil alegre e brincalhão. Nunca bem entendi o que é « ser bamba ». Eu sabia até hoje da expressão « perna bamba » (perna mole, fraca, sem equilibrio). Quando eu peço pra algum brasileiro me explicar o que quer dizer « casa de bamba » ou « ser bamba » ninguém sabe como explicar. Falam assim: gingado, cheio de ginga, bacana, leve, descontraido. Sei lá. Se eles que são donos da língua não sabem imagine eu. Mas que não seja por isso. Hoje dia seguinte à derrota brasileira frente a Bélgica nas quartas de finais da Copa do Mundo da Fifa 2018 por 2 a zéro a musiquinha voltou do tempo do ronca.

E me mostrou como o futebol verde amarelo de 2018 tem nada a ver com o futebol verde amarelo dos anos 60.

O futebol brasileiro parou de ser bamba. Apenas um dos vinte três jogadores da squaddra verde amarela jogam e vivem no Brasil. A casa deles não é mais Brasil. Mas Paris, Barcelona, Roma, Madrid, Londres, etc. O Brasil é o primeiro pais exportador e jogadores pra Europaz . Tem agora 1236 jogadores brasileiros atuando na Europa entre os quais 240 apenas no Portugal. Que você chame isso exportação, exodio ou sangramento, é a realidade que segundo eu explica o desmoronamento. Brasil é numero um neste aspecto, seguido por Argentina (760),Colombia (327), Uruguay (324). A africa  não é longe com a Nigeria exportando 306 jogadores, o Ghana 229, o Senegal 189, a Costa do Marfim (173) o Camarões (162). Isso pra mim explica com mais eloquência do que nada porque nas semi finais não tem times nem africano bem sulamericano. As forças vivas, o essencial delas tem que vir da terra mãe, acredito. Bom seria incorporar os brasileiros jogando no exterior com os brasileiros atuando no Brasil. Pense nisso para o proximo selecionador. Na França muitos jogadores jogam também no exterior. A França manda também um grande numero dos seus jogadores para o futebol europeu .  Dos 23 convocados para a copa o mundo da Russia :

Na França jogam 9 : Mbappé (PSG), Fékir (Lyon), Thauvin (Marseille), Kimpembé (PSG), Rami (Marseille), Lemar (Monaco), Mandanda (Marseille), Areola (PSG), Sidibé (Monaco).

Na Espanha jogam 6 : Griezmann (Atletico Madrid), Nzonzi (FC Sevilla), Umtiti (FC Barcelona), Varane (Real Madrid),Hernandez (Atletico Madrid), Dembélé (Barcelona)

Na Inglaterra jogam 5 : Lloris (Tottenham), Mendy (Manchester City), Pogba (Manchester United), Kanté (Chelsea), Giroud (Chelsea)

Na Alemanha jogam 2 : Pavard (Stuttgart) e Tolisso (Bayer Munchen),

Na Italia joga 1 : Matuidi (Juventus Milano)

Mas mesmo assim a distança entre esses paises e a França é apenas no grande maximo de uma hora de voo. O contato com a terra é sempre facil. Isso explica talvez a presença da França na semifinal.

Também na letra tem « ninguém se liga em candinha ». Também não sabia o que queria dizer.    parece que quer dizer fofoqueira, quem gosta de uma boa fofoca. Em francês a gente fala pipelette, concierge, rapporteuse, commère. E fofoca é commérage, cancan, potin ! em créole, a genta fala makrèl para indicar uma fofoqueira ou mako para falar e hum homem fofoqueiro . E fofoca é makrelaj e fofocar makrélé

ah captei agora o sentido da frase « ninguém se liga pra candinha ». E agora quem era esse santo Onofre ?

Santo Onofre foi  um monge ermita que viveu no quarto século antes o Cristo  qui vivia na solidão e renunciou a tudo no meio do deserto de Tebas no Egito. Nasceu na Etiopia e morreu na Siria. Tudo joia. Ta bom ! vamos ouvir mais uma vez o mestre e rezar Santo Onofre com ele :

Não acredito em mitos. Apenas constato fatos. « Je ne suis pas croyant. Je suis constatant. » É assim que fala o prospectivista francês Joel de Rosnay.

Mas vamos dançar gente. Vamos deixar o Hexa para outra encarnação…

Hoje é sábado, meu chapa, vou parar com essa exegese da Casa de Bamba ! Vamos curtir esse som eterno e nos espreguiçar na praia do Penta. Lembrando apenas que bamba vem do quimbombo, lingua africana que quer dizer mestre, eximio. Bambas foram os brasileiros e bambas os belgas também so que cada bamba tem seu cada cual com seu cada sentido.

