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les cimetières mahorais ou la mort en nue-propriété

S’il y a quelque chose qui m’a frappé à Mayotte c’est la façon dont les gens traitent leurs morts. J’ai à ce sujet déjà évoqué ici la mort d’un voisin, Chéréli. Quant à leurs cimetières. j’ai déjà évoqué ici le cas du cimetière de Manzarisoa. C’est pour moi un cimetière abandonné, ou quasi abandonné. Enfin c’est l’impression qu’il m’a donné quand je l’ai vu pour la première fois au mois d’août dernier. Maintenant en pleine saison des pluies c’est la jungle. Là où je croyais en août voir un cimetière d’esclaves étant donné l’extrême dénuement du lieu et l’anarchie apparente je me retrouve maintenant en pleine jungle équatoriale et pourtant on est bien loin de l’équateur. Disons plus prosaïquement qu’on se croirait en pleine brousse. Les herbes ont poussé de façon exponentielle et on ne distingue plus une tombe en pleine terre de l’autre. Il n’y a pas un signe ou alors il est extrêmement discret pour différencier une tombe de l’autre, pas de fleurs, pas de plantes vertes en pots, pas de poèmes, pas de photos, pas de plaques, pas de stèle, pas de mausolée, pas un croissant, pas de bougie, pas une lune, pas une prière du Coran. tout juste peut-on lire le nom et le prénom du défunt.

La mort est en nue propriété en terre musulmane ! Il n’est pas interdit d’aller vénérer un mort sur sa tombe mais cela ne se fait pas. Le mort a droit à ses moments forts au sein de la maison familiale encadrée par les dignitaires et les fidèles de la mosquée mais le cimetière n’est pas un lieu de promenade. On fait certes certaines exceptions pour le tombeau du Prophète (qui ne se trouve techniquement pas dans la mosquée mais sur une pièce attenant à la mosquée qui était l’appartement de sa femme Aicha et qui fait partie de la mosquée actuelle à Médine) ou le tombeau de Moïse qui serait en Cisjordanie sur le mont Nébo, haut lieu de pélérinage, mais nul ne s’aventurerait à prier sur la tombe de la mère du prophète, Sayda Amina Bint Wahb, qui était polythéiste alors que le prophète lui_même le faisait. en fait on peut prier pour un mort mais pas l’invoquer comme on invoque un esprit

J’ai pu toutefois constater que l’endroit qui est planté d’ arbres à pain est souvent envahi par des enfants qui dépouillent les arbres de leurs fruits et les grilles qui en août séparaient la rue adjacente du cimetière sont aux trois quarts défoncées.

Bref le cimetière n’est pas un lieu de promenade. On n’aime pas trop frayer avec la mort, symbole de l’effroi. Il n’y a pas ici de carré musulman comme en métropole avec des tombes bien alignées. Ici on considère que 100 pour cent des habitants sont musulmans donc les catholiques, les chrétiens, les juifs, les bouddhistes les autres religions sont incités à se faire enterrer ailleurs. De la même façon la plupart des mahorais qui décèdent en métropole choisissent de se faire rapatrier post mortem à Mayotte pour avoir des funérailles et un cimetière en adéquation avec leur culte.

Très bien qu’on laisse faire la nature, très bien qu’on ne différencie pas dans la mort le riche du pauvre, mais il y a dans certaines villes un cimetière pour enfants et un pour adultes, mais que faire des non-croyants. Il y a à Petite Terre un cimetière catholique hanté par les frangipaniers et l’ylang-ylang. Ici l’enterrement doit être réalisé dans les vingt-quatre heures alors que la loi française demande avant l’ensevelissement ou la crémation un minimum de vingt-quatre heures après que le décès ait été constaté. De plus l’incinération comme l’autopsie sont interdites. Il faut laisser le corps dans son intégralité. Les pratiques de lavage du corps sont codifiées. on doit entourer le corps de l’homme de 3 couches de linceul, celui de la femme de cinq. Le corps est ensuite transporté entre la mosquée et le cimetière dans un cercueil mais est ensuite jeté en pleine terre. Seules quelques pierres matérialisent la tombe et l’enterrement peut être réalisé de jour comme de nuit.

Pourtant à Tsigoni où se trouve la plus ancienne mosquée de Mayotte, une mosquée swahilie comme celles de Domoni a Anjouan ou Tongoni en Tanzanie en pierre de corail dont le mihrab daterait de 1538 on trouve des tombes shiraziennes (ex Perse, Iran d’aujourd’hui), deux mausolées tournées vers la qibla qui seraient les tombes  de la femme et de la fille du sultan Haissa, lui-même fils du sultan Mohammed à Anjouan. Ailleurs pas très loin de Tsingoni en direction de Combani  se trouve le Tombeau du Premier Arabe. Il y a donc en terre musulmane des tombeaux plus sacrés que d’autres. Comme celui encore de la pointe Mahabou où repose le sultan Andriantsiouli  devenu Andriamangavakarivo dans le monde des esprits, qui vendit Mayotte à la France. Au pied de ce tombeau on célèbre des maoulida shengé, des douas, des badris, des roumbos où les ziyaras sont invoqués

Les femmes mariées devenues veuves portent le deuil pendant la période de viduité (idda) qui est de 4 mois et 10 jours sauf si elles sont impubères ou ménopausées auquel cas le délai se trouve ramené à 3 mois. Dans cette période la femme doit continuer d’habiter dans le domicile conjugal, ne peut découcher, ne peut porter de parure, se teindre les cheveux, mettre du khol autour des yeux, porter du rouge ou du jaune, porter du parfum, du fard, etc Le noir n’est pas la couleur du deuil en terre musulmane, mais le blanc. En dehors de son mari la femme a 3 jours de deuil à sa disposition. autant que les hommes, trois jours, quelque soit la situation matrimoniale. Le deuil de la femme enceinte cesse le jour de l’accouchement.. J’ai vu de nombreuses femmes vêtues de strict noir et coiffées de voiles mais ce sont là selon moi des femmes qui pratiquent un des différents cultes un peu plus radicaux de l’islam local.

L’idée qui m’est chère de me faire ensevelir dans la mer n’ est acceptée par l’islam qu’en cas d’impossibilité absolue d’enlever dans la terre. Inhumation en eaux marines ou en rivières. Mais pas d’aquamation please.

Esclavage, vice-championne du carnaval de Rio 2018

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Il y a de cela presque 130 ans le 13 mai 1888 la loi Aurea était promulguée au Brésil par la princesse régente Isabel. Elle avait été précédée en 1871 par la loi du ventre libre qui déclarait libres les enfants nés d’esclaves. Avec cette loi l’esclavage était aboli. Le G.R.E.S Paraiso do Tuiuti,  originaire de la favela du même nom dans le quartier de São Cristovão, vice-championne du carnaval 2018, a enchanté les tribunes au moment du défilé des écoles de samba sur l’avenue Marques de Sapucai avec cette question qui taraude encore de nombreux Brésiliens de toutes couleurs. Quelle que soit la teinte de l’arc-en-ciel qui nous caractérise la question posée est : »Mon dieu, Mon dieu, l’esclavage est-il aboli? »

L’esclavage était donc le thème du défilé  avec cette question Meu Deus, meu Deus Esta extinta a escravidão ? L’esclavage est-il éteint ? Le seul fait de se poser la question en 2018 interroge au Brésil comme elle interroge dans de nombreux pays à travers le monde des Etats-Unis aux Antilles. Si on se pose la question c’est qu’elle n’est pas résolue ! Par ailleurs une nouveauté : une femme Grazzi Brasil chantant le thème d’ouverture.

