Vive le football (caribéen) !

VIVE LE FOOTBALL  (1964)

RAOUL GUILLAUME (1927 Port-au-Prince, Haïti-)
Le football c’est le sport idéal
Le football, c’est le sport national
Il est beau, surtout quand l’élégance rencontre une belle performance
Le football c’est un jeu d’association entre les membres d’une même formation
Car seulement une parfaite cohésion vous assure une heureuse conclusion.

Haïti se qualifiait en 1974 pour la coupe du monde de foot. Elle fut éliminée au premier tour comme le seraient plus tard la Jamaïque en 1998 et Trinidad et Tobago en 2006. Bien avant cela en 1938 Cuba se qualifiait en quarts de finale en France dans des circonstances incroyables puisque l’équipe de Cuba ne fut qualifiée qu’après le boycott des autres sélections caribéennes et sud-américaines. Seuls le Brésil et Cuba furent qualifiés d’office sur le tapis vert.

La Concacaf ( Confederation of North, Central American an Caribbean Association football) basée à Miami, au Guatemala et en Jamaïque est l’une des 6 confédérations continentales de la FIFA. Elle réunit 41 équipes  de football d’Amérique du Nord, Amérique Centrale et Caraïbes réparties en 3 ligues : Anguilla, Antigua and Barbuda, Aruba, Saint-Kitts and Nevis, Bahamas, Barbados, Belize, bermuda, Bonaire, British Virgin Islands, Canada, Cayman Islands, Costa Rica, Cuba, Curação, Dominica, Dominican Republic, El Salvador, French Guyana, Grenada, Guadeloupe, Guatemala, Guyana, Haiti,Honduras, Jamaica, Martinique, Mexico, Montserrat, Nicaragua, Panama, Puerto Rico, St Marin, Sint Maarten, St Lucia, St Vincent and the grenadines, Suriname, Trinidad and Tobago, Turks and Caicos, US Virgin Islands, USA

Chaque année la coupe des Caraïbes a opposé de 1971 à 2017  les sélections du bassin caribéen :

Jamaïque : 1991, 1998, 2005, 2008, 2010, 2014

Trinidad et Tobago : 1981, 1988, 1989, 1992,1994,1995,1996,1997,1999,2001

Haïti :1979, 2007

Suriname :1978

Martinique : 1983, 1985, 1993

Curação : 2017

Cuba 2012

A partir de 2018 cette coupe des nations caribéennes a été remplacée par la Scotiabank Concacaf Champions League.

16 équipes sont qualifiées et divisées en 8 poules qui s’affrontent. les quarts de finale auront lieu entre juillet et aout, les demi finales en septembre et les finales entre octobre et novembre.

9 équipes sont nord américaines (4 USA, 4 Mexique, 1 Canada)

5 équipes sont d’Amérique Centrale (Costa Rica, El Salvador, Panama, Honduras, Guatemala)

1 équipe est des Caraïbes

1 équipe (celle du champion sortant) est qualifié d’office.

En 2018 le champion est Chivas (Club Deportivo Guadalajara), du Mexique. Le vice est le Toronto FC du Canada.

Ont participé Clube America (MEX), NY Red Bulls (USA), UANL Tigres (MEX), Seattle Sounders (USA), Club Tijuana (MEX), Tauro FC (PAN), FD Dallas (USA), Santa Tecla FC (ELS), Motagua (HON), Herediano (GUA), CD Olimpia (HON), Colorado Rapids (USA), CD Saprissa (CRC), CIBAO FC (DOM)

En décembre 2018 auront lieu les tirages du Scotiabank Concacaf Champions League

Entre temps aura lieu la Concacaf Caribbean Club championship chargé de trouver les champions pour représenter la Caraïbe tant au niveau de la  concacaf Chamipons League que de la Concacaf League

Ce championnat représente 20 clubs représentant 16 membres de la Concacaf des Caraïbes :. ces membres sont divisés en trois groupes

La 1ere division (Tier 1)  est composé de 8 équipes provenant de quatre pays : République dominicaine, Jamaïque, Haïti, Trinidad et Tobago. Pour l’édition 2018 sont qualifiés :

Pour la République Dominicaine: Atlantico FC (DOM), Club Atletico Pantoja (DOM); pour Haïti: Racing FC (HAI), Real Hope FA (HAI); pour la Jamaïque: Arnett Gardens FC (JAM), Portmore United FC (JAM; pour Trinidad et Tobago: Central FC (TRI) and W Connection (TRI). Ces huit qualifiés le sont à travers leurs ligues locales (champion et vice champion)

La division 2 (Tier 2) a commencé en April 2018. Les clubs participants sont : SV Deportivo Nacional (ARUBA), Weymouth Wales FC (BARBADE), Real Rincon (BONAIRE), Bodden Town FC (CAYMAN), RKSV Centro Dominguito (CURACAO), Hard Rock Sports Club (GRENADA), USR Sainte-Rose (GUADELOUPE), Guyana Defence Force (GUYANA), Club Franciscain (MARTINIQUE), Cayon FC (ST KITTS and NEVIS), Avenues United FC (St VINCENT) et Inter Moengotapoe (SURINAME).

Le vainqueur de Division  1 2018 CONCACAF Caribbean Club Championship sera qualifié automatiquement pour la 2019 Scotiabank CONCACAF Champions League, tandis que le vice-champion et le troisième seront qualifiés pour le 2018 Scotiabank CONCACAF League. L’équipe classée quatrième de Division 1 devra affronter en playoffs le vainqueur de la division 2 afin de déterminer la  troisième sélection qui représentera les Caraïbes dans la 2018 Scotiabank CONCACAF League.

Le tirage au sort de la competition Tier 1 aura lieu le 21 Décembre 2018, au QG de la CONCACAF  à Miami.

Ceci dit n’oublions pas que tous les anciens pays colonisateurs que sont la France, l’Espagne, la Hollande, la Grande-Bretagne possèdent en leurs rangs des joueurs issus des différents 31 pays qui composent la fédération de football des Caraibes.

 

Entre le coq bleu Emmanuel Jean-Michel Frédéric et le diable rouge Emmanuel Léopold Guillaume François Marie lequel finira ange pleureur à Saint-Petersbourg ?

be09695a-83b6-11e8-8ccc-30d75279842c_1Ce sera aujourd’hui 10 juillet 2018 la 74eme fois que la Belgique et la France , les cousins, se retrouvent dans une compétition. La Belgique l’a remporté 30 fois, la France 24 et il y a eu 19 nuls. Si l’on en croit les statistiques avantage à la Belgique. 1 à zéro

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L’Emmanuel belge âgé de 12 ans né à Anderlecht  le 4 octobre 2005 est déjà venu (après au préalable en avoir demandé l’autorisation au gouvernement belge) le 23 juin pour soutenir son équipe avec son père le roi Philippe, son frère  Gabriel et le ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders à l’occasion du match Belgique-Tunisie qui a vu la Belgique l’emporter par 5 buts à 2 devant les Aigles de Carthage. Il reviendra cette fois-ci accompagné de toute la famille, son père Philippe, sa mère la reine  Mathilde, née d’Udekem d’Acoz, et ses trois frères et soeurs,  le prince Gabriel (14 ans) et  les deux princesses la princesse héritière Elisabeth, duchesse de Brabant, âgée de 16 ans, et la princesse Eléonore, âgée de 10 ans. Le ministre des Affaires Etrangères, Didier Reynders, l’accompagnera à nouveau.

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L’Emmanuel français, âgé de 40 ans, né 21 décembre 1977, à Amiens en Somme (dans la cathédrale de laquelle se trouve l’ange pleureur) n’est pas venu une seule fois accompagner le parcours des Bleus. Avantage pour la Belgique 2 à zéro. Viendra-t-il en monarque présidentiel  accompagné de Brigitte et des beaux-enfants Sébastien (44 ans),Laurence (40 ans) et Tiphaine (33 ans)?

Emmanuel se rattrapera puisqu’il viendra en Falcon présidentiel avec 5 invités spéciaux qui l’accompagneront dans les tribunes du stade Krestovsky: Jean-Pierre Papin (ex joueur de l’OM), Guy Roux (ex entraîneur de l’AJ Auxerre, Olivier Guez, journaliste sportif et Prix Renaudot, Sylvain Porthaut, président du club de football de Suresnes où a débuté N’golo Kanté et un petit garçon d’origine guadeloupéenne âgé de 12 ans habitant Moissons dans les  Yvelines Yanel Chroné. Là un petit bon point pour Macron. D’ailleurs parmi les Chroné il y a des artistes puisque Marie-Céline Chroné, cette maîtresse voix de la chanson antillaise qui accompagné les plus grands (Kassav, Malavoi, etc) chantait il y a bien longtemps ce zouk Bondié Siouplé. Deux à un.

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Mais ce petit bon point est contrebalancé par le fait qu’il n’y a aucune fille dans son groupe. Que des garçons, mauvais point là encore. S’il avait invité un garçon et une fille ah ça oui je n’aurais rien dit. Mais moi je réfléchis un peu. Macron ne fait rien pour rien. Sachant qu’il y avait un Emmanuel de 12 ans prince pour le défier sur ces plate-bandes de jeune premier de 40 ans il a mis dans la balance un jeune de 11 ans issu de la diversité pour montrer à quel point il était loin de toute idée hégémonique de pouvoir royal absolu que d’aucuns lui prêtent. Et puis à défaut d’un autre Emmanuel il y a Yanel. Tout bénef ! Un ange remplace l’autre. D’autant plus que la Belgique se présente avec en plus  Gabriel, archange. Allez 3 à 1

Alors qui va l’emporter de ces deux Sauveurs, d’Emmanuel  de Belgique et Emmanuel de France ! Faites vos jeux ! La Belgique a une petite avance puisque là Philippe est roi et ici en France il n’est que premier ministre (et de surcroît d’origine flamande par sa mère) et ne sera pas présent ! Cela fait beaucoup de handicaps. Et la ministre des sports Laura Flessel-Colovic n’y sera pas , elle non plus. encore un point pour la Belgique

Sans oublier qu’il y a même chez les Belges un français sur le banc de touche champion du monde 1998 comme son homologue français Didier Deschamps: Thierry Henry qui entraîne les Diables Rouges. Il est le seul français à savoir les deux hymnes la Marseillaise et la Brabançonne. Un point pour la Belgique.