Aqui as letras se já esqueceu:

Na minha casa
Todo mundo é bamba
Todo mundo bebe
Todo mundo samba
Na minha casa
Todo mundo é bamba
Todo mundo bebe
Todo mundo samba
Na minha casa
Não tem bola pra vizinha
Não se fala do alheio
Nem se liga pra candinha
Na minha casa
Não tem bola pra vizinha
Não se fala do alheio
Nem se liga pra candinha
Na minha casa
Todo mundo é bamba
Todo mundo bebe
Todo mundo samba
Na minha casa
Todo mundo é bamba
Todo mundo bebe
Todo mundo samba
Na minha casa
Ninguém liga pra intriga
Todo mundo xinga
Todo mundo briga
Na minha casa
Ninguém liga prá intriga
Todo mundo xinga
Todo mundo briga
Macumba lá na minha casa
Tem galinha preta
Azeite de dendê
A  ladainha lá na minha casa
Tem reza bonitinha
E canjiquinha pra comer
A ladainha lá na minha casa
Tem reza bonitinha
E canjiquinha pra comer
Se tem alguém aflito
Todo mundo chora, todo mundo sofre
Logo se reza pra são Benedito
Pra Nossa Senhora e pra santo Onofre
Mas se tem alguém cantando
Todo mundo canta, todo mundo dança
Todo mundo samba e ninguém se cansa
Pois minha casa é casa de bamba…
Macumba lá na minha casa
Tem galinha preta
Azeite de dendê
A  ladainha lá na minha casa
Tem reza bonitinha
E canjiquinha pra comer
A ladainha lá na minha casa
Tem reza bonitinha
E canjiquinha pra comer
Se tem alguém aflito
Todo mundo chora, todo mundo sofre
Mas logo se reza pra são Benedito
Pra Nossa Senhora e pra santo Onofre
Mas se tem alguém cantando
Todo mundo canta, todo mundo dança
Todo mundo samba e ninguém se cansa
Pois minha casa é casa de bamba…
Pois minha casa é casa de bamba
Pois minha casa é casa de bamba

Que serait la France sans l’Afrique?

Le site brésilien CONVERSA AFIADA, un blog politique indépendant dirigé par Paulo Henrique Amorim ex journaliste vedette de Rede Globo et désormais de la Rede Record où il a un programme dominical appelé Domingo Especial, a publié un article début juillet intitulé O que seria da França sem a África ?

Avec comme sous-titre: Dà nisso permitir a entrada de imigrantes. (Voilà à quoi ça mène de permettre l’entrée d’immigrants).

Je traduis:

le Camerounais Samuel Umtiti fait une passe à l’Angolais Blaise Matuidi, de l’Angolais le ballon va au Togolais Corentin Tolisso, le Togolais fait une passe aérienne au Malien N’golo Kante, le Malien fait une passe en profondeur au Camerounais M’Bappe, qui prolonge sur Dembélé du Mali, lequel transmet au Guinéen Paul Pogba, qui est bien placé et…. Buuuut.! LA FRANCE marque..!

Dans cet article le journaliste Paulo Henrique Amorim met en avant avec humour la forte présence africaine dans l’équipe de France.

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L’équipe constituée par les 23 est en effet une équipe fortement multiethnique et cette diversité n’échappe à personne. Sur les 23 joueurs sélectionnés en Équipe de France 21 sont nés sur le territoire français dont 20 dans l’hexagone. Les deux seuls nés en dehors de France sont Samuel Umtiti né le 14 novembre 1993 à Yaoundé au Cameroun et Steve Mandanda né le 28 mars 1985 à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Le seul né en dehors de l’hexagone est Thomas Lemar né à Baie-Mahault, Guadeloupe le 12 novembre 1995. Pour le reste les 20 autres protagonistes sont tous nés en France métropolitaine :

