Tribe trotter

A force de dire que je suis polyglot trotter j’ai l’impression que je me mens à moi-même. Pourquoi suis-je amené à trotter ainsi d’île en île ? Voici une question que je me pose et à laquelle je ne trouve pas e réponse. Je risque parfois une interprétation génétique. Quand on a dit c’est dans mes gènes, eh bien, il n’y a plus de contre-discours.  Bref je suis comme ça ! Point blank ! Point barre, comme disent les français.

Certains m’incitent à tenter une analyse junguienne pour sonder l’inconscient  qui me meut à me comporter de la sorte.

J’ai peut-être une porte de sortie à cette inquiétude pressante qui m’envahit parfois à intervalles réguliers et me pousse toujours plus loin vers de nouveaux horizons.

C’est toujours dans le domaine de la génétique. Ce n’est pas la généalogie, quoi que cette dernière m’ait permis d’appréhender pas mal de choses sur moi-même. Non, c’est la génétique.

Je me sens mûr aujourd’hui pour faire un test ADN. Suite à ce test je rebaptiserai mon blog qui deviendra selon les résultats que j’obtiendrai à mon test Akan Trotter,  Bamileke Trotter, Fon Trotter, Peul trotter, Congo Trotter, Ibo Trotter

Un petit frottis dans mes joues et 500 à 2000 ans  de racines maternelles vont surgir. Le test maternel le ADN mitochondrial dont on hérite exclusivement de sa mère. Donc je saurai de quelle origine. j’ai le même ADN mitochondrial que ma mère, ma grand-mère, mon arrière-grand-mère et ainsi de suite. Le résultat que j’obtiendrai vaut pour mes frères et soeurs, mes tantes et oncles du côté maternel, mes cousins et cousines du côté maternel, mes enfants et les enfants de mes filles.

Les hommes comme les femmes peuvent prendre ce test. 92 pour cent des résultats vont montrer un ancêtre africain.

Les résultats comprennent la désignation de  HVS1, HVS2 et HVS3, ainsi que le haglogroupe.

Le test paternel : ce test analyse seulement le chromosome Y que les hommes héritent de leur père exclusivement. Le résultat sera le même que celui de son père, grand-père, enfants, frères et soeurs, enfants des frères, oncles et tantes paternels.

Après avoir fouillé à gauche et à droite depuis quelques semaines je me suis déterminé finalement pour African Ancestry.com

Le seul hic : le prix ! Allez, en bon éconochicaholic,  je m’accorde encore quelques mois de réflexion en attendant que les prix baissent.

Dans la famille Baltimore je demande l’arrière-arrière-arrière-grand-mère, SOSA 41, ma quadrisaïeule

 

J’ai comme tout être humain de sa génération sur cette planète (jusqu’à preuve du contraire) je possède 100% de mon patrimoine génétique mais aussi :

  • deux parents qui possèdent chacun 50 % ou 1/2 de mon patrimoine génétique. La deuxième génération.
  • quatre grands-parents (ou aïeuls) qui possèdent chacun 25 % ou 1/4 de mon patrimoine génétique. La troisième génération.
  • huit arrière-grands-parents (ou bisaïeuls) qui représentent chacun 12,5 % ou 1/8 de mon patrimoine génétique. La quatrième génération.
  • seize arrière-arrière-grands-parents (ou trisaïeuls) qui représentent chacun 6,25 % ou 1/16 de mon patrimoine génétique. La cinquième génération.
  • 32 arrière-arrière-arrière-grands-parents (ou quadrisaïeuls) qui représentent chacun 3, 13 %  ou 1/32 de mon patrimoine génétique. La sixième génération.
  • 64 arrière-arrière-arrière-arrière-grands parents (ou quinquisaïeuls)  qui représentent chacun 1,56 % ou 1/64 de mon patrimoine génétique. La septième génération.
  • 128 arrière-arrière-arrière-arrière-arrière grands-parents qui représentent chacun 0,78% ou 1/128 de mon patrimoine génétique (ou hexaïeuls). La huitième génération.

et on pourrait ainsi continuer jusqu’à vitam eternam.