Les compositeurs Claudio Russo, Moacyr Luz, Dona Zezé, Jurandir et Aníbal, ont fait une nouvelle narration de l’histoire de l’esclavage au Brésil à travers leurs 29 ailes (asas) montrant l’exploitation de l’homme par l’homme sous toutes ses formes aussi bien dans le champ rural que dans le domaine urbain, dans les quilombos et senzalas d’aujourd’hui, les favelas, désormais appelées pieusement de communautés (comunidades) où règnent tous les trafics (rogues, sexe, armes) et l’insécurité à tel point que juste après le carnaval les troupes militaires fédérales sont intervenues et ont assumé le pouvoir de police à Rio de Janeiro. Un défilé à forte connotation politique donc puisque les réformes engagées par le président Temer sont caractérisées comme un recul, un retour en arrière vers  des pratiques anciennes  datant de la Colonie et de l’Empire où la préservation du système esclavagiste et la surexploitation du travail était la principale caractéristique des élites économiques. Récemment les lois rétrogrades gouvernant le travail ont été promulguées et les conditions pour dénoncer un travail esclave renforcées donnant naissance à ce qu’on peut appeler un esclavage social.

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Bien que beaucoup d’historiens expliquent que la corruption est un des piliers du brésil d’autres comme Luiz Felipe de Alencastro  (voir son ouvrage Trato dos viventes) affirment que l’esclavage est le pilier de la formation historique brésilienne car l’empire portugais d’outre mer n’a pu se former que par et grâce à la traite négrière et la construction de réseaux commerciaux dans l’Atlantique Sud.

Que disent les paroles :

Não sou escravo de nenhum senhor
Meu Paraíso é meu bastião
Meu Tuiuti o quilombo da favela
É sentinela da libertação

Irmão de olho claro ou da Guiné
Qual será o seu valor? Pobre artigo de mercado
Senhor eu não tenho a sua fé, e nem tenho a sua cor
Tenho sangue avermelhado
O mesmo que escorre da ferida
Mostra que a vida se lamenta por nós dois
Mas falta em seu peito um coração
Ao me dar a escravidão e um prato de feijão com arroz

Eu fui mandinga, cambinda, haussá
Fui um rei egbá preso na corrente
Sofri nos braços de um capataz
Morri nos canaviais onde se plantava gente

Ê calunga! Ê ê calunga!
Preto Velho me contou, Preto Velho me contou
Onde mora a senhora liberdade
Não tem ferro, nem feitor

Amparo do rosário ao negro Benedito
Um grito feito pele de tambor
Deu no noticiário, com lágrimas escrito
Um rito, uma luta, um homem de cor

E assim, quando a lei foi assinada
Uma lua atordoada assistiu fogos no céu
Áurea feito o ouro da bandeira
Fui rezar na cachoeira contra bondade cruel

Meu Deus! Meu Deus!
Se eu chorar não leve a mal
Pela luz do candeeiro
Liberte o cativeiro social

 

 

Moi j’aurais une lecture un peu différente et à l’esclavage social j’ajouterais l’esclavage religieux. D’ailleurs dans le titre on voit bien les références religieuses de toutes origines : Meu Deus, meu Deus , Fui rezar na cachoeira, Amparo o rosario ao negro Benedito, preto velho, não tenho a sua fé, irmão, meu paraiso é meu bastião. Nao sou escravo de nenhum senhor pourrait sembler équivoque. En voulant signifier qu’on n’est esclave d’aucun maître d’aucun seigneur on n’épouse pas les idées anarchistes « ni dieu ni maître » et on accepte justement les théories religieuses qui ont justifié pendant des siècles l’esclavage. En d’autres mots l’esclavage continue parce que entre autres choses le joug des dieux reste permanent sur l’âme des damnés ! Et ce joug-la, cette exploitation de l’homme par les dieux et leurs représentants auto-proclamés sur terre, qu’ils soient rois, princes ou présidents, on n’en verra pas e sitôt la fin ! La libération de cette captivité n’est pas une question de larmes mais une question d’action, de révoltes. Les carnavals sont télévisés mais comme disait Gil Scott Heron : the revolution will not be televised

 

 

Avis d’obsèques Vaval Gwan Bwabwa

Les avis d’obsèques enterrant Vaval le mercredi des Cendres sont quelque chose d’incroyablement comique que seul un Antillais dominant le créole peut comprendre !

RIP Vaval

Vous venez d’entendre celui qui m’a été envoyé du réseau TCSP.

voici celui de RCI

En 2017 voici le faire part de France-Antilles

En cette période d’élection présidentielle, Vaval était devenu un distributeur non pas de billets de banque mais plutôt de lespwa mal-papay. À fos bagoulé et kouyonnen moun, ce qui devait arriver arriva. Dans un toufé yen-yen san manman et san papa, Vaval a été dékalboré pour ne pas dire eskenté.

Le roi Vaval était souvent au volant de sa bwadjak de la marque « Tuma ». Lui qui conduisait toujours d’une manière ala pektolè n’a pas vu venir le coup et le droit de retrait de ses nombreux collègues, parents et alliés n’a pas empêché au médecin légiste de le déclarer mort de sa vraie mort. « Vaval est dérédi », a-t-il écrit.
Si Vaval n’était pas an lekzanp pour la jénès car mis en legzamen à de nombreuses reprises, on dit qu’il profitait allègrement du système et aussi des vitres sur-teintées de sa voiture pour faire lestonmak sur les forces de l’ordre. Ses adversaires laissent entendre qu’il était un homme à femme. On sait pourtant de source sûre, car lu dans le canard, qu’il disait partout : « J’aime ma femme et ma femme m’aime ! » Une femme décrite comme un véritable petit bijou obidjoul mais an fouté fè ekzajéréman. Une femme qui prêchait lévanjil mais qui surtout aimait prendre tous les amis de son mari dans an léto et flandjé leur porte-monnaie.
Sa majesté Vaval était le père d’une nombreuse descendance : les endiskré, les fafouya, les fouyapot, les griji, les engra, les malonèt, les zensek, les tibet, les dékalfoutjé, les dékatjé, les lèkètè, les zèkèlek, les instwi, les grangrek, les boug-sou, les tafiatè, les enfim, les enpiok et les tonbé dekdek. Il était apparenté avec les tétanos, les anmèdé, les tiédi, les awalés, les fouben, les gadé-tinèt, les poul-bwa, les abòfiò, les tébè, les golbo, les kouyon, les zannimo et bien sûr les dézodez et les tjenbwazè.
Vaval le dézodiè, celui qui connaissait celui qui avait des dossiers sur tout le monde, sera, selon ses dernières volontés, incinéré dans un gwo-difé.
Cet avis est diffusé de la part des tjòlòlò, les grenn-chien, les kolokent et les ti-zandwa tout comme les djol san dan, les pot-chanm, les pot-kaka, les mass lan mô, les neg gwo siwo, les pété cho, les kaka kok, les gaté tol et surtout des pa rèté pwel. Il ne faut pas oublier les ich-kòn, les Lapokal, lafouka, rat’ bal, tet’ zoto, diri san trié, raché pwel, zié la si, rad kabann’, ti tôti, gwo zoteil, bonda maté, zié loli, boloko et autres maché pwan’i et les kavaliè-makouklou.
France-Antilles présente à toute cette grande famille ses sincères condoléances.
Selon la volonté du défunt, il n’y aura ni fleurs ni couronnes. En revanche, les feuilles de corossol sont les bienvenues pour calmer la douleur de tou sa ki lé que katakolbok pran yo, des masoupwel et des fout ou douss en transe.
La cérémonie principale d’incinération de Vaval aura lieu, après les différents vidés et les derniers wélélé.