A Bastia Adil Rami

A Beaumont-sur-Oise Presnel Kimpembe

A Chambéry Olivier Giroud

A Colombes Steven Nzonzi

A Lagny-sur-Marne Paul Pogba

A Lille Raphaël Varane

A Longjumeau Benjamin Mendy

A Lyon Nabil Fekir

A Mâcon Antoine Griezmann

A Marseille Lucas Hernandez

A Maubeuge Benjamin Pavard

A Nice Hugo Lloris

A Orléans Florian Thauvin

A Paris N’Golo Kante

A Paris Kylian M’Bappe

A Paris Alphonse Aerola

A Tarare Corentin Tolisso

A Toulouse Blaise Matuidi

A Troyes Djibril Sidibé

A Vernon Ousmane Dembélé

Ce sur quoi s’attarde avec humour grinçant mais humour quand même c’est l’origine ethnique des participants. Et surtout sur leur appartenance au continent africain. Car dans  les faits sur les sept  qu’il cite seul un est né en Afrique. Il n’en reste pas moins que certains ont  la double nationalité. Ce sont les fameux binationaux. Mais ils ont choisi à un certain moment de leur vie pour des raisons qui leur sont propres de défendre le drapeau tricolore. D’autres ne sont pas africains mais n’en sont pas moins descendants de migrants. On oublie les migrations intra-européennes bien souvent. Sans aller plus loin voici ce que révèle une recherche rapide sur l’origine des 23 sélectionnés :

Algérie (Mbappé , Fekir)

Angola (Matuidi)

Cameroun (Umtiti, Mbappé)

Congo (Mandanda , Kimpembé , Nzonzi)

Espagne (Lloris)

Guinée Conakry (Pogba)

Haïti (Kimpembé )

Mali (Dembélé, Kante, Sidibé)

Maroc (Rami)

Martinique (Varane)

Philippines (Areola)

Portugal (Griezmann)

Mauritanie (Dembélé)

Sénégal (Dembélé, Mendy)

Togo (Tolisso)

Ces dites origines franco-francaises dans le cas de Giroud si on étudie généalogiquement à partir des grands-parents font ressortir aussi des branches italiennes. Voire allemande pour Antoine Griezmann si l’on remonte au 19ème siècle. Seul Benjamin Pavard pouvant évoquer des origines 100 pour 100 françaises sur plus de générations.

Certains de ces joueurs n’ont jamais mis leurs pieds dans leur pays d’origine. Je le rappelle 21 sont nés en France. Certains par leurs parents ont deux origines, d’autres 3. Certains ont vécu dans d’autres pays que celui de leur naissance avant de venir en France. C’est un phénomène normal. Deux de mes 5 enfants n’ont jamais mis les pieds en Guadeloupe où je suis né. L’une n’a jamais mis les pieds ni en Indonésie, pays de naissance de sa mère, ni en Guadeloupe, pays de naissance de son père, ni au Surinam pays de naissance de son grand-père. Elle a la double nationalité française et néerlandaise.

Ce que je veux souligner c’est que le regard que porte Amorim sur les Bleus n’est pas exempt de cynisme malgré l’exactitude du propos. Il aurait dû inclure dans son propos l’Afrique du Nord (Algérie, Maroc) , les Antilles (Guadeloupe, Martinique, Haiti), inclure les Philippines et les migrations intra européennes.

Mais le but avoué en filigrane d’Amorim c’est peut être de montrer une certaine ambivalence française du monde du football. Tous Français en cas de victoire, tous migrants en cas de défaite. Black blanc beur = bleu mais seulement quand le coq gaulois chante cocorico.

On pourrait alors dire que les huit équipes qualifiées pour les quarts de finale de cette coupe du monde de la Fifa 2018 en Russie voient l’affrontement de deux mondes surprenants. France (18), Angleterre (11), Belgique (11), Suède (3) : le bloc des pays en voie de développement multiethnique contre Russie, Croatie, Uruguay et Brésil, le bloc des pays en voie de recroquevillement ethnique. Entre développement et recroquevillement faites vos jeux.

Je corrige Amorim. En regardant les compositions des équipes de Belgique, Angleterre, je les vois aussi diverses que celle de l’équipe de France. On parle en Angleterre de BME (Black and minority-ethnic).

Même si le football est un microcosme il reflète le mélange de races, le melting pot qui s’opère en profondeur en Europe depuis les années 80. Qu’il soit qualifié de multiethnique et multiculturelle ou de pluriethnique et pluriculturelle c’est une réalité qui reflète de plus en plus le visage pluriel de nombreux pays dans le monde. Voyez la diversité par exemple affichée par l’équipe suisse arrivée en huitièmes de finale

Angleterre : 11 représentants de la diversité portent haut les couleurs des 3 lions dont sept nés en territoire anglais et quatre nés dans des ex colonies britanniques comme la Jamaïque, le Ghana, le Nigéria .