La Belgique est classée numéro 3 au classement e la FIFA tandis que la France occupe la 7ème place. La dernière victoire entre les deux pays a été celle de la Belgique en 2015. Un autre point pour la Belgique.

Donc mon pronostic final est sans hésitation aucune:

Belgique qualifiée pour la finale de dimanche 15 juillet à Moscou. La France pourra fêter tranquillement son 14 juillet à 16 heures à Saint-Petersbourg pour la petite finale. Dura lex sed lex. C’est la loi du sport. Les meilleurs gagnent toujours. J’essaie de remuer le schmilblick de tous les côtés mais en analysant sans passion je donne la victoire probable aux Diables Rouges contre les Coqs bleus.Mais on se réunira le 15 juillet au soir après la grande finale de 17h pour une grande cousinade avec frites et moules au menu, c’est promis ! Et de la bonne bière !

#wearebelgium

#allezlesbleus

#quinesautepasnestpasfrancais

#onestenfinale

#lafranceenfinale

 

 

Na minha praia todo mundo é bamba

Adoro essa musiquinha. Casa de Bamba.  Seja ela cantada por Jair Rodrigues, seja ela cantada por Martinho da Vila, seja ela cantada por Afroeira. Essa musiquinha Casa de Bamba simboliza pra mim um Brasil alegre e brincalhão. Nunca bem entendi o que é « ser bamba ». Eu sabia até hoje da expressão « perna bamba » (perna mole, fraca, sem equilibrio). Quando eu peço pra algum brasileiro me explicar o que quer dizer « casa de bamba » ou « ser bamba » ninguém sabe como explicar. Falam assim: gingado, cheio de ginga, bacana, leve, descontraido. Sei lá. Se eles que são donos da língua não sabem imagine eu. Mas que não seja por isso. Hoje dia seguinte à derrota brasileira frente a Bélgica nas quartas de finais da Copa do Mundo da Fifa 2018 por 2 a zéro a musiquinha voltou do tempo do ronca.

E me mostrou como o futebol verde amarelo de 2018 tem nada a ver com o futebol verde amarelo dos anos 60.

O futebol brasileiro parou de ser bamba. Apenas um dos vinte três jogadores da squaddra verde amarela jogam e vivem no Brasil. A casa deles não é mais Brasil. Mas Paris, Barcelona, Roma, Madrid, Londres, etc. O Brasil é o primeiro pais exportador e jogadores pra Europaz . Tem agora 1236 jogadores brasileiros atuando na Europa entre os quais 240 apenas no Portugal. Que você chame isso exportação, exodio ou sangramento, é a realidade que segundo eu explica o desmoronamento. Brasil é numero um neste aspecto, seguido por Argentina (760),Colombia (327), Uruguay (324). A africa  não é longe com a Nigeria exportando 306 jogadores, o Ghana 229, o Senegal 189, a Costa do Marfim (173) o Camarões (162). Isso pra mim explica com mais eloquência do que nada porque nas semi finais não tem times nem africano bem sulamericano. As forças vivas, o essencial delas tem que vir da terra mãe, acredito. Bom seria incorporar os brasileiros jogando no exterior com os brasileiros atuando no Brasil. Pense nisso para o proximo selecionador. Na França muitos jogadores jogam também no exterior. A França manda também um grande numero dos seus jogadores para o futebol europeu .  Dos 23 convocados para a copa o mundo da Russia :

Na França jogam 9 : Mbappé (PSG), Fékir (Lyon), Thauvin (Marseille), Kimpembé (PSG), Rami (Marseille), Lemar (Monaco), Mandanda (Marseille), Areola (PSG), Sidibé (Monaco).

Na Espanha jogam 6 : Griezmann (Atletico Madrid), Nzonzi (FC Sevilla), Umtiti (FC Barcelona), Varane (Real Madrid),Hernandez (Atletico Madrid), Dembélé (Barcelona)

Na Inglaterra jogam 5 : Lloris (Tottenham), Mendy (Manchester City), Pogba (Manchester United), Kanté (Chelsea), Giroud (Chelsea)

Na Alemanha jogam 2 : Pavard (Stuttgart) e Tolisso (Bayer Munchen),

Na Italia joga 1 : Matuidi (Juventus Milano)

Mas mesmo assim a distança entre esses paises e a França é apenas no grande maximo de uma hora de voo. O contato com a terra é sempre facil. Isso explica talvez a presença da França na semifinal.

Também na letra tem « ninguém se liga em candinha ». Também não sabia o que queria dizer.    parece que quer dizer fofoqueira, quem gosta de uma boa fofoca. Em francês a gente fala pipelette, concierge, rapporteuse, commère. E fofoca é commérage, cancan, potin ! em créole, a genta fala makrèl para indicar uma fofoqueira ou mako para falar e hum homem fofoqueiro . E fofoca é makrelaj e fofocar makrélé

ah captei agora o sentido da frase « ninguém se liga pra candinha ». E agora quem era esse santo Onofre ?

Santo Onofre foi  um monge ermita que viveu no quarto século antes o Cristo  qui vivia na solidão e renunciou a tudo no meio do deserto de Tebas no Egito. Nasceu na Etiopia e morreu na Siria. Tudo joia. Ta bom ! vamos ouvir mais uma vez o mestre e rezar Santo Onofre com ele :

Não acredito em mitos. Apenas constato fatos. « Je ne suis pas croyant. Je suis constatant. » É assim que fala o prospectivista francês Joel de Rosnay.

Mas vamos dançar gente. Vamos deixar o Hexa para outra encarnação…

Hoje é sábado, meu chapa, vou parar com essa exegese da Casa de Bamba ! Vamos curtir esse som eterno e nos espreguiçar na praia do Penta. Lembrando apenas que bamba vem do quimbombo, lingua africana que quer dizer mestre, eximio. Bambas foram os brasileiros e bambas os belgas também so que cada bamba tem seu cada cual com seu cada sentido.

Aqui as letras se já esqueceu:

Na minha casa
Todo mundo é bamba
Todo mundo bebe
Todo mundo samba
Na minha casa
Todo mundo é bamba
Todo mundo bebe
Todo mundo samba
Na minha casa
Não tem bola pra vizinha
Não se fala do alheio
Nem se liga pra candinha
Na minha casa
Não tem bola pra vizinha
Não se fala do alheio
Nem se liga pra candinha
Na minha casa
Todo mundo é bamba
Todo mundo bebe
Todo mundo samba
Na minha casa
Todo mundo é bamba
Todo mundo bebe
Todo mundo samba
Na minha casa
Ninguém liga pra intriga
Todo mundo xinga
Todo mundo briga
Na minha casa
Ninguém liga prá intriga
Todo mundo xinga
Todo mundo briga
Macumba lá na minha casa
Tem galinha preta
Azeite de dendê
A  ladainha lá na minha casa
Tem reza bonitinha
E canjiquinha pra comer
A ladainha lá na minha casa
Tem reza bonitinha
E canjiquinha pra comer
Se tem alguém aflito
Todo mundo chora, todo mundo sofre
Logo se reza pra são Benedito
Pra Nossa Senhora e pra santo Onofre
Mas se tem alguém cantando
Todo mundo canta, todo mundo dança
Todo mundo samba e ninguém se cansa
Pois minha casa é casa de bamba…
Macumba lá na minha casa
Tem galinha preta
Azeite de dendê
A  ladainha lá na minha casa
Tem reza bonitinha
E canjiquinha pra comer
A ladainha lá na minha casa
Tem reza bonitinha
E canjiquinha pra comer
Se tem alguém aflito
Todo mundo chora, todo mundo sofre
Mas logo se reza pra são Benedito
Pra Nossa Senhora e pra santo Onofre
Mas se tem alguém cantando
Todo mundo canta, todo mundo dança
Todo mundo samba e ninguém se cansa
Pois minha casa é casa de bamba…
Pois minha casa é casa de bamba
Pois minha casa é casa de bamba

Que serait la France sans l’Afrique?

Le site brésilien CONVERSA AFIADA, un blog politique indépendant dirigé par Paulo Henrique Amorim ex journaliste vedette de Rede Globo et désormais de la Rede Record où il a un programme dominical appelé Domingo Especial, a publié un article début juillet intitulé O que seria da França sem a África ?

Avec comme sous-titre: Dà nisso permitir a entrada de imigrantes. (Voilà à quoi ça mène de permettre l’entrée d’immigrants).

Je traduis:

le Camerounais Samuel Umtiti fait une passe à l’Angolais Blaise Matuidi, de l’Angolais le ballon va au Togolais Corentin Tolisso, le Togolais fait une passe aérienne au Malien N’golo Kante, le Malien fait une passe en profondeur au Camerounais M’Bappe, qui prolonge sur Dembélé du Mali, lequel transmet au Guinéen Paul Pogba, qui est bien placé et…. Buuuut.! LA FRANCE marque..!

Dans cet article le journaliste Paulo Henrique Amorim met en avant avec humour la forte présence africaine dans l’équipe de France.

