Ma première éclade

Vaut mieux tard que jamais mais je peux le crier désormais à la ronde: j’ai mangé une éclade ! Une vraie de vraie en Charente Maritime pas dans un restaurant ! A Saintes à la campagne. Je dois remercier nos hôtes pour cette éclade d’adieu qui clôturera pour nous un séjour de deux ans en Charente -Maritime. Une éclade vraie de vraie ça commence par des moules ni trop grosses ni trop petites. Il faut de la main d’oeuvre pour les installer d’une certaine façon sur le billot de bois pour qu’elles puissent s’ouvrir et cuire de la façon la plus harmonieuse. Il faut avoir récolté à la bonne saison les aiguilles de pin, non au sol qui pourrait les contaminer, mais sur des pins coupés. Il faut les avoir stockés dans un sac en attendant les beaux jours où l’on fera au grand air de son jardin cette éclade, spécialité e Charente-Maritime. Oh vous trouverez des éclades dans les restaurants, parfois, mais rien ne vaut l’éclade au grand air sous un figuier qui vous sert de tonnelle à l’abri d’un parasol pour vous préserver des rayons ardents de l’été indien de septembre.

Surtout n’assaisonnez pas, n’y versez ni vin ni Pineau des Charentes, ni cognac pourtant proches. L’éclade qui se respecte ne doit contenir que des moules et des aiguilles de pin comme ingrédients de base. Vous installez donc vos moules sur le billot de bois, vous les couvrez abondamment d’aiguilles de pin et d’une allumette vous mettez le feu à la chose. Oh je n’oublierai jamais le chant e la moule qui vous déclare sa flamme dans la chaleur du midi de septembre. Oh elles ne le font pas toutes, ce jour-là seule une a fait sa diva, seule une a chanté. Et son chant d’alto était plus intense que tous les trémolos de la Callas. Pour apéritif ce fut du vin de noix, du Pineau et du Gaillac , servi avec des copeaux de melon qui ressemblaient à s’y méprendre à du fromage hollandais. Puis ce furent nos moules cendrées à point. Toutes chaudes et brûlantes. L’éclate ne se déguste pas froide. C’est chaude qu’elle se déguste. C’était autrefois le plat des pauvres pêcheurs de moules qui ainsi se nourrissaient pour survivre. Il faut donc lui garder cette simplicité. Mes hôtes qui ne sont pas charentais pour rien ont dégusté cette éclade en la grignotant avec du pain et du beurre. Moi je les ai englouties l’une après l’autre sans extrême-onction de la sorte. J’en ai presque oublié de boire le vin qui fut servi, un Bourgogne aligoté que j’avais ramené. Ces moules furent suivies d’une salade de pâtes aux tomates et à la mozzarella avec du basilic où je pus récupérer sur les autres convives le retard que j’avais accumulé dans la prise de haute lutte des moules. Car il faut savoir les faire s’ouvrir en glissant une coque contre l’autre et en s’aidant de l’Opinel pour les déloger de la demi-coquille où elles aiment se recroqueviller. S’ensuivit un plateau de fromages où je me régalai sur un camembert Lepetit moulé à la louche, voluptueusement caressé sur une tranche de pain de campagne beurré , laissant aux autres le soin de s’approprier le chèvre et la brebis et autre vache. Un gâteau aux figues du jardin accompagné d’un café vint conclure cette épopée fantastique. Dans quinze jours je parcourrai la Grèce et j’espère y vivre des aventures gastronomiques aussi intenses que celles que j’ai vécues en deux ans à Saintes.

Ducana, saltfish, chop up

Ce matin j’avais sur watsup une conversation live avec les Caraïbes. Ma cousine Loreen d’Antigua, Baltimore comme moi, m’a donné la recette du Ducana, saltfish and chop up. Je suis en effervescence, je regarde par la fenêtre à Saintes en Charente -Maritime, France, Europe et je vois poindre la mer ! la mer des Caraïbes en plein Saintes à deux cents mètres de l’abbaye. à deux cents mètres de la Charente. Incredible but true. Je tends les bras et je cueuille les alizés comme des fruits mûrs d’un pied de tamarin. Oublié le vin, oublié le pineau, je déguste mon jus de tamarin, je sirote mon jus de maracuja, je siphonne mon jus de carotte au gingembre, je suce mon jus concombre et citron vert, je savoure mon jus de sorrel. Que du local ! Et je ne te dis pas, man, mais le jus de concombre au citron vert c’est une tuerie. On dirait du watermelon !

Avec ma cousine on a imaginé notre réunion de famille en Guadeloupe qui devrait se tenir entre juillet et août 2019. Les Baltimore de Guadeloupe et de Antigua se réuniront pour une semaine d’activités, qui se termineront par un banquet dansant.

Je me suis déjà arrangé avec les Antiguais pour que leur collaboration consiste entre autres choses en la préparation sur place du ducana, saltfish and chop-up.

En quoi consiste la chose. C’est un plat qui consiste en trois parties :

carbohydrates : la partie consistance : le ducana : il s’agit de patates douces et de noix de coco râpées, mélangées avec de la farine et des raisins secs, de la cannelle, de l’extrait de vanille, (parfois même pour certains de l’extrait de poire), du sucre, de l’eau (ou de l’eau de coco, ou du lait de coco en fonction de ce que vous allez utiliser, coco râpé frais ou en flocons) et de la noix de muscade. On peut aussi ajouter à ce mélange de la carotte râpée ou du giraumon râpé. Le tout est mis à cuire environ 50 minutes dans une feuille de papier aluminium ou traditionnellement dans des des feuilles de banane ou de raisiniers bord de mer (coccoloba) mais si on a des feuilles de figue sous la main pourquoi pas.

protéines animales: le saltfish (la morue) (on peut la remplacer par du maquereau ou du hareng mais normalement on utilise la morue comme de la chiquetaille de morue qu’on va assaisonner néanmoins avec oignons, poivrons, sauce tomate, ail, huile d’olive, vinaigre de cidre et poivre noir. (saltfish buljolde)

protéines végétales : le chop-up: normalement on propose des épinards au beurre. Mais on aime aussi panacher avec gombo, giraumon, aubergine, courgette.

Attention la patate douce aux Antilles, la bonne pour ce plat c’est la variété boniato.

Le ducana est un plat très apprécié à Antigua et Barbuda, Trinidad et Tobago, Saint Vincent et Grenadines, Belize, Jamaïque, Sainte-Lucie, Grenade, Saint-Kitts, Barbade.

Si vous avez déjà mangé des tamales ou des pastelles on peut dire que ce sont des cousins. Le DUCANA est appelé aussi duckanoo, ducuna, dukuna, tie a leaf, blue draws (en Jamaïque), paime à Trinidad et Tobago et Sainte-Lucie, conkie à Grenade et à la Barbade, dukunu à Belize, pastelles à Puerto Rico, ducuna à St Kitts and Névis. Le tie a leaf est généralement fait avec de la farine de maïs (cornmeal), certains mélangent cassave râpée, malanga râpé (tannia) et patate douce râpée. Mais globalement quel que soit le nom de ce plat il contient de la patate douce râpée et du coco râpé.

https://youtu.be/C7P07kkP_6w

C’est un plat de jeûne . On l’utilise fondamentalement à Antigua le vendredi Saint à Pâques et le 1er novembre, jour de l’indépendance.

Oh il y a des centaines de recettes mais moi je vais les yeux fermés sur Cooking Magic

https://youtu.be/qgt9emdeGOY

Et si vous voulez les ingrédients et la recette à la mode Antiguaise vous allez ICI.

Douches tièdes, lavandes papillon et vélotrotters

Vélotrotter c’est un style de vie. On part à l’aventure sur son petit vélo, son deux-roues, cela peut être par exemple, tenez, au hasard,  pour monsieur un Trek Navigator 2 bleu

et pour madame un Koga Miyta Lady Runner rouge.