Le Tikiki Wouay Manikou klub, Le Gwo koko et Ti koko Folio Klan, Le Rassi Fouteux Club de Besançon, Le comité Miss fanm a chivé liss é sa ki ni chivé grenen mété tisaj, el platico systemo bando, le Toujou soupapé vidé des TSV, les Maryann lapo fig, les Maryan la po bannan et les Maryan la po goyav, les Karolyn zyé koki é loli, la fédération des planteurs de letchis Mi de Martinique, les mokozombi, la CON-fédéRATion des medsen lanmo é medesen lopital rasist di lan Ména, le Comité Hou Hou voici le loup, Les Nèg gwo siwo é san siwo, Le LPP Lyannaj Pou Pwofitatyon, les Rara la simen sainte, l’association des moun ki té alé lékol sèlmen le dimanche é jou férié, l’association Matinik sé ta yo Matinik plis ki ta yo, La fédération Si sé taw pranw si sé pa taw kitéw, les zouks lovers ki pa sa palé kréyol, lé Gadé zafè de ATV épi KMT é Zouk TV, les séancié kokè et associés, lé gad cocottes, l’Association des Diables rouges de Los San-Joseph, Les fanms épi nom a ganm, les Foncés de souche, les Avan Vis et Dèyè Vis du 5e jour, les Apré vis du 7e jour, Le gran et le piti sanblan klub, les yoleurs de Saint-Joseph et du Gros-Morne, l’Union des chabin et chaben ticktées, l’Union dé Nonm mwen sé sik sosé dan myel, L’association des Chabens ki sanblé kont nèg é zindyen, le lyanaj fenm dous kon siwo, Les témoins de Vaval de la salle du Royaume, La condération des hommes battus qui portent leurs cornes fièrement, le Komité des chyens-abiyé-an-moun et des moun-abiyé-an-chyen mé chat osi asepté, l’Association Fanm sé chaten mé nom osi, La fédération des komparézon ki pa ka kouté kompa, Le komité Pani koutela enko sé fizi ka palé, L’association Non au string mété tchilot gwan manmanw, Le Lyannaj des souceurs sans frontières, les Décalez moi ça, la Fédération Fwansé Bannan « tout le monde fait une carreau même la Pape », La fédération « Bésé mwen ka véyéw », Le « Ou Awogan ou Awogan » Klan du Morne-Rouge, Les mokozombi, les matelots boulé, Les Fanm Sousounes kléré,
Le Comité de tout-fason-si-ou-pa-an-kabrit-ou-sé-an-mouton, les bwabwas sans frontières, les « Bleu-Marine supa kouyon krew », l’Association C.A.L Sé Tay, l’Association le-fluo-sinon-rien de Martinique, le kolectif du 31 février, l’association des porteuses de Leggings Galaxie, l’association « Bésé an lè pri tisaj la », le rhum-whiski-Manawa-club, l’Association « Sa ki pa daco… Levez le doigt! », Le « moto-club Mété la bèt an I! », les « Viti-Cul-teurs charoyeurs très coupeurs plus que coupeurs », »L’association Schoelchéroise dit Mè a pa rété la! », l’Association des « Femmes cocufiées du président de la république française », L’Association « Sé string kini ou toutouni », les 12 salopards, le ganm band, Le « Comité Fanm a chivé léta », La « Fédération Nappy si chivév pa grennen ou pa adan ayen », les Veuves très-très joyeuses de Vaval, les « Vavals pa fanmiy mwen! », Les porteurs du Zikal, L’Association Lékol sé le dimanche car « J’ai acquéri », le KK Kabrit klub, la « Sauce Siacion tu madre es una Walpa y tu padre un Jumpy, le « kou kou noeuds klub », La Fédération de chasseuses de Zikal, L’Association des « Porteurs de string le Mâle est conne », L’Association des Kals-vicieux porteurs de cornes sans frontières, le Comité Yé Krik Yé Krak est-ce que la cour dort?, la Fédération des conducteurs de Bwajack de la Martinique, le Lyenaj Moustiquos killers, les sapeurs pompeurs de Kinshasa, les fanm épi nonm à ganm, Le Komité Christina a dit sé pa kon sa pou abiyé…

Ont le regret de vous informer du décès de Vaval Gwan Bwabwa surnommé « Woua Awogans », étouffé hier soir dans son arrogance, en avalant par accident un moustique ticté porteur du Zikal, alors qu’il collait légèrement une petite !
Cet avis est diffusé de la part de ses nombreuses femmes, maîtresses amants, concubines, concubins, parents, alliés et associés, ses bobos, ses manawas, ses cochonies, ses ich la CAF, ses ichs déwo, ses ich an didan, sé ich officiels

La Page CDM non officielle s’associe à la douleur des familles parents et alliés (wouay mwen pé pa tienbé Vaval Mò)
Il y aura beaucoup de fleurs, beaucoup de couronnes, beaucoup de danses, de chants malélivés ou pas de cris et de  » sauté sauté pantalon mwen déchiré »

Toutes mes Con-doléances !

Source Carnaval de Martinique

2015

L’association des Bôbos Unidos, La fédération des grévistes sans frontières, Le Comité KPN, L’association Bésé Pri a an lè rhum lan, le comité Martiniquais des Tèbès, Les Vavals pa fanmiw mwen, les Walpas, les Kochoni, les Chattas, l’association des Makos-Makrelles de Martinique, les bomboklats, les Yèyèz et yéyés douvan an sé pwèl é dèyé osi sé pwèl, les péteuses de bombes de Mada, les fanm et Nonm kolokettes, les fanm épi nonm toutouni sé ayen ki ni, les Chabin é chaben pwèl si, les chabin chaben, nèg et négresses kalazaza, les négresses é neg pwèl si, les koulis ki pa mangé chyen, les fanm épi nom dous pasé siwo, les négresses et nègres gwo siwo, les Maryan la pofig, Marvyn ki pou rantré avan minuit, L’association des rhumiers premyé Kou pa Kou, L’association des komparézonn ki di yo pa enmen sa mé yo la kan mèm, Le comité Tchin Tchin champagne à la tienne, L’Association des diables rouges de la Martinique, les Vakabonnes et Vakabons universels , les santi pipi, les mas lanmô, les medesen lopital, les mokozombi, l’association des pêcheurs de poissons lions, Le Ti KIKI KLAN KLUB, les Gwos Kèkettes fans club mé lé piti osi, les diablesses, l’association « Tous… dure dure d’être Békés », les Ravèt légliz, les siwoteurs du dimanche, Les Je suis Marvin, les Je suis Manmanw, les Je suis Papaw, les Ich man Gaz, les Ich man Pans, les komparézon san ayen, les Komparézon kini, les volpones, les sousounes kléré, la fédération des veuves joyeuses de Vaval, le collectif des anciens Vavals disparus, les Isalop Unis, Les porteurs de string tout bonda déwo, les famn é nonm dékalciné, les coupeurs de cannes et autres, L’Union des mâles fêteurs, L’association des cultivateurs d’algues sargasses, l’homme paille, les piti é gwan bwabwa, les Happy culteurs de Macouba, les makoumès, Les nonm épi fanm TA NOU TOUT, les charayeurs, déposeurs non coupeurs, L’union des hommes et femmes qui portent leurs cornes fièrement, les Angéla yo ké fenn tiouw bay, les karolyn zyé koki é loli, Les Nabillas du groupe A avec ou san couteau, les touloulous, les tololos, les tous lolos, les skétèls, les kokofiolos, Tout Pitin é Mako, La fédération des mangeurs de chips qui té asiz la pèpère, les hommes et femmes d’argile, les ich la CAF, Les ich des déwo, les ich konn, les papas ou t’es ? Les manman ou t’es ? Le Kolectif des vidéyeurs ki pani fanmiy pendan kannaval la, Le collectif Cristina Cordula contre le Fashion faux pas, les Ich ka moun Gaz, les Manawas, le Collectif des Jumpy, les Alcooliques bien connus, Le club Mwen sé Nonm manmanw lè papaw pa la, L’AAJAKA (Asosyasyon Arété Jouré An Kannaval An…)

Ont le regret de vous annoncer, le décès de sa majesté Vaval Gwan Bwabwa surnommé Sargas Poisson Lion Ich Man Gaz, mort accidentellement à minuit. Etouffé dans ses algues sargasses après que son épouse l’ait surpris astiquant son pot de chambre avec une de ses fanm déwo. I Salop la !