Belgique (11 chez les Diables Rouges) : RD Congo (Lukaku, Kompany, Batshuayi, Tielemans, Boyata ), Maroc (Fellaini, Chadli), Mali (Dembélé), Martinique (Witsel), Kosovo (Januzaj), Espagne, Portugal (Carrasco)

La Suède (3) : Kenya (Olson), Congo (Thelin), Liban, Turquie (Durmaz)

La Croatie (0), la Russie (0) semblent nettement plus identitaires.

Le Brésil et l’Uruguay sont des nations fidèles à leur image sud-américaine de melting pot mais n’intègrent pas des joueurs de culture ou d’origine ethnique différente dans leur équipe nationale. Quelle est la tendance qui dominera la coupe du monde ? Je ne saurais le dire. Je remarque simplement pour mettre de l’eau dans le moulin que bon nombre des joueurs des équipes de Tunisie et de Maroc sont nés en Europe. Chemin inverse donc. et on s’aperçoit par ailleurs que le Brésil qui était un pays où on émigrait volontiers est désormais un pays (a univeau sportif toute fois) où l’on émigre ésormais volonteirs. Preuve en est ces Brésiliens qui ont pris la nationalité espagnole, portugaise, italienne, russe, etc

En Italie Kaka, Eder, Thiago Mota, Bruno Henrique, Gabriel Boschilia, Eduardo Henrique, Eduardo Sasha, Guillerme Lazaroni, Amauri

En Allemagne : Paulo Rink

Au Portugal : Deco, Pepe,

En Croatie Eduardo a Silva

En Espagne Diego Costa , Marcos Senna,

Au Chili Marcos Gonzalez, etc etc etc

Je dirais pour parodier Amorim: qu’adviendrait-il du Brésil  sans l’Afrique ?? Car le Brésil, et l’Uruguay bien évidemment, sans le sang des Africains ne seraient pas les nations de football qu’elles sont (pour combien de temps encore).

Que le meilleur gagne le rififi de la coupe du monde de la fifa!

Déjà presque’une semaine que la coupe du monde de la FIFA a débuté en Russie. c’ets parti pour 32 jours de match sur 12 stades russes. Les matches sont retransmis à travers le monde en exclusivité. A la radio RMC diffuse les 64 matchs en intégralitéLes roits TV sont exponentiels et je ne parle pas de marketing. Ici en France TF1 propose au total 28 rencontres : les matches de l’équipe de France en clair parmi les 16 matches de poules, 5 huitièmes de finale, 3 quarts e finale, les deux demi-finales et la finale. BeIN Sports,   est titulaire des droits de tous les autres matches. Si je veux par exemple voir tous les matches de l’équipe du Brésil il va falloir dribbler, feinter. J’ai essayé de me brancher sur la Globo brésilienne. 0u sur la télé péruvienne pour voir le match Pérou, no way ! C’est le blocus total, intercontinental. Chacun est jaloux de ses droits. Il est vrai que la coupe du monde la Fifa c’est la poule aux oeufs d’or pour les télévisions. Cela draine du public donc des ressources publicitaires et les chaînes et les sponsors ont donc investi gros. Il faut pour que tous amortissent leurs frais que l’équipe de France aille le plus loin possible et que les têtes d’affiche ne tombent pas dès la phase de poule.

Le Mondial 2018 c’est 32 équipes réparties en 8 poules de 4 pays. Dès les huitièmes de finale on se retrouve avec 16 équipes, puis  huit équipes en quarts de finale, quatre équipes en demi-finale et deux équipes en finale.

Au total il y aura 64 matchs. En 2026 on aura droit à 48 équipes pour 80 matchs.

Si on en croit le classement mondial officiel fifa coca cola en date du 7 juin 2018  les 10 meilleures forces en présence sont 1 L’Allemagne 2. Le Brésil 3. La Belgique 4. Le Portugal 5. l’Argentine 6. la Suisse, 7. La France, 8. La Pologne, 9. le Chili, 10. l’Espagne (soit 7 équipes européennes et trois sud-américaines)

S’il y a une logique dans le sport c’est parmi ces  dix-là que se trouve le futur vainqueur de cette édition 2018. Certes il y  a des outsiders, des tocards, des challengers qui vont tenter de créer la surprise. La grosse côte ! On a vu en cette première semaine 11 équipes ( 2 sud-américaines, 2 asiatiques, 6 européennes, une africaine) qui ne font pas partie de ce top 10 comme l’Uruguay, l’Islande, le Danemark, le Japon, la Suède, l’Iran, le Sénégal, la Croatie, la Serbie, le Mexique, l’Angleterre créer la surprise et vaincre ou faire jeu égal avec les favoris. Mais les huit groupes sont ainsi faits dans le sens de protéger les équipes mieux classées en les mettant têtes de série ce qui permet d’éviter des affrontements entre grosses pointures. Qui sortira le premier la queue basse de ce rififi planétaire ?