C’est du costaud, c’est du vintage, c’est du garanti à vie. Du made in USA (Waterloo, Wisconsin) et du made in Holland (Heerenveen, Friesland) pur sang. Ça c’est pour l’armature, l’ossature, le cheval si vous préférez. Ces chevaux d’acier et de fer, qui nous emmènent « loin de la de terre, rebondir dans les airs » pour paraphraser Mr Smet, « pour des galops de fou », ne sont pas seulement des parties ( cadre, fourche, dérailleur avant, derailleur arrière, freins, roues, pneus, cassette, pédalier, potence, cintre, selle). Ces chevaux inanimés ont « une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ». Ce ne sont pas de banals deux-roues, ce sont des canassons qui  comme toutes montures  se respectent et vivent à l’aune de la tendresse et de l’amour qu’on leur porte.  Le coeur de cette monture qu’on appelle bicyclette c’est le pneu. Et au royaume du pneu le pneu allemand est roi. SCHWALBE Marathon pour vous servir.

Compter 40€ au bas mot par pneu. C’est la Rolls du pneu. Le pneu increvable ! Prévoyez une chambre à air ou deux de rechange et le petit kit de reparation. Des clés allen. Des attaches rapides, une bonne pompe. Le vélotrotter qui se respecte ne vélotrotte jamais sans son casque à vélo Abus, son parka allemand Vaude, sa doudoune en duvet de canard, ses cinq sacoches Vaude bourrées de semoule, riz, pâtes, de savon noir du Maroc, sa tente, sa boîte à pharmacie. Chacun a ses recettes, chacun à ses marques. Les plus sophistiqués ne jurent que par Rabus et Scrubba. Rabus c’est l’acronyme pour réchaud à bois ultra simple. (deux boîtes de conserves de taille différente que vous emmanchez l’une dans l’autre après les avoir percés de trous de manière judicieuse (très pratique quand on n’a plus de gaz à disposition et qu’on bivouaque en pleine nature) , tandis que  Scrubba c’est une machine à laver manuelle sous forme de poche étanche qui ne pèse guère plus de 200g.

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Comment reconnaît-on un vélotrotter ? A sa trousse à outils, pardi. Un bon velotrotter doit être à même de réparer un boyau crevé. Un frein. Sans être un technicien de haute volée il faut être en capacité de jouer au forgeron et, sans pour autant manier le marteau et l’ enclume, être à capable de pouvoir soigner le corps, l’âme et le fer, l’aluminium ou l’acier  de  son fier alezan.

 

J’ai rencontré en cette pénultième journée d’août  de l’an de grâce 2018, après deux ans de vie à Saintes, un couple de vélotrotters extraordinaires. Ils se disent deux vieux vélotrotters. Même si monsieur Jean dit accuser  65 ans, cet ancien éducateur spécialisé  a une ligne à faire pâlir d’envie un coq de haute-cour, ne parlons même pas de ceux de basse-cour. Monsieur Jean a au fond de ses yeux l’étincelle du mécanicien capable d’ausculter une bicyclette sans stéthoscope. Madame Françoise est la reine quant à elle de la direction c’est elle, ex assistante sociale  qui  hume l’air, indique le lieu du bivouac, et pilote Rome2rio et ses milliers d’itinéraires multi-modaux. Ils voyagent en couple chacun avec ses cinq sacoches : monsieur porte la tente, les duvets, le matelas gonflable, madame la mangeaille, la cochonnaille. Nobles cavalier et chevalière des grands espaces. Chacune de leurs sacoches, on le subodore, recèle d’infimes trésors. Du saucisson, du pâté, on se régale par avance. Ils sont bénévoles associatifs, protestants pratiquants, chanteurs, l’une est alto et l’autre maître de choeur (c’est lui qui donne le la). il aurait donc l’oreille parfaite ? Nos deux sexagénaires élèvent poules et moutons et font partie du réseau mondial des Warmshowers qui héberge à travers le monde les passionnés de vélo comme eux qui ont maintes fois arpenté les chemins de Suisse, de France et de Navarre. Sans doute m’inscrirai-je un jour dans cette galaxie toute fraternelle des Warmshowers moi aussi, mais il faudra auparavant que je me trouve une résidence stable, quelque part dans ce vaste monde, et ceci est une autre histoire. Sauf à vouloir héberger outdoors dans le vent….

Imaginez vous que nos deux tourtereaux ont accompli en deux mois le périple suivant. Saintes-Royan – bac jusqu’au Verdon – puis par la voie de Soulac –   Sanguinet – Mimizan – Bayonne- Hendaye  – Saint-Jean-Pied-de-Port- Ronceveaux- Eslava (près de Pampelona)- Segóvia – Coria (SP)- Monfortiño (PT)- Castelo Branco (PT), Montijo (à côté de Lisbonne) où ils ont connu des Warm Showers – Sagres – Lagos – Portimão  – Faro. De là un bus pour Séville en Espagne. Puis de Seville la remontée jusqu’à  Santiago de Compostela en passant par Merida, Caceres, Salamanca, Zamora, A Gudiña. Malheureusement un décès en France a dû leur faire interrompre leur voyage à 300 km de Compostelle.

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Ils n’ont pas partagé leur périple au Festival du Roc Castel dans le Larzac qui chaque année en juillet fait l’éloge du voyage lent. Ils n’ont pas non plus un site web comme Un tour à vélo qui raconte par le menu leurs lentes aventures et mésaventures

Je l’ai déjà dit par ailleurs j’admire ceux qui dépassent leurs limites. Ici nous sommes dans le monde du slow travel, le Voyage Lent. A pied, à cheval, à vélo, c’est ça le voyage lent. On prend son temps. on part le matin, on ne sait pas où on va arriver, on musarde, on flâne, on cueille les lavandes papillon. De temps en temps on se revigore et on socialise chez un warmshowers.  Slow baby slow ! On passe chez un ami, on s’arrête ans un champ, on fait son petit camping sauvage, on se baigne dans un ruisseau, on se douche avec un litre d’eau, on chante sous la pluie, on lit sur sa liseuse L’enfant qui mesurait le monde de Metin Arditi ! Lent voyage que celui de la lecture à vélo ! On oublie le guidon, on tourne le dos à la route, on se vautre sur sa selle comme sur un hamac et on se laisse pousser les ailes de l’imagination, pendant que le pédalier tourne en roue libre dans le vide de l’asphalte ! Ce n’est pas une mince affaire que d’avoir une confiance aveugle en son vélo. C’est une foi qui est du domaine presque du spirituel.

Oh moi qui ne suis pas bien courageux je ferai bien l’un des deux  chemins suivants en vélo à assistance électrique

 

1. à partir de Bayonne. Je ne prendrais pas la direction de Saint-Jean-Pied-de-Port mais celle du littoral espagnol. Le Camino del Norte qui traverse

01. Bayonne-

02. Saint-Jean-de-Luz-

03. Irun-

04. San-Sebastian-

05. Zarutz-

06. Deba-

07. Markina-

08. Gernika-

09. Lezama

10. Bilbao-

11. Portugalete-

12. Castro Urdiales –

13. Liendo-Hazas –

14. Santoña, –

15. Güemes –

16. Santander  –

17. Mogro –

18. Santillana del Mar –

19.. Comillas –

20.. Serdio –

21. Llanes –

22.  Nueva –

23. Ribadesella –

24. La Isla –

25. Villaviciosa –

26. Gijon –

27. Aviles –

28. Muros de Nalon –

29. Soto de Luina –

30. Cadavedo –

31. Almuna (Luarca) –

32. La Caridad –

33. Ribadeo –

34 Lourenza –

35 Abadin –

36. Vilalba –

37. Baamonde –

38. Sobrado –

39. Arca o Pino –

40. Santiago de Compostela

2. à partir de Tavira jusqu’à Santiago de Compostela (Caminho do este de Portugal)

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01: Tavira – Castro Marim (25,5 km) .

02: Castro Marim – Guerreiros do Rio (25,6 km) .

03: Guerreiros do Rio – Alcoutim (10,4 km) .