Cet avis est diffusé de la part de sa veuve joyeuse, ses milliers de concubines, ses enfants officiels ses enfants déwo, et de son amant Marvyn. Le cortège se réunira tout koté Matinik ! En tout lari !

Un char sera à votre disposition sur le front de mer de toutes les communes de l’île même au Morne Rouge. Dress code Noir et blanc voire violet. Evitons les fashions faux pas !

La page carnaval de Martinique s’associe à la douleur de la famille. Melle CDM nie toute implication dans la mort de Vaval. Ce sont que des rumeurs venant de makrelles mauvaises langues de vipères voulant nuire à ma réputation.

Source : Carnaval de Martinique

2014

Avis d’obsèques de Vaval.

L’association des tueurs d’insectes de Martinique, la Fédération Vulcano-Baygon-Raid-Tue-rèd-tous-les-insectes, le Racing Club des moustiques suceurs de sang, L’association Rose-Fluo-Whisky-RSA-Noulé-Lagen de Martinique, l’association KPN et des KPA (pou ayen), Les Mâles Fêteurs, les Touloulous, les Tololos, les Nèg Gwo Siwo, les Nèg San Siwo pas sé la Kriz, les fenm ki ka chèché an nonm dous pasé siwo, le comité des siroteurs sans frontières, les Maryan lapofig Unies, les Maryan LapoBannnan désunies, les bwabwas universels, les bandes santi mové, les malpropres, les bwabwas ki té ka alé lékol sèlmen la Simèn sainte, les kochoni, les Ravèts légliz, les avan vice, les dèyè vice, les Walpas, les Chatas, les Pitin San Maco, les Makoumès, les Isalop sans papa et san manman, Les « Ta nou tout », Les « Ta pèson » , les Vaval pa fanmiw Mwen, les Medsen Lopital, les Mas lanmo, Les Ti Macaques de Twopikal Gwouv, les Fenm a Gwo Boudin, les Fenm a Boudin Plat Kon Plato, les Fenm a Boudin Gwo Dodan, « les Décalés moi ça », les bondas décalcinés, les diables rouges avec ou sans miroir, les papa diab, les ti diab, les diablesses, les nègres d’argiles, les hommes d’argiles, les hommes sans argile, les péripatéticiennes , les vakabonnes, les gwo bondas décalcinés, les Ti Bonda Koupé-décalé, tout Yèyèses douvan a sé pwel, tout fenm dèyè a sé pwel, les rhumiers alcooliques, l’association Champagne-toute-l’année, l’association des gérants-stations-services-grévistes-ki-pa-ka-fè-lafèt, les fenm et nonm kolokèt, les fenm et nonm manawa, les volpones, les enfants de garce, Le comité de ceux et celles qui portent les cornes fièrement, L’Union des Antillais sans les Guyanais du campus de Schoelcher, les bakannales, les bo kannal, les Bomboklates, les mères makrelles, les travelos, los Makos Unidos, les Gigolos, l’association on veut pas de la violence on veut…, les Bôbôs, les Santi-pipi, les Santi-kaka, les Péteuses de bombes, les vidéyeurs ki pani fanmiw pandan kannaval la, less karolin zyé Koki et kokli, les komparézon san ayen, les komparézon kini,les kompa ki pani rézon, les manman mouton, les papa kabrit, les fesboukès et fesboukèzes, l’Association des ex-femmes de François à Mobylette, l’association des ti-bidon-ti-pilon, des Makrelles Jou Lantèman, les pleureuses officielles de Vaval, ont le regret de vous annoncer le décès de Vaval Gwan Bwabwa Chouchoune Chikun Gounya mort de manière accidentelle dans la nuit de mardi à mercredi.

Cet avis est diffusé de la part des veuves joyeuses de Vaval, de ses enfants légitimes, de ses Ich déwo, de toutes ses maîtresses, de ses amants, sa famille, de ses parents et alliés.

Le cortège se réunira tout partout à Fort-de-France. Dress code Noir et Blanc, si tu n’as pas, met du violet ou ne vient pas !

Beaucoup de fleurs, beaucoup de couronnes, beaucoup de condoléances !

L’incinération se fera sur le Malecon, si le mâle est con ! Difé an Pwel Vaval, ce soir !

Les hypocrites qui « malparlaient » Vaval de son vivant, restez chez vous

2013

Vaval

2010

Mesdames méssié, carnavaliers, moun comparaison, épi sida, san sida, gwo bonda, bonda plate, bonda bombé, bomda décalciné, bonda san cal , épi cal, neg gwo siwo, neg ti coco, neg san siwo, coolies mangé chiens, coolis mangés chat, maryan la po fig, caroline zyé loli, zyé koki, neg de gran genre, neg bitaco, tête boloko, tête mabolo, manawa, cochoni, fanm déwo, nom déwo, nom san cal, femm épi cal, femm décala sa, nonm ta nou tout, nonm ta pèson, bonda dé calssiw ou lé, makak san pwel, tou sa ki ka kwè sa pou krié yo kwata, sa ki couchale, moun ki su, sa ki bon, sa ki pa bon, tout malprop, tout foufoune santi, tout ti coco santi, rara la simaine sainte, chabin pwèl si, ravèt léglise, fenm é nonm an chalè, fenm épi nonm san chalè, skétel, nom épi fenm a gwo pwèl, fenm et nonm déwo, tout santi pipi, santi kaka, KK mouton club, mal mouton, femelle mouton, tout tèbè, gwo djèl, ti djèl, gwo zyé, ti zyé, tout vakabon, chabine kal à zaza, tout ich conn sans papa ni manman, tout bwabwas, tout cochon ki ké ni jou férié yo, tout cals vicieux, diab rouge, diab pa rouge, diablesses, veuves joyeuses, veufs heureux, femm ki ni pwel yo ka pri difé, mas lanmo, médecin lopital, touloulous, tololos, femm tiqueté, nonm sans tic, gad cocotte, nonm sponsorisé par la CAF, fenm sponsorisé par la CAF etc…………..Nous avons le regret de vous faire part des obsèques de Vaval Gwan bwabwa plus connu sous le nom de Pwofitè BC pou Ba

Les obsèques de Vaval Gwan bwabwa seront célébrées ce mercredi des cendres premier jour de carême à Fort-de-France

Ces obsèques sont diffusés de la part de 3500 veuves joyeuses décalcinés de Vaval, de ses enfants, arrières derrières petits enfants, de ses concubines , ses maîtresses, ses femmes d’un jour, de son frère Sergio Letchi, son cousin Chaben Jeanne, sa tante Marie-Luce S’épenche, sa soeur Lise, Sa cousine Foufounette, sa grand mère Kate Konkoune, ses amis parents et alliés, de l’amical C.A.L c’est CAL, des sapeurs pompiers spéciale manmanw ka pri difé, de l’association des Mâles fêteurs et des vicieuses sans frontières.