La Russie pays organisateur, les sept premiers du classement mondial de la FIFA  publié en octobre 2017 (Allemagne, Brésil, Portugal, Argentine, Belgique, Pologne, France)

Les seconds couteaux au tirage étaient en raison de leur classement l’Espagne, la Suisse, l’Angleterre, la Colombie, le Mexique, l’Uruguay, la Croatie, le Pérou

Les troisièmes couteaux sont le Danemark, l’Islande, le Costa-Rica, la Suède, la Tunisie, l’Egypte, le Sénégal, l’Iran

Les quatrièmes couteaux sont la Serbie, le Nigéria, le  Japon, le Panama, le Maroc, la Corée du sud, l’Arabie Saoudite et l’Australie.

Quand on regarde cette distribution et qu’on voit les résultats jusqu’à présent on est obligé de constater que le peloton de tête de ceux qui peuvent se qualifier pour les huitièmes de finales à élimination directe donne la part belle aux seconds couteaux (Angleterre, Mexique, Uruguay, Croatie qui ont fait le plein des points avec la Suisse et l’Espagne en embuscade), aux troisièmes couteaux (Danemark, Suède, Sénégal et Iran qui eux aussi ont fait banco avec l’Islande qui se trouve en embuscade), aux quatrièmes couteaux (la Serbie et le Japon ont engrangé les 3 points de la victoire).

Qu’en est-il des favoris ? La plupart des têtes d’affiches sont en ballottage. (seuls la Russie, la Belgique et la France ont remporté leur premier match) : l’Allemagne a perdu, la Pologne a perdu, le Portugal, le Brésil et l’Argentine ont fait match nul. Il ya comme une odeur de roussi ! Les sélectionneurs sont prévenus ! Il va falloir ferrailler dur pour se qualifier et non se reposer sur des statistiques comme celle qui dit que le Brésil a toujours dépassé le stade des seizièmes de finale depuis 1970.

Certes on le rappelle à longueur de journée on peut perdre le premier match et devenir champion du monde. Certes tout est possible dans le champ des possibles. Il est hasardeux de faire des pronostics mais la tendance est claire. Il va y avoir du rififi à la coupe du monde de la fifa. Je vous le garantis. Quelques gros vont tomber. Lesquels ?

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Moi en tout cas je ne suis pas chauvin. A ce niveau là je me mets hors-jeu. je peux mériter le carton rouge ou le jaune, peu importe ! Que le meilleur gagne ! Moi ce qui m’intéresse c’est le beau jeu, les beaux dribbles, les belles passes, les débordements, les longues chevauchées, les beaux arrêts, les coups francs dans la lucarne, les corners tirés au cordeau, un bon arbitrage, du fair play et bien évidemment des buts. Que du bonheur ! Je ne regarde le foot que lors des grands événements comme en France Coupe du Monde et   Coupe d’Europe. Au Brésil    il m’arrive de regarder la finale de la Copa dos Libertadores mais ce n’est pas systématique. Ce qui est sûr c’est que je ne suis pas un supporter acharné fanatique ni d’une équipe régionale ni d’une équipe nationale. Au Brésil comme en France on est sommé de choisir une équipe et s’identifier à un clan. J’ai failli à un moment de ma vie supporter l’équipe de foot de Nîmes qui était alors en seconde division. Peut être que si j’étais en Guadeloupe je supporterais le Cygne Noir. Je n’en sais rien. Quand j’habitais Salvador on me sommait de choisir entre Vitoria et Bahia et j’ai choisi Bahia, plus pour m’opposer à mes beaux frères et amis qui étaient supporters  – là-bas on dit torcedores – du Vitoria que pour une autre raison. Là-bas au Brésil le football est atavique. Il circule comme le sang de père en fils. Si on est de père vascaino les enfants petits enfants et arrière-petits-enfants seront vascainos. Moi à un moment je me suis revendiqué du Botafogo parce que j’aimais le nom, le drapeau et le maillot mais je ne suis pas vraiment botafoguense, je ne connais aucun joueur de l’équipe.