04 : Alcoutim – Mértola (36,9 km) yellow arrows.

05: Mértola – Mina de São Domingos (17,6 km) y- N265.

06: Mina de São Domingos – Serpa (36,3 km)

07: Serpa – Moura (31,9 km) N265/N386.

08: Moura – Mourão (34,8 km) N386/M517.

09: Mourão – Monsaraz (15 km) N256/M514.

10: Monsaraz – Alandroal (33,4 km) M514/N255.

11: Alandroal – Estremoz (26,4 km) N255/EM508-3.

12: Estremoz – Sousel – Fronteira (29,3 km) N245.

13: Fronteira – Crato (28,4 km) N245.

14 : Crato – Nisa (27,3 km) N245/N18.

15: Nisa – Vila Velha de Rodão (19,4 km) N18.

16: Vila Velha de Rodão – Castelo Branco (31 km) N18.

17: Castelo Branco – Lardosa (20,6 km) N233.

18: Lardosa – Fundão (26,1 km) N18-7/N18.

19: Fundão – Belmonte (33,7 km) N343/N345.

20: Belmonte – Guarda (24,1 km) N18.

21: Guarda – Pinhel (35,6 km) N221.

22: Pinhel – Castelo Rodrigo (22 km) N221.

23: Castelo Rodrigo – Vila Nova de Foz Côa (32,9 km) N332/N222.

24: Vila Nova de Foz Côa – Vila Flor (37,6 km) N215.

25: Vila Flor – Mirandela (25,3 km) N213.

26: Mirandela – Valpaços (22,6 km) N213.

27: Valpaços – Chaves (27 km) N213.

28: Chaves (P) – Verín (E) (25 km) (or  24,7 km) EM506 or EM506/41011.

29: Verín – Vilar de Barrio (38,1 km) 41021/4113.

30: Vilar de Barrio – Ourense (39,2 km) (or 39,5 km) 40110/40102 or 40102.

31: Ourense – Cea (23,1 km) N525.

32: Cea – Estación de Lalin (28,6 km (or 33,5 km) N525 or N525-.

33: Estación de Lalin – Puente Ulla (31,9 km (or 35,4 km N525 or N525-.

34: Puente Ulla – Santiago de Compostela (19,8 km) (or N525) (or 20,3 km N525)-.

 

  Distance Approximative: 952,5 km

                                         

There’s nothing like Père Labat on the rocks

I like banana, yes sir. I like caramel yes sir! I just have a crush on coconut, oh my God. I’m hooked on vanilla and I’m longing for the flavor of rocks. My rocks aren’t any rocks. I favor coconut rocks and sugar cane rocks. With Père Labat about any rock rocks. I usually have two. I move them around in circles as if my glass was a cocktail tumbler. So fresh. A glimpse of lime. My Père Labat is worth all the Wray and Nephew of The World of Rum. Père Labat is an annointed rum that makes a difference. I use it to rub my back, I use it to rub my gums. Père Labat is the best toothpaste you’ll ever get. Also good anti perspirant. This is my overproof rum. L’essayer c’est l’adopter.

Père Labat was from day one made to kill them, it was made to kill devils. Hence the name guildive.

And do you know why rhum spells with an h in French?

13 jingles para presidente

Antigamente quem fazia eleição era televisão e radio. No momento do debate cada candidato era confrontado aos outros e podia mostrar ou tentar de explicar o que ele queria para o Brasil. Agora com as redes sociais a coisa ficou mais disputada. Sempre pensei que em realidade com uma oferta tão larga quem ganhava eleição era jingle. Qual é a musica que vai vender o presidente o Brasil en 2018 ? Aposte no bom cavalo, na boa chapa, aposte na escuderia certa. Concorrem para o cargo supremo 13 candidatos a presidente e 13 candidatos a vice presidente. 13 chapas envolvendo um total de 31 partidos. Muito matagal, muita sauva para pouca coisa. O negócio é ter tempo de antena, maior a coligação maior o tempo na televisão e no rádio no horário oficial da propaganda eleitoral gratuita a partir do dia 31 de agosto até o dia 4 de outubro. Ai o negócio é aparecer nos debates entre candidatos organizados pelas teves onde o tempo de fala é igual já que na campanha eleitoral gratuita é desigualdade assumida.

Desde o dia 16 de agosto a propaganda eleitoral começou. E aí começou a verdadeira folia : comícios , passeatas, carreatas, propaganda na internet, distribuição de material gráfico , adesivos, outdoors. Primeiro turno em 7 de outubro, propaganda eleitoral do segundo turno inicia dia 12 de outubro, segundo turno dia 28 de outubro. Estarão em disputa também governadores estaduais, senadores, deputados federais, deputados estaduais.

Quem tem o melhor jingle ? Que jingle vai mexer com o povo ? Forró , xote, sertanejo, marchinha ?

Por ordem alfabética (até a decisão final e homologação dos pedidos de registros dos candidatos pela Justiça no dia 17 de setembro):

Alvaro (Podemos) (vice Paulo, PSC). coligação Mudança de Verdade :Podemos, PSC, PRP, PTC (4 partidos)

Benevenuto Daciolo (Patriota) (vice Suelene) (1 partido)

Ciro (PDT) (vice Katia) coaligação Brasil Soberano: PDT/Avante (2 partidos)

Geraldo (PSDB) (vice Ana Amelia, PP) coligação Para Unir o Brasil: PSDB, PP, DEM, PR, Solidariedade,PRB, PSD, PTB, PTS (9 partidos)

Guilherme (PSOL) (vice Sônia, PCB) coligação Sem Medo de Mudar o Brasil !: PSOL, PCB (2 partidos)

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Henrique (MDB) (vice Germano, PHS) coligação Essa é a Solução: MDB, PHS (2 partidos)

Jair (PSL) (vice Hamilton, PRTB) coligação Brasil Acima de Tudo, Deus Acima de Todos: PSL, PRTB (2 partidos)

João (Novo) (vice Christian) So o Novo é novo (1 partido)

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João (PPL) (vice Léo) Quem gosta do Brasil vota nele ! (1 partido)

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José Maria (DC) (vice Hélvio) (1 partido)

Luiz Inacio (PT) (vice Fernando) coligação O Povo Feliz de Novo: PT, PCdoB, PROS, PCO (4 partidos)

Marina (Rede) (vice Eduardo PV) coligação Unidos Para Transformar o Brasil : Rede, PV (2 partidos)

Vera Lucia (PSTU) (vice Hertz) : Operaria, Negra, Popular e Socialista, A Cara da Revolução (1 partido)

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Macunaíma, (soap) opéra tupi en Ursa Major