Un car sera mis à votre disposition près de la mairie de votre commune. Il y aura fleurs couronnes , condoléances et surtout un bûcher. Texte de Carnaval Martinique

My bucket list ou les 65 items que je souhaite réaliser dans les quelques années (mois, semaines, jours, heures, minutes, secondes) qu’il me reste à vivre

Never too late ! Ce soir c’est MARDI-GRAS et je me déguise  à six mois de la retraite en Carter Chambers. Et je publie moi aussi ma bucket list. Comme dans le film éponyme starring Jack Nicholson et Morgan Freeman, The Bucket List (Sans plus attendre, en vf). C’est la mode des to-do lists before you die, before you kick the bucket. Bucket veut dire seau. Et seau me fait penser à Champagne et à eau et à sable. Kick the bucket veut dire casser sa pipe. Bon je m’égare… Disons que je suis Carter Chambers dans le film et que je suis a terminally ill man. MÊME SI JE N’AI NI JET PRIVE NI EDWARD COLE POUR FINANCER mes rêves et expectatives, MEME SI JE NE SUIS PAS MÉCANICIEN AUTO ET QUE JE NE RÊVE PAS DEVENIR PROF D’HISTOIRE voici mes 65 ITEMS, mes énormes grains de sable que je souhaite réaliser sans plus attendre dans les quelques cyclones qu’il me reste à vivre. Ce n’est pas comme une liste de courses, ce sont des projets, des envies, des lubies, des tentatives de vaincre des peurs bien enracinées souvent qui peut être ne se matérialiseront jamais mais qui sont ces petits riens, ces petits rêves à priori impossibles qui soutiennent telles des pierres de corail le lagon de mon quotidien. I WISH I COULD CROSS A FEW OF THOSE ITEMS.

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1. Passer Mardi-Gras à Port of Spain

2. Passer un dimanche et lundi de carnaval sur le sambodrome de Rio et assister au défilé des écoles de samba

3. Danser la salsa à La Havane en octobre

4. Faire le tour de la Guadeloupe en bateau

5. Visiter les Baltimore d’ Antigua

6. Visiter les Baltimore des Îles Vierges

7. Participer à une chorale jazz

8. Manger dans un restaurant d’un chef étoilé caribéen

9. Visiter le Mato Grosso brésilien

10. Passer une année à Basse-Terre en Guadeloupe

11. Traduire en créole ou en français Omeros de Derek Walcott

12. Visiter Sainte-Lucie

13. Visiter les Terres Sainville en Martinique

14. Retrouver quelques chaînons manquants dans mon arbre généalogique

15. Prendre des cours d’aquagym

16. Faire de la plongée sous – marine

17. Préparer une feijoada de fruits de mer avec lambi, langouste, poulpe (chatrou), crabe, encornets, palourdes, riz noir et pois d’angole

18. Préparer un callaloo avec feuilles de dachine, gombo, lambi, langouste, poulpe (chatrou). crabe, encornets, palourdes et dombrés.

19. Participer à une école de samba brésilienne

20. Parler créole comme je parle portugais

21. Vivre dans une cabane perchée dans un manguier

22. Construire une maison en bois en conservant et épousant les structures d’un flamboyant

23. Publier mon recueil de poèmes Micareta, 27 fragments infimes d’un carnaval intime

24. Publier mon roman Archipel des Reliques

25. Voir les neiges du Kilimanjaro

26. Passer un anniversaire quelque part au Mexique le jour de la fête des Morts

27. Avoir le permis bateau

28. Voir parfaitement sans lunettes

29. Visiter le Mozambique

30. Visiter le Burkina- Faso

31. Avoir 1000 articles dans mon blog

32. Rencontrer un chaman  en Papouasie-Nouvelle-Guinée

33. Vivre jusqu’à pas d’âge en bonne santé

34. Déguster un café de quimbombo en Équateur

35. Faire de l’aquarelle

36. Faire de la planche à voile

37. Ouvrir un restaurant pescétarien

38. Devenir 100 pour cent pescétarien

39. Avoir un potager du type jardin créole

40. Manger de la tortue

41. M’investir dans une association

42. Adopter un enfant

43. Faire une expérience de woofing

44. Avoir une Vespa

45. Faire du planeur

46. LAUGH UNTIL I CRY

47. SKYDIVING

48. SEE THE PYRAMIDS

49. Apprendre à réparer une voiture

50. Go on a safari and HUNT THE BIG FIVE

51. Get a tattoo

52. Visit the Taj Mahal

53. FIND THE JOY IN MY LIFE

54. Assister à un match de foot au Maracana

55. Faire du théâtre

56. Participer à un groupe de danse folklorique (quadrille)

57. Chanter dans un groupe de jazz

58. Jouer de la bossa nova à la guitare

59. Passer mes vacances  sur une plage dans un camp  naturiste

60. Apporter de la joie et de l’amour à : my significant other, siblings, kids and friends

61. Faire du jet-ski

62. Faire du ski

63. Jouer au bridge

64. Faire un vlog

65. Lire un livre par semaine

 

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Comme le dit la chanson je dis avec Charlie Winston : Kick the Bucket

If you say this is pop, to be singing to a tune with a rhythm like this, would it be so unpopular for a singer like me to be bringing up the fact that we’re all gonna go ? Some people swear, they say they know where.
For me it’s a mystery. But which ever way you see it
you have to admit it and live it and live it !

We all kick the bucket in the end ! The end !
All the girls kick the bucket in the end ! The end !
And the boys kick the bucket in the end ! The end !
Yep ! We all kick the bucket in the end ! The end ! The end ! The end ! The end !

Blew up my TV. It’ was numbing my brain to be thinking the same as million other people all feeling afraid of the same thing.
But there’s is nothing to lose, cause we’re all on a bike and we’re cycling through, getting off on our injuries – but you gotta get back on it and live it and live it to love it and live and love life.

Cause we all kick the bucket in the end ! The end !
All the girls kick the bucket in the end ! The end !
And the boys kick the bucket in the end ! My friend !
Yep ! We all kick the bucket in the end ! The end ! The end ! The end ! The end !

This is not a sad song !
I don’t bring it up to get you down,
It’s a celebration of all the red cells
going round and round in your body !

I don’t mean to preach or to sound lilke a teacher. No ! I only wanna cut the crap and , looking back, everybody’s had to face the facts.

That we all kick the bucket in the end ! The end !
All the girls kick the bucket in the end ! The end !
And the boys kick the bucket in the end ! My friend !
Yep ! We all kick the bucket in the end ! The end ! The end ! The end ! The end !

Dimanche-Gras : Bacchanal Sunday entre cannes brûlées et jouvert

Je suis comme  Charles Aznavour, une fois n’est pas coutume:  je hais les dimanches.

Mais il y a un dimanche par an que j’attends toute l’année c’est le dimanche-gras ! Time has come today : aujourd’hui dimanche 11 février, Bacchanal Sunday, seront nommés le roi et la reine du carnaval de Trinidad, le plus chaud des Caraïbes !

37 hommes et 31 femmes se sont affrontées à l’étape préliminaire une semaine avant mardi gras ! A l’issue de ces éliminatoires seuls 10 aspirants à roi et reine ont été retenus. Ted Eustace du groupe carnavalesque Paparazzi Carnival’s Sky gazers, vainqueur pour la seconde fois l’année dernière  avec sa personnification de Crypto, seigneur de la Galaxie pour laquelle il a remporté la coquette  somme de 180000 dollars sonnants et trébuchants, se classe en huitième position à l’issue des éliminatoires ! Triplera-t-il avec Banditos la mise aux dépens de  Curtis Eustace, son frère, arrivé second l’année dernière et sa représentation de Kamatachi, le papillon démon chinois, arrivé cette fois-ci premier aux éliminatoires, Marlon Rampersad et sa Touche de Midas arrivé second ou encore Raymond Mark et son Pluton, Roi du Sous-Monde arrivé troisième?