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L’équipe constituée par les 23 est en effet une équipe fortement multiethnique et cette diversité n’échappe à personne. Sur les 23 joueurs sélectionnés en Équipe de France 21 sont nés sur le territoire français dont 20 dans l’hexagone. Les deux seuls nés en dehors de France sont Samuel Umtiti né le 14 novembre 1993 à Yaoundé au Cameroun et Steve Mandanda né le 28 mars 1985 à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Le seul né en dehors de l’hexagone est Thomas Lemar né à Baie-Mahault, Guadeloupe le 12 novembre 1995. Pour le reste les 20 autres protagonistes sont tous nés en France métropolitaine :

A Bastia Adil Rami

A Beaumont-sur-Oise Presnel Kimpembe

A Chambéry Olivier Giroud

A Colombes Steven Nzonzi

A Lagny-sur-Marne Paul Pogba

A Lille Raphaël Varane

A Longjumeau Benjamin Mendy

A Lyon Nabil Fekir

A Mâcon Antoine Griezmann

A Marseille Lucas Hernandez

A Maubeuge Benjamin Pavard

A Nice Hugo Lloris

A Orléans Florian Thauvin

A Paris N’Golo Kante

A Paris Kylian M’Bappe

A Paris Alphonse Aerola

A Tarare Corentin Tolisso

A Toulouse Blaise Matuidi

A Troyes Djibril Sidibé

A Vernon Ousmane Dembélé

Ce sur quoi s’attarde avec humour grinçant mais humour quand même c’est l’origine ethnique des participants. Et surtout sur leur appartenance au continent africain. Car dans  les faits sur les sept  qu’il cite seul un est né en Afrique. Il n’en reste pas moins que certains ont  la double nationalité. Ce sont les fameux binationaux. Mais ils ont choisi à un certain moment de leur vie pour des raisons qui leur sont propres de défendre le drapeau tricolore. D’autres ne sont pas africains mais n’en sont pas moins descendants de migrants. On oublie les migrations intra-européennes bien souvent. Sans aller plus loin voici ce que révèle une recherche rapide sur l’origine des 23 sélectionnés :

Algérie (Mbappé , Fekir)

Angola (Matuidi)

Cameroun (Umtiti, Mbappé)

Congo (Mandanda , Kimpembé , Nzonzi)

Espagne (Lloris)

Guinée Conakry (Pogba)

Haïti (Kimpembé )

Mali (Dembélé, Kante, Sidibé)

Maroc (Rami)

Martinique (Varane)

Philippines (Areola)

Portugal (Griezmann)

Mauritanie (Dembélé)

Sénégal (Dembélé, Mendy)

Togo (Tolisso)

Ces dites origines franco-francaises dans le cas de Giroud si on étudie généalogiquement à partir des grands-parents font ressortir aussi des branches italiennes. Voire allemande pour Antoine Griezmann si l’on remonte au 19ème siècle. Seul Benjamin Pavard pouvant évoquer des origines 100 pour 100 françaises sur plus de générations.

Certains de ces joueurs n’ont jamais mis leurs pieds dans leur pays d’origine. Je le rappelle 21 sont nés en France. Certains par leurs parents ont deux origines, d’autres 3. Certains ont vécu dans d’autres pays que celui de leur naissance avant de venir en France. C’est un phénomène normal. Deux de mes 5 enfants n’ont jamais mis les pieds en Guadeloupe où je suis né. L’une n’a jamais mis les pieds ni en Indonésie, pays de naissance de sa mère, ni en Guadeloupe, pays de naissance de son père, ni au Surinam pays de naissance de son grand-père. Elle a la double nationalité française et néerlandaise.

Ce que je veux souligner c’est que le regard que porte Amorim sur les Bleus n’est pas exempt de cynisme malgré l’exactitude du propos. Il aurait dû inclure dans son propos l’Afrique du Nord (Algérie, Maroc) , les Antilles (Guadeloupe, Martinique, Haiti), inclure les Philippines et les migrations intra européennes.

Mais le but avoué en filigrane d’Amorim c’est peut être de montrer une certaine ambivalence française du monde du football. Tous Français en cas de victoire, tous migrants en cas de défaite. Black blanc beur = bleu mais seulement quand le coq gaulois chante cocorico.

On pourrait alors dire que les huit équipes qualifiées pour les quarts de finale de cette coupe du monde de la Fifa 2018 en Russie voient l’affrontement de deux mondes surprenants. France (18), Angleterre (11), Belgique (11), Suède (3) : le bloc des pays en voie de développement multiethnique contre Russie, Croatie, Uruguay et Brésil, le bloc des pays en voie de recroquevillement ethnique. Entre développement et recroquevillement faites vos jeux.

Je corrige Amorim. En regardant les compositions des équipes de Belgique, Angleterre, je les vois aussi diverses que celle de l’équipe de France. On parle en Angleterre de BME (Black and minority-ethnic).

Même si le football est un microcosme il reflète le mélange de races, le melting pot qui s’opère en profondeur en Europe depuis les années 80. Qu’il soit qualifié de multiethnique et multiculturelle ou de pluriethnique et pluriculturelle c’est une réalité qui reflète de plus en plus le visage pluriel de nombreux pays dans le monde. Voyez la diversité par exemple affichée par l’équipe suisse arrivée en huitièmes de finale

Angleterre : 11 représentants de la diversité portent haut les couleurs des 3 lions dont sept nés en territoire anglais et quatre nés dans des ex colonies britanniques comme la Jamaïque, le Ghana, le Nigéria .

Belgique (11 chez les Diables Rouges) : RD Congo (Lukaku, Kompany, Batshuayi, Tielemans, Boyata ), Maroc (Fellaini, Chadli), Mali (Dembélé), Martinique (Witsel), Kosovo (Januzaj), Espagne, Portugal (Carrasco)

La Suède (3) : Kenya (Olson), Congo (Thelin), Liban, Turquie (Durmaz)

La Croatie (0), la Russie (0) semblent nettement plus identitaires.

Le Brésil et l’Uruguay sont des nations fidèles à leur image sud-américaine de melting pot mais n’intègrent pas des joueurs de culture ou d’origine ethnique différente dans leur équipe nationale. Quelle est la tendance qui dominera la coupe du monde ? Je ne saurais le dire. Je remarque simplement pour mettre de l’eau dans le moulin que bon nombre des joueurs des équipes de Tunisie et de Maroc sont nés en Europe. Chemin inverse donc. et on s’aperçoit par ailleurs que le Brésil qui était un pays où on émigrait volontiers est désormais un pays (a univeau sportif toute fois) où l’on émigre ésormais volonteirs. Preuve en est ces Brésiliens qui ont pris la nationalité espagnole, portugaise, italienne, russe, etc

En Italie Kaka, Eder, Thiago Mota, Bruno Henrique, Gabriel Boschilia, Eduardo Henrique, Eduardo Sasha, Guillerme Lazaroni, Amauri

En Allemagne : Paulo Rink

Au Portugal : Deco, Pepe,

En Croatie Eduardo a Silva

En Espagne Diego Costa , Marcos Senna,

Au Chili Marcos Gonzalez, etc etc etc

Je dirais pour parodier Amorim: qu’adviendrait-il du Brésil  sans l’Afrique ?? Car le Brésil, et l’Uruguay bien évidemment, sans le sang des Africains ne seraient pas les nations de football qu’elles sont (pour combien de temps encore).

Que le meilleur gagne le rififi de la coupe du monde de la fifa!

Déjà presque’une semaine que la coupe du monde de la FIFA a débuté en Russie. c’ets parti pour 32 jours de match sur 12 stades russes. Les matches sont retransmis à travers le monde en exclusivité. A la radio RMC diffuse les 64 matchs en intégralitéLes roits TV sont exponentiels et je ne parle pas de marketing. Ici en France TF1 propose au total 28 rencontres : les matches de l’équipe de France en clair parmi les 16 matches de poules, 5 huitièmes de finale, 3 quarts e finale, les deux demi-finales et la finale. BeIN Sports,   est titulaire des droits de tous les autres matches. Si je veux par exemple voir tous les matches de l’équipe du Brésil il va falloir dribbler, feinter. J’ai essayé de me brancher sur la Globo brésilienne. 0u sur la télé péruvienne pour voir le match Pérou, no way ! C’est le blocus total, intercontinental. Chacun est jaloux de ses droits. Il est vrai que la coupe du monde la Fifa c’est la poule aux oeufs d’or pour les télévisions. Cela draine du public donc des ressources publicitaires et les chaînes et les sponsors ont donc investi gros. Il faut pour que tous amortissent leurs frais que l’équipe de France aille le plus loin possible et que les têtes d’affiche ne tombent pas dès la phase de poule.

Le Mondial 2018 c’est 32 équipes réparties en 8 poules de 4 pays. Dès les huitièmes de finale on se retrouve avec 16 équipes, puis  huit équipes en quarts de finale, quatre équipes en demi-finale et deux équipes en finale.

Au total il y aura 64 matchs. En 2026 on aura droit à 48 équipes pour 80 matchs.

Si on en croit le classement mondial officiel fifa coca cola en date du 7 juin 2018  les 10 meilleures forces en présence sont 1 L’Allemagne 2. Le Brésil 3. La Belgique 4. Le Portugal 5. l’Argentine 6. la Suisse, 7. La France, 8. La Pologne, 9. le Chili, 10. l’Espagne (soit 7 équipes européennes et trois sud-américaines)

S’il y a une logique dans le sport c’est parmi ces  dix-là que se trouve le futur vainqueur de cette édition 2018. Certes il y  a des outsiders, des tocards, des challengers qui vont tenter de créer la surprise. La grosse côte ! On a vu en cette première semaine 11 équipes ( 2 sud-américaines, 2 asiatiques, 6 européennes, une africaine) qui ne font pas partie de ce top 10 comme l’Uruguay, l’Islande, le Danemark, le Japon, la Suède, l’Iran, le Sénégal, la Croatie, la Serbie, le Mexique, l’Angleterre créer la surprise et vaincre ou faire jeu égal avec les favoris. Mais les huit groupes sont ainsi faits dans le sens de protéger les équipes mieux classées en les mettant têtes de série ce qui permet d’éviter des affrontements entre grosses pointures. Qui sortira le premier la queue basse de ce rififi planétaire ?