Au brésil la dimension du football est extraordinaire, il y a des terrains de foot partout. On peut jouer le soir jusqu’à 22 heures , le dimanche matin tout le monde se retrouve aux aurores pour le baba, la partie de foot entre amis, entre coreligionnaires. Après le match il y a la traditionnelle troisième mi-temps où la bière coule à flots jusqu’à l’heure du déjeuner. Or je suis athée donc je n’aime pas ces grands-messes obligatoires. Il m’est arrivé de jouer dans un club en cadet au COMB (club olympique multisports de Bagneux) où je jouais comme ailier droit. Quand je me suis rendu compte que la pratique de ce sport me prenait tous mes week-ends j’ai laissé tomber. J’ai continué ensuite à jouer régulièrement avec des amis. Le dimanche matin, juste à la sortie des boîtes, on se retrouvait parfois pour jouer en haut de Bagneux sur un vrai terrain. Le plus extraordinaire c’est que je ne suis jamais allé voir un match de football national comme international que ce soit en France ou au Brésil. Cela peut tenir au fait que mon père n’était pas sportif. je ne l’ai jamais vu jouer au football ni regarder un match. Il aimait regarder le cyclisme et le patinage artistique. Moi aussi mais j’aime aussi l’athlétisme et en particulier l’athlétisme aux Jeux   Olympiques ou aux Championnats du Monde, le tennis, le basket. je regardais même quand j’habitais aux Etats-Unis les matches de baseball et de football américain. Et quand Ayrton Sena dominait la formule 1 je regardais les grands prix de Formule 1

Un cheval dans la chapelle

Le 1er mai c’est l’anniversaire de mon père. il est parti tranquillement sur son sulky cela fait déjà 17 ans presque et une fois dans le mois  de mai je mise une petite somme en sa mémoire (enfin quand j’y pense et que je suis gras). Les numéros sont invariables : 1 – 5 – 19 -2 – 3 s’il y a 19 chevaux ou plus ou 11 – 15 – 9 – 12 –  13 s’il y en a moins de 19. Demain 5 mai il y aura 15 partants donc mon jeu sera 11 – 15- 9 – 12 – 13. C’est ma martingale à 2€, (enfin je pense si les prix du PMU n’ont pas changé car je ne joue qu’une fois par an) c’est mon bouquet de fleurs pour honorer sa mémoire. Et puis j’en profite pour appâter le poisson avec des petits crabes et qui sait décrocher le Graal ! je fais deux jeux avec 3 bases et 2 côtes spéculatives qui sont toujours le 1 et le 5. Mes quatre bases représentées par les deux premiers du  pronostic du Parisien plus les deux premiers de Paris Turf . Demain 5 mai à Vincennes à l’occasion du Critérium des 4 ans , une course attelé sur 2850 mètres qui servira de support pour le quinté ça donnerait selon le Parisien 15 – 12 – 7 -10 – 6 – 4 -8 -1. Selon Paris Turf : le 12 – 15 – 10 – 7 – 6 – 11 – 9 – 4 . Je fais mon petit panaché et donc cela donne comme deux premières bases

15 Erminig d’Oliverie  drivé par Franck  Nivard et entraîné par Franck Leblanc (car le pronostic du Parisien est toujours prioritaire)

12 Express Jet entraîné et drivé par Pierre Vercruysse et élevé par Jean-Etienne Dubois

Ensuite je prends les dernières côtes spéculatives comme ici l’as et le 4 ce qui donne:

1 Esperanzo drivé par M Mottier et entraîné par Dominique Mottier

4 Etonnant drivé et entraîné par Richard Westerink

Puis j’attends RTL que mon père écoutait pour avoir le dernier numéro. Le premier e la liste de RTL qui n’apparaît pas sur ma liste en fait automatiquement partie et entre en cinquième position.

 

Puis je prends un jeu de tarot au premières lueurs du jour. Je sélectionne les cartes numérotées de 1 à 15 plus l’excuse. Et je sélectionne 5 cartes. Si parmi ces cinq cartes sort l’excuse je ne joue pas. Et j’annule tous mes jeux. Si l’excuse ne sort pas les cinq cartes tirées au hasard constitueront mon jeu.