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Et du coté des reines putatives Gloria Dallsingh, du groupe carnavalesque de San Fernando Call of Duty élue en 2016 pour sa composition d’Artémise, la reine guerrière, arrivée cette fois-ci troisième aux éliminatoires,  saura-t-elle renouer  avec la couronne avec son nouveau costume Joyau de l’océan ? Il faudra pour cela faire trébucher des concurrentes comme Savitri Holassie et sa Salicia , Reine des Mers , classée première, ou encore Krystal Thomas du groupe carnavalesque Paparazzi Carnival’s Sky gazers et sa Chasseresse de Têtes, arrivée en seconde position à l’issue des éliminatoires mais actuelle reine puisque couronnée en 2017 pour sa personification de Nebula. Que la meilleure gagne  !

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Et je jure par avance allégeance jusqu’à mercredi des Cendres à quels que soient celui et celle qui seront choisis en grande pompe ce soir à partir de 19 heures au Queen’s Park Savannah, Port-of-Spain    pour personnifier le couple royal de la débauche !

Il y a certes la crise économique qui a été la cause de réductions significatives ans les investissements des sponsors publics comme privés mais malgré tout la fête sera belle ! il y a certes le carnaval de Rio, celui de Salvador, celui de Recife parmi les plus grands au Brésil mais celui de Trinidad brille lui aussi de tous ses feux à faire pâlir d’envie ceux de Jamaïque, Ste Lucie, Grenade, Guadeloupe, Martinique, Saint-Kitts, Saint-Vincent, Sainte-Croix, Antigua. Cette année je me contenterai de sauter-mater à distance. L’année prochaine c’est promis je fêterai le carnaval, I’ll play mas, I’ll whine and grind et le mercredi des cendres je mangerai du bake and shark sur la plage !

Avant tout le déferlement actuel de carnaval actuel de Trinidad il y avait jusqu’en 1948 il y a presque une éternité, un seul jour de fête, dimanche-gras. Le jour du mas, le jour de la mascarade. et bien avant encore il y avait le canboulay, mais là on se retrouve au 18eme siècle.

Entre 1783 et 1836, année de l’abolition de l’esclavage à Trinidad, le carnaval est réservé  à l’élite blanche internationale (française et anglaise) et aux travailleurs sous contrats. Les métis et autres gens de couleurs et les noirs gens  étaient  exclus de ces célébrations. L’élite blanche européenne  se déguisait en neg jardin  (ceux qui cultivaient la terre, brûlaient les champs de cannes) ou en mûlatresses et faisaient la procession des cannes brûlées.. Trinidad qui avait été sous domination espagnole  de 1496 à 1797 se retrouvait sous domination anglaise à partir de 1897 (même si ce n’est qu’en 1802 que la Grande Bretagne qui occupait l’île depuis 1797 en devint la puissance coloniale effective) .

L’élite dominante était française (issue de Guadeloupe, Martinique, Grenade, Saint-Vincent, Dominique et Saint-Domingue) suite aux cedula de poblacion de la couronne espagnole de 1776 et 1781 qui autorisait aux français catholiques de venir s’installer sur Trinidad en leur offrant des terres cultivables et un dégrèvement d’impôts sur 10 ans avec la possibilité d’amener avec eux leurs esclaves, leur capital et leur know-how esclavagiste. Les  libres de couleur se précipitèrent aussi et constituèrent  la majorité des propriétaires terriens. Apres l’abolition, pendant 10 ans on nomma canboulay ces fêtes qui eurent lieu le 1er août, jour de l’abolition et qui furent alors récupérées par la population servile désormais libre. Puis à partir de 1846 les réjouissances furent déplacées avant le Carême (Lent en anglais)

Avec le canboulay fut introduit le kalinda (lutte au bâton). Muni de son bois chaque combattant africain affrontait dans un cercle un autre d’une autre communauté et chaque groupe avait sa chantuelle, une sorte de griot, qui accompagnée d’un groupe de femmes chantaient pour galvaniser leur champion et intimider de ses aiguillons vocaux l’adversaire. Ainsi naquit le groupe carnavalesque

Puis on se retrouvait sous des tentes kaiso pour chanter tous ensemble des kaiso (mêlant irrevérence, insinuation sexuelle, jeux de mots à double sens, satire politique et sociale) toujours sous la houlette de la chantuelle, accompagnés d’instruments de musique divers préfigurant ainsi  la musique qui allait plus tard devenir  calypso et plus tard encore la  soca. Les pouvoirs locaux français ou anglais commencèrent à dénigrer le canboulay qu’ils rebaptisèrent jamette, (du français diamètre) refuge selon eux du sous-monde de marginaux, prostituées, voleurs, etc

Les pisse-en-lit étaient des hommes déguisés en femmes, lubriques

En 1846 on interdit masques et mascarades. En 1880 toutes formes de percussion africaines sont interdites. Malgré tout cet arsenal juridique du gouvernement colonial le canboulay continuait à prospérer à Port of Spain jusqu’aux émeutes du 28 février 1881 qui occasionna la mort de 4 policiers et d’un descendant d’africain. Malgré l’autorisation du gouverneur qui jura de ne plus s’immiscer dans les affaires de la mascarade celle-ci fut annulée en 1884 et remplacée par quelque chose de plus respectable le lundi gras qu’on nomma j’ouvert (du français jour ouvert). Ce jouvert continue vivant de nos jours officiellement à  partir de 4 heures du matin de la nuit du dimanche au lundi et ceci jusqu’à pas d’heure. On saute-mate barbouillé de boue, glaise, peinture, graisse, chocolat, au choix et fortement imbibé de vapeurs d’alcool. On porte queues de diables et tridents ! il fut un temps où on se barbouillait de goudron. Le canboulay (fêté lui chaque vendredi de carnaval) comme le jouvert symbolisent la force et la résilience de la communauté noire à Trinidad.

 

Sauce piment à la mahoraise

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Les Mahorais font une consommation effrénée du piment. On le dit aphrodisiaque. Ils en mangent comme si c’était de la confiture. Il n’y a pas un plat qui trouve grâce à leurs yeux sans piment. Ils en préparent des bocaux entiers. Le piment se négocie à tous les étals et coins de rue à 2€ le kilo pour les bonda man jacques et idem pour les piments oiseaux. Ils ne connaissent pas le piment végétarien.

Moi qui me croyais granmoun en piment, j’ai viré ma cuti et me revoilà désormais reformaté timoun, timanmay en couche-culotte. Bonjour l’Afrique ! D’ailleurs c’est le premier mot que j’ai appris ici . Putu ! Putu veut dire piment. Prononcer poutou.

Vous allez au restau on vous servira avec n’importe lequel de vos plats une petite coupelle, voire une assiettée de sauce putu. Je le conçois fort bien avec des brochettes, du manioc grillé, des bananes vertes grillées et du fruit à pain grillé; ou avec leurs fameuses ailes de poulet (mabawa) ou même le poisson. Je ne résiste pas pour le poisson à piocher quelques gouttelettes de piment. Mais le piment pour eux est systématique. Je donne l’exemple le plus flagrant. Vous allez dans un boui-boui local et demandez une omelette froide (il y en a de toutes prêtes aux oignons). On vous sert immédiatement le bocal de sauce putu. C’est instinctif. Certes j’ai toujours aimé le poivre dans les oeufs mais je n’avais jamais pensé au piment.

En plus de la sauce piment un bon restaurant vous servira, selon l’humeur du jour et les disponibilités sur le marché local, dans une autre coupelle un rougail (mangue, ou mangue concombre, ou tout simplement concombre ou papaye ou tomate, ou tamarin vert, rougail bringelles à base de chair d’aubergine grillée, rougail pistaches à base de pâte de cacahuète) qui contient bien évidemment un peu de sauce piment à la clé. Ou alors des achards

Il y a toutes sortes de sauces piment comme à la Réunion mais je retiens la purée de sauce piment au gingembre mangue.