La Russie pays organisateur, les sept premiers du classement mondial de la FIFA  publié en octobre 2017 (Allemagne, Brésil, Portugal, Argentine, Belgique, Pologne, France)

Les seconds couteaux au tirage étaient en raison de leur classement l’Espagne, la Suisse, l’Angleterre, la Colombie, le Mexique, l’Uruguay, la Croatie, le Pérou

Les troisièmes couteaux sont le Danemark, l’Islande, le Costa-Rica, la Suède, la Tunisie, l’Egypte, le Sénégal, l’Iran

Les quatrièmes couteaux sont la Serbie, le Nigéria, le  Japon, le Panama, le Maroc, la Corée du sud, l’Arabie Saoudite et l’Australie.

Quand on regarde cette distribution et qu’on voit les résultats jusqu’à présent on est obligé de constater que le peloton de tête de ceux qui peuvent se qualifier pour les huitièmes de finales à élimination directe donne la part belle aux seconds couteaux (Angleterre, Mexique, Uruguay, Croatie qui ont fait le plein des points avec la Suisse et l’Espagne en embuscade), aux troisièmes couteaux (Danemark, Suède, Sénégal et Iran qui eux aussi ont fait banco avec l’Islande qui se trouve en embuscade), aux quatrièmes couteaux (la Serbie et le Japon ont engrangé les 3 points de la victoire).

Qu’en est-il des favoris ? La plupart des têtes d’affiches sont en ballottage. (seuls la Russie, la Belgique et la France ont remporté leur premier match) : l’Allemagne a perdu, la Pologne a perdu, le Portugal, le Brésil et l’Argentine ont fait match nul. Il ya comme une odeur de roussi ! Les sélectionneurs sont prévenus ! Il va falloir ferrailler dur pour se qualifier et non se reposer sur des statistiques comme celle qui dit que le Brésil a toujours dépassé le stade des seizièmes de finale depuis 1970.

Certes on le rappelle à longueur de journée on peut perdre le premier match et devenir champion du monde. Certes tout est possible dans le champ des possibles. Il est hasardeux de faire des pronostics mais la tendance est claire. Il va y avoir du rififi à la coupe du monde de la fifa. Je vous le garantis. Quelques gros vont tomber. Lesquels ?

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Moi en tout cas je ne suis pas chauvin. A ce niveau là je me mets hors-jeu. je peux mériter le carton rouge ou le jaune, peu importe ! Que le meilleur gagne ! Moi ce qui m’intéresse c’est le beau jeu, les beaux dribbles, les belles passes, les débordements, les longues chevauchées, les beaux arrêts, les coups francs dans la lucarne, les corners tirés au cordeau, un bon arbitrage, du fair play et bien évidemment des buts. Que du bonheur ! Je ne regarde le foot que lors des grands événements comme en France Coupe du Monde et   Coupe d’Europe. Au Brésil    il m’arrive de regarder la finale de la Copa dos Libertadores mais ce n’est pas systématique. Ce qui est sûr c’est que je ne suis pas un supporter acharné fanatique ni d’une équipe régionale ni d’une équipe nationale. Au Brésil comme en France on est sommé de choisir une équipe et s’identifier à un clan. J’ai failli à un moment de ma vie supporter l’équipe de foot de Nîmes qui était alors en seconde division. Peut être que si j’étais en Guadeloupe je supporterais le Cygne Noir. Je n’en sais rien. Quand j’habitais Salvador on me sommait de choisir entre Vitoria et Bahia et j’ai choisi Bahia, plus pour m’opposer à mes beaux frères et amis qui étaient supporters  – là-bas on dit torcedores – du Vitoria que pour une autre raison. Là-bas au Brésil le football est atavique. Il circule comme le sang de père en fils. Si on est de père vascaino les enfants petits enfants et arrière-petits-enfants seront vascainos. Moi à un moment je me suis revendiqué du Botafogo parce que j’aimais le nom, le drapeau et le maillot mais je ne suis pas vraiment botafoguense, je ne connais aucun joueur de l’équipe.

Au brésil la dimension du football est extraordinaire, il y a des terrains de foot partout. On peut jouer le soir jusqu’à 22 heures , le dimanche matin tout le monde se retrouve aux aurores pour le baba, la partie de foot entre amis, entre coreligionnaires. Après le match il y a la traditionnelle troisième mi-temps où la bière coule à flots jusqu’à l’heure du déjeuner. Or je suis athée donc je n’aime pas ces grands-messes obligatoires. Il m’est arrivé de jouer dans un club en cadet au COMB (club olympique multisports de Bagneux) où je jouais comme ailier droit. Quand je me suis rendu compte que la pratique de ce sport me prenait tous mes week-ends j’ai laissé tomber. J’ai continué ensuite à jouer régulièrement avec des amis. Le dimanche matin, juste à la sortie des boîtes, on se retrouvait parfois pour jouer en haut de Bagneux sur un vrai terrain. Le plus extraordinaire c’est que je ne suis jamais allé voir un match de football national comme international que ce soit en France ou au Brésil. Cela peut tenir au fait que mon père n’était pas sportif. je ne l’ai jamais vu jouer au football ni regarder un match. Il aimait regarder le cyclisme et le patinage artistique. Moi aussi mais j’aime aussi l’athlétisme et en particulier l’athlétisme aux Jeux   Olympiques ou aux Championnats du Monde, le tennis, le basket. je regardais même quand j’habitais aux Etats-Unis les matches de baseball et de football américain. Et quand Ayrton Sena dominait la formule 1 je regardais les grands prix de Formule 1

Un cheval dans la chapelle

Le 1er mai c’est l’anniversaire de mon père. il est parti tranquillement sur son sulky cela fait déjà 17 ans presque et une fois dans le mois  de mai je mise une petite somme en sa mémoire (enfin quand j’y pense et que je suis gras). Les numéros sont invariables : 1 – 5 – 19 -2 – 3 s’il y a 19 chevaux ou plus ou 11 – 15 – 9 – 12 –  13 s’il y en a moins de 19. Demain 5 mai il y aura 15 partants donc mon jeu sera 11 – 15- 9 – 12 – 13. C’est ma martingale à 2€, (enfin je pense si les prix du PMU n’ont pas changé car je ne joue qu’une fois par an) c’est mon bouquet de fleurs pour honorer sa mémoire. Et puis j’en profite pour appâter le poisson avec des petits crabes et qui sait décrocher le Graal ! je fais deux jeux avec 3 bases et 2 côtes spéculatives qui sont toujours le 1 et le 5. Mes quatre bases représentées par les deux premiers du  pronostic du Parisien plus les deux premiers de Paris Turf . Demain 5 mai à Vincennes à l’occasion du Critérium des 4 ans , une course attelé sur 2850 mètres qui servira de support pour le quinté ça donnerait selon le Parisien 15 – 12 – 7 -10 – 6 – 4 -8 -1. Selon Paris Turf : le 12 – 15 – 10 – 7 – 6 – 11 – 9 – 4 . Je fais mon petit panaché et donc cela donne comme deux premières bases

15 Erminig d’Oliverie  drivé par Franck  Nivard et entraîné par Franck Leblanc (car le pronostic du Parisien est toujours prioritaire)

12 Express Jet entraîné et drivé par Pierre Vercruysse et élevé par Jean-Etienne Dubois

Ensuite je prends les dernières côtes spéculatives comme ici l’as et le 4 ce qui donne:

1 Esperanzo drivé par M Mottier et entraîné par Dominique Mottier

4 Etonnant drivé et entraîné par Richard Westerink

Puis j’attends RTL que mon père écoutait pour avoir le dernier numéro. Le premier e la liste de RTL qui n’apparaît pas sur ma liste en fait automatiquement partie et entre en cinquième position.

 

Puis je prends un jeu de tarot au premières lueurs du jour. Je sélectionne les cartes numérotées de 1 à 15 plus l’excuse. Et je sélectionne 5 cartes. Si parmi ces cinq cartes sort l’excuse je ne joue pas. Et j’annule tous mes jeux. Si l’excuse ne sort pas les cinq cartes tirées au hasard constitueront mon jeu.

Hé hé les chats ne font pas rats ! Mon père était joueur. Non pas joueur de foot car étonnamment pour un Antillais je ne l’ai vu jamais regarder un match de foot à la télé. Il aimait le vélo soit mais on ne joue pas au vélo. Il aimait bien taper sa petite belote mais son jeu préféré c’était les chevaux. Sur la fin de  sa vie grand-père il aimait certes jouer aux petits chevaux mais l’objet de sa passion c’était sans contestation possible les équidés en chair et en os, pas les chevaux de labour ni de trait mais les poulains, les pouliches, les mâles, les femelles, les hongres, les juments (toutes sortes d ‘étalons et de pur-sang qu’il nourrissait de son herbe grasse fraîchement coupée, généreuse et fidèle). Les chevaux de course, les vainqueurs de prix convoités comme le Grand Prix du Président de la République, Grand Steeple Chase de Paris, le prix de Cornulier,  le prix de Diane, Arc de Triomphe, Elitloppet, Prix du Luxembourg, Prix d’Amérique, Breeders’ Cup, King George, Prix de Paris,  Prix de l’Etoile, Championnat u Monde, Critérium des 3 ans, des 4 ans, des 5 ans! J’ai été bercé par les Roquepine, les Une de Mai (un cheval qu’il vénérait étant né lui même le premier mai), les Abo Volo, les Oscar RL, les Fakir du Vivier, les Idéal du Gazeau, les Général du Pommeau, les Fandango, les Tidalium Pélo, les Quério II, les Ourasi. Les Jean René Gougeon, Georges Dreux et Henri Levesque, les Olivier Peslier, les  Lester Piggott, les Roger Baudron, les Pat Edery, les Gérard Masclé, les Pierre Désiré Allaire, les Léopold Verroken, les Gordon Richards, les Viel. Ils faisaient partie de la grande famille hippique du trot, du plat, des haies, des obstacles, du monté, de l’attelé, du steeple-chase. Je ne savais plus qui était entraîneur, propriétaire, éleveur, jockey, commentateur, terrain d’entrainement, écurie . On recevait ainsi à la maison pèle mêle l’Aga Khan, Léon Zitrone, Guy Lux, Simone Garnier, Grosbois, Edmond de Rothschild. Sa journée était rythmée par les canassons.

