Brasil acima de tudo, Deus acima de todos.

Brasil Uber alles. Vox populi vox dei. Les Brésiliens ont voté. Le Brésil par-dessus tout, Dieu par-dessus tous. Dans un pays qui se revendique toujours comme « abençoado por Deus et bonito por natureza » , béni par Dieu et beau par nature, il n’y a rien qui puisse choquer. Dans sa première allocution après la victoire la première action de Jair Messias Bolsonaro, né le 21 mars 1955 à Glicerio, dans l’état de São Paulo, ce descendant d’immigrés italiens et allemands élu sous l’affichage PSL, est de remercier Dieu. « Feliz é a nação cujo Deus é o Senhor. » Heureuse soit la nation dont Dieu est le Seigneur. « Deus é brasileiro » , Dieu est brésilien. Comment trouver à y redire. Moi je suis bête et discipliné quoique incroyant. La famille d’abord, dit un supporter de Jair Bolsonaro, président, Messie nouvellement élu du Brasil. Une sorte de petit caporal comme Napoléon Bonaparte. Tiens cela me rappelle la présidence jupiterienne de Macron, ses bras en croix, sa voix extatique. Tiens, il y a aussi du Trump dans cette passion pour les armes à feu. Moi je ne m’attache qu’au slogan. Pourtant je regarde Brasil et Deus et cela fait bizarrement « breus » dans ma tête. Les ténèbres, l’obscurité, les Brésiliens ont porté les ténèbres au pouvoir. Les ténèbres le saviez-vous portent les couleurs vert et jaune. La victoire tient parfois à peu de choses. Dans Bolsonaro il y a toutes les lettres de Brasil sauf le I. Dans Fernando Haddad il n’ y avait que le A. Et Haddad rime avec Maldade, méchanceté. Même si Bolsonaro est devenu mito, un Messie mythique, un bolsomito. Après 13 ans de pouvoir le PT rend les armes et entre en résistance passive. Comme d’habitude des unions contre nature auront lieu dans les ténèbres. Les opposants du Coiso d’aujourd’hui deviendront alliés de demain de la situation. Les journalistes frondeurs et impertinents se mueront en cireurs de godasses. La corruption ne fera que changer de visage. Dieu l’aura permis. Karcher, Lavajet. NOUVEAU MONDE, ah le discours politique. La sixième économie mondiale a voté. Le vote y est obligatoire entre 18 et 70 ans. A partir de 16 ans et après 70 ans, il est facultatif. Résultat : votes blancs, votes nuls totalisent 10 pour cent, soit près de onze millions de voix. Quant aux abstentionnistes ils représentent plus de 31 millions de votants soit 21 pour cent du corps électoral dans un pays où, rappelons-le encore une fois, le vote est obligatoire. Je ne doute pas que les intellectuels et autres opportunistes de garde qui avaient choisi de marquer leur distance avec Bolsonaro en votant et en photographiant leur bulletin de vote avec un livre sauront habilement retourner leur veste, toujours du bon côté.

Il aurait été naturel que ce livre soit la Bible puisque les trois quarts si ce n’est plus se revendiquent du christianisme. Moi j’ai vu pèle mêle parmi les relations Facebookiennes au Brésil invoquer le fascisme, l’extrême droite, les évangélistes, la dictature. Certains ont menacé de s’expatrier à Cuba ou au Venezuela en cas de victoire du Mito. Que assim seja. Ainsi soit-il ! Le chiffre magique du jour, le 17. Le chiffre maudit le 13. La différence entre le 17 et le 13 c’est plus de dix millions de votes. Messie, soixante trois ans, marié depuis cinq ans à Michelle Reinaldo, trente huitième président du Brésil, le huitième depuis la redemocratisation de 1986, a pris un coup de couteau dans le ventre mais Dieu dans sa grande miséricorde l’a épargné . Espérons seulement en bon évangéliste que Dieu mette le Brésil au chapitre un de ses attentions. S’il ne veut pas suivre le chemin du Venezuela et du Honduras.

Sur la route de mon rhum je navigue dans la catégorie Ultime

N’est pas skipper du rhum qui veut ! La catégorie Ultime est réservée aux forbans, aux corsaires, aux pirates, aux soixante pieds et plus. Les marins d’eau douce et saumâtre peuvent s’accommoder de la classe 40, voire de l’open 40, mais les marins, les vrais de vrais, les Ulysses de la goutte multicoque, se comptent sur les doigts de la main. Les Eric Tabarly, les Mickael Birch, les Vasco da Gama et leurs tafias mythiques. Pas besoin d’être ingénieur, nul besoin d’être météorologue pour dompter les quarantièmes rugissants qui séparent le petit canard du comptoir des lèvres. Saint-Malo-Pointe-à-Pitre, cul sec sur trois mille cinq cent quarante deux milles! Pour pénétrer dans ce saint des saints de la ligue internationale de la Guildive, pour pouvoir fréquenter cette catégorie reine et être admis au Yacht Club du Rhum, il faut comme partout faire ses classes. Non, on ne devient pas capitaine de Pen Duick ni de Damoiseau comme cela en deux coups de vents, il ne suffit pas de se mettre une bouée autour du cou et pratiquer deux brasses de moussaillon. Non les skippers du rhum on d’abord comme nécessité première d’aimer la couleur canne de la mer agricole, d’aimer le flux et le reflux de la marée de canne, aimer voir les flèches de cannes onduler en vagues sous le vent, naviguer dans le Bologne, dans le ti-sec, on parle même de premier biberon comme une potion magique où seraient tombés les plus grands skippers du punch. La formation du rhumier se fait de chaudron en chaudron et quand bien même on a franchi le Cap Horn il y a toujours d’autres caps de Bonne Espérance à franchir.

J’ai testé la grand-messe du dimanche à Honoré

Dimanche 21 octobre 2018, paroisse Saint-Pierre-et-Saint-Paul. Couleur liturgique : vert. 29ème dimanche du temps ordinaire. Huit heures du matin Honoré s’éveille . Je n’ai pas sommeil. C’est l’heure de la messe. Nous sommes les derniers. On prie à guichets fermés. Il n’y a plus de place dans l’église sur les bancs, on nous offre des chaises en plastique tout près de la porte. Il faut se saisir de la feuille blanche pliée en deux qui suit le déroulé de la messe pour accompagner l’assemblée.