Moi qui me suis toujours fabriqué mes sauces piments de tous genres avec force ingrédients parmi lesquels le piment bien sur mais aussi l’ail, l’oignon, le clou de girofle, le basilic, le gingembre, la citronnelle, le coriandre vert, la pate d’arachide, la pâte de crevettes, la sauce soja sucrée, le vinaigre balsamique, la sauce huîtres, ou la sauce de poissons, le sucre de palme ou le sucre de canne roux, je suis fasciné par la simplicité de leur sauce.

Alors comment est-elle faite cette sauce putu ?

Les ingrédients sont simples : piment bonda mean jacques, bélembé (ourajou en shimaoré) ou tamarin vert, oignons, sel. Si on le désire on peut aussi ajouter du jus de citron et de l’ail.

Le bélembé et le tamarin vert sont surprenants comme ingrédient mais se comprennent aisément. Ce sont eux les agents acides qui vont permettre la conservation longue durée de la sauce.

Je savais qu’en Thaïlande on utilisait la pâte de tamarin pour épaissir une sauce et lui donner un peu d’acidité mais il s’agissait selon moi du tamarin mûr, celui que je suçais quand j’étais enfant. On retrouve du tamarin dans certaines sauces que j’aime bien

La préparation est la suivante selon mes deux informatrices, bouéni Nayssa et bouéni Roukia, grandes prêtresses de la science culinaire mahoraise, grandes prêtresses seulement car la papesse de la cuisine mahoraise c’est ici ) et bien évidemment grandes consommatrices devant Allah de putu :

Il faut d’abord laver, éplucher, dénoyauter puis faire cuire à l’eau le bélembé ou le tamarin vert. Ensuite laisser refroidir. Retirer les pépins et passer au mixer avec le piment entier non épépiné et les oignons. Le citron vert est optionnel. Il permet simplement d’acidifier plus encore la solution. Surtout ne pas mettre d’eau. C’est l’eau qui est contenue dans le tamarin vert ou le bélembé qui sert d’acidifiant. On laisse tourner dans le mixer jusqu’à ce que l’on obtienne une purée lisse et homogène entre rouge et orange. Ou on pile, on broie, on écrase, on réduit au mortier en bois de manguier avec son pilon si l’on veut utiliser l’huile de coude maison comme l’exige la tradition.

Attention si l’on met dans un bocal, attention quand au bout d’une journée on ouvre, car il y a de la fermentation et il arrive que le contenu vous explose dans la figure.

Bien evidemment toujours utiliser une cuillère propre pour prélever une portion de cette sauce car une fois souillée elle ne serait pas propre à la consommation.

A noter: quand on conserve le piment en dehors du réfrigérateur il se forme en superficie une couche de moisissure. Cela n’a pourtant pas trop d’importance pour les Mahorais qui considèrent cette moisissure comme de la pourriture noble, exactement comme pour le vin et le fromage. Si on leur objecte que mettre de l’huile résoudrait le problème ils répondent que ce ne serait pas la même saveur. Dont acte. Sachant cela je refuserai désormais à consommer de la sauce piment dans les restaurants. A moins que ce ne soit de piment vert.

A l’enterrement d’une île morte

Jazirat al Mawet, autrement dit Mayotte, c’est l’Ile de la Mort. Ce n’est pas moi qui l’ai inventé, ce surnom. C’est le nom macabre que lui ont donné les premiers navigateurs arabes. Ils avaient sans doute leurs raisons.

Dans les cimetières pas de trace de nom, ni de stèles, ni de couronnes, ni de fleurs. Seul celui qui a enterré sait où se trouve son défunt. C’est dans l’anonymat complet que les morts dorment le corps tourné vers la qibla de la Mecque, vers le Nord ! Les rites mortuaires musulmans et ancestraux se chevauchent !

En effet, « dans un premier temps, on ferme les yeux, la bouche, on couvre le corps d’un linceul composé de trois étoffes blanches et on lui assure un bain mortuaire digne comprenant l’usage d’eau chaude additionnée ou non d’eau de Zamzam, des plantes aromatiques, du camphre nommé ”Kanuru”, des feuilles de “Mtsinavu” et du coton pour boucher les orifices ainsi que du parfum ». Par ailleurs, « la pratique du bain mortuaire doit suivre des étapes précises », « Par le biais de massages, on appuie sur l’abdomen du mort pour vider les viscères. Les écoulements et les selles sont recueillis dans un trou fait sous le lit ou dans des bassines placées sous le lit.

Avant de les enterrer dans un linceul blanc ils ont été nettoyés à l’eau de Zamzam, puis mis dans une caisse pour être portés à la mosquée où une prière est faite en leur honneur puis on les retire de leur caisse et on les enterre à même la terre. Des planches sont placées sur le cadavre puis on le recouvre de terre. Cette terre est ensuite arrosée d’une eau spéciale.

Une fois mort  les anges  exterminateurs  Munkar et Nakir sont deux capitaines qui vont pratiquer dans la tombe votre interrogatoire et décider du chemin que votre âme va suivre selon que vous avez prié et été bon musulman. Ils vous dispatchent au bout de 40 jours après l’enterrement soit au paradis soit en enfer.

Lors d ‘un décès il y a 4 moments importants :

  • le jour de l’enterrement proprement dit, au plus tard vingt–quatre heures après le décès,
  • le troisième jour, qui est une sorte de petit deuil : un boeuf doit être sacrifié
  • le neuvième jour ou moyen deuil : on offre des gâteaux
  • le quarantième jour ou grand deuil; un autre boeuf doit être sacrifié
  • A chacune de ces étapes la communauté se retrouve dans la demeure familiale du défunt. On offre à boire et à manger. La nourriture consiste en général en riz et lait fermenté auquel on ajoute du sucre, du kangué, du poulet, des bananes vertes, du manioc.

On peut aussi offrir des Coran aux convives pour qu’ils puissent prier en communion fraternelle.

il existe aussi un plat à base de papaye verte coupée en tranches arrosée de lait fermenté et de sucre.

Les convives hommes les plus importants repartent avec le douan, qui est un sac en plastique transparent où se trouvent 2 ou 3 boissons non alcoolisées, une bouteille d’eau, des gâteaux.

Une mort coûte très cher car c’est comme le grand mariage. Ce n’est pas tant le mort que l’on pleure mais sa puissance et celle de son clan que l’on expose lors des funérailles.

On va se faire un tchak

Tout est prétexte à tchak à Mayotte. C’est l’équivalent de l’apéro entre mecs. Bon, il faut bien sûr de la boisson (et pas seulement de la gazeuse et de la non gazeuse) comme remontant et du solide. Le solide c’est en général du canard, du hérisson malgache, dit tangue à la réunion et landra à Mayotte, de la peau de boeuf, du gros poisson ou de la tête de zébu. Le tchak c’est une affaire d’hommes. Les femmes sont tolérées mais généralement les hommes se mettent dans un coin à l’écart sur la plage par exemple au moment du voulé et restent entre eux à discuter et rigoler.  ils ne laissent à personne de la gent féminine  le soin de préparer leurs affaires.

Le tchak équivaut donc à un barbecue entre hommes,

Le hérisson malgache dit tandraka à Madagascar et originaire de l’île se retrouve aussi bien à Mayotte qu’aux Comores, à la Réunion, à Maurice ou aux Seychelles. C’est du gibier à poil dont la chasse est en principe réglementée entre le 15 février et le 15 avril. Bien sûr les braconniers sévissent et à Mayotte ils chassent l’animal de jour accompagnés de leur chien. Traditionnellement à la Réunion ces chasses se menaient avec une race de chien appelée Royal Bourbon mais désormais les chiens viennent d’ailleurs la plupart du temps. Le tangue (Tanrec ecaudatus) est considéré comme un plat de luxe.Il n’a pas le droit d’être commercialisé mais à la Reunion par exemple on en a 3 pour 50€. A Mayotte on peut le chasser sans arme mais uniquement pour sa consommation familiale.