Grace à eux je pouvais faire un tour de France virtuel des hippodromes, Cagnes-sur-Mer, Lyon-Parilly, Lyon-La Soie, Agen le Passage, Croisé Laroche, Pornichet, Saint-Malo, Mauquenchy, Compiègne, Laval, Vincennes, Maisons-Laffitte, Divonne-les-Bains, Reims, Châtelaillon-La Rochelle,  Bordeaux-Le Bouscat, Marseille-Borély, Vire, Strasbourg, La Capelle, je connaissais tous les gazons, toutes les pistes de France mais celles de l’étranger Epson, Newmarket, Dresden, Montegiorgio. Il ne perdait pas un Derby. Il  étudiait les chevaux comme d’autres étudient l’astronomie. La veille d’une course hippique il achetait son journal. Longtemps ce fut l’Aurore ou le Figaro qu’il ramenait de son boulot. Puis il posa son dévolu sur le Parisien qui offrait de bonnes pages sur le tiercé. Il analysait les côtes probables, jaugeait les performances antérieures, les chronos, les classements, la hauteur des gains, comparait les pedigrees, scrutait les origines (nom du père, nom de la mère, nom du père de la mère), notait les oeillères et si le cheval serait ferré ou déferré, l’état du terrain, boueux, vérifiait le nombre des partants, le numéro à la corde, la distance, la météo, le jockey, l’entraîneur, le nombre de partants et jusqu’à la couleur de la robe (bai, alezan, bai clair),  les casaques, le poids, le handicap, toute l’après midi puis écoutait la radio pour entendre les derniers pronostics avant de faire son jeu. Il jouait du lundi au dimanche. Le dimanche, jour de grand-messe, il n’y avait qu’une chapelle: le Pmu, qu’un Saint à qui se vouer Yves Saint-Martin, son saint patron aux 15 cravaches d’or et aux 3275 gagnants, sa coqueluche. Il égrenait les noms des pouliches, des entraîneurs, des drivers, des jockeys avec une familiarité surprenante pour quelqu’un que je n’ai jamais vu monter à cheval. Il chevauchait sa bicyclette ça oui qui l’emmenait vers sa chapelle votive tous les dimanches vers 10 h30 11h. Après un apéro rituel, toujours un Sylvaner, il se plongeait dans les feuilles encore chaudes du Paris Turf pour avoir les derniers tuyaux.  Il avait toujours sur lui des tickets qu’ il cochait à la maison mais il lui fallait toujours rectifier au dernier moment en fonction des rencontres qu’il faisait dans le bar.

Il jouait toujours sa date de naissance ainsi que la date de naissance des enfants en fonction de son inspiration. Comme un pêcheur a plaisir à taquiner le goujon il avait plaisir à taquiner la chance. J’ai appris avec lui tous les rudiments du bon joueur de tiercé puis de quarté puis de quinté. Il fallait chercher le tocard. Le tocard c’est celui qui peut ramener gros et qui revient du diable vauvert pour rafler la mise ou finir sur le podium alors qu’il est délaissé par les parieurs. Il jouait au trot monté, au trot attelé, au galop sur plat, aux  haies, au steeple-chase. Il allait pour les grandes occasions à Vincennes à Longchamp, à Enghien, à Auteuil,  à Saint-Cloud se plonger dans les grands messes hippiques. Le grand prix du Président de la République, le Grand Steeple-Chase du Printemps, le Grand Prix de Diane à Chantilly. S’il avait pu il serait allé jusqu’à Deauville pour supporter son favori. Quand un de ces chevaux gagnait à 20 contre un il exultait. Il gagnait, il perdait. Il jouait gros très certainement, misait sur le champ d’un cheval, le couplé, le trio, enfin toutes les compositions possibles et imaginaires que proposait le PMU, sans oublier bien évidemment de gratter un loto. Mais jamais de loto sportif !  Parfois quand il était gras c’ est à dire quand il avait gagné il ramenait force victuailles s’achetait un nouvelle gabardine ou un nouveau costume car monsieur était coquet. Parfois quand les affaires étaient au contraire maigres on dînait autour d’un bol de chocolat et de pain. C’était le côté sombre de l’histoire. Pour pouvoir assouvir sa passion et nourrir ses 9 enfants ça ne devait pas être facile. Aussi faisait-il beaucoup de petits jobs le week end pour pouvoir assumer son vice. Il posait des moquettes, faisait la peinture, tapissait les murs et faisait des extras à la Poste. Il empruntait aussi sur gages au Crédit Municipal de Paris et ainsi on voyait disparaître puis revenir parfois la chaîne hi-fi ou la télé pour amadouer la tante. Les bijoux en or y passaient aussi très certainement. Pour le plus grand plaisir de Une de Mai et ses consoeurs. et confrères destriers.

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Une de Mai (1964-1978) est partie bien avant mon père il ya de cela 40 ans. Gageons que s’il était encore parmi nous mon père aurait très certainement misé une petite pièce sur le destin d’une jument comme la dénommée Baltimore, une femelle née en 2011 couleur de robe bai, fille de Ready Cash et Napoule, élevée par SNC Levesque et propriété des mêmes.  qualifiée le 25 juin 2014, jour anniversaire de ma mère, à Caen, dans une course d’attelé qu’il courut en 1’18″0

Ready Cash, né en 2005, 40 victoires pour un gain de 4 282 300 €,  fils de Indy de Vive  (né en 1996, fils de Viking’s Way et Tekiflore) et Kidea (née en 1998, fille de Extreme Dream et Doceanide du Lilas)

Napoule, née en 2001, 8 victoires pour des gains amassés de 265 260€,  fille de And Arifant (né en 1988, fils de Sharif di Iesolo et Infante d’Aunou) et Bayonne, (née en 1989 fille de Jiosco et Persepolis), de

Sa musique (15) Da Da 2a 1a 2a Da Da 3a Da Da 6a

Ses gains à ce jour sont maigres 21710€ et seulement 2 victoires.

Mais il aurait certainement aussi parié sur les 13 autres chevaux d’actualité qui portaient son nom car il ne négligeait rien. Par superstition chaque fois qu’un Baltimore se présentait au départ il lui rendait hommage. Il aurait le choix aujourd’hui entre 4 français [Baltimore (F7), Baltimore Bellevue (F7), Baltimore Lass (F) et Lord Baltimore (H11)], 1  australien [Baltimore Boy (H13)], 2 Irlandais [Baltimore Buzz (H9), Baltimore Rock (H9)], 3 américains [Baltimore Belle (F11), Baltimore Clipper (M11), Baltimore Bob ( M13)], 1 finlandais [Baltimore Hawk (M10)], 2 allemands [(Baltimore As (M11), Baltimore Bullit (H10)], 1 danois [Baltimore As (M11)]. Il aurait pu pousser l’audace jusqu’à miser une botte de foin ou une carotte   sur Baltimora Or (F) voire Baltimoar (H10).

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Véhicule 100 pour cent musculaire.

J’attends patiemment depuis plus d’une demi-heure le bus 112 ou 82 à Nice pour me rendre au village d’Eze, un village médiéval haut perché des environs, quand tout à coup à hauteur de l’arrêt Boyer sur la rue Barda surgit du diable vauvert un bolide jaune au fuselage élégant. Une Porsche 908? Non! Une Maserati MvC12 ? Que nenni ! Une voiture à propulsion humaine si l’on en croit cette inscription :

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Je veux bien qu’il montre ses muscles mais il roulait bien à 50 km/h quand même, le prototype. Et pas sur les côtés tel un escargot timide craignant de se faire écraser par les géants, mais non surtout pas: en pleine piste, fier de lui. Il en faut quand même du courage pour se frayer un chemin à hauteur de pare-chocs, pensai – je dubitatif.

Véhicule 100% musculaire. Ça donne à réfléchir. Sans énergie fossile donc. Ni pétrole ni gaz ni uranium ni alcool. Une voiture propre. C’est un raccourci car pour se mouvoir tout véhicule a besoin que je sache d’énergie. L’énergie musculaire a besoin de conbustible. Son fuel c’est l’eau, l’huile, le yaourt, les pâtes le camembert, le citron, etc. Et qui dit combustible dit résidu de combustion, n’est-ce pas.

On peut penser qu’il n’y a qu’un conducteur pour piloter ce VPH véhicule à propulsion humaine qu’on pourrait appeler vélomobile.

Renseignement pris il y a un résident Monégasque, un certain Igor Paliouk, un russe infirmier de profession qui se déplace dans la région avec un véhicule de ce type. Il en possède 4 de ces vélomobiles. Très écologique. C’est peut être lui.

On pourrait imaginer aussi qu’il y ait plusieurs personnes dans le bolide. Je ne le pense pas. Je pense plutôt à une solution hybride comme un mix muscles – énergie solaire. Car je ne me vois pas grimper en danseuse les routes vallonnées de Haute Basse-Terre dans un cockpit sans assistance électrique.