Sur les ABSIDES de larges fenêtres font entrer la lumière et surtout la fraîcheur. Malgré l’heure JEUNE MATINALE IL RÈGNE UNE CHALEUR INFERNALE QUE, heureusement, SEIZE VENTILATEURS ESSAIENT De LEUR MIEUX de dissiper. Le plafond de l’église ressemble à l’étrave d’un bateau. Un orchestre accompagne la messe, je distingue trompette, guitare, maracas, basse. A l’entrée de l’église j’ai repéré mon copain d’enfance Alexius qui m’a appris la chasse aux ramiers à coups de banza (lance-pierres) et la pêche aux ouassous (écrevisses) à l’épuisette. Vient l’homélie et le curé dit que nous sommes tous des ministres de Dieu. Un ministre s’est fait pour servir les autres, pas pour se servir. Un ministre est un esclave de Dieu. Notre ministère est de propager la parole de Dieu. Il n’y a pas de grade dans les ministères, pas de premier ministre, pas de ministre d’état, pas de ministre délégué, nous sommes tous les serfs de Dieu. Comme le dit Marc, 10.43:

Le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi.

Puis l’officiant en habit vert rappelle que la fête des défunts c’est le 2 novembre et non le premier novembre. Et qu’il ne suffit pas d’acheter des lumignons et des fleurs et visiter les cimetières pour effectuer son ministère. Il faut aussi prier pour les défunts. Faire dire des messes en leur honneur. À un moment je m’ éclipse discrètement après avoir versé mon obole de 1€ au moment de la quête et je m’assois devant l’église sur un banc. Je regarde la ville de mon promontoire. Je me souviens que le presbytère de cette église sert de cadre à la série anglaise Meurtres au PARADIS (DEATH in PARADISE) où elle se transforme en bureau de police de la ville d’Honoré. Une femme commence à s’installer pour vendre ses gâteaux à la fin de la messe.

Ite missa est. Tout le monde se précipite vers son véhicule. Il est 9h. Je pars pour la plage de Leroux. Em espérant qu’il n’y aura pas de MEURTRES CE DIMANCHE au paradis de l’île St Marie

13 jingles para presidente

Antigamente quem fazia eleição era televisão e radio. No momento do debate cada candidato era confrontado aos outros e podia mostrar ou tentar de explicar o que ele queria para o Brasil. Agora com as redes sociais a coisa ficou mais disputada. Sempre pensei que em realidade com uma oferta tão larga quem ganhava eleição era jingle. Qual é a musica que vai vender o presidente o Brasil en 2018 ? Aposte no bom cavalo, na boa chapa, aposte na escuderia certa. Concorrem para o cargo supremo 13 candidatos a presidente e 13 candidatos a vice presidente. 13 chapas envolvendo um total de 31 partidos. Muito matagal, muita sauva para pouca coisa. O negócio é ter tempo de antena, maior a coligação maior o tempo na televisão e no rádio no horário oficial da propaganda eleitoral gratuita a partir do dia 31 de agosto até o dia 4 de outubro. Ai o negócio é aparecer nos debates entre candidatos organizados pelas teves onde o tempo de fala é igual já que na campanha eleitoral gratuita é desigualdade assumida.

Desde o dia 16 de agosto a propaganda eleitoral começou. E aí começou a verdadeira folia : comícios , passeatas, carreatas, propaganda na internet, distribuição de material gráfico , adesivos, outdoors. Primeiro turno em 7 de outubro, propaganda eleitoral do segundo turno inicia dia 12 de outubro, segundo turno dia 28 de outubro. Estarão em disputa também governadores estaduais, senadores, deputados federais, deputados estaduais.

Quem tem o melhor jingle ? Que jingle vai mexer com o povo ? Forró , xote, sertanejo, marchinha ?

Por ordem alfabética (até a decisão final e homologação dos pedidos de registros dos candidatos pela Justiça no dia 17 de setembro):

Alvaro (Podemos) (vice Paulo, PSC). coligação Mudança de Verdade :Podemos, PSC, PRP, PTC (4 partidos)

Benevenuto Daciolo (Patriota) (vice Suelene) (1 partido)

Ciro (PDT) (vice Katia) coaligação Brasil Soberano: PDT/Avante (2 partidos)

Geraldo (PSDB) (vice Ana Amelia, PP) coligação Para Unir o Brasil: PSDB, PP, DEM, PR, Solidariedade,PRB, PSD, PTB, PTS (9 partidos)

Guilherme (PSOL) (vice Sônia, PCB) coligação Sem Medo de Mudar o Brasil !: PSOL, PCB (2 partidos)

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Henrique (MDB) (vice Germano, PHS) coligação Essa é a Solução: MDB, PHS (2 partidos)

Jair (PSL) (vice Hamilton, PRTB) coligação Brasil Acima de Tudo, Deus Acima de Todos: PSL, PRTB (2 partidos)

João (Novo) (vice Christian) So o Novo é novo (1 partido)

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João (PPL) (vice Léo) Quem gosta do Brasil vota nele ! (1 partido)

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José Maria (DC) (vice Hélvio) (1 partido)

Luiz Inacio (PT) (vice Fernando) coligação O Povo Feliz de Novo: PT, PCdoB, PROS, PCO (4 partidos)

Marina (Rede) (vice Eduardo PV) coligação Unidos Para Transformar o Brasil : Rede, PV (2 partidos)

Vera Lucia (PSTU) (vice Hertz) : Operaria, Negra, Popular e Socialista, A Cara da Revolução (1 partido)

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Macunaíma, (soap) opéra tupi en Ursa Major