Hé hé les chats ne font pas rats ! Mon père était joueur. Non pas joueur de foot car étonnamment pour un Antillais je ne l’ai vu jamais regarder un match de foot à la télé. Il aimait le vélo soit mais on ne joue pas au vélo. Il aimait bien taper sa petite belote mais son jeu préféré c’était les chevaux. Sur la fin de  sa vie grand-père il aimait certes jouer aux petits chevaux mais l’objet de sa passion c’était sans contestation possible les équidés en chair et en os, pas les chevaux de labour ni de trait mais les poulains, les pouliches, les mâles, les femelles, les hongres, les juments (toutes sortes d ‘étalons et de pur-sang qu’il nourrissait de son herbe grasse fraîchement coupée, généreuse et fidèle). Les chevaux de course, les vainqueurs de prix convoités comme le Grand Prix du Président de la République, Grand Steeple Chase de Paris, le prix de Cornulier,  le prix de Diane, Arc de Triomphe, Elitloppet, Prix du Luxembourg, Prix d’Amérique, Breeders’ Cup, King George, Prix de Paris,  Prix de l’Etoile, Championnat u Monde, Critérium des 3 ans, des 4 ans, des 5 ans! J’ai été bercé par les Roquepine, les Une de Mai (un cheval qu’il vénérait étant né lui même le premier mai), les Abo Volo, les Oscar RL, les Fakir du Vivier, les Idéal du Gazeau, les Général du Pommeau, les Fandango, les Tidalium Pélo, les Quério II, les Ourasi. Les Jean René Gougeon, Georges Dreux et Henri Levesque, les Olivier Peslier, les  Lester Piggott, les Roger Baudron, les Pat Edery, les Gérard Masclé, les Pierre Désiré Allaire, les Léopold Verroken, les Gordon Richards, les Viel. Ils faisaient partie de la grande famille hippique du trot, du plat, des haies, des obstacles, du monté, de l’attelé, du steeple-chase. Je ne savais plus qui était entraîneur, propriétaire, éleveur, jockey, commentateur, terrain d’entrainement, écurie . On recevait ainsi à la maison pèle mêle l’Aga Khan, Léon Zitrone, Guy Lux, Simone Garnier, Grosbois, Edmond de Rothschild. Sa journée était rythmée par les canassons.

Grace à eux je pouvais faire un tour de France virtuel des hippodromes, Cagnes-sur-Mer, Lyon-Parilly, Lyon-La Soie, Agen le Passage, Croisé Laroche, Pornichet, Saint-Malo, Mauquenchy, Compiègne, Laval, Vincennes, Maisons-Laffitte, Divonne-les-Bains, Reims, Châtelaillon-La Rochelle,  Bordeaux-Le Bouscat, Marseille-Borély, Vire, Strasbourg, La Capelle, je connaissais tous les gazons, toutes les pistes de France mais celles de l’étranger Epson, Newmarket, Dresden, Montegiorgio. Il ne perdait pas un Derby. Il  étudiait les chevaux comme d’autres étudient l’astronomie. La veille d’une course hippique il achetait son journal. Longtemps ce fut l’Aurore ou le Figaro qu’il ramenait de son boulot. Puis il posa son dévolu sur le Parisien qui offrait de bonnes pages sur le tiercé. Il analysait les côtes probables, jaugeait les performances antérieures, les chronos, les classements, la hauteur des gains, comparait les pedigrees, scrutait les origines (nom du père, nom de la mère, nom du père de la mère), notait les oeillères et si le cheval serait ferré ou déferré, l’état du terrain, boueux, vérifiait le nombre des partants, le numéro à la corde, la distance, la météo, le jockey, l’entraîneur, le nombre de partants et jusqu’à la couleur de la robe (bai, alezan, bai clair),  les casaques, le poids, le handicap, toute l’après midi puis écoutait la radio pour entendre les derniers pronostics avant de faire son jeu. Il jouait du lundi au dimanche. Le dimanche, jour de grand-messe, il n’y avait qu’une chapelle: le Pmu, qu’un Saint à qui se vouer Yves Saint-Martin, son saint patron aux 15 cravaches d’or et aux 3275 gagnants, sa coqueluche. Il égrenait les noms des pouliches, des entraîneurs, des drivers, des jockeys avec une familiarité surprenante pour quelqu’un que je n’ai jamais vu monter à cheval. Il chevauchait sa bicyclette ça oui qui l’emmenait vers sa chapelle votive tous les dimanches vers 10 h30 11h. Après un apéro rituel, toujours un Sylvaner, il se plongeait dans les feuilles encore chaudes du Paris Turf pour avoir les derniers tuyaux.  Il avait toujours sur lui des tickets qu’ il cochait à la maison mais il lui fallait toujours rectifier au dernier moment en fonction des rencontres qu’il faisait dans le bar.