Ils pourraient aussi avoir réussi à stocker dans une batterie de l’énergie musculaire. Mais alors il faudrait savoir l’autonomie en km d’un tel engin.

Quoi qu’il en soit c’est dans le Nord de l’Europe en Allemagne, en Belgique, en Hollande, en Autriche, en Suisse qu’ on fabrique ces bolides.

Il faut quand même une bonne condition physique pour pratiquer l’exercice. Mais la communauté HPV/VPH existe bel et bien avec ses rencontres, ses championnats, son association française HPV. Ses constructeurs aussi: Strada (6450€)- LeitraAlleweder – Quest (6550€) – QuestXS (6550€)- Quattrovelo (7700€)- Go-One – Waw – Mango – (ça c’est pour les VÉLOMOBILES.

Mais il y aussi les vélos couchés, les VC. On les appelle aussi vélos horizontaux par comparaison aux vélos traditionnels dits eux vélos droits, les VD, ceux par exemple qui participent au tour de France. Il y en a de toutes sortes avec carénage, sans carénage, semi-carénage. Et là les constructeurs sont légions: Nazca – M5 – Optima – Velotechnik – Rainbow – Sinner – Flevobike – Fuenda – Zephyr – KMX – Burley – Ice – Catrike – Azub – Challenge – Hase – Alligt

Cette technologie est assez ancienne. Elle date de 1894 et a été proposée par l’ingenieur suisse Challand.

Revenons à EZE. Il y a un hôtel de la Chèvre d’Or. Les plats sont à 98€. Il y a un hôtel EZA où aurait habité son Altesse Royale de Suède le prince Guillaume. Les sites vont de 300 à 800 € selon la saison. Je vous recommande la suite médiévale. Mais blague à part c’est un joli village médiéval qui vaut bien le détour et pourquoi pas en vélomobile. Il me rappelle un peu Saint-Paul-de-Vence. Nous sommes venus par le bus 83. Simple comme bonjour. Beaucoup de touristes. Les vieilles pierres fascinent. A chaque escalier, chaque devanture, chaque portail les flash crépitent. Il y a un jardin exotique dont l’entrée est facturée 6€. Je n’y suis pas entré. Cela donne accès semble-t-il à une tour. Allez repos. Une petite 1664. Je préfère rêver à ces bolides musculaires si vous permettez.

15 ans et demi en mai 1968

Au Brésil Zuenir Ventura a écrit en 1989 un ouvrage intitulé 1968 : o ano que nao terminou. L’année qui n’a pas terminé !

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En mai 1968 j’avais 15 ans et demi, 32 dents et 9 frères et soeurs (huit survivants) dont la dernière venait de naître le 15 janvier. J’étais l’aîné, j’habitais La Pierre Plate un cinq pièces au huitième étage dans une cité à Bagneux dans les Hauts de Seine, qu’on appelait encore Seine tout court, la cité des musiciens. Chacun de mes amis ou copains était identifié par une barre d’immeubles. Il y avait ceux de Mozart, ceux de Serge-Prokofiev, ceux de Claude-Debussy, ceux de Manuel de Falla, ceux de Frédéric-Chopin, ceux de Rossini, le B8, dont je faisais partie. Entre Mozart A8 et Rossini B8 c’étaient 192 logements. Moi mon univers se jouait entre Rossini, Mozart et Debussy. Nous nous retrouvions pour jouer au foot derrière Mozart ou derrière Debussy entre garçons. Je n’avais qu’un copain de classe dans le quartier, Yann qui habitait dans le même bâtiment . J’étais au numéro 8, lui au numéro deux ou trois. Nous prenions tous les matins avec Maurice qui habitait lui au rond-point des Martyrs le bus 188 pour aller à l’école. Puis on marchait à pied de Sceaux-les-Blagis jusqu’au lycée Lakanal situé entre Sceaux et Bourg-la-Reine. Le lycée Lakanal était un lycée très huppé puisque 85 pour cent des élèves étaient issus des csp +, des chefs d’entreprise, des professions intellectuelles supérieures, des cadres supérieurs. Moi j’étais le prolétaire de service, la racaille studieuse, l’exception qui confirme la règle. Je me sentais vraiment un privilégié !

Etre balnéolais était presque une tare. Etre de Sceaux-les-Blagis était déjà une honte ! Le lycée offrait un cadre exceptionnel ! Parc, cour, couloirs étaient chargés d’histoire même si les latrines laissaient à désirer. Mais nous étions dans un lycée chargé de traditions. Khâgne, hipokhâgne, classes préparatoires étaient célèbres ! Entouré de professeurs célèbres. J’étais en seconde A.

Etudes classiques latin espagnol anglais ! Un lycée de garçons ! Yann Piquer et Maurice Allouche, mes copains de Bagneux, mais aussi Yves Trancard, Robert Gouin, François Merle, Jean-Marc Boyer, Bernard Breuiller, Jean-Pierre Lenfant, Christian Billon, Romain Gospodnetik, Pascal Meslet. Leclerc, Batista, Dubut dont les prénoms se sont évanouis. Aucune fille ! Les filles étaient regroupées elles au lycée Marie Curie ! J’étais demi-pensionnaire. Je mangeais le midi à la cantine. Comme j’étais boursier puisqu’on était une famille nombreuse je ne crois pas que mes études aient coûté cher à mes parents ! Il y avait aussi des pensionnaires qui étaient en internat qui dormaient carrément à l’école du lundi au samedi et parfois plus. J’enviais surtout les externes qui pouvaient sortir le midi et aller manger chez eux. Ceux-là c’étaient des privilégiés. Certains arrivaient en Solex d’autres étaient déposés en voiture.

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En mai 1968 j’avais 15 ans et demi et j’étais sans doute encore catholique puisque en 1969 encore il me semble que j’étais enfant de choeur et que j’ai participé à la quête de l’église Sainte-Monique pour les aveugles. J’avais même fait ma renonce.

J’adorais lire et je passais la plupart de mon temps à la bibliothèque municipale où j’ai lu toute la collection de contes et légendes du monde entier. Je jouais aussi au foot en cadet au COMB comme demi et à l’AS Lakanal au rugby.

J »étais romantique. A 15 ans et demi je n’avais pas encore embrassé une fille, si ma mémoire est bonne. Sur le chemin de l’école entre les blagis et Lakanal il y avait le lycée professionnel Florian rue de la Marne où je croisais des demoiselles et mon regard croisait assez souvent une petite martiniquaise qui habitait justement aux Blagis chez sa tante. Avec elle qui était Marylin mais pas Monroe j’ai connu mon premier film au cinéma, mes premières étreintes, mes premieres caresses, ma première jouissance . Mais nos jeux étaient malgré la jouissance assez innocents sur les bancs publics, dans les fourrés, au cinéma, contre les murs mais jamais au lit. J’avais alors peut être seize ans, seize ans et demi mais peut être aussi quinze ans et demi. Je confonds les dates. Ce que je sais c’est que quand Johnny a sorti Si j’étais un charpentier, ou Mon fils moi je n’avais pas encore croqué la pomme. J’avais trop peur qu’une partenaire éventuelle tombe enceinte. C’était ma hantise. Devenir père à 16 ans. Je voulais étudier. Je ne savais pas encore ce que je voulais faire exactement mais ce que je savais c’est que je ne voulais pas devenir père à 15 ans et demi. La pilule n’était pas à la mode et je n’avais jamais vu un préservatif ! J’avais une seule certitude c’est que je voulais un métier qui me fasse voyager. Je pensais à steward ou pilote pendant longtemps mais je dus déchanter à cause de ma vue. J’étais myope, je ne pouvais pas être pilote et steward je ne trouvais pas assez glamour. J’écrivais bien, je parlais anglais et espagnol ! Journaliste pourquoi pas !

Mon père avait alors 45 ans et ma mère 37. Ma mère ne travaillait pas depuis que nous étions arrivés en métropole en 1961 et mon père travaillait depuis 8 ans à Paris dans le septième arrondissement rue du Bac dans l’Administration, comme il aimait à le dire après avoir vécu une partie de sa vie engagé dans l’Armée. Il était huissier au Ministère de l’Industrie. Huissier c’est un bien beau titre pour une fonction qui consistait globalement à filtrer les entrées et les sorties et à porter le courrier et lire le journal. Mon père qui était résistant était inscrit au Parti communiste mais adorait de Gaulle ! Il était trésorier d’une association antillaise appelée le Rayon de Soleil.

Moi j’avais 15 ans et demi. et j’ai vu passer mai 1968 comme un printemps ensoleillé entre parties de babyfoot à la Croix de Berny, parties de flipper, mes premiers cafés, mes premiers émois sans doute. J’étais assurément loin des pavés, des barricades, des manifs. Je voyais bien que ça bougeait mais cela ne me concernait pas ! Je n’étais pas politisé ! J’entendais bien les slogans comme « il est interdit d’interdire », « les frontières on s’ en fout », « prenez vos désirs pour des réalités », « soyez réalistes: demandez l’impossible ». Mais tout de même appeler les étudiants ou les grévistes « la chienlit », je trouvais ça un peu vieux jeu de la part de celui qui s’appelait le président. Mai 68 ce ne furent pour moi que des vacances scolaires avant la date.

Je suis probablement parti en vacances comme d’habitude pour deux mois en colonie de vacances. En juillet août j’ai dû passer du bon temps à la Feclaz en Haute-Savoie. Mais mon 1968 à moi ce furent :

 1. le 16 octobre les Jeux Olympiques de Mexico et les poings noirs gantés levés (pouvoir noir) pendant l’hymne américain Star Spangled Banner pour protester contre la discrimination raciale dans leur pays Tommy Smith et John Carlos après la finale du 200 m où ils terminèrent respectivement premier et troisième; ils portaient un foulard noir au cou (symbole de fierté noire), des chaussettes noires et pas de chaussures pour symboliser la pauvreté noire.