Macunaíma c’est le chef d’oeuvre de Mário de Andrade (1893-1945) publié au Brésil en 1928. Cet ouvrage foisonnant a dû attendre 51 ans pour avoir une traduction en français (Flammarion 1979, traduction de Jacques Thiérot, 246 pages, avec une préface du poète brésilien Haroldo Eurico Browne de Campos (1929-2003). En 1997 une édition critique coordonnée par Pierre Rivas est publiée par Stock/Unesco qui revoit et corrige la version de 1979 et l’enrichit d’un glossaire (le total de pages se porte désormais à 345 pages. Notre compréhension de Macounaïma s’enrichit donc d’un tréma et d’un o et e 99 pages . Ce héros sans caractère, fils de la peur de la nuit, indien Tapanhumas, selon les termes mêmes du titre naît dans la Forêt Vierge de Uraricoera et finit constellation, satellisé dans la Grande Ourse. C’est donc l’histoire d’un voyage magique où l’indien change de peau comme de chemise. On croit ce Candide noir, mais le voilà tout-à-coup blanc aux yeux bleus à la faveur ou défaveur d’une pluie ensorceleuse, puis insecte, puis poisson puis même canard. Cette odyssée picaresque en incarnations successives s’apparente en surface au Gulliver’s Travels de Jonathan Swift, à Le tour du monde en 80 jours, de Jules Verne, à Moby Dick de Hermann Melville, voire In the Heart of Darkness de Joseph Conrad. Ce n’est pas non plus un voyage individuel car Macunaíma voyage avec ses deux frères Manaape (le noir) et Jiguê (le mulâtre). Oh le but de ce voyage riche en péripéties et personnages étonnants c’est São Paulo avec une petite pause à Rio de Janeiro. Étrange voyage à rebours qui mène du monde dit sauvage au monde dit civilisé, du monde dit primitif au monde dit supérieur, alors que tous les autres voyages cités ont un parcours entendu de la civilisation au sous-monde. On sort de la lumière du progrès de l’ordre pour se confronter aux ténèbres, au sauvage, à l’imprévu, aux rites magiques des pombagiras. En ce sens le périple de Macunaíma et de ses frères est une gageure. C’est une quête mais non une quête d’idéal, c’est la quête du muiraquitã, la pierre sacrée qui donne le pouvoir, qui donne l’identité. Tout ce voyage est en quelque sorte une quête d’identité qui s’achève en eau de boudin dévoré par une iara mangeuse d’hommes et en même temps un parcours initiatique à la modernité : les machines, la politique, les classes possédantes, la guerilla urbaine, le racisme. Or lors de son retour il se fait voler cette pierre et donc revient au pays, à la case départ les bras ballants. Pas étonnant alors que les dieux l’envoient balader dans une autre dimension. Les dieux de tout acabit et de toute dénomination qui sont les véritables héros de cette fable baroque, où se croisent et se décroisent aux détours des chapitres les mythes, le ludique, le grotesque, le sexe, le cannibalisme et l’oraliture. C’est un feuilleton, un soap opéra grotesque et merveilleux, fourmillant et virevoltant. Ce n’est pas à travers un fleuve linéaire que se déroule l’intrigue. Non l’intrigue ne se déroule pas, elle se déroute. Panurges, Pantagruels, Gargantuas de toutes textures et de toutes tessitures sont convoqués et interviennent par leurs touches quand elles ne laissent pas des Sanchos Panças, Ulysses et Marcos Polos desvairados le faire. Les rires fusent et se figent. Est-ce vraiment d’une comédie qu’il s’agit ? Ou serait-on en face d’un western feijoada ou d’un thriller moqueca. On a beau convoquer Till de De Coster et Panurge de Rabelais on se retrouve non pas dans Les Mille et Une Nuits mais Les Mille et Un Hamacs aux couleurs chatoyantes comme les plumes d’un perroquet infini. VEI, CY, Macunaima, astres merveilleux de cette fable herzogienne nous semblent des Fitzcarraldo déjantés et descarados de la Grande Ourse qui prend tout à coup les formes d’un perroquet ou d’un toucan..

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L’ouvrage a eu une adaption pour le cinéma en 1969 par Joaquim Pedro de Andrade avec la participation de Grande Otelo (Macunaíma noir, le fils de Macunaíma), Paulo José (Macunaíma blanc, la mère de Macunaíma), Jardel Filho (Venceslau Pietro Pietra), Dina Sfat (Ci), Milton Gonçalves (Jiguê), Rodolfo Arena (Maanape), Maria do Rosário, (Iquirí), Joanna Fomm (Sofara), Rafael de Carvalho (Caapora), Nazareth Ohana, Zezé Macedo, Wilza Carla, Myriam Muniz (femme de Venceslau), Edy Siqueira, Carmem Palhares, Maria Clara Pelegrino (bonne de Venceslau), Waldir Onofre, Hugo Carvana (homme au canard), Maria Leticia, Guara Rodrigues (Bum) (sous le nom de Guaracy Rodrigues), Maria Lucia Dahl (Iara), Tite de Lemos (voix du narrateur), Leovegildo Cordeiro, Márcia Tânia, Maria Carolina Withaker

La bande originale est composée de Hetor Villa-Lobos , Borodine, Strauss,

Mandu Sarará, de Mario de Andrade et Jards Macalé ,

Tapera Tapejara, de Mario de Andrade et Jards Macalé

Cecy e Pery, de Principe Pretinho avec Dalva de Oliveira

Sob uma cascata, de Francisco Alves

E papo firme, de Renato Correa et Donaldson Gonçalves avec Roberto Carlos

Arranha-Céu, de Orestes Barbosa et Sílvio Caldas, avec Silvio Caldas
Cinderela, de Adelino Moreira avec Angela Maria

Respeita Januario, de Luiz Gonzaga et Humberto Teixeira, avec Luiz Gonzaga

Mulher, de Custodio Mesquita et Sady Cabral, avec Sílvio Caldas

Manganga, de Geraldo Nunes, avec Wilson Simonal,

Toda Colorida, avec Jorge Bem

As tuas Mãos, de Pernambuco et Antonio Maria

Paisagens da minha terra, de Lamartine Babo, avec Francisco Alves

En 1973 cette samba enredo Macunaima de Norival Reis et Davi Antônio Correia est chantée par Clara nunes

Samba enredo do Portela lors du carnaval 1975 :

Portela apresenta

folclore tradições

Milagres do sertão à mata virgem

Assombrada com mil tentações

Cy, a rainha mãe do mato, oi

Macunaíma fascinou

Ao luar se fez poema

Mas ao filho encarnado

Toda maldição legou

Macunaíma índio branco catimbeiro

Negro sonso feiticeiro

Mata a cobra e dá um nó

Cy, em forma de estrela

À Macunaíma dá

Um talismã que ele perde e sai a vagar

Canta o uirapuru e encanta

Liberta a mágoa do seu triste coração

Negrinho do pastoreio foi a sua salvação

E derrotando o gigante

Era uma vez Piaiman

Macunaíma volta com o muiraquitã

Marupiara na luta e no amor

Quando para a pedra para sempre o monstro levou

O nosso herói assim cantou

Vou-me embora, vou-me embora

Eu aqui volto mais não

Vou morar no infinito

E virar constelação

Adaption pour le théâtre aussi grâce à Antunes Filho et la Companhia Paulista de Teatro en 1978

Une adaption en opéra tupi en 2008 par Iara Rennó avec la participation de noms illustres comme Tom Zé, Tetê Espíndola, Anelis Assumpção, Funk Buia, Siba, Moreno Veloso, Buguinha Dub, Barbatuques, Arrigo Barnabé, Kassin, Maurício Takara, Daniel Ganjaman, Alexandre Basa, Beto Villares, Benjamin Taubkin, Quincas Moreira, Toca Ogã, Da Lua, Bocato, Fuloresta, Dante Ozetti,