Macunaíma c’est le chef d’oeuvre de Mário de Andrade (1893-1945) publié au Brésil en 1928. Cet ouvrage foisonnant a dû attendre 51 ans pour avoir une traduction en français (Flammarion 1979, traduction de Jacques Thiérot, 246 pages, avec une préface du poète brésilien Haroldo Eurico Browne de Campos (1929-2003). En 1997 une édition critique coordonnée par Pierre Rivas est publiée par Stock/Unesco qui revoit et corrige la version de 1979 et l’enrichit d’un glossaire (le total de pages se porte désormais à 345 pages. Notre compréhension de Macounaïma s’enrichit donc d’un tréma et d’un o et e 99 pages . Ce héros sans caractère, fils de la peur de la nuit, indien Tapanhumas, selon les termes mêmes du titre naît dans la Forêt Vierge de Uraricoera et finit constellation, satellisé dans la Grande Ourse. C’est donc l’histoire d’un voyage magique où l’indien change de peau comme de chemise. On croit ce Candide noir, mais le voilà tout-à-coup blanc aux yeux bleus à la faveur ou défaveur d’une pluie ensorceleuse, puis insecte, puis poisson puis même canard. Cette odyssée picaresque en incarnations successives s’apparente en surface au Gulliver’s Travels de Jonathan Swift, à Le tour du monde en 80 jours, de Jules Verne, à Moby Dick de Hermann Melville, voire In the Heart of Darkness de Joseph Conrad. Ce n’est pas non plus un voyage individuel car Macunaíma voyage avec ses deux frères Manaape (le noir) et Jiguê (le mulâtre). Oh le but de ce voyage riche en péripéties et personnages étonnants c’est São Paulo avec une petite pause à Rio de Janeiro. Étrange voyage à rebours qui mène du monde dit sauvage au monde dit civilisé, du monde dit primitif au monde dit supérieur, alors que tous les autres voyages cités ont un parcours entendu de la civilisation au sous-monde. On sort de la lumière du progrès de l’ordre pour se confronter aux ténèbres, au sauvage, à l’imprévu, aux rites magiques des pombagiras. En ce sens le périple de Macunaíma et de ses frères est une gageure. C’est une quête mais non une quête d’idéal, c’est la quête du muiraquitã, la pierre sacrée qui donne le pouvoir, qui donne l’identité. Tout ce voyage est en quelque sorte une quête d’identité qui s’achève en eau de boudin dévoré par une iara mangeuse d’hommes et en même temps un parcours initiatique à la modernité : les machines, la politique, les classes possédantes, la guerilla urbaine, le racisme. Or lors de son retour il se fait voler cette pierre et donc revient au pays, à la case départ les bras ballants. Pas étonnant alors que les dieux l’envoient balader dans une autre dimension. Les dieux de tout acabit et de toute dénomination qui sont les véritables héros de cette fable baroque, où se croisent et se décroisent aux détours des chapitres les mythes, le ludique, le grotesque, le sexe, le cannibalisme et l’oraliture. C’est un feuilleton, un soap opéra grotesque et merveilleux, fourmillant et virevoltant. Ce n’est pas à travers un fleuve linéaire que se déroule l’intrigue. Non l’intrigue ne se déroule pas, elle se déroute. Panurges, Pantagruels, Gargantuas de toutes textures et de toutes tessitures sont convoqués et interviennent par leurs touches quand elles ne laissent pas des Sanchos Panças, Ulysses et Marcos Polos desvairados le faire. Les rires fusent et se figent. Est-ce vraiment d’une comédie qu’il s’agit ? Ou serait-on en face d’un western feijoada ou d’un thriller moqueca. On a beau convoquer Till de De Coster et Panurge de Rabelais on se retrouve non pas dans Les Mille et Une Nuits mais Les Mille et Un Hamacs aux couleurs chatoyantes comme les plumes d’un perroquet infini. VEI, CY, Macunaima, astres merveilleux de cette fable herzogienne nous semblent des Fitzcarraldo déjantés et descarados de la Grande Ourse qui prend tout à coup les formes d’un perroquet ou d’un toucan..

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L’ouvrage a eu une adaption pour le cinéma en 1969 par Joaquim Pedro de Andrade avec la participation de Grande Otelo (Macunaíma noir, le fils de Macunaíma), Paulo José (Macunaíma blanc, la mère de Macunaíma), Jardel Filho (Venceslau Pietro Pietra), Dina Sfat (Ci), Milton Gonçalves (Jiguê), Rodolfo Arena (Maanape), Maria do Rosário, (Iquirí), Joanna Fomm (Sofara), Rafael de Carvalho (Caapora), Nazareth Ohana, Zezé Macedo, Wilza Carla, Myriam Muniz (femme de Venceslau), Edy Siqueira, Carmem Palhares, Maria Clara Pelegrino (bonne de Venceslau), Waldir Onofre, Hugo Carvana (homme au canard), Maria Leticia, Guara Rodrigues (Bum) (sous le nom de Guaracy Rodrigues), Maria Lucia Dahl (Iara), Tite de Lemos (voix du narrateur), Leovegildo Cordeiro, Márcia Tânia, Maria Carolina Withaker

La bande originale est composée de Hetor Villa-Lobos , Borodine, Strauss,

Mandu Sarará, de Mario de Andrade et Jards Macalé ,

Tapera Tapejara, de Mario de Andrade et Jards Macalé

Cecy e Pery, de Principe Pretinho avec Dalva de Oliveira

Sob uma cascata, de Francisco Alves

E papo firme, de Renato Correa et Donaldson Gonçalves avec Roberto Carlos

Arranha-Céu, de Orestes Barbosa et Sílvio Caldas, avec Silvio Caldas
Cinderela, de Adelino Moreira avec Angela Maria

Respeita Januario, de Luiz Gonzaga et Humberto Teixeira, avec Luiz Gonzaga

Mulher, de Custodio Mesquita et Sady Cabral, avec Sílvio Caldas

Manganga, de Geraldo Nunes, avec Wilson Simonal,

Toda Colorida, avec Jorge Bem

As tuas Mãos, de Pernambuco et Antonio Maria

Paisagens da minha terra, de Lamartine Babo, avec Francisco Alves

En 1973 cette samba enredo Macunaima de Norival Reis et Davi Antônio Correia est chantée par Clara nunes

Samba enredo do Portela lors du carnaval 1975 :

Portela apresenta

folclore tradições

Milagres do sertão à mata virgem

Assombrada com mil tentações

Cy, a rainha mãe do mato, oi

Macunaíma fascinou

Ao luar se fez poema

Mas ao filho encarnado

Toda maldição legou

Macunaíma índio branco catimbeiro

Negro sonso feiticeiro

Mata a cobra e dá um nó

Cy, em forma de estrela

À Macunaíma dá

Um talismã que ele perde e sai a vagar

Canta o uirapuru e encanta

Liberta a mágoa do seu triste coração

Negrinho do pastoreio foi a sua salvação

E derrotando o gigante

Era uma vez Piaiman

Macunaíma volta com o muiraquitã

Marupiara na luta e no amor

Quando para a pedra para sempre o monstro levou

O nosso herói assim cantou

Vou-me embora, vou-me embora

Eu aqui volto mais não

Vou morar no infinito

E virar constelação

Adaption pour le théâtre aussi grâce à Antunes Filho et la Companhia Paulista de Teatro en 1978

Une adaption en opéra tupi en 2008 par Iara Rennó avec la participation de noms illustres comme Tom Zé, Tetê Espíndola, Anelis Assumpção, Funk Buia, Siba, Moreno Veloso, Buguinha Dub, Barbatuques, Arrigo Barnabé, Kassin, Maurício Takara, Daniel Ganjaman, Alexandre Basa, Beto Villares, Benjamin Taubkin, Quincas Moreira, Toca Ogã, Da Lua, Bocato, Fuloresta, Dante Ozetti,

Un disque en est sorti Macunaíma, ópera tupi avec comme morceaux Macunaíma 5’36, Mandu Sarará 4’40, Nina Macunaima 4’49, Conversa 4’02, Quando mingua a Luna 3’56, Jardinheiro, Naipi, Bamba querê, Dói Dói Dói, Na Beira do Uraricoera, Valei-me, Ruda, Tapera, Boi

On a même eu un opéra ballet en 2014 avec cette même Iara Rennó

Sauce indo-sino-surinamo-antillaise, sauce krioyo, sauce antillaise, sauce saté, sauce curacienne, sous krioyo, creoolse saus, creole sauce

Amsterdam est une ville multiculturelle, plus de 180 communautés s’y côtoient. Voilà une ville où le mot fusion en cuisine n’est pas un vain mot. je vois à gauche et à droite des restaurants chinees-indisch (chinois-indonésiens), antillaanse-chinees (antillais-chinois). Il est vrai qu’aux Antilles les métissages sont nombreux . On pourrait avoir un métissage entre une mère vénézuélienne et un père chinois qui donnerait un enfant né à curaçao qui serait donc hollandais. Vous suivez toujours ? C’est le cas du propriétaire du restaurant Antillanse Chinees Eethuis Johnny Li, de son vrai nom Juek Sang Li. Il est sur Facebook. son restaurant se trouve à Amsterdam , Wisseloord 739, dans l’arrondissement (on dit wijk en hollanais) de Stadsdeel Zuidoost, quartier Gein.