Quelques jours plus tard ce fut au tour de Lee Evans, Larry James, et Ronald Freeman de porter le béret noir, symbole du pouvoir noir des Black Panthers

Je me souviens aussi des 8 mètres 90 de Bob Beamon ! Des 9 secondes 95 de Jim Hines au 100 m, du Fosbury flop de Dick Fosbury;

2. l’assassinat de Martin Luther King le 4 avril à Memphis Tennessee à l’âge de 39 ans;

3. l’assassinat le 5 juin de Robert Kennedy à Los Angeles à l’âge de 42 ans;

4. la mission Apollo 8 atteint la lune le 24 décembre (Jim Lowell, Bill Anders, Frank Borman)

5. c’était la guerre du Vietnam, Joan Baez chantait « Where have all the flowers gone »;

6. c’était la guerre du Biafra et personne ne chantait;

7. en août les Soviétiques entraient à Prague et faisaient danser le kazatchock aux Tchèques qui n’en demandaient pas tant.

En 1968 je regardais l’an 2000 comme un objectif tellement lointain presque inatteignable. Je me disais en l’an 2000 j’aurai 48 ans comme mon père. Je serai un vieux, Encore plus vieux que mon père en 1968. Je me promettais de ne pas avoir de bedaine, de ne pas être gratte-papier.

Maintenant que dire. Nous sommes en mai 2018. 1968 c’était il y a cinquante ans. Et dire que j’y étais. J’ai presque du mal à l’admettre. Comment admettre qu’on a des souvenirs e plus de 50 ans ? Déjà les souvenirs s’embrument. J’ai perdu mon père il ya de cela 17 ans, l’âge que je n’avais pas encore atteint en 1968. Ma mère va en avoir 87. J’ai 5 enfants ont le petit dernier va avoir 19 ans. Ils ont aussi leurs rêves. Ils me voient probablement comme je voyais mon père. Un petit vieux un peu turbulent, irresponsable et voyageur. Mai 2018 s’annonce chaud puisqu’on veut faire la fête à Macron. J’ai jeté un coup d’oeil aux mots d’ordre figurant sur les banderoles brandies par les  black blocs que la France béate et sidérée a l’air de découvrir : « tout va bien« , « Macron nous met dans une colère noire« , « Cette fois on s’est organisé« , « le  black bloc colore nos vies« , « risques de troubles à l’ordre public« , « la lutte paie plus que ton patron« , « la piraterie féminine n’est jamais finie« , « A bas la HESS« , « Premiers de cordée, premiers guillotinés« , « Sous les k-ways la plage« , « Marx attack ». Bon, je dois avouer que tous ces slogans ne retentissent pas en moi de la même façon car je n’ai pas tous les codes (je n’écoute pas Booba)  mais je dois avouer  que j’ai probablement un vieux fond soixante-huitard malgré tout qui m’incline à avoir une certaine sympathie pour ceux qui s’interrogent, même si cette interrogation se manifeste violemment. Ni dieu ni maître est un concept philosophique que j’appuie totalement. Ce n’est pas parce que je ne fais pas partie des Black blocs que je ne soutiens pas leur réflexion. Comme le dit BFMTV :

« les slogans déployés par les black blocs reflètent l’idéologie libertaire, anarchiste et anticapitaliste du mouvement contestataire »

Moi quand je lis « Ni patrie, ni patron, ni Le Pen ni Macron » je suis plutôt en adéquation. Quand je lis « Pour l’unité il faut des ennemis communs » ça me semble bien envoyé. Quand je lis « sélection piège à cons », ça me renvoie à « élections piège à cons » de 68 et quand je vois « sous les k-ways la plage » je vois bien « sous les pavés la plage ». J’aime l’irrévérence car dans cette irrévérence il y a le lyrisme

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Juste pour faire avancer la discussion. Cela ne veut pas dire ni que je cautionne  ni que je ne cautionne pas. Mais je crois qu’en disant que ce sont des casseurs sans aucun objectif politique je crois qu’on simplifie un peu trop la donne. Faites- vous votre idée comme je me fais la mienne. Mai 68 pour moi c’était les black Panthers, mai 2018 ce sera les Black Blocs. Life goes on, » tout va bien » ! Moi je souhaite retransmettre la parole ici d’un black bloc telle qu’elle a été tenue sur Libération après la manif du 1er mai:

« Le 1er mai

«D’abord, je voudrais dire que je parle du Black Bloc en mon nom propre, pour rappeler ses objectifs et sa visée politique bien réels, contrairement à ce qu’on entend partout. Mardi, j’ai participé au cortège parisien. Je ne donnerai ici aucun élément touchant de près ou de loin à ce que j’y ai accompli ou à la réalité de l’organisation. Pour ceux qui s’interrogent sur la légitimité de la présence d’un Black Bloc le 1er Mai, je voudrais rappeler qu’avant d’être la fête du travail, cette date est la commémoration de l’injuste condamnation à mort de sept anarchistes américains [en 1886 à Chicago, ndlr].

La tactique

«Le Black Bloc n’est ni un parti ni un mouvement, c’est une tactique, un outil, une modalité d’action politique. Le Black Bloc se forme ponctuellement, pour un événement précis, puis se dissout immédiatement. Il n’a aucune stratégie politique de long terme. Il regroupe des gens de bords différents, des jeunes, des vieux, de surcroît de classes sociales hétérogènes. Mardi, il y avait dans le cortège parisien des camarades venus de nombreux pays d’Europe, car notre lutte est internationaliste : le capitalisme mène une lutte mondialisée, notre résistance doit l’être tout autant.

«Le dress code, être vêtu de noir et porter la cagoule, résulte de deux logiques. D’abord, évidemment, il s’agit de se préserver de la répression policière, de la vidéosurveillance. Ensuite, la tenue a valeur de solidarité. Toutes les personnes encagoulées, équipées de masque à gaz ou de lunettes de piscine, ne se livrent pas forcément aux dégradations. Toutefois, en arborant le dress code, elles acceptent d’assumer collectivement les opérations et de rendre le plus compliqué possible l’exercice d’identification par les policiers.

La violence

«Il est assez consternant de voir revenir au lendemain de chaque action du Black Bloc ce langage politico-médiatique insistant simplement sur son aspect violent. L’idée est claire : il convient de délégitimer l’action du Black Bloc, avec cette rengaine de la violence pour la violence, de casser pour casser. Au contraire, le Black Bloc n’a rien d’apolitique. Il ne frappe pas aveuglément. Son essence est de montrer la conflictualité sociale, la logique de répression. Au quotidien, l’Etat exerce une pression sourde sur différents groupes du corps social : les exilés, les sans-papiers, les zadistes, certains mouvements étudiants, les salariés au chômage, les squatteurs. Par sa volonté de confrontation, le Black Bloc met le doigt sur cette frontalité, et pousse l’Etat dans ses retranchements afin qu’il affiche son vrai visage. Immédiatement, nous voyons alors affleurer les violences policières, qui s’expriment pourtant quotidiennement dans les quartiers populaires, contre les personnes racisées et les sans-papiers. Quant au terme « casseur », il est à rejeter. Il participe lui aussi à la volonté du pouvoir de dépolitiser le Black Bloc. Il n’y a pas de mots adéquats pour définir le Black Bloc. Je dirais que nous sommes militants, activistes, révolutionnaires et d’autres choses encore.

Le ciblage

«Le Black Bloc favorise des actions groupées et rapides. Il y a des cibles évidentes, les McDonald’s, les concessionnaires de voitures de luxe, les banques et, bien sûr, les bâtiments administratifs, les commissariats. Loin d’être gratuit, le ciblage se concentre sur les symboles de l’Etat et du capitalisme. Quant au mobilier urbain, parfois dégradé, il peut à la fois être utilisé comme projectiles, mais il incarne surtout l’organisation spatiale décidée unilatéralement par l’Etat pour réguler la société et que nous voulons transformer.

La politique

«Le Black Bloc ne peut être récupéré par aucun parti politique. Précisément parce qu’il rassemble des gens qui s’organisent en dehors des frontières politiques traditionnelles. Le Black Bloc rejette tout autant le Parti socialiste que La France insoumise. Il s’affranchit également de la tutelle des centrales syndicales. Le socle fédérateur est d’inspiration anarchiste, anticapitaliste mais, une fois encore, le Black bloc est surtout une constellation indéfinissable, qui naît et disparaît une fois son expression accomplie.»

 

J’aime beaucoup cette chanson chantée par Joan Baez, God is God (Dieu est Dieu). Pourtant je ne crois pas en Dieu mais tant pis ! j’aime cette phrase « some folks see things not everybody can see ». Peut-être les Black blocs sont une peu comme ça, des gens qui voient des choses que personne ne voit! Des lanceurs d’alerte, peut-être. 3 mai 1968, 3 mai 2018 moi je dis: continuons le combat. Les idées ont vocation à faire leur chemin.

I believe in prophecy.
Some folks see things not everybody can see.
And, once in a while, they pass the secret along to you and me.
And I believe in miracles.
Something sacred burning in every bush and tree.
We can all learn to sing the songs the angels sing.
Yeah, I believe in God, and God ain’t me.
I’ve traveled around the world,
Stood on mighty mountains and gazed across the wilderness.
Never seen a line in the sand or a diamond in the dust.
And as our fate unfurls,
Every day that passes I’m sure about a little bit less.
Even my money keeps telling me it’s God I need to trust.
And I believe in God, but God ain’t us.
God, in my little understanding, don’t care what name I call.
Whether or not I believe doesn’t matter at all.

I receive the blessings.
That every day on Earth’s another chance to get it right.
Let this little light of mine shine and rage against the night.