Un disque en est sorti Macunaíma, ópera tupi avec comme morceaux Macunaíma 5’36, Mandu Sarará 4’40, Nina Macunaima 4’49, Conversa 4’02, Quando mingua a Luna 3’56, Jardinheiro, Naipi, Bamba querê, Dói Dói Dói, Na Beira do Uraricoera, Valei-me, Ruda, Tapera, Boi

On a même eu un opéra ballet en 2014 avec cette même Iara Rennó

Afrodystopie, Nicki Minaj et éblouissements

Tout le monde sait depuis Thomas More (1516) et son ouvrage Utopia ce qu’est l’utopie. C’est le contraire du réel. Mais l’utopie se caractérise par le recherche d’une société idéale tendant vers le bonheur. La dystopie c’est une  utopie tendant vers le malheur. Mise à distance du réel  comme l’a théorisé Guy Debord en son temps. Selon Joseph Tonda, sociologue gabonais, chercheur entre autres à EHESS nous en sommes venus désormais à « la société des éblouissements ». Dans son ouvrage L’impérialisme postcolonial. Critique de la société des éblouissements (Editions    Karthala) (2015) une société qui va bien au delà par la fascination qu’elle exerce sur les peuples les plus divers à travers le monde. A travers l’image, les films, les écrans, youtube, facebook des contenus sont véhiculés qui promeuvent une sorte de postcolonialisme impérialiste. Ces images, ces films, ces clips éblouissent, fascinent séduisent, nous rendent dépendants d’une vision capitaliste de la société. Inconsciemment nous absorbons comme des buvards gourmands jamais rassasiés ces tonnes d’images, ces tonnes d’imaginaires qui vont se fondre dans notre inconscient. Nous sommes colonisés par cette civilisation non seulement des écrans mais des sons et des habitudes culinaires. Certains appellent ça la mondialisation Joseph Tonda définit cela dans une approche marxienne comme la société des éblouissements.

Dans l’ouvrage     d’ Aldous Huxley (1894-1963)          Brave New  World (1932), le Meilleur des Mondes c’est d’un monde dystopique qu’il s’agit, un monde régi sur des principes qui ne sont pas harmonieux, des principes qui tiennent plus au controle au totalitarisme, à l’enfermement qu’à la liberté, à l’égalité  et au libre-choix. Y figure en épigraphe cette citation de Nicolas Berdiaff

«Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante: comment éviter leur réalisation définitive?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique moins «parfaite» et plus libre.»

D’autres écrivains comme Georges Orwell (1903-1950)  et son 1984 (1949) ou Ray Bradbury (1920-2012) et son Fahrenheit 451 (1953) se sont attachés à décrire ces univers dystopiques.

Big brother n’est plus un secret pour personne dans nos sociétés européennes  dominées par la technologie et les images, les caméras et les ordinateurs.

Joseph Tonda parle d’afrodystopie c’est-à-dire de ces utopies  négatives qui font le quotidien imaginaire des afrodescendants à travers le monde et il analyse par exemple le succès du film américain  Black Panther en Afrique dont une partie de l’intrigue se déroule justement en Afrique dans le pays utopique de Wakanda, le succès du clip Anaconda de Nicki Minaj qui se déroule selon lui dans une forêt africaine. Alors qu’il y  avait autrefois une mise à distance dans le processus de colonisation, à l’ère du post-colonialisme on a affaire à une sorte d’auto-colonisation heureuse et fascinée à travers les média. Chaque écran, chaque portable est un vecteur par lequel entre les germes de la destruction des aspiration de poursuite du bonheur légitimement porté par les membres des sociétés dites archaïques ou traditionnelles. Ce miroir déformant des images amènerait des millions de migrants à travers le monde à vouloir intégrer ce flux néolibéral des échanges. C’est le fameux et en même temps de Macron à la puissance grand P : je suis producteur et en même temps marchandise. Qu’on soit à Johannesburg, à Douala, à Libreville, à Rabat, à    New Delhi, à   Pointe-à-Pitre, à Port-au-Prince ou à Rio de Janeiro pour ne citer qu’eux, les images déferleraient sur nos inconscients. Nous donnerions à ces images conçues pour être décodées subliminairement par nos cortex cérébraux libre accès à nos enfants, à nos idéaux, à nos envies. Nous serions en somme nos propres fossoyeurs.

Pour bien saisir l’idée de Joseph Tonda regardons un peu le clip de Nicki Minaj qui a gagné le prix de la meilleure vidéo hip hop au MTV Video Music Awards de 2014. Pour la petite histoire il a été visionné sept cents quatre vingt-treize  millions deux cents soixante douze mille huit cents quatre-vingt-onze fois au jour d’aujourd’hui presque 4 ans après sa mise en ligne.