Le tangue peut être cuisiné en massalé, en civet, en cari ou simplement boucané.

A Mayotte le cari de landra a comme ingrédients principaux thym, citron, sel, curcuma, oignon, ail, piment

A la Réunion le cari tangue a pour ingrédients  le vin rouge, la sauce tomate, le gingembre, la feuille de  caloupilé, le thym brésilien, la feuille 4 épices, le clou de girofle, le combava, le gros sel, poivre, ail oignon, le rhum, le curcuma, la tomate, les feuilles de tomate, le citron, la muscade

Le landra ou tangue est de ces plats traditionnels qui permettent à l’homme e rester en contact avec sa nature sauvage ! Même si généralement les chasseurs ne sont pas les consommateurs finaux en mangeant du gibier sauvage l’homme croit toucher à son être profond, caché. Le ressort est le même pour ceux qui au Brésil mangent du tatou, ou du serpent ou qui aux Antilles et aussi à Mayotte mangent de la tortue, de la roussette (guimbo) ou du raccoon !

il n’est pas anodin qu’à la Réunion  il est dit plat cafre, et que c’est une façon pour ceux qui en mangent de rentrer en contact avec leur africanité. On dit qu’il n’est pas rare que des tablées de 3000 personnes mangent au même endroit du tangue. C’est donc aussi un plat identitaire.L’aspect sauvage est tel que l’on mange aussi le plat traditionnellement à la main ans une feuille de banane.

Saint-Sylvestre : la pluie sera sur son 31

On dit mariage pluvieux, mariage heureux. Saint-Sylvestre sous l’eau du ciel qu’en sera -t-il pour le Jour de l’An. La pluie sera sur son 31 ça c’est sûr !

Que disent les augures, que disent les météorologistes, que disent les marcs de café, les coquillages et autres diseurs és bonne aventure. Que dit le site RSMC (Regional Specialized Meteorological Centre) La Réunion, mon guru en la matière, responsable de la couverture du bassin du sud-ouest de l’Océan Indien qui  s’étend de l’Equateur à 40S et des côtes africaines de 30E à 90E ! Ce centre chapeauté par Météo France est la référence pour l’analyse et la prévision en matière météorologique et hydrologique pour 15 pays :  Afrique du Sud, Botswana, Comores, France (Mayotte, Réunion), Kénya, Lesotho, Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Namibie, Seychelles, Swaziland, Tanzanie, Zimbabwe). Zone de basse pression ! Fuyez Ava, la haute mer, fuyez la tempête tropicale en formation ! Bon ça risque de chauffer pour le nord de Madagascar si les projections sont bonnes mais le cône d’incertitude qui effleure la Réunion est loin de Mayotte !

trajectoire

Mais que disent les proverbes et autres adages ou dictons ?

* Si dans la nuit de la Saint Sylvestre le vent souffle du sud, l’année sera chaude et prospère.

* S’il vient de l’ouest, on aura abondance de blé et de poisson.

* S’il vient du nord, tempêtes et fortes vagues de froid.

* S’il vient de l’est, les vents seront chargés de fruits.

Bon à priori elle devrait venir de l’est la dépression ! Disons sud-est ! Il pleuvra donc plus que de la manne : des ananas, des letchis bien sûr mais aussi du corossol et du gombo ! Désolé pour les malgaches, l’impact s’il a lieu aura lieu vers le quatre. Donc réjouissez-vous ! je croise les doigts pour vous mais je me prépare pour fêter dans la joie, la pluie et la bonne humeur malgré cette première averse du matin de la Saint-Sylvestre.

Dernières bonnes résolutions pour cette année sur le point de naître ! Je nous souhaite à tous une année fleurie, mais fleurie de ce bleu aux couleurs de ce cerf-volant qui imite un papillon bleu nommé morpho, lequel papillon est en voie d’extinction pour avoir été trop pourchassé ! Le bonheur est ainsi pourchassé et rarement atteint ! à dire vrai je pense que le bonheur c’est un oiseau rare, presque impossible à atteindre ! Mais il est toujours bon de voir passer un papillon, s’élever dans l’air un cerf-volant mais on le sait les papillons, même bleus, ont une vie qui ne dépassera pas deux mois et les cerfs-volants une fois la corde rompue tombent pour ne plus jamais remonter ! je dis : profitez du jour d’aujourd’hui, comme de la plenitude et de la tranquillité d’un vol de papillon ! Bon Nouvel Aujourd’hui à tous ! Demain est une autre année ! Faites rire les oiseaux et partez en transhumance !

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Daniel Thaly, les Doudouistes et moi

Il est de bon ton de se moquer un siècle après des Doudouistes.

S’il fallait éliminer les doudouistes de la carte postale antillaise il ne resterait pas grand-monde. Exit Moune de Rivel, exit La Compagnie Créole, exit Henri Salvador (Dans mon île), exit Gilles Sala (Petite Poupée des Antilles), exit Casimir Létang (Guadeloupe Trésor des Antilles) exit Adieu foulard, adieu Madras, exit Les montagnes sont belles, les montagnes de Karukera. A bas le folklore, à bas les cartes postales, vive la réalité, nous somme-t-on de choisir. Le poète sera social ou ne sera pas ! Faites disparaître cet exotisme lascif que je ne saurais voir ! Faites taire les colibris, faites les cyclones murmurer en silence, faites les frangipaniers se murer dans le silence de la nuit et que le soleil n’apparaisse que rouge ! Honnies soient les doudous et leurs formes alanguies ! Honnis les bourgs paresseux, honnies les baies langoureuses, honnis les coupeurs de canne : pas de place pour la nostalgie épicurienne ! Rangez au fond des armoires photos jaunies et hamacs ! Honnis ces paradis créoles de pacotille ! Permettez tout de même que je m’y plonge  avec L’île lointaine de Daniel Thaly (1879-1950):

Je suis né dans une île amoureuse du vent
Où l’air a des senteurs de sucre et de vanille
Et que berce au soleil du tropique mouvant
Le flot tiède et bleu de la mer des Antilles.

Sous les brises, au chant des arbres familiers,
J’ai vu des horizons où planent des frégates
Et respiré l’encens sauvage des halliers
Dans ses forêts pleines de fleurs et d’aromates.

Cent fois je suis monté sur ses mornes en feu
Pour voir à l’infini la mer splendide et nue
Ainsi qu’un grand désert mouvant de sable bleu
Border la perspective immense de la vue.

À l’heure où sur ses pics s’allument les boucans,
Un hibou miaulait au cœur de la montagne
Et j’écoutais, pensif, au pied des noirs volcans
L’oiseau que la chanson de la nuit accompagne.

Contre ces souvenirs en vain je me défends.
Je me souviens des airs que les femmes créoles
Disent au crépuscule à leurs petits enfants,
Car ma mère autrefois m’en apprit les paroles.

Et c’est pourquoi toujours mes rêves reviendront
Vers ces plages en feu ceintes de coquillages,
Vers les arbres heureux qui parfument ses monts
Dans le balancement des fleurs et des feuillages.

Et c’est pourquoi du temps des hivers lamentables
Où des orgues jouaient au fond des vieilles cours,
Dans les jardins de France où meurent les érables
J’ai chanté ses forêts qui verdissent toujours.

Ô charme d’évoquer sous le ciel de Paris
Le souvenir pieux d’une enfance sereine,
Et, dans un Luxembourg aux parterres flétris,
De respirer l’odeur d’une Antille lointaine !

Ô charme d’aborder en rêve au sol natal
Où pleure la chanson des longs filaos tristes,
Et de revoir au fond du soir occidental
Flotter la lune rose au faîte des palmistes.

Oui la nostalgie n’a pas bonne presse décidément.

 

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