Maybe someone’s watching and wondering what I got.
Maybe this is why I’m here on Earth, and maybe not.
Chorus:
But I believe in God, and God is God

Queen of Katwe

J’ai pu voir ce film lors de mon vol Frenchbee BF705 du 7 avril dernier entre Saint-Denis en la Réunion et Paris Orly. J’étais au siège 37a. Au 37b il y avait une réunionnaise de 48 ans, originaire du Tampon, mariée, 3 enfants, assistante sociale dont le rêve était d’ouvrir un restaurant de cuisine traditionnelle réunionnaise, marathonienne: elle se rendait à Paris justement pour courir le marathon de Paris qui devait se tenir le lendemain, et pour voir ses enfants. Elle irait ensuite à Perpignan puis à Toulouse. Je lui ai suggéré de Perpignan d’aller en Espagne à Figueres pour voir le musée Salvador Dali et pourquoi pas pousser jusqu’à Rosas et Cadaques. Elle me dit vouloir aller en Andorre mais la encore je lui suggérai de prendre le petit train touristique qui relie Perpignan à Toulouse. Après Toulouse son objectif c’était Lourdes. Elle est végétarienne. Elle avait emmené son riz lentilles. A côté d’elle en 37c donc côté couloir une jeune autrichienne de 23 ans qui m’expliqua en anglais être végétarienne elle aussi, être venu passer 15 jours pour faire de la randonnée avec sa copine assise de l’autre côté à sa gauche, mais elle omnivore.

J’étais donc assis à la gauche de deux végétariennes. Moi l’apprenti pescovégétarien. Mais cette végétarienne du Tampon me dit que petite elle avait mangé des guêpes, des hérissons, du poulpe. Elle me dit:

Il paraît que les guadeloupéens ne mangent pas de crabe.

Je lui dis :

Au contraire on adore ça les crabes de terre, on les aime tellement qu’on les gave de feuilles et de racines pour leur donner le goût suprême avant Pâques, jour de réjouissances et de résurrection.

Je lui confirmai que moi rien de ce qui venait de la mer était un tabou. Nous avons fait bien passer le temps dans un voyage qui aura duré plus de 11 heures 40. A un moment chacun s’est plongé dans sa bulle. Elle a regardé un film Queen of Katwe pendant que moi j’en regardais un autre: Kill Bill, le quatrième long métrage de Quentin Tarantino (2003)

J’ai beaucoup hésité avant de regarder ce film de 1h51 qui raconte la quête vengeresse d’une criminelle, The Bride, la Mariée aka Black Mamba (Uma Thurman) après un coma de 4 ans. Elle se vengera tour à tour dans cet opus 1 de ces ex partenaires d’une organisation criminelle internationale intitulée The Deadly Viper Assassination Squad: Vernita Green (Vivica A. Fox), O-ren Ishii (Lucy Liu), Budd (Michael Madsen), Elle Driver (Cheryl Hannah) et Bill (David Carradine) subiront les affres de sa vengeance entre cet opus et l’opus 2 qui suivra.

Je n’avais jamais regardé un film de Tarantino: ni Pulp Fiction, ni Jackie Brown ni Réservoir Dogs. Certes j’avais vu des extraits qui m’avaient averti de son goût prononcé pour l’hémoglobine. Mais dans Kill Bill j’ai bu du sang à satiété. Il jaillissait de partout comme des tuyaux d’arrosage échappés des mains d’un jardinier fou. Cela giclait en grosses rasades, cela faisait le même pschitt que font les ballons de baudruche quand ils se vident de leur air.

Et puis la bande-son complètement déjantée presque surréelle:

Nancy Sinatra et son « Bang-Bang »,

Isaac Hayes et son « Run Fay run »,

Santa Esmeralda et son « Don’t let me be misunderstood »

Al Hirt dans le thème de The Green Hornet,

Bernard Herrmann dans le thème de The Twisted Nerve,

Luis Bacalov dans le thème de The Grand Duel,

RZA dans Ode to O-ren Ishii,

Charlie Feathers dans That certain female,

George Zamfir dans The Lonely Shepherd

Meiko Kaji dans The flower of carnage,

THE 5.6.7.8. dans Who hoo

A la fin de mon film le sang perlait a travers les hublots et je me suis mis à regarder le film que terminait de regarder la voisine.

Queen of Katwe est un film de 2016 dont l’action se déroule en Afrique entre 2007 et 2012. En Ouganda plus précisément. Dans la capitale Kampala. KATWE EST UN BIDONVILLE. C’est une biopic Disney qui raconte l’histoire incroyable d’une jeune fille des ghettos Ougandais sauvée de la pauvreté et de l’analphabétisme par le jeu d’échecs. Belle histoire avec comme protagonistes Lupita Nyong’o dans le rôle de Nakku Harriott, Madima Nalwanga dans le rôle de Phiona Mutési et David Oyelowo dans le rôle de Robert Katende.

Le film de 127 minutes du réalisateur Mirel Nair fait suite au livre homonyme de Tim Crothers.

A un moment du film on parle de l’impossibilité presque génétique pour un miséreux de sortir de la misère. Il y aurait une sorte de déterminisme social presque génétique de la pauvreté ! Avant que je ne voie le film Maguy, mon interlocutrice réunionnaise, m’avait dit qu’elle avait connu la misère quand elle était petite puisqu’elle faisait partie d’une famille de 16 enfants. Que le soir la plupart du temps ils se couchaient sans manger. Étant moi même l’aîné d’une famille de 10 enfants je mesure la difficulté, la lutte pour la survie. Nourrir 16 bouches n’est pas une mince affaire. Néanmoins j’affirme qu’à chaque bouche affamée il reste cette infinie ressource: la possibilité de trouver au fond de soi la force et la rage de vaincre pour franchir les obstacles qui se dressent sur la route qui mène à l’auto estimation et au dépassement de soi.

Être marathonien est une lutte de la même façon. C’est une résistance incroyable dont il faut faire preuve, une abnégation au-delà même du raisonnable. Entre jeu d’échecs et course de 42 km125 c’est le même parcours semé d’embûches d’où ne sortent vainqueurs au final que ceux qui ont la détermination comme valeur cardinale. C’est cette même détermination qu’on retrouve chez la Mariée ex Black Mamba qui froidement exécute ceux qui en tentant de lui enlever la vie d’une balle dans la tête lui ont enlevé le jour même des répétitions de son mariage l’enfant qui était dans son ventre. JE N’OUBLIE PAS QUE C’EST UNE CRIMINELLE FROIDE ET SANS REMORDS MAIS JE LA COMPRENDS SANS LA JUGER.

bzzz bzzz bzzz La Guadeloupe

Je suis un haut-guadeloupéen comme il ya des hauts-savoyards. Ne riez pas, je suis sérieux ! Vous en doutez ? Eh bien sachez que nous avons en Guadeloupe un Club des Montagnards, le CDM,  depuis 1903. Et preuve que la montagne est bien là, le massif montagneux, les chutes, les mamelles, les traces, les crevasses sont l’objet e la passion de plus de  250 membres. Des randonnées sont organisées toute l’année,

La Guadeloupe Touristique est un ouvrage de 1931 écrit par Camille Thionville président fondateur du Club des Montagnards qui après avoir vécu une quarantaine d’années en Guadeloupe a commis l’ouvrage avec des illustrations de Adolphe Catan. La devise du CDM créé en 1903 après avoir été la branche guadeloupéenne u Ski club alpin dès 1899 est un vers tiré  du poète latin Virgile:

Sic vos non vobis mellificatis apes

Que veut on dire dire  par la ! Il ya en outre des abeilles sur le blason initial. tiens cela me fait penser à Bourvil. Ecoutons-le un peu :

 

Le vers entier est celui-ci :

Hos ergo versiculos feci, tulit alter honores,
Sic vos non vobis nidificatis aves ;
Sic vos non vobis villera fertis, oves;
Sic vos non vobis mellificatis apes ;
Sic vos non vobis fertis aratra boves.

J’ai fait ces vers et un autre s’en fait honneur,
Ainsi, mais non pour vous, oiseaux, vous bâtissez un nid;
Ainsi, mais non pour vous, brebis, vous portez une toison;
Ainsi, mais non pour vous, abeilles, vous faites le miel;
Ainsi, mais non pour vous, bœufs, vous tirez la charrue

Un autre traduction donne ceci :

Ainsi, mais non pour lui, l’agneau porte la laine ;
Ainsi, mais non pour lui, le boeuf creuse la plaine ;
L’oiseau bâtit son nid pour d’autres que pour lui,
Et le miel de l’abeille est formé pour autrui.

L’objectif de l’association est l’exploration et l’étude des rivières et montagnes de Guadeloupe. Le tourisme vert, quoi ! Une journée de sentier, dix jours de santé, dit le club qui organise des sorties tous les quinze jours entre décembre et juin. On a le choix entre l’itinéraire principal pour les plus aguerris et la rando bis pour les moins téméraires. Voilà une belle façon selon moi de connaitre la Guadeloupe.

Ce n’est pas le seul essaim d’abeilles vertes. Il y aussi Les Amis du Parc National de  Guadeloupe   

Ils n’ont pas de vers virgilien et l’antériorité mais il ont une chanson, yépa :

et organisent sorties patrimoine et  randonnées

Il y a encore Zyé a mangrov’la APLHG Association pour la protection du littoral humide de la Guadeloupe.

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Et tant e’autres ! C’est fou ce que l’on peut faire autour de Saint-Claude. Mais pour l’instant  comme il me faut réapprendre à mettre un pied devant l’autre et recommencer  je recherche d’abord des randonnées faciles du côté de  Deshaies, Pointe-Noire, Bouillante pour entre le 15 octobre et le 15 novembre. De quoi butiner sainement pendant quelques mois.