My anaconda don’t, my anaconda don’t
My anaconda don’t want none unless you got buns, hun
Boy toy named Troy used to live in Detroit
Big dope dealer money, he was gettin’ some coins
Was in shootouts with the law, but he live in a palace
Bought me Alexander McQueen, he was keeping me stylish
Now that’s real, real, real
Gun in my purse, bitch, I came dressed to kill
Who wanna go first? I had them pushing daffodils
I’m high as hell, I only took a half a pill
I’m on some dumb shit, by the way, what he say?
He can tell I ain’t missing no meals
Come through and fuck him in my automobile
Let him eat it with his grills and he tellin’ me to chill
And he telling me it’s real, that he love my sex appeal
Say he don’t like ’em boney, he want something he can grab
So I pulled up in the Jag, and I hit him with the jab like
Dun-d-d-dun-dun-d-d-dun-dun
My anaconda don’t, my anaconda don’t
My anaconda don’t want none unless you got buns, hun
Oh my gosh, look at her butt
Oh my gosh, look at her butt
Oh my gosh, look at her butt
(Look at her butt)
Look at, look at, look at
Look, at her butt
This dude named Michael used to ride motorcycles
Dick bigger than a tower, I ain’t talking about Eiffel’s
Real country-ass nigga, let me play with his rifle
Pussy put his ass to sleep, now he calling me NyQuil
Now that bang, bang, bang
I let him hit it cause he slang cocaine
He toss my salad like his name Romaine
And when we done, I make him buy me Balmain
I’m on some dumb shit, by the way, what he say?
He can tell I ain’t missing no meals
Come through and fuck him in my automobile
Let him eat it with his grills, and he telling me to chill
And he telling me it’s real, that he love my sex appeal
He say he don’t like ’em boney, he want something he can grab
So I pulled up in the Jag, Mayweather with the jab like
Dun-d-d-dun-dun-d-d-dun-dun
My anaconda don’t, my anaconda don’t
My anaconda don’t want none unless you got buns, hun
Oh my gosh, look at her butt
Oh my gosh, look at her butt
Oh my gosh, look at her butt
(Look at her butt)
Look at, look at, look at
Look, at her butt
Little in the middle but she got much back
Little in the middle but she got much back
Little in the middle but she got much back
(Oh my God, look at her butt)
My anaconda don’t, my anaconda don’t
My anaconda don’t want none unless you got buns, hun
My anaconda don’t, my anaconda don’t
Don’t want none unless you got buns, hun
Oh my gosh, look at her butt
Oh my gosh, look at her butt
Oh my gosh, look at her butt
(Look at her butt)
Look at, look at, look at
Look, at her butt
Yeah, he love this fat ass, hahaha!
Yeah! This one is for my bitches with a fat ass in the fucking club
I said, where my fat ass big bitches in the club?
Fuck the skinny bitches! Fuck the skinny bitches in the club!
I wanna see all the big fat ass bitches in the muthafuckin’ club
Fuck you if you skinny bitches, what?! Kyuh
Haha, haha
I got a big fat ass (ass, ass, ass)
Come on!
Bon, moi je n’ai pas le même point de vue que Joseph Tonda mais peut-être suis-je déjà aliéné et ce ne serait pas anormal étant originaire des Caraïbes influencé par les vents qui viennent du continent américain du nord et du sud comme ceux venant  d’Europe ou d’Afrique. Cette chanson qui parle d’anaconda et de derrière est tout à fait explicite quel que soit le public. Le décor est un décor factice presque de carton pâte qui contraste avec la richesse et le rythme de la vidéo et de la chorégraphie. J’imagine que si réellement Nicki Minaj avait voulu symboliser la jungle africaine elle aurait pris un avion avec tous ces danseurs pour ce faire. Je me souviens que Michael Jackson était venu à Salvador en son temps pour tourner un clip avec Olodum. En outre il ne faut pas aller bien loin pour symboliser une forêt vierge il suffit d’aller en Amazonie.
Il y a certes une hutte en paille ou en torchis mais on trouve ces huttes en territoire indigène amérindien. Joseph Tonda  dit qu’il y a des hordes de Nicki Minaj en Afrique dans toutes les capitales. Moi je dirais qu’il y a toutes les femmes qui ont un gros derrière et qui savent s’en servir qui l’accompagnent et la prennent peut être comme modèle, et tous les hommes qui aiment les gwobonda, qu’il ya aussi toutes les femmes qui n’ont pas ce derrière et qui en rêvent, cela fait beaucoup de monde. Maintenant je crois que le modèle génétique du postérieur proéminent est un modèle africain. Donc je ne vois pas pourquoi Tonda  voudrait qu’au nom du refus du post-colonialisme on impose aux femmes africaines d’intervenir à coups de chirurgie esthétique, d’implants et d’injections de graisses sur leurs derrières comme cela se fait dans certains pays. Je crois plutôt qu’en l’espèce c’est le modèle africain qui se globalise mais c’est un modèle africain authentique de danse qu’elle reprend le n’dombolo. cette façon suggestive de danser en secouant les fesses frénétiquement, on a même le papillon c’est aucunement américaine ni européenne. Donc je crois qu’il ya plusieurs niveaux d’analyse. un niveau où la danse est extraite comme une plante de son environnement local et placée sous une serre tropicale  mondialisée avec certes des modifications génétiques inévitables dues aux OGM. Ensuite ce modèle étant validé économiquement par l’inconscient planétaire il revient multiplié sur ceux qui en étaient les détenteurs originaux. Je crois qu’on a tort de ne vouloir toujours voir que le modèle globalisé qui règne en Occident, le modèle occidental  pour faire vite, est un modèle supérieur. Si on se fie au succès de danses comme le zouk, la lambada, le reggae, la salsa, la zumba, ce sont des danses de métissage  qui rencontrent aussi bien du succès en   local qu’ en global.   et que l’espace caribéen est l’espace privilégié de ce métissage , de cette réinterprétation des mythes fondateurs.
Je crois que les religions ont freiné les corps et que les danses ont été réprimées aussi bien par l’Islam que par le protestantisme et le catholicisme. Je me suis aperçu lors de mon séjour à Mayotte de 8 mois que là-bas c’est la musique africaine qui tient le haut du pavé chez les jeunes immigrés comoriens agés e 11 à 16 ans. Elle  peut être sudafricaine, congolaise, rwandaise , les jeunes aiment le hip hop mais un hip hop à l’africaine très sexuel, très suggestif.   Dans de tels pays où les corps sont presque en permanence voilés, et où hommes et femmes se côtoient dans des univers parallèles, extrêmement codifiés, la danse est symbole de libération. Et le voile et le salouva n’empêchent nullement les femmes de montrer leur sensualité.
J’ai eu souvent à discuter sur la culture mahoraise et je me suis souvent moqué en rigolant de la structure clanique des familles leur mettant en avant les avantages de l’individu par rapport au groupe.   je me suis rendu compte à ce moment là que sans le vouloir j’étais devenu  l’agent de l’Occident, ça oui, car justement je venais en Afrique coloniser par la langue française l’esprit des jeunes enfants en leur enseignant le Père Noël, Noël, en leur faisant chanter des chansons de Noel, les crêpes de la chandeleur liées aux Rois Mages alors qu’ils avaient leur propre iconographie religieuse  quotidienne islamique . Je crois pour ma part prenant Mayotte pour exemple, et tout en sachant que Mayotte n’est pas le monde, ou n’est pas l’Afrique selon certains, que Mayotte c’est en même temps, l’ Afrique, l’Inde, Madagascar et l’Arabie Saoudite avant toute autre chose. J’ai été surpris par exemple que beaucoup ne sachent pas leur âge, leur date de naissance, et ignorent jusqu’à ce qu’est un signe astrologique.    J’ai surtout réalisé la prégnance du clan lors des mariages, lors des maladies et lors de la mort. tout se traite au niveau du clan, de la maison familiale. Cela peut représenter 200 à 300 personnes tout de même qui à la manière d’une ruche fonctionnent en intelligence tous unis vers un même but. Les femmes sont maîtresses chez elles et propriétaires de leur maison. Je ne crois pas que quel que soit les mouvements internationaux, les films, les clips, les femmes abdiquent de leur pouvoir à Mayotte. certes c’est un pouvoir relatif puisque  leurs maris peuvent avoir plusieurs épouses.   Chaque société a ses codes. parmi ceux de Mayotte il y en a un qui m’a surpris : c’est l’obligation pour le père de construire une maison pour  chacune de ses filles  pour que lors du mariage elle ne dépende pas de son mari.
Là où je pense que Tonda a tort c’est quand il parle de néocolonialisme. il y a eu de tous temps chez les colonisés certains qui se joignaient au mode de vie des colonisateurs, qui abjuraient leur foi pour une autre au nom du réalisme politique   et cela aussi bien chez les chrétiens, les juifs, les musulmans que les protestants.  Les nouveaux missionnaires cathodiques existent aussi bien aux Etats-Unis qu’au Brésil.
Pour en revenir à Nicki Minaj,  ses origines origines sont clairement métissées. Elle est née à Trinidad en 1982 d’un père d’origine hindou-trinidadienne et d’une mère d’origine afro-trinidadienne. Elle est née Onika Tanya Maraj  et a vécu jusqu’à l’âge de 5 ans avec sa grand-mère à Trinidad avant de retrouver ses parents à New York aux USA. Elle fait donc partie  en quelque sorte de ce monde globalisé. elle vit peut être une utopie et telle Hythlodée raconte ses histoires même si elle sait que l’Anydre, le fleuve qu’elle remonte tous les jours  en bateau sans en trouver jamais la source est un fleuve sans eau. De là à en faire de cette déesse callipyge, cette deusa culona post-moderne comme le dit le sociologue gabonais une « transfiguration du mythe africain de Mami Wata ». Chacun a le droit de croire aux esprits qu’il veut mais il n’est pas clair pour moi le fait de savoir si le sociologue croit lui en Mami Wata et s’il croit que Mami Wata peut servir de germe à une libération du joug post-colonialiste qui étouffe l’Afrique. Je ne sais si les fétiches que sont le sexe, la violence et l’argent que dénoncent Tonda et qui sont pour le moins de son point de vue du côté du néo-colonialisme ne résultent pas en fait d’une vision pentecôtiste quihttps://youtu.be/WEDjY3bcloI voit le Diable dressé partout avec un phallus tendu et sanglant chastement ceint de dollars, d’euros et de francs cfa. Tonda nous évoque outre Nicki Minaj, Naffissatou Diallo (vous vous souvenez ? DSK ? New York ?), Johnny Chien Méchant, alias Lufua Luwa, alias Matiti Mabé du livre éponyme de Emmanuel Dongala , Modogo, tous agents autant qu’ils le sont du post-colonialisme africain. Je m’étonne qu’il n’ait pas cité Prince, Pharrel Williams, James Brown.
Moi je constate que jeune j’ai été abreuvé des sons africains qui évoquaient les zombies, Fela Kuti le nigérian, et consorts. Je suppose qu’ils étaient eux aussi des suppôts de Satan selon la lecture du sociologue. allez je m’y replonge car selon moi Fela a faut plus pour la conscientisation de l’Afrique et des afro-descendants que n’importe quel sociologue fût il de l’université de Libreville.
Zombie o, zombie (Zombie o, zombie)
Zombie o, zombie (Zombie o, zombie)
Zombie no go go, unless you tell am to go (Zombie)
Zombie no go stop, unless you tell am to stop (Zombie)
Zombie no go turn, unless you tell am to turn (Zombie)
Zombie no go think, unless you tell am to think (Zombie)
Tell am to go straight
A joro, jara, joro
No break, no job, no sense
A joro, jara, joro
Tell am to go kill
A joro, jara, joro
No break, no job, no sense
A joro, jara, joro
Tell am to go quench
A joro, jara, joro
No break, no job, no sense
A joro, jara, joro
Go and kill! (Joro, jaro, joro)
Go and die! (Joro, jaro, joro)
Go and quench! (Joro, jaro, joro)
Put am for reverse! (Joro, jaro, joro)
Joro, jara, joro, zombie wey na one way
Joro, jara, joro, zombie wey na one way
Joro, jara, joro, zombie wey na one way
Joro, jara, joro
Attention! (Zombie)
Quick march!
Slow march! (Zombie)
Left turn!
Right turn! (Zombie)
About turn!
Double up! (Zombie)
Salute!
Open your hat! (Zombie)
Stand at ease!
Fall in! (Zombie)
Fall out!
Fall down! (Zombie)
Get ready!
Halt!
Order!
Dismiss!
Chase the DEvil par Max roméo
  https://youtu.be/WEDjY3bcloI