Il y a aussi à Amsterdam à Oostzanerdijk 141B le traiteur (catering) Bandabou  dont le logo est un iguane. On peut commander online. Ils n’ont pas d’adresse fixe semble-t-il. Ils font des mini johnny cakes (mini bokits), des pastechi (des pâtés)(poulet, fromage, thon, viande), des kaas ballen (des boulettes au fromage), des bitterballen (boulettes farcies au ragoût – ragu- de boeuf ou de veau), des palito, des empana, des kala (boulettes de haricots zyé noirs, pittige bonen), des pika ballen (des boulettes de viande bien pimentées),  des kroket Karni (des croquettes de viande), des tuna rol (crêpe farcie de thon), des webu yena (oeufs mimosa bien épicés), des cocada (de la confiture de coco), des letters (des gâteaux de cacahuètes avec la forme d’un s), des tentalairia, des kos di lechi (à partir de lait en poudre), des tert (petites tartes), des djente kacho (sikakoko), des chupa bebe (les lolypops, les sucettes antillaises), des bolo di kashupete (tarte à la noix de cajou et à la liqueur de curaçao).

Moi je suis à Rotterdam et je devrai me contenter du restaurant-snack  local qui se trouve tout près de chez ma fille, à Charlois, un quartier de Rotterdam. Un couple de chinois gère l’endroit et propose toute une multitude de plats en direction de la Communauté antillaise du quartier. Antillais ici ça veut dire ARUBA, CURAÇAO, SABA, BONAIRE, SINT MAARTEN. Les Antilles Néerlandaises. Ils parlent en principe hollandais et papiamento, anglais et parfois espagnol (en raison de la proximité avec le Vénézuela). Pour tous les plats le cuisinier chinois propose une sauce antillaise. Je dirais plus exactement une sauce antilliaanse-chinees (antillo-chinoise) voire surinamo-antillo-chinoise voire indo-sino-surinamo-antillaise c’est-à-dire une sauce qui plaise aussi bien aux indonésiens qu’aux surinamiens qu’aux antillais. Les gens viennent, commandent et repartent avec leur trésor. La plupart ont commandé par téléphone et viennent juste récupérer leur paquetage. C’est un samedi après-midi en début de mois (nous sommes le 12) en plein été hollandais et toute l’antillanité batave défile. Devant la liste de plats j’essaie de me les faire expliquer  mais ni le propriétaire des lieux ni sa femme ne maîtrisent ni anglais ni hollandais ni a fortiori français, créole, papamiento ou portugais.

Après beaucoup d’efforts je lui fais comprendre grâce à l’aide d’un client originaire de Curaçao que je veux un plat avec travers de porc (spare ribs), oeufs, riz cantonnais, pommes de terre frites et sauce saté (à base de cacahuètes et de soja sucré indonésien)  et une portion de brochette de viande au saté et que  ma femme veut un plat de bami (les pâtes indonésiennes) avec des petits légumes et du poisson pané. J’ai demandé en outre un supplément de sauce saté, il me répond saté non, sauce antillaise. Va donc pour un gobelet de sauce antillaise. Nous avons demandé pour nous deux de petites portions. Quelle n’est pas notre surprise quand arrivent les barquettes. Moi-même qui mourrais de faim je n’en mangerai guère que la moitié. Le soir j’en prendrai encore une demi-assiette et je jetterai le reste à la poubelle. Idem pour Darjeeling.  Idem pour Erica qui n’avait demandé qu’un peu de nasi goreng avec dune brochette de boeuf (ou était-ce du porc) au saté. Le restaurant-snack ne propose que des boissons non alcoolisées. Nous faisons donc l’impasse et décidons de manger sur place. Bien qu’il y ait deux tables dans le restaurant cela ne doit pas être la coutume de s’asseoir ici car on ne nous sert pas d’assiette. Les clients habituellement se tiennent debout près du comptoir. On nous remet nos gamelles débordantes en polystyrène , scellées de plastique transparent avec une fourchette en plastique et un feuille de serviette en papier. Nous demandons un couteau pour couper le poisson de madame. Il faut une éternité et beaucoup de gestes pour faire comprendre avec l’aide des clients sur place  le mot couteau. non il n’y a pas e couteau dans l’entreprise. Bon appétit ! Heureusement c’est délicieux ! Et la sauce indo-chino-surinamo-antillaise est une tuerie ! On n’accepte pas de cartes de crédit. Cela nous fera trente € tout ronds.

 

Je remarque quant à moi que la traditionnelle sauce saté (saté saus) que j’adorais autrefois est appelée speciale antilliaanse saus dans le plat Saté ku batata met speciale antilliaanse saus (frites servies avec du poulet grillé enrobé de sauce spéciale antillaise (à base de pâte de cacahuètes et nombreuses épices (voir la recette traduite ci -dessous  tirée des recettes antillaises publiées sur le site  Jurino’s Kitchen (en néerlandais, désolé)

 

Le problème est de savoir ce que c’est qu’une sauce antillaise et ce qui la différencie de la saté saus indonésienne et de la sauce krioyo. Disons qu’à voir la liste des ingrédients ce qui différencie le saté saus de la sauce antillaise c’est l’addition de l’anis étoilé, caractéristique chinoise par excellence et le mélange d’épices particulier..

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Si j’en crois Jurino Ignacio, propriétaire du site et auteur de l’ouvrage Nos Kushina Krioyo (de antilliaanse keuken in 100 recepten) le tout est dans la sauce spéciale antillaise. Les ingrédients sont :

1 cuillère à café de poudre d’oignon (uipoeder)

1 cuillère à café de poudre de curry (kerriepoder)

1 demi-cuillère à soupe de ketchup

1 cuillère à café d’ail en poudre (knoflookpoeder)

I cuillère à soupe de Maggi (euh là je passe mon tour, Maggi niet, Knorr et consorts, niet voir mes diverses interventions à ce sujet: sans additif sans sel) la dernière par exemple, une autre encore

1 pointe de couteau (mespunt) de pâte de crevettes en poudre’ (trassie) (toko)

1 cuillère à café de moutarde

1 cuillère à soupe de pâte de cacahuètes (pindakaas)

100 ml d’eau

1 anis étoilé entier (steranijs)

1 cuillère à soupe de sucre

Pour le reste il faut pour 4 personnes:

1 kg de pommes de terre (aardappelen)

500 grammes de viande(vlees) ou de substitut de viande (vleesvervanger) [au choix filet de poulet (kipfilet), filet de porc (varkensfilet) ou seitan]

2 cuillères à soupe d’huile (olie)

1/2 cuillère à café de poudre de paprika (paprikapoeder)

1/2 cuillère à café de cumin (komijn)

Sel et poivre à volonté (zout en pepper naar smaak)

1/2 cuillère à café de coriandre (koriander)

1/2 cuillère à café de poudre de curry (kerriepoeder)

Le mode de préparer la sauce est simplissime:

Mettre l’eau dans une casserole à bouillir avec la pâte de cacahuètes. Mettre ensuite tous les autres ingrédients. Laisser mijoter au moins 5 minutes..  retirer avant de servir l’anis étoilé de la sauce et réserver la sauce

Un coup d’oeil sur Tele Curaçao et la papesse de la cuisine kriyoyo, Kushina Dioro, j’ai nommé la savoureuse Saida Hernandez :

Pour fire ses deux poissons elle prépare sa sauce kriyoyo. Pour ce faire les ingrédients de l’époque sont tous des Conimex.

Kerrie Djawa (un mix de 10 épices)

Boemboe saté (du cumin)

Sambal Tjampoer (le piment)

Ketjap Asin (la sauce soja sucrée)

Trasi oedang (la pâte de crevettes)

A cela on ajoute les poivrons rouges et verts, la ciboulette, l’oignon, le coriandre vert et le sel. Mais la recette me semble plutôt indonésienne. Même si elle est réalisée à Curaçao.