Il jouait toujours sa date de naissance ainsi que la date de naissance des enfants en fonction de son inspiration. Comme un pêcheur a plaisir à taquiner le goujon il avait plaisir à taquiner la chance. J’ai appris avec lui tous les rudiments du bon joueur de tiercé puis de quarté puis de quinté. Il fallait chercher le tocard. Le tocard c’est celui qui peut ramener gros et qui revient du diable vauvert pour rafler la mise ou finir sur le podium alors qu’il est délaissé par les parieurs. Il jouait au trot monté, au trot attelé, au galop sur plat, aux  haies, au steeple-chase. Il allait pour les grandes occasions à Vincennes à Longchamp, à Enghien, à Auteuil,  à Saint-Cloud se plonger dans les grands messes hippiques. Le grand prix du Président de la République, le Grand Steeple-Chase du Printemps, le Grand Prix de Diane à Chantilly. S’il avait pu il serait allé jusqu’à Deauville pour supporter son favori. Quand un de ces chevaux gagnait à 20 contre un il exultait. Il gagnait, il perdait. Il jouait gros très certainement, misait sur le champ d’un cheval, le couplé, le trio, enfin toutes les compositions possibles et imaginaires que proposait le PMU, sans oublier bien évidemment de gratter un loto. Mais jamais de loto sportif !  Parfois quand il était gras c’ est à dire quand il avait gagné il ramenait force victuailles s’achetait un nouvelle gabardine ou un nouveau costume car monsieur était coquet. Parfois quand les affaires étaient au contraire maigres on dînait autour d’un bol de chocolat et de pain. C’était le côté sombre de l’histoire. Pour pouvoir assouvir sa passion et nourrir ses 9 enfants ça ne devait pas être facile. Aussi faisait-il beaucoup de petits jobs le week end pour pouvoir assumer son vice. Il posait des moquettes, faisait la peinture, tapissait les murs et faisait des extras à la Poste. Il empruntait aussi sur gages au Crédit Municipal de Paris et ainsi on voyait disparaître puis revenir parfois la chaîne hi-fi ou la télé pour amadouer la tante. Les bijoux en or y passaient aussi très certainement. Pour le plus grand plaisir de Une de Mai et ses consoeurs. et confrères destriers.

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Une de Mai (1964-1978) est partie bien avant mon père il ya de cela 40 ans. Gageons que s’il était encore parmi nous mon père aurait très certainement misé une petite pièce sur le destin d’une jument comme la dénommée Baltimore, une femelle née en 2011 couleur de robe bai, fille de Ready Cash et Napoule, élevée par SNC Levesque et propriété des mêmes.  qualifiée le 25 juin 2014, jour anniversaire de ma mère, à Caen, dans une course d’attelé qu’il courut en 1’18″0

Ready Cash, né en 2005, 40 victoires pour un gain de 4 282 300 €,  fils de Indy de Vive  (né en 1996, fils de Viking’s Way et Tekiflore) et Kidea (née en 1998, fille de Extreme Dream et Doceanide du Lilas)

Napoule, née en 2001, 8 victoires pour des gains amassés de 265 260€,  fille de And Arifant (né en 1988, fils de Sharif di Iesolo et Infante d’Aunou) et Bayonne, (née en 1989 fille de Jiosco et Persepolis), de

Sa musique (15) Da Da 2a 1a 2a Da Da 3a Da Da 6a

Ses gains à ce jour sont maigres 21710€ et seulement 2 victoires.

Mais il aurait certainement aussi parié sur les 13 autres chevaux d’actualité qui portaient son nom car il ne négligeait rien. Par superstition chaque fois qu’un Baltimore se présentait au départ il lui rendait hommage. Il aurait le choix aujourd’hui entre 4 français [Baltimore (F7), Baltimore Bellevue (F7), Baltimore Lass (F) et Lord Baltimore (H11)], 1  australien [Baltimore Boy (H13)], 2 Irlandais [Baltimore Buzz (H9), Baltimore Rock (H9)], 3 américains [Baltimore Belle (F11), Baltimore Clipper (M11), Baltimore Bob ( M13)], 1 finlandais [Baltimore Hawk (M10)], 2 allemands [(Baltimore As (M11), Baltimore Bullit (H10)], 1 danois [Baltimore As (M11)]. Il aurait pu pousser l’audace jusqu’à miser une botte de foin ou une carotte   sur Baltimora Or (F) voire Baltimoar (H10).

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