King of the Hill

Vous connaissiez ? J’en doute. The Simpsons, oui mais King of the Hill, je ne crois pas.

Au Québec la sitcom d’animation est connue sous le nom Les Rois du Texas. Pourtant cette série a tourné aux États Unis sur la Fox entre 1997 et 2010. Pendant treize saisons les personnages ont enchanté par leur humour un peu sec du Sud des États-Unis. Les auteurs sont Mike Judge et Greg Daniels. Mike Judge est aussi le créateur d’une autre série d’animation appelée Beavis and Butthead qui a sévi sur MTV entre 1993 et 2011.

Beavis and Butthead sont deux ados complètement dingues de musique heavy metal originaires de Highland, Texas tandis que King of the Hill met en scène comme personnage principal Hank Hill, vendeur de gaz propane à Arlen, Texas. Autour de lui gravitent sa femme Peggy, son fils Bobby, ses voisins Bill, Dale and Jeff, sa nièce Luanne, le mari de cette dernière Lucky, et Connie, l’amie de Bobby, fille de Kang, un laotien voisin de Hank.

Vous avez dû aussi voir quelques épisodes de South Park dont les auteurs Trey Parker et Matt Stone citent comme influence Beavis and Butthead.

South Park c’est l’histoire de quatre garçons de South Park, Colorado : Stan, Kyle, Kenny et Cartman. Ces enfants sont d’abord des élèves de 3rd grade pendant 3 saisons pour enfin passer en 4th grade à partir de la saison 4. Elle à commencé en 1997sur Comedy Central et continue encore à sévir.

Avec l’arrivée de Barack Obama au pouvoir étrangement aussi bien King of the Hill que Beavis and Butthead ont mis la clé sous la porte. Argument utilisé : coût faramineux.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump ces séries reprennent du poil de la bête. On commence à imaginer une suite. Et King of the Hill vient d’être reprogrammé sur la chaîne américaine Adult Swim, chaîne concurrente de Netflix. Il faut dire que King of the Hill c’est un peu la voix de l’ Amérique profonde, celle du Sud des États-Unis, celle des rednecks. Alors que les Simpsons créés par Matt Groening avec ses personnages récurrents Homer Simpson, inspecteur de sécurité à la centrale nucléaire, sa femme Marge et leurs trois enfants Bart, l’aîné, Lisa la cadette et Maggie, la benjamine, tous originaires de la ville fictive de Springfield seraient la voix du monde ouvrier du Midwest.