J’hésite. il me faudrait prouver de maz langue et non de mes yeux.

Il y a bien ce snack antillais à Rotterdam qui me parait sérieux: Krioyo,  Meerdervoortstraat 106B mais il est en vacances jusqu’au 21 aout. Il se dit spécialiste en Curaçao street style et traditionele Creoolse keuken. Specialiste en street food à la mode curaçao et cuisine créole traditionnelle. Alléchant non ? Regardez sa carte !

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Il fait des johnny cakes  avec toutes sortes de garniture (fromage, oeuf, bacon, salade de morue, salami, poulet grillé, mais aussi porkshop, steak )

Et bien sût des Pastechi Keshi (fromage), Karni (viande), Galinja (poulet), Tuna (thon),.

Parmi les plats traditionnels servis je note : Steak in Wea, Kolo Stoba, Dradu (poisson mahi-mahi),  mais surtout Jambo ku Funchi (une sorte de soupe de gombo avec de la polenta) . Mamma mia ! J’ai trouvé mon bonheur !

Il y a aussi du Tutu ku Dradu ou Tutu ku Bakijouw (à la morue). Il sert aussi des  moro (riz et haricots rouges et épices comme il faut). Surtout je note  sa sauce krioyo (sauce à base de tomates et oignons). il en a une autre qu’il nomme curaçaose pinda saus (je lis bien sauce cacahuètes à la mode de Curaçao). il fait aussi des kos dushi (que du sucré, je ne regarde même pas)

Pour en avoir le coeur net  deux jours après je me rends chez Rapha Snackbox dans le même quartier.

Rapha-Snackbox se trouve toujours dans le quartier de Charlois. Boergoensestraat 7A

Je me présente, je suis caribbéen de Guadeloupe, je viens d’arriver à Rotterdam. voici ma fille et je veux manger du caribbean food. Elle est d’Aruba mais sait tout de la gastronomie de huit îles parmi lesquelles je ne retiens que  Bonaire, Aruba, Saba, Curaçao, Sint-Maarten. Elle est même allée en Martinique. Elle m’explique le fonctionnement du restaurant. Je la coupe lui disant que je suis e passage. Mais elle continue son laïus sans se perturber outre-mesure mais s’adressant dorénavant à ma fille qui habite à 300 mètres. Non nous ne faisons pas comme le chinois, nous ne proposons pas de nombreux plats . Tous les jours nous avons un plat du jour. Sinon nous avons des snacks. Moi je ne l’écoute même pas. Je fouille le tableau noir et je vois le mot Johnny cakes.

Je vois qu’elle propose des Johnny cakes. et je commence à baver. Mon cerveau est en pleine effervescence ! Johnny cakes, johnny cakes, johnny cakes. Je suis au maximum de l’excitation ! Je bande !

« What’s that ? », dis je négligemment, tentant de me contenir et de résister au divin johnny cake. J’ai entendu bien souvent parler de johnny cakes et de rôtis sans en saisir la matérialité. Je n’ai même pas faim !  mais parfois il est si bon de manger sans faim ! C-A-R-I-B-B-E-A-N ! Ces lettres magiques se scandent tout seul en moi comme        R-E-S-P-E-C-T d’Aretha Franklin !

« If you’re caribbean you must know what johnny cake is. »

Je réponds.

« I swear to God, we don’t have johnny cakes in Guadeloupe. There’s nothing that is caribbean that we don’t have but it must be known over there by another name. »

Je passe vite en revue les dombrés (dumplings), les Accras (fish balls), les pois rouges (red beans), les lambis (conch), pwa wouj é diri (moro), bouden (blood puddding), les Johnny cakes seraient alors  les bokits ou dankits ?

« Is it this dough you fry and stuff with cod (bakeljouw) , ham, cheese (kaas) or whatever you feel like ? »

« Yes that’ s Johnny cake right! »

« So let me have one with ham and cheese. »

Je suis un peu surpris qu’elle prenne dans une vitrine refrigérée qui est posé sur le balcon ce que je considérai comme une boule pour hamburguer. Elle part au fond ee son commerce et je l’entends cuisiner. Au bout de dix minutes elle me livre mon trésor emballé dans une petite pochette en papier qui va aller dorloter le fond de mes entrailles. Ce ne sont que borborygmes e plaisir qui jaillissent alors e ma bouche éblouie. Certes ce ne sont pas le meilleur bokit que j’ai mangé de ma vie. Je préfère d’ailleurs les bokits avec lamori ou  krab. Ce n’est pas ma consistance de pâte, non plus, celle qui me fait fondre comme du beurre dans une poêle amenée à température idéale par la flamme bleue, c’est vrai. Mais c’est si bon ! I’m eating caribbean, I’m eating caribbean !

Pendant que je déguste cette manne caribéenne je cherche en vain sur le tableau noir la cuminda Di dia. J’ai tout à coup des envies de femme enceinte en pleine ménopause: un calalou krab épi dombrés.  La prochaine fois que j’aurai l’occasion de goûter à un calalou comme ça ce sera mieux que du caviar d’esturgeon iranien. Je pleurerai sans doute à chaudes larmes de plaisir pour la deuxième fois de ma vie en me souvenant de la première fois qui remonte au temps où je suçais le sein de ma nourrice.

Elle (la tenancière du lieu, pas ma nourrice, la belle laitière qui répondait si je ne m’abuse au doux prénom de Gisèle) propose un Saku pour 10€. Kesako ? Kippenpoot (pilons de poulet) met karbonade (cotelettes de porc) of spareribs (travers de porc), gebakken aardappel (pommes de terre rôties), bakbanaan (bananes rôties) en Johnny cake (bokit). Le tout dans un sac, spécialité de Curaçao.

C’est bien tout ça mais où sont passés les kabrito stoba, les funchi, les arros morro, les tutu, les red snapper ! Je lance un cri, un seul ! Ayaka !

ah j’ai compris je pars à Curaçao, les amis ! Direction Silva Snack , Santa Rosaweg, Willemstad! Ca fait 41 ans que l’affaire existe. J’y crois ! Et là on me dira tout sur la sauce antillaise, krioyo, saté et curacienne

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Si comme le dit Ignacio  krioyo saus vient de la traduction  en papiamentu de creoolse saus qui a donné sous krioyo, creole sauce  c’est une sauce à base de tomate, oignon et poivron. et c’est fini.

Evidemment si j’avais sous la main l’ouvrage de Saida Hernandez : Kushina de Saida Hernandez: resetas (1991) ou Resetas Kushina Dioro (1986) ce serait facile de trancher.

Et moi qui croyais que la sauce antillaise originale c’était la sauce chien originale sans tomate, je’en suis pour mes frais (pour ma sauce chien il me faut cives, persil, ail, piment, citron jaune, sel, eau chaude et huile et pas de tomate) alors que pour ma sauce chien avec tomates il me faut tomate, oignon, cive, pâte de piment, huile, mélange 4 épices, thym, bois d’inde, eau bouillante, persil citron et sel). woye !

Mais il ne faudrait pas appeler leur sauce à la tomate sauce créole mon cher ! Ca va confondre tout le monde. En   Guadeloupe pas de poivron , aux Antilles Neerlandaises tomate, poivron, oignon et pas de piment, pas d’ail. Je crois qu’il va falloir éliminer le mot créole du vocabulaire de la gastronomie.

Car en réalité chaque pays a sa sauce créole, reflet e son propre métissage

A Puerto Rico il ya un mojo isleño.