 

A ma naissance en 1952 j’appartenais à une famille où 4 générations coexistaient. J’avais encore mes deux parents, deux grands-parents sur quatre,  et deux arrière-grands-parents sur huit. Jusqu’à la mort de ma grand-mère en 2006 appartenais à une famille avec quatre générations vivantes en ligne directe. Maintenant à 65 ans j’appartiens toujours à une famille de 4 générations coexistantes. Ma mère a 87 ans bientôt et 9 enfants survivants sur 10 , 29 petits-enfants survivants sur 30 et 16 arrière-petits-enfants sur 16 survivants. Si on ajoute à cela les enfants des conjoints lors d’une union précédente ou subséquente, les enfants adoptés, les épouses et enfants des enfants adoptés… Si on ajoute à cela les 10 gendres et les 11 brus, les 10 conjoints ou compagnons des petits-enfants et les petits-copains ou petites-copines on en arrive à une famille de plus de 100 personnes.

Si on y ajoute les cousins, les tantes, les oncles, les enfants des cousins, alors là on atteint des niveaux extraordinaires. J’aime imaginer une cousinade géante en Guadeloupe où se rejoindraient l’espace d’un week-end tous les membres de cette famille qui le souhaiteraient. C’est illusoire car je ne vois pas toute ma famille se rendre aux Antilles rien que pour célébrer la famille. Mais on peut raisonnablement penser réunir une centaine de Baltimore par exemple sur la Guadeloupe pour une réunion de famille en Guadeloupe. C’est l’un des projets auxquels je vais m’atteler lors de mon séjour en Guadeloupe  d »octobre 2018 à avril 2019 !

Mon but : réunir un maximum des 4 ou 5 générations de  descendants de Magdeleine Baltimore survivants. Elle aurait eu bien plus que les 985 descendants déjà répertoriés auxquels je pense ajouter une bonne centaine lors de mes recherches en Guadeloupe dans les archives municipales, les archives départementales à Gourbeyre

C’est simple: Magdeleine Baltimore, mon SOSA 41, a en tout et pour tout à sa mort le 10 novembre 1855 à l’âge de soixante-douze ans: 1 fils, 5 petits-enfants, point barre. C’est dire si ces petits-enfants-là et les deux ou trois qui suivront vont peupler !

Le jeu des sept familles est un jeu auquel j’aimais bien jouer autrefois. Le jeu des sept familles traditionnel comporte 7 familles avec six personnes par famille soit au total 42 cartes.

«Dans la famille Bokay, je demande… le Père». Si le joueur que vous interpelez possède cette carte, il doit vous la céder. Sinon, il vous dit «pioche!» Le vainqueur est le joueur qui a réussi à constituer le plus de familles complètes.

Le Jeu des Sept Familles Antillaises des editions Exbrayat est distribué entre autres par Vaniluna.  En fait il y a deux jeux proposés à la vente :

  • Le Jeu des Sept Familles Bokay avec la famille Zorey, la famille Béké, la famille Rasta, la famille Zendien, la Famille Milat, la famille Lapèch et la famille Bokay 

     

     

  • Le Jeu des Sept Familles Mapiti avec la famille Baskèt, la famille Lansé, la famille Chouval, la famille Soté, la famille Woulo, la famille Siklis et la famille Lapétank 

     

    Les illustrations sont des caricatures de Pancho.

La famille dans tous les jeux de sept familles c’est la cellule traditionnelle où coexistent 3 générations : le  père, la mère, le fils, la fille, le grand-père, la grand-mère. 6 personnes. Pas de place ici pour les familles recomposées, les deuxièmes lits, les troisièmes lits, les quatrièmes lits, les enfants adoptés, les enfants de coeur, les anba fèy. C’est autrement plus facile à réunir les six d’une famille. Mais vous l’avez compris, ce n’est qu’un jeu, ce n’est qu’une caricature. Et en généalogie la réalité dépasse toujours la fiction ! It’s a Family Affair comme disaient Sly and the Family Stone

One child grows up to be

Somebody that just loves to learn

And another child grows up to be

Somebody you’d just love to burn.

Mom loves the both of them

You see it’s in the blood

Both kids are good to mom

Blood is thicker than the mud

It’s a Family Affair.

Newlywed a year ago

But you’re still checking each other out

Nobody wants to blow

Nobody wants to be left out

You can’t leave, cause your heart is their

But you can’t stay ’cause you been somewhere else

You can’t cry ’cause you’re all broke down

But you’re crying anyway ’cause you’re all broke down  »

It’s A Family Affair