Chapeau melon et bottes de cuir : a suit is a man’s armour selon double zero seven et ses ersatz

Dans les années 60 (de 1961 à 1969) cette série british qui mêlait allègrement espionnage, contre-espionnage, MI 5, MI 6  et science-fiction, me passionnait. En langue originale c’était The Avengers avec Patrick Macnee (John Steed) et Honor Blackman (Cathy Gale) Diana Rigg ( Emma Peel, l’épitomé de l’élégance, saison 4 et 5) ou Linda Thorson (Tara King)(saison 6) dans les rôles principaux. Deux agents secrets de sa Majesté aux prises avec toutes sortes de « villains ». Une débauche de mode british, parapluie (umbrella), chapeau melon (bowler hat) (qui peuvent en cas de besoin s’avérer des armes redoutables), costume 3 pièces cravate  toujours impeccable, jamais froissé, fait sur mesure pour monsieur by Audrey Liddle et Ambren Garland, ses costumiers qui se faisaient tailler les vêtements sur Regent street par Bailey and Weatherhill et à un certain moment  Pierre Cardin  et garde-robe de cuir et autres matières moulantes trendy pour Emma Peel by John Bates (saison 4) et Alun Hughes (saison 5).

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Ce dernier continuera avec Tara King (saison 6) sauf pour 6 épisodes où va intervenir  Harvey Gould. Le charme, l’humour, le flegme  et la sophistication à l’état pur. Et les voitures british, que du vintage : des Bentley, des Jaguar, des Rolls Royce , des Vauxhall, des Lotus  en veux-tu en voilà. 161 épisodes de 50 minutes qui à la fin étaient diffusés dans 90 pays. J’en retiens une phrase :

A suit is a man’s armour.        Le costume c’est l’armure de l’homme.

Mrs Peel est une veuve puisqu’elle a perdu son mari pilote d’essai. Elle est riche, belle et indépendante. Elle occupe un appartement chic (une penthouse) et est une femme libre, qui domine le judo et le karaté, une rose d’Angleterre, qui occupa, je peux le confesser, nombre de mes fantasmes de jeune ado. Au volant de sa Lotus Elan elle était irrésistible. Entre 1976 et 1977 ce furent les New Avengers toujours avec Patrick Macnee mais avec d’autres agents secrets pour lui donner la réplique comme Joana Lumley (as Purdey) et Gareth Hunt (as Mike Gambit)

J’adorais le thème musical d’ Avengers de Laurie Johnson. En 1998 un film est sorti Avengers avec  Ralph Fiennes dans le rôle de Steed et Uma Thurman dans le rôle de Dr Peel. Dans ce film on entend la voix off (cameo) de Patrick Macnee qui joue le rôle d’Invisible James. Sean Connery, James Bond originel, y joue le rôle  de Sir August de Winter , un méchant. Comme souvent la copie n’égale pas l’original. Certes on a toujours les mêmes personnages, les mêmes vêtements mais l’esprit n’y est plus. Les costumes sont d’Anthony Powell mais chez le Steed de la série de télévision la mode qui nous est donnée à voir est du type équestre (le nom Steed d’ailleurs évoque cet aspect équestre) presque edwardienne tandis que la mode sur Avengers 1998 est la mode de la City. Je retiendrai pourtant sur la bande  musicale du film sous la direction de Bruce Wooley dans laquelle figure Storm chanté par Grace Jones  and the Radio Science Orchestra.

Steed (1922-2015) n’est plus  Peel (1938-) continue. Ainsi va la vie. Roger Moore, le protagoniste du Saint est encore là, alive and kicking, tout comme un autre 007 Sean Connery.

007 fruit de l’imagination de Ian Flemming (1908-1964) a connu le noir et blanc puis la couleur. Sujet indéfectible de Sa Majesté il apparaît dans Casino royale (1953), Live and let live (1954), Moonraker (1955), Diamonds are forever (1956), From Russia with Love (1957), Dr. No (1958), Goldfinger (1959), For your eyes only (1960), Thunderball (1961), The spy who loved me (1962), On her Majesty’s Secret Service (1963), You only live twice (1964), The man with the golden gun (1965) et Octopussy and the living daylights (1966). Même  Patrick Macnee  lui aussi joua le rôle de Sir Godfrey Tilbett dans A view to a kill dans un James Bond tout comme deux de ses partenaires : Honor Blackman qui prit le nom de Pussy Galore dans Goldfinger (1964) et Diana Rigg qui devient Contessa Teresa di Vicenzo et fut la seule à passer la bague au doigt à Bond, James Bond dans On her Majesty’s Secret Service (1969)

Là encore ce ne sont pas les histoires, les synopsis qui restent mais la musique de John Barry et des titres  comme Goldfinger (1964), Moonraker et Diamonds are forever et la voix de Shirley Bassey  ainsi que Live and let die de Paul MacCartney and Wings sans oublier Thunderball de Tom Jones

 

 

 

Que le meilleur gagne le rififi de la coupe du monde de la fifa!

Déjà presque’une semaine que la coupe du monde de la FIFA a débuté en Russie. c’ets parti pour 32 jours de match sur 12 stades russes. Les matches sont retransmis à travers le monde en exclusivité. A la radio RMC diffuse les 64 matchs en intégralitéLes roits TV sont exponentiels et je ne parle pas de marketing. Ici en France TF1 propose au total 28 rencontres : les matches de l’équipe de France en clair parmi les 16 matches de poules, 5 huitièmes de finale, 3 quarts e finale, les deux demi-finales et la finale. BeIN Sports,   est titulaire des droits de tous les autres matches. Si je veux par exemple voir tous les matches de l’équipe du Brésil il va falloir dribbler, feinter. J’ai essayé de me brancher sur la Globo brésilienne. 0u sur la télé péruvienne pour voir le match Pérou, no way ! C’est le blocus total, intercontinental. Chacun est jaloux de ses droits. Il est vrai que la coupe du monde la Fifa c’est la poule aux oeufs d’or pour les télévisions. Cela draine du public donc des ressources publicitaires et les chaînes et les sponsors ont donc investi gros. Il faut pour que tous amortissent leurs frais que l’équipe de France aille le plus loin possible et que les têtes d’affiche ne tombent pas dès la phase de poule.

Le Mondial 2018 c’est 32 équipes réparties en 8 poules de 4 pays. Dès les huitièmes de finale on se retrouve avec 16 équipes, puis  huit équipes en quarts de finale, quatre équipes en demi-finale et deux équipes en finale.

Au total il y aura 64 matchs. En 2026 on aura droit à 48 équipes pour 80 matchs.