A Cuba mojo criollo (orange aigre ou  1 part d’orange et  2 parts de citron, gousses d’ail, sel, poivre, origan, huile d’olive)

En Uruguay, au Pérou et en Argentine la salsa criolla contient oignon, poivron rouge et jaune, tomate, ail, persil, huile d’olive, vinaigre, sel et poivre

Il ya un  mojo criollo (sauce tomate, huile d’olive, ail, sazon (contient du MSG), aobo et sel à volonté

Le creole sauce en Louisiane  huile ‘olive, oignons, céleri, poivron vert, ail, tomates, , bouillon de poulet  maison, sauce pimentée de Louisianne comme frank’s ou Crystall, sauce worcestershire, feuilles de laurier, poivre blanc, poivre e Cayenne, thym, beurre, persil, cives, sel kasher et poivre du moulin

 

 

Après la lettre F c’est logiquement la lettre G

Après 4 ans et six mois de bons et loyaux sévices le papillon de Gondwana va déployer ses ailes. 4 ans et demi c’est énorme pour un papillon de Gondwana. Stationné de surcroît à la lettre F. F pour France.

A moi les horizons lointains et lumineux du G :

Grèce (capitale Athènes ) ,

Guadeloupe (capitale Basse-Terre) ,

Guyane Française (capitale Cayenne) ,

Guyana(capitale Georgetown) ,

Gabon (capitale Libreville) ,

Guiné Bissau (capitale Bissau) ,

Guinée Conakry (capitale Conakry) ,

Ghana (capitale Accra) ,

Guatemala (capitale Guatemala City) ,

Gambie (capitale Banjul) ,

Grande-BretaGne (capitale London) ,

Grenade (capitale Saint-George) ,

Gibraltar (capitale Gibraltar) ,

Groenland (capitale Nuuk) ,

Géorgie (capitale Tbilisi) ,

Guam (capitale Hagatna) ,

Guinée Équatoriale (capitale Malabo)…

Grèce c’est prévu 15 jours fin septembre

GUADELOUPE C’EST PRÉVU MI OCTOBRE pour 6 mois

Guyane Française probablement une petite semaine vers le mois d’avril

Grésil (capitale Grasilia) 3 mois de mi avril à fin juin

Et pour le 1er juillet 2019…le Gortugal (capitale Gisboa).

Et si je me sors indemne de ce plan quadriennal alors on repartira en octobre 2022 avec la lettre H

Trois ingrédients pour une cuisine végétarienne à l’ indonésienne

Je reviens de Rotterdam où je me suis forcé pour ne pas ramener la totalité des magasins exotiques. D’ailleurs je ne suis même pas entré dans l’un d’eux pour ne pas être tenté. Je me suis contenté du strict minimum acheté dans la chaîne hollandaise Albert Heijn.

Pindakaas bio, pâte de cacahuètes bio ketchap Manis de Conimex et Javaanse boontjes toujours de Conimex.

Si je ne m’étais pas surveillé j’aurai ramené aussi de l’huile de coprah, du lait de coco, du sereh

Toute cette apparente sagesse vient du fait que dans un peu plus de quarante jours je quitterai mon domicile pour la Grèce et ensuite les Caraïbes. Tout doit disparaître d’ici le 26 septembre. Après une fois en Guadeloupe on verra bien. Mais j’ai encore 40jours pour me faire plaisir. Le ketchap Manis c’est une sauce soja sucrée que j’appréciais autrefois pour cuisiner le porc les crevettes ou le bœuf. Désormais je l’utilise pour le poisson, les légumes. Autres temps, autres mœurs.

La pâte de cacahuètes bio c’est pour me faire des tartines avec confiture au petit déjeuner ou pour assaisonner mes plats et faire du sate avec le Ketchap Manis.

LE BOEMBOE est un mélange de sauce soja sucrée et de samba oelek (piment rouge). Grâce à lui on peut préparer des des légumes épicés comme des haricots verts qu’on fait revenir 2 minutes dans l’huile dans un wok. On ajoute le bomboe et de l’eau. Et on laisse cuire à feu moyen de 5 à 10 minutes jusqu’à ce que la sauce parvienne à la texture désirée. Mais je enqi au e 95g et ça part vite ces choses là. Hier j. Ai cuisine des épinards et du poisson avec. Aujourd’hui ce sera du riz et des haricots.

Alors autant apprendre à se faire son propre boemboe.

Il vous faut.

3 cuillères à café de purée de tomates

1PIMENT ROUGE COUPÉ EN ANNEAUX

2CJILLERES À SOUPE DE KETJAP (OU ÉVENTUELLEMENT DE ZOUTARM)

2CUILLERES A CAFE DE MIEL

1 CUILLERE A CAFE D’OIGNON EN POUDRE

1 CUILLERE À CAFE DE RACINE DE GALANGA

1 CUILLERE E A CAFE D’AIL EN POUDRE

DE L’EAU BOUILLANTE

DU BEURRE OU DE L’HUILE

COMMENT FAIRE

cuisinez vos légumes à l’eau pendant 10 minutes

Faire chauffer le beurre ou l’huile dans un wok. Ajouter la purée de tomate. Puis le KETJAP et le piment. Remuer 30 secondes.

Ajouter vos légumes (par exemple les haricots verts) et ajouter l’oignon’ le gqlanga et l’ail. Enfin ajouter le miel et l’eau chaude. Laisser cuire encore une minute et servir avec le reste du repas (le riz par exemple)

C

ette recette provient du site néerlandais Life About qui publie plus de 200 recettes zonder pakjes en zakjes (sans paquets ni sachets, voulant dire par là pas de Knorr, Honig, Bertolli et Maggi). Tout est naturel. Aucune dépendance et on ajuste son sel selon ses goûts. Lifesabout

Mon Rotterdam, mes douze best : getaways, lieux secrets

 

Rotterdam ce n’est pas que le mien, c’est surtout aussi celui de ma fille qui y habite. J’ai déjà visité Rotterdam il ya bien longtemps mais en coup de vent. Je l’ai traversée pour aller à La Haye et Scheveningen. J’ai vécu à deux reprises à Amsterdam vers 1971 et vers 1977 et j’y suis retourné à de nombreuses reprises ainsi qu’à Bilthoven, Arnhem, Utrecht suivant ainsi ma fille à la trace. Depuis une bonne année si ce n’est un peu plus elle vit à Rotterdam dans l’arrondissement de Charlois.

Avant de partir je n’ai consulté aucune carte, aucun blog de travelogue, rien. Je m’en suis remis à mon private personal guide, Erica et à mes envies.

Voici donc les 10 best lieux de Rotterdam lors de ce getaway de 3 jours. Nous sommes arrivés en provenance de Bruxelles le samedi à 14 heures à Zuidplein et sommes repartis le mardi à 8h15 de Rotterdam Centraal Station.

1 Charlois

 

 

 

Charlois est un arrondissement de Rotterdam. Selon le Rotterdam Tourist Information l’arrondissement compte près de 67000 habitants. C’est un arrondissement limité par le Nieuwe Maas au nord, le Dorpsweg à l’est, le Kromme Zandweg au sud et le Waaahaven à l’ouest.  Historiquement Charlois était jusqu’en 1895 un village indépendant de Rotterdam,  un village  de fermiers  de l’autre côté du Mass. Avec le développement du port de Rotterdam il s’est transformé en un quartier  ouvrier. Des travailleurs migrants « importés » du monde entier vinrent s’ajouter aux familles ouvrières hollandaises. Dans les années 1970  avec l’indépendance des anciens territoires ou colonies  des familles surinamiennes et antillaises vinrent compléter le mix des habitants. La dernière vague  est celle des artistes qui viennent s’installer dans les lieux depuis  5 à 10 ans.  Charlois est donc un quartier où l’on retrouve des  hollandais de toutes origines avec tout de même une forte proportion de Surinamiens, Antillais (Aruba, Cuiracao, Bonaire, Saba et  Sint-Maarten), de Turcs, de Polonais. Il y a le oud-charlois, le vieux charlois traditionnel, au centre duquel on trouve l’église Kerksingel.

 

2. De Maas

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Le Maas c’est le fleuve qui baigne Rotterdam. On traduit Mass par la Meuse, un fleuve de 950 km qui prend sa source en France à Pouilly-en-Bassigny. En réalité LE mass en question c’est le Nieuwe Maas, la nouvelle Meuse, qui n’a rien a voir avec la Meuse puisqu’elle est un affluent du Rhin. A l’Ouest de Rotterdam, dans l’arrondissement de Hoogvliet  on a die Oude Mass (la vieille Meuse) qui elle aussi n’a rien à voir avec cette Meuse qui prend sa source en France. Les deux Meuses confluent vers Vlaardingen pour ensuite former le Scheur qui se jette dans la Mer du Nord par la Nieuwe Waterweg. On croirait une mer puisque d’enormes bateaux et paquebots viennent y jeter leurs ancres et larguent les amarres. Les mouettes sont toujours présentes. les docks, les quais, les bateaux. Il y a des bateaux-taxi jaunes qui cinglent le bleu du Maas, des waterbus, les fameux aqualiners et j’ai même vu à quai le Queen Elisabeth. . Les Spedo vous font un tour du port en 90 minutes. Splashtours vous offre en bus amphibie un tour de      Rotterdam en 90 minutes

3. Erasmusbrug

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Un pont spectaculaire inauguré en 1996 par la reine Beatrix, la carte postale de Rotterdam. Il mesure 800 mètres de long. On peut s’y promener à pied en vélo en métro ou en voiture. c’est un pont à suspension avec un pylône en acier de 139 metres de haut qui est tenu par quarante cables..  Ce pont à un surnom le cygne (De Zwann) et fait la liaison entre le sud et le nord de Rotterdam. autour u pont on peut explorer le Rotterdam futuriste de Kop van Zuid ou celui historique de Delfshaven

4. Maastunnel

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C’est un tunnel qui a été creusé entre 1937 et 1942. Avant sa création il a suscité de nombreux débats. On a hésité entre un bac ou un ferry pour traverser le Nieuwe Mass. finalement on s’est décidé pour le tunnel. qui comporte plusieurs boyaux, un pour les piétons qui compte 1070 mètres, un pour les vélos et scooters et un autre pour les véhicules a moteur qui lui mesure au total 1373 mètres. Le tunnel atteint au maximum  20 mètres en dessous du niveau de la mer (under NAP). il est sous surveillance vidéo 24 heures sur 24. On y accède via escalator ou ascenseur. Le couloir en soi est assez glauque mais permet de passer rapidement de Charlois à l’autre côté du fleuve    Nieuwe         Maas. Le Zuidpark s’offre ensuite avec la tour Euromast

5. Rotterdam Centraal station

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Une gare ferroviaire hypermoderne qui vaut la peine d’être visitée. C’est à côté qu’arrivent les bus internationaux d’Eurolines et Flixbus. si vous êtes fan de foot et surtout fan de Feyenoord il ya un magasin Feyenoord Fanshop dans la gare.

6. Aloha   Bar

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C’était autrefois la piscine Tropicana le paradis des enfants. Maintenant Aloha Bar est un bar branché qui sert aussi à manger. Agréable en début de soirée pour sa belle vue sur le Maas

7. Euromast

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Euromast est une tour de 185 mètres de haut créée en 1960 pour la Floriade (à l’origine elle mesurait 100 mètres) vous donne un merveilleux panorama de la ville. Elle se trouve dans le quartier de Scheepvaart dans l’arrondissement de Rotterdam-Centre. Les jours de beau temps on peut voir Anvers en Belgique à 80 km. A l’altitude de 100 metres se trouve un restaurant. A 185 mètres c’est l’Euroscoop. On peut même louer une suite luxueuse pour passer la nuit sur l »Euromast. Je n’ai pas essayé la descente en tyrolienne ni en rappel. Je laisse cela pour les plus braves. On accède à Parkhaven 20, l’adresse d’Euromast  par le bus (arrêts Coolhaven ou Dijkzigt) ou par le tram 8 (Spangen) , arrêt Euromast

8. Markthal déja évoqué ici

 

9. Historische Tuin Schoonoord

Ce jardin historique est situé entre Parklaan et Westzeedijk (au nord une digue) à Kivietslaan 8, Historische Tuin Schoonoord. L’entrée est gratuite et jle jardin est ouvert toute l’année de 8H30 à 16/30.

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C’est un tout petit parc  d’un 1,2 hectares, un petit hâvre de verdure bien caché dans le quartier de Scheepvaart. On se croirait autre part. Moi j’aime la mousse et les nénuphars qui hantent cet oasis romantique. Il y a même une petite volière où les oiseaux volètent sans bruit. Les vedettes des lieux pour certains ce sont le cèdre libanais planté dans les lieux en 1860, les cyprès chauves (Taxodium distichum), les gunnera et un hêtre agé d’environ 200 ans. Mais moi c’est la mousse, le lichen et le nénuphar que je préfère..

10. Het Park

 

Situé toujours dans le quartier de Scheepvaart Her Park est  parc urbain, un parc municipal qui date du 19eme siècle. On peut y faire des barbecues. On peut aussi y louer des bicyclettes oranges  via Mobike. Des saules pleureurs, des chênes ou des hêtres jettent leurs glands et leurs écorces au sol. Dans ce parc le buste de E Bordewijk avertit dans Karakter (1938) :

« Ik heb altijd gedacht , zei hij, dat ik u nog wel eens zou tegenkomen maar hier… Ik wou nu de rivier graag even samen met u zien. Mag ik ?

Les bombardements qui ont plus sur Rotterdam en mai 1940 et qui ont détruit une bonne partie des infrastructures n’ont que très peu touché Scheepvaart, quartier bourgeois qui dispose de nombreux monuments historiques, de sculptures. on trouve dans ce quartier le musée ethnographique Wereldmuseum ouvert en 1885. Il est situé juste devant les quais e la nouvelle Meuse à côté du port de Scheepvaart. Le World Museum est en ce moment en travaux mais on peut accéder gratuitement à une salle où on sont exposés e nombreux masques d’origines diverses. A l’entrée du musée il y a une statue monumentale en bois polychrome de Papouasie Nouvelle guinée montrant un guerrier semble-t-il arborant e nombreux phallus énormes tendus vers le ciel.

 

 

 

11 Witte de Withstraat

 

C’est une rue huppée et extrêmement vivante de Rotterdam. Elle est parsemée sur toute sa longueur de restaurants chics richement décorés de toutes sortes, de galeries d’art, de musées, de boutiques.  ce n’est certes pas l’avenue Matignon ni les Champs Elysées mais la vie  y est bouillonnante. Nous avons longuement hésité avant de choisir l’endroit où nous prendrions notre déjeuner. Il était environ 15 heures. Nous avons hésité entre un restaurant apparemment sud-américain  du nom de  Supermercado pour nous décider pour Hotel Bazar qui sert de la cuisine turque ou tout du moins méditerranéenne. De nombreux plats ne sont servis qu’à partir de 16 heures mais nous nous sommes régalés tout de même avec les options qui sont disponibles. Ce restaurant ne désemplit pas. Gens du cru, étrangers de toutes origines, célébrités, artistes, jeunes, personnes âgées,  viennent en terrasse ou comme nous en intérieur (il y a plusieurs niveaux) pour se régaler. Et pourtant les prix sont abordables ! Note 10 sur 10.  La seule ombre au tableau c’est que le couscous au poisson qui était  mon premier choix n’était disponible qu’à partir de 16 heures.

A signaler plus particulièrement le café De Witte Aap (le singe blanc), Supermercado (cuisine sud-américaine) (au sous-sol il ya une boîte de nuit)

12. Musée maritime

 

 

Maritiem museum est situé Leuvehaven 1. C’est le premier musée maritime des Pays-Bas. Six siècles d’histoire vous contemplent. A noter : dans la boutique du musée  (museumwinkel) on vous propose notamment une carte du monde imprimée en Belgique sur tissu  polyester de 200 cm X 140 cm pour environ 100€. Il y a aussi en plein air juste devant un musée portuaire libre d’accès où l’on peut embarquer sur des embarcations historiques et voir les conditions de navigation d’autrefois (jusqu’à 16 heures). Le dimanche le long des quais on peut flâner sur le marché aux puces local.

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