Si on en croit le classement mondial officiel fifa coca cola en date du 7 juin 2018  les 10 meilleures forces en présence sont 1 L’Allemagne 2. Le Brésil 3. La Belgique 4. Le Portugal 5. l’Argentine 6. la Suisse, 7. La France, 8. La Pologne, 9. le Chili, 10. l’Espagne (soit 7 équipes européennes et trois sud-américaines)

S’il y a une logique dans le sport c’est parmi ces  dix-là que se trouve le futur vainqueur de cette édition 2018. Certes il y  a des outsiders, des tocards, des challengers qui vont tenter de créer la surprise. La grosse côte ! On a vu en cette première semaine 11 équipes ( 2 sud-américaines, 2 asiatiques, 6 européennes, une africaine) qui ne font pas partie de ce top 10 comme l’Uruguay, l’Islande, le Danemark, le Japon, la Suède, l’Iran, le Sénégal, la Croatie, la Serbie, le Mexique, l’Angleterre créer la surprise et vaincre ou faire jeu égal avec les favoris. Mais les huit groupes sont ainsi faits dans le sens de protéger les équipes mieux classées en les mettant têtes de série ce qui permet d’éviter des affrontements entre grosses pointures. Qui sortira le premier la queue basse de ce rififi planétaire ?

La Russie pays organisateur, les sept premiers du classement mondial de la FIFA  publié en octobre 2017 (Allemagne, Brésil, Portugal, Argentine, Belgique, Pologne, France)

Les seconds couteaux au tirage étaient en raison de leur classement l’Espagne, la Suisse, l’Angleterre, la Colombie, le Mexique, l’Uruguay, la Croatie, le Pérou

Les troisièmes couteaux sont le Danemark, l’Islande, le Costa-Rica, la Suède, la Tunisie, l’Egypte, le Sénégal, l’Iran

Les quatrièmes couteaux sont la Serbie, le Nigéria, le  Japon, le Panama, le Maroc, la Corée du sud, l’Arabie Saoudite et l’Australie.

Quand on regarde cette distribution et qu’on voit les résultats jusqu’à présent on est obligé de constater que le peloton de tête de ceux qui peuvent se qualifier pour les huitièmes de finales à élimination directe donne la part belle aux seconds couteaux (Angleterre, Mexique, Uruguay, Croatie qui ont fait le plein des points avec la Suisse et l’Espagne en embuscade), aux troisièmes couteaux (Danemark, Suède, Sénégal et Iran qui eux aussi ont fait banco avec l’Islande qui se trouve en embuscade), aux quatrièmes couteaux (la Serbie et le Japon ont engrangé les 3 points de la victoire).

Qu’en est-il des favoris ? La plupart des têtes d’affiches sont en ballottage. (seuls la Russie, la Belgique et la France ont remporté leur premier match) : l’Allemagne a perdu, la Pologne a perdu, le Portugal, le Brésil et l’Argentine ont fait match nul. Il ya comme une odeur de roussi ! Les sélectionneurs sont prévenus ! Il va falloir ferrailler dur pour se qualifier et non se reposer sur des statistiques comme celle qui dit que le Brésil a toujours dépassé le stade des seizièmes de finale depuis 1970.

Certes on le rappelle à longueur de journée on peut perdre le premier match et devenir champion du monde. Certes tout est possible dans le champ des possibles. Il est hasardeux de faire des pronostics mais la tendance est claire. Il va y avoir du rififi à la coupe du monde de la fifa. Je vous le garantis. Quelques gros vont tomber. Lesquels ?

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Moi en tout cas je ne suis pas chauvin. A ce niveau là je me mets hors-jeu. je peux mériter le carton rouge ou le jaune, peu importe ! Que le meilleur gagne ! Moi ce qui m’intéresse c’est le beau jeu, les beaux dribbles, les belles passes, les débordements, les longues chevauchées, les beaux arrêts, les coups francs dans la lucarne, les corners tirés au cordeau, un bon arbitrage, du fair play et bien évidemment des buts. Que du bonheur ! Je ne regarde le foot que lors des grands événements comme en France Coupe du Monde et   Coupe d’Europe. Au Brésil    il m’arrive de regarder la finale de la Copa dos Libertadores mais ce n’est pas systématique. Ce qui est sûr c’est que je ne suis pas un supporter acharné fanatique ni d’une équipe régionale ni d’une équipe nationale. Au Brésil comme en France on est sommé de choisir une équipe et s’identifier à un clan. J’ai failli à un moment de ma vie supporter l’équipe de foot de Nîmes qui était alors en seconde division. Peut être que si j’étais en Guadeloupe je supporterais le Cygne Noir. Je n’en sais rien. Quand j’habitais Salvador on me sommait de choisir entre Vitoria et Bahia et j’ai choisi Bahia, plus pour m’opposer à mes beaux frères et amis qui étaient supporters  – là-bas on dit torcedores – du Vitoria que pour une autre raison. Là-bas au Brésil le football est atavique. Il circule comme le sang de père en fils. Si on est de père vascaino les enfants petits enfants et arrière-petits-enfants seront vascainos. Moi à un moment je me suis revendiqué du Botafogo parce que j’aimais le nom, le drapeau et le maillot mais je ne suis pas vraiment botafoguense, je ne connais aucun joueur de l’équipe.

Au brésil la dimension du football est extraordinaire, il y a des terrains de foot partout. On peut jouer le soir jusqu’à 22 heures , le dimanche matin tout le monde se retrouve aux aurores pour le baba, la partie de foot entre amis, entre coreligionnaires. Après le match il y a la traditionnelle troisième mi-temps où la bière coule à flots jusqu’à l’heure du déjeuner. Or je suis athée donc je n’aime pas ces grands-messes obligatoires. Il m’est arrivé de jouer dans un club en cadet au COMB (club olympique multisports de Bagneux) où je jouais comme ailier droit. Quand je me suis rendu compte que la pratique de ce sport me prenait tous mes week-ends j’ai laissé tomber. J’ai continué ensuite à jouer régulièrement avec des amis. Le dimanche matin, juste à la sortie des boîtes, on se retrouvait parfois pour jouer en haut de Bagneux sur un vrai terrain. Le plus extraordinaire c’est que je ne suis jamais allé voir un match de football national comme international que ce soit en France ou au Brésil. Cela peut tenir au fait que mon père n’était pas sportif. je ne l’ai jamais vu jouer au football ni regarder un match. Il aimait regarder le cyclisme et le patinage artistique. Moi aussi mais j’aime aussi l’athlétisme et en particulier l’athlétisme aux Jeux   Olympiques ou aux Championnats du Monde, le tennis, le basket. je regardais même quand j’habitais aux Etats-Unis les matches de baseball et de football américain. Et quand Ayrton Sena dominait la formule 1 je regardais les grands prix de